DUMONT
DUNAN
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Charles Dumoulin.
der que la publication n'aurait pas lieu. Il rédigea, sous lo titre do Conseil sur le fait du concile de Trente, une consultation, en cent articles, qui souleva contre lui les catholiques ot les calvinistes. Il fut tMifermo par ordre du Parlement ot élargi seulement on 1564. Comme juris- <'onsult(\ Dumoulin a exercé uno inlluenco considérable.
Ennemi de la féodalité, il a contribué à préparer l'unité du droit civil. Nous citerons, parmi ses nombreux ouvrages : Comme.ntariorum in consuetudines Parisienses pai's P (Paris, 1539); De feudis (Paris, 1539); Sommaire du livre analytique des contrats, usures, rentes constituées, intérêts et monnoyes (Paris, 1547- 1556) ; Extricatio labyrinthi dividui et individui. Une édition des œuvres de Dumoulin a été publiée par François Pinson (Paris, 1681).
Dumoulin (Pierre^ ministre protestant français, né en 1568 au château de Buhy, en Vexin , mort à Sedan en 1658. Sauvé do la Saint-Barthélémy par une servante, il fit ses premières études à Sedan et passa en Angleterre. A vingt-quatre ans, il fut nommé professeur de philosophie à l'université de Leyde, et en 1599, pasteur à Charenton. Dumoulin s'acquit une influence qui lo désigna à l'attention du roi Jacques d'Angleterre, lequel projetait un rapprochement entre les diverses communions protestantes. En 1615, Dumoulin rédigea, dans ce but, un plan qui ne reçut pas d'exécution. Nommé professeur de théologie à l'académie de Sedan, il aurait voulu revenir à Charenton : Louis XIII le lui interdit, défense qui ne fut levée qu'en 1625. La guerre, en 1628, l'obligea de quitter encore une fois Paris. Il se rendit à La Haye, puis revint à Sedan, où il mourut.
Pierre Dumoulin a laissé environ quatre-vingts ouvrages, d'importance difi'érente. Nous citerons: Nouvelles briques pour le bastiment de Babel, etc. (1604): Accroissement des eaux de Siloé pour éteindre le feu du Purgatoire et noter les satisfactions humaines et les indulgences papales (1604) ; Apologie pour la saijicte Cène du Seigneur, etc. (1607) ; Lettres à MM.de l'Eglise romaine (lêlll; Anatomie de la messe, etc. (1636, 1639^; le Capucin, etc. (1641). Dumoulin eut trois fils, dont l'aîné, nommé Pikrrr comme lui, né en 1600, mort en 1684, fut prédicateur à Oxford et chapelain do la cour de Charles II en 1660.
Dumoulin (Gabriel), historien français, curé de Menneval, né à Bernay vers 1575, mort en 1660. On a do lui : Histoire générale de Normandie {Rouen, 1631); Conquestes et trophées des Normands français aux royaumes deNaples et de Sicile, etc. (Rouen, 1658).
Dumoulin (Alain), linguiste français, né à Lanvcoc (Finistère) en 1741, mort eu 181 1 . Il se livra à l'enseignement et devint vicaire général de Quimper. Il a laissé deux ouvrages : Grammatica latino-celtica {\iOO); lient av barados ou le Chemin du paradis, avec un Abrégé de la vie des saints de Bretagne, en breton (1805).
Dumoulin (Evariste), publiciste français, né à Villegouges (Gironde) en 1770, mort à Pans en 1833. Il se signala en province, pendant la Révolution, par des articles politiques. Il se rendit, en 1815, à Paris, afin d'y servir la cause libérale. En 1815, il fonda avec Maiseau de Beù lemare le Messager des Chambres, et fut l'un des premiers actionnaires du Constitutionnel. En 1818-1819, il créa la Minerve française, l'organe le plus énergique de l'opposition. Il prit une part active, comme combattant et comme signataire do la protestation des journalistes, aux journées de Juillet; il fut mémo un instant maître de l'Hôtel de Ville. Il mourut subitement, dans les bureaux mêmes du " Constitutionnel ». Il a laissé, sous forme de volumes, l'histoire des procès du maréchal Ney et des généraux Drouot et Cambronne (1815-1816).
DuM0URïEZ[ri-*f] (Charles-François), général français, né à Cambrai en' 1739. mort à Turville-Park (Angleierrc) en I.S23. En 1757, il suivit son père, commissaire royal des guerres, dans la campagne du Hanovre, puis entra comme cornette dans un régiment do cavalerie ; sa bravoure à Ko.sbach lui valut le brevet d'officier en 1758. Pendant la campagne de 1759-1760, il se distinguai Clostorcamp, où il reçut uno vingtaine do blessures. Réformé à la paix de 1763, sans protection, sans fortune, dénué d'ailleurs do tout sons moral, Dumourioz se mit à courir les aventures en Italie, on Espagne, en Corso, où il combattit Paoli et fut promu colonel. Do retour i Paris, ou 1770, il mena joyeuse vie, dans la société (le Collé, do Crébillon fils et de la courtisane Legrand, puis entra dans la diplomatie occulte do Louis XV, et fut chargé par Choiseul do missions secrètes on Hongrie et en Pologne. Mais lo duc d'Aiguillon le désavoua l't le fit enfermer ù. la Bastille, |iiiis au château do Caen, oi'i il resta jusqu'à l'avènement do Louis XVI; il fui alors réintégré dans son grade do colonel. En 1776-1777, cliargé d'étudier la défense des côtes do Normandie, il prépara les plans do construction du port militaire de Cherbourg, et fut nommé commandant do cotto place. Dès lo <lél)ut de la Uévolutiûn, il se lança dans uno sério d'intrigues poiiticjues : partisan secret des il'Orléans, il flatta tous les partis. H devint ministre dos affaires étrangères (17921. Démissionnaire un mois après, il obtint un commandi-niorit à l'armée du Nord, sous Luckner ; il eut là 1 lioimoiir do sauver la France du premier clioc do l'invasion étrangère par sa boUe campagne do l'Argonno, torminéo par la victoire do Vulmy. Uno nouvello victoire ù
Dumouricz.
Jemmapes lui soumit la Belgique. Dès lors, grisé par l'orguoil, il affecta des allunîs dictatorialos, qui no tardèrent jias à lo rendre suspect. Il so remit en mouvement pour conquérir la Hollamlo, mais se lit battre à Nerwinden, par le prince do Cobourg. Relevé do son commandement par la Convention, il répondit par uno lettre arrogante, traita avec les Autrichitms, leur livra les commissaires que l'Assemblée lui avait dépêchés pour le sommer de comparaître à sa barre, et, entré en pleine révolte, se disposa à marcher sur Paris. Mais, devant sa traliison, ses troupes l'abandonnent. Menacé de mort par les soldats, il so réfugie dans le camp autrichien, à Ath, tandis que l'armée française so replie sur Valenciennes. Depuis lors, Dumouriez ne fit plus que traîner à travers l'Europe uno existence misérable. Finalement, le vainqueur de Valmy et do Jemmapes se mit à la solde de l'Angleterre pour lui fournir des plans de combat contre la France. Repoussé par la Restauration, c'est sur la terre étrangère qu'il s'éteignit au milieu do l'indifl'éronce générale. Il a laissé des Mémoires.
— BiBLioGB. : duc de Broglie, le Secret du roi (Paris, 1878); Chuquet, la Trahison de Dumouriez (Paris, 1891); Monchanin, Dumouriez (Paris, 1884); Henri Welschinger, le Roman de Dumouriez {Paris, 1890).
DUMOUSTIER [ynou-tié] (Pierre, comte), général français, né à Saint-Quentin en 1771, mort en 1831. Il entra au service en 1793, devint colonel en 1804, prit part aux batailles d'Ulm, d'Austerlitz, diéna, de Pultusk, où il fut blessé et nommé général de brigade (1806), assista au siège do Saragosse. Général de division en 1811, il fit, en 1813, la campagne de Saxe, fut blessé à Dresde ot retraité en 1814. Pendant les Cent-Jours, il siégea comme député à la Chambre des représentants, et uit ensuite exilé à Nantes par les Bourbons. En 1830, il fut remis en activité, mais il mourut bientôt après, d'une chute de cheval.
DUMPLING [doum'-plign') n. m. Entremets en usage dans la cuisine anglaise et composé de pâtes contenant dos fruits et bouillies à la façon des plum-pudding.
DtÎMPTEM, bourg d'Allemagne (Prusse [Province- Rhénane, présid. de DusseldorfJ), sur la Ruhr, affluent du Rhin; 5.300 hab.
DuMRAON, ville de l'Inde anglaise (Bengale [district de Shahabad]); 17.500 hab.
DUM VITANT STULTI VITIA, IN CONTRARIA CUR- RUNT [Tandis qu'ils évitent un défaut, tes maladroits tombent dans les défauts contraires), vers d'Horace (liv. l", sat.ii.v. 24). Boilcau a dit après lui ;
Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.
DUN n. m. Ancien mot celtique, qui signifie ville forte, tour, et qui entre dans la composition de beaucoup de noms de lieux en France, tels que ChdteauDVS, /ssoudun, etc. Il Nom donné, dans le nord de l'Ecosse, à des tours élevées par les Pietés sur les bords de la mer.
DuN, nom d'une famille de chanteurs et de musiciens qui, pendant près d'un siècle, donna plusieurs sujets à
I Opéra. Le premier, dont on ignore le prénom, était une basse-taille qui fit partie des spectacles do la cour, parut ensuite dans les divertissements des pièces do Molière, aux environs de 1680, entra à l'Opéra, où il créa avec succès le rôle d'Hidraot dans Ay^nide. — Son fils, Jsan Dun, tint aussi l'emploi do basse-taille à l'Opéra, où il so trouvait dès 1715, prit sa retraite comme chanteur, on 1741, et entra alors dans l'orchestre, en qualité de violoncelle.
II mourut seulement en 1772. Il avait deux sœurs, qui firent, comme lui, partie du personnel chantant de co théâtre.
DUNA. Géogr. V. Dvina.
DuNA-BOGDANY, comm. d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Pestj) ; 2.800 hab.
DUNABOURG (en russe Dvinsk), ville de Russie (gouv. de Vitebsk), sur la Duna ou Dvina, au croisement des deux grandes lignes de chemins de fer; de Varsovie à Pétersbourg et de Smolensk à Riga; 73.000 hab., pour les trois quarts Lettons, puis Petits-Russiens, Polonais, Grands- Russiens. La gare de Dunabourg est très importante, comme mouvement de voyageurs et do marchandises. Dunabourg est devenue l'une des plus puissantes forteresses de l'Europe, l'un dos principaux boulevards de la Russie. Fondée en 1582, longtemps disputée entre Russes, Polonais et Suédois, définitivement russe depuis 1772, cotte ville a repris, en 1889, son ancien nom russe do Dvinsk, et son fleuve est, à la russe aussi, la Dvina.
DUNA-EGYHÂZA, conini. d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Pest]), près du Danube; 2.200 hab.
DUNA-FÔLDVAR, comm. d'Austro-Hongrio (Hongrie ^•omitat do Tolna|\ sur lo Danube; 12.400 hab. Cette localilô donne son nom à un district peuplé île 55.000 hab.
DuNAGHY, comm. d'Irlande (prov. d'Ulstor |comtô d'Autrinij) ; 3.500 liab.
DUNAJOW, comm. d'Austro-Hongrie (Galicie), sur un siius-affiuont du Dniester par la Zlota-Lipa; 2.100 hab. Mine de cuivre.
DUNAL (Michel-Félix), botaniste français, né et mort à Montpidliep (1777-1856). Il étudia la botanique sous do Cimdolle, alors professeur à la Faculté et au Jardin botanique de Montpellier. Eu 1S16, on rétablit ù son profit la chaire do botanique qu'avait occupée son maître, alors en Suisse. Trois ans après, l'Institut le mit au nombre de ses correspondants. On doit ù Dunal d'importants Rapports cl Mémoires, uno Monographie des annonacées ^1816) ; etc.
DUNALIE (^0 n- f- Goure d'arbustes, do la famille des sulauées, trilm des costrinées, dont l'espèce type habite la NouvidU'-Grenado.
DuNAMUNDE ou DlNAMINDE, ville do Russie (Livonie), à 15 kilom. N.-O, de Kiga. I')ih* occupe l'embouchure do la Duna (ou Dvina): 2.000 hab. Moins ville ot port que (brtoresso, sur la rive candie de l'i'stuairo de son fleuve. Kusso depuis 1721, suédoise uuiiaravant.
DuNAN (Charles-Stanislas), philosophe français, né A Nantes en 1849. Ses thèses ont pour titres : Zenonis Eleatici argumenta; Essai sur les formes à priori de la sensibilité. Dans sa thèse latine, il reoliercho quel est lo sens qui doit être attribué A chacun do.s qmitro arguments célèbres do Zéuon, ot quelle ou est la valeur logique ot