DUNE
mtStaphysique. Sa thèse française est consacrde aux notions d'espace et de temps. Dune part, il nio l'objectivité de l'espace et du temps: d'autre part, il soutient que ces idées sont acquises par l'expérience. Outre des articles dans la « Revue philosophique o, il a publié : Essais de philosophie généi'ale (1898).
DuNAND (Joseph), érudit et critique de l'ordre des capucins, né et mort à Besançon (1719-1790). Il possédait, daïis ses moindres détails, l'histoire de la Franche-Comté et de la Bourgogne. Membre de l'académie de Besançon, il avait composé un grand nombre de mémoires historiques, dont ses héritiers ont détruit la plus grande partie pendant la Révolution. La ville de Besançon a acquis pour sa bibliothèque ce qui restait de ses manuscrits.
DUNANMA n. m. Fête turque, qui se célèbre en réjouissance d'une victoire ou de la naissance d'un prince.
DUNAN-MOUSSEUX (GuADON, dit), journaliste, auteur dramatique et commerçant, mort à Paris en 1868. Il est surtout connu pour l'excentricité de ses réclames. Cumulant les fonctions de rédacteur en chef do divers petits journaux avec celles de marchand tailleur, il appelait le public dans sa boutique par des affiches fantaisistes, telles que : Appel au peuple!; C'en est fait ; il ne reste plus que 300.000 paletots!; Tout Paris va fondre! : etc. C'est à lui
?uo l'on doit : Enfin, nous avons fait faillite!, qui est resté ameux. Comme auteur dramatique, Dunan-Mousseux a fait jouer, en collaboration : l'Orgueil, drame (1859); les Blanchisseuses de fin, vaudeville (1865); (e^ Cinq francs d'un bourgeois de Paris, comédie (1866).
DONANT (Jean -Henry ) , littérateur et philanthrope suisse, né à Genève en 1828. Membre actif de la « Ligue internationale pour l'assistance aux blessés sur les champs de bataille i>, d'où est sortie la convention de Genève (186-4), il fonda la Croix-Rouge, y consacra sa fortune, tomba dans la misère et reçut une pension de l'impératrice do Russie. Outre deux brochures qui ont eu un grand retentissement : un Souvenir de Solferino (1862); Fraternité et charité internationales en temps de guerre (1864), on lui doit la Ré- ■gence de Tunis (1S58); l'Empire romain reconstitué (1859): l'Esclavage chez les musulmans et aux Etats-Unis d'Amérique (1863); la Rénovation de l'Orient {\%6o).
DUNANTIE {tl — de Dunant, n. pr.) n. f. Genre de plantes, de la famille des composées-hélianthées, comprenant doux espèces qui habitent le Mexique.
DuNA-PATAJ, comm.d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Pest]), près du Danube; 5.900 hab.
DuN A-PENTELE , comm. d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Stuhlweissenburg]), sur le Danube ; 3.650 hab.
DUNA-SZECKSÔ, comm. d'Austro- Hongrie (Hongrie [comitat de Baraiiya]), sur le Danube; 5.400 hab.
DuNA - SZENT - GYÔRGY , comm. d'Austro - Hongrie (Hongrie [comitat de Tolna]); 2.320 hab.
DUNA-SZERDAHELY, comm. d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Presbourg]), dans l'île de la Gross-Schiitt, formée par le Danube : 4.450 hab.
DuNA-VECSE, comm. d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Pest]), sur le Danube; 4.400 hab.
DUNBAR, ville maritime d'Ecosse, sur une colline qui domine l'entrée de l'estuaire du Forth; 3.715 hab. Port peu accessible. Centre de la pêche du hareng. Ruines d'un vieux château qui fut démoli en 1333, reconstruit trois ans plus tard, et détruit complètement en 1567. Cromwoll défit, à Dunbar, les presbytériens do l'Ecosso, commandés par Leslie, le 3 septembre 1650.
Dunbar (William), poète écossais, né à Salton vers 1460, mort vers 1520. Il fut reçu maître es arts à l'université de Saint-André en 1479, entra ensuite dans l'ordre des franciscains, et parcourut KAngleterre et la France. Il mena une vie errante jusqu'à ce qu'il se fixa à la cour de Jacques IV, roi d'Ecosse. Quelques-uns de ses poèmes furent imprimés en 1508 ; beaucoup d'entre eux restèrent inéditsjusqu'en 1770. Citons : le Chardon et la Rose, chant nuptial pour le mariage de Jacques IV et Marguerite d'Angleterre; un poème étrange : la Danse, le merle et le rossignol; etc. Walter Scott a dit de Dunbar qu'il n'avait été é g aÙ par aucun des poètes qu'a produits l'Ecosse.
DUNBARIE (de Dunbar, savant angl.) n. f. Genre de légummeuses-papilionacées, tribu des phaséolées. (Les dunbaries sont des herbes volubiles, à feuilles pennées, sans stipelle, à fleurs en grappes axillairos. Les douze espèces connues sont originaires de l'Asie tropicale et de l'Australie.)
DUNBZJINE, village d'Ecosse (comté de Perth), sur l'Allan et sur l'Ardocn; 3.150 hab. ; autrefois siège d'un évôché. Ruines de la cathédrale fondée en 1142 et dotée par David I". Aux environs, bains de Cromlix, très fréquentés pendant l'été.
DuNBOE, coram. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Loiidonderryj), sur le fleuve côtier Bann ; 2.250 hab.
DUNCAN 1", roi d'Ecosse, mort on 1040. Co prince, estimé pour ses vertus, fut assassiné par Macbeth. La mort de Duucan et l'ambition de Maclioth ont fourni à. Shakspearele sujet d'und<; ses plus boaiLX drames. (V. Mao BETii.) — Duncan II, roi d'Ecosse, mort en 1095, était fils naturel do Malcohn III. Appelé au trône par la noblesse, il renversa Donald VUI, se fit bientôt haïr par ses violences, et périt assassiné, après un règne d'un an et demi.
DUNGAN (William), philosophe écossais, né à Aberdeon en 1717, mort on 1760. Il se rendit à Londres, où il publia des traductions ot divers ouvrages, puis occupa une ciiairo do philosophie dans sa ville natale. Son œuvre la plus estimée est une Logique, que Dodsloy publia dans son Preceptor (1748), et qui fut plusieurs fois rééditée. Parmi ses traductions, nous citerons celle dos Commentaires de Jules César (1752).
DuNGAN (lord Adam), vicomte dr Camperdown, amiral anglais, né à Dundee en 1731, mort près d'Edimbourg en 1804. Il entra do bonne heure dans fa marine militaire et fut nommé capitaine on 1761. Pendant la guerre avec la France, il commandait, en 1780, un dos vaisseaux de l'oscadro do l'amiral Rodne^', oui devait franchir le détroit de Gibraltar ot secourir la forteresse. Il fut créé contre-amiral on 1787 et amiral de la flotte bleue en 1795. Il anéantit le commerce do la république Batave, et, en 1797, il battit la flotte do Winter, malgré udo révolte do
ses marins (1797). Il reçut le titre de » lord vicomte de Camperdown ». Jusqu'en 1800, il servit contre la Hollande.
Duncan (John), voyageur écossais du xix'' siècle, mon en 1S49. Il fit partie, en 1843, de l'expédition des frères Lander au Niger, et, pendant les années 1845 et 1846, exécuta un voyage à travers le Daliome3s entre Ouïda et Adafoudia, où n'était encore parvenu aucun Européen. Nommé vice-consul d'Angleterre à Ouida en 1848, il mourut en se rendant à son poste. La relation de son voyage a paru à Londres, en 1847, sous le titre : Travels in western Africa.
DuNCAN (Thomas), peintre écossais, né dans le comté de Perth en 1807, mort à Edimbourg en 1845. Il fut professeur à l'Académie royale do Londres. Ses tableaux les ]dus remarquables sont : Charles-Edouard dormant, après la bataille de Culloden, sous la garde de Flora Macdonald (gravé plusieurs fois) ; CJiarles-E douar d et les Highlanders entrant à Edimbourg, après la bataille de Prestonpans ; etc.
DUNCANSBY (cAPJ, pointe septentrionale d'Ecosse, à l'extrémité nord-est au comté de Caithness.
Duncîade (la), poème anglais de Pope, dont les trois premiers chants furent publiés en mai 1728. Le quatrième chant parut en 1742. — Dunciade vient de dunce, imbécile, et pourrait se traduire par Sottisiade. Pope a déversé dans cette cruelle satire tout le fiel de son âme ; cette œuvre est écrite avec une certaine verve, mais l'esprit français s'accommode peu d'une raillerie de mauvais goût, dans laquelle aucune mesure n'est gardée. Le poète passe en revue tous ses ennemis littéraires : Theobald, Colley Cibbcr, Ambroise Philips, Daniel De Foe, l'auteur de Robinson Crusoé, Jean Dennis, Richard Flecknoe, Thomas Shadwell, etc. Pope est réaliste, même avec la perruque classique ; il ne déguise pas le laid et l'ignoble ; il les marque avec leurs contours exacts et leurs arêtes tranchantes ; il ne les enveloppe pas du beau manteau des idées générales; il ne les couvre pas dans les jolis sousentendus de société. Son poème est dur et méchant.
DuNCKER (Maximilien Wolfgang, plus connu sous lo nom de Max), historien allemand, né à Berlin en 1811, mort à Anspach en 1886. Agrégé de l'université de Halle en 1839, il y devint professeur extraordinaire en 1842, et prit part à la rédaction de la " Gazette littéraire de Halle n . Il se mêla au mouvement révolutionnaire de 1848, fit partie du parlement de Francfort ot de celui d'Erfurt. Dans la deuxième Chambre de Berlin, il siégea à la gauche (1849-1852). En 1857, il occupa une chaire à Tubingue ; l'année suivante, il entra avec des fonctions importantes au ministère d'Etat. De 1SG7 à 1875, il a été directeur des archives d'Etat en Prusse. Max Duncker était un écrivain de talent. Son Histoire de l'antiquité (1852-1885) est une reuvre remarquable. Parmi ses autres travaux, on cite : Origines germanicx (1840) ; la Crise de la Réforme (i846); Etude pour sennr à l'histoire du parlement allemand (1849); Henri de Gagern fl850), biographie d'un des chefs les plus émineuts de l'armée badoise ; Quatre inois de politique extérieure (1851).
DUNKEBS {deuji'-ker') n. m. pi. Hist. relig. Nom donné aux membres d'une secte fondée eu Allemagne. — Un DONKER. Il On dit aussi tdnkkrs.
— Encycl. La secte des dunkers a été fondée, en 1720, à Schwartznau, en Allemagne, par Alexandre Mack et sept autres personnes. Le nom » dunker » (ou titnker [de l'allem. tunken, plonger]) leur fut originairement donné en guise de surnom, pour les distinguer des meunonites. On les appelle aussi rumblers (culbuteurs), d'après leur mode de baptême, qui consiste à plonger le néophyte dans l'eau la tête la première, au moment où il se met à genoux. Persécutés en Allemagne, entre les années 1719 et 1729, ils émigrèrent dans l'Amérique du Nord. Leur nombre s'élève actuellement à 30.000. A l'origine, ils pratiquaient le célibat et la communauté des biens. Ils n'ont conservé de leurs coutumes primitives que le baptême par immersion, les agapes, l'onction d'huile des malades, l'exercice de la discipline par les anciens, lo droit de prédication et de vote reconnu également aux hommes et aux femmes. Ils se refusent aux serments et au service militaire. Ils professent le dédain de la culture intellectuelle; ils portent de longs cheveux et de longues barbes, des redingotes ou robes traînantes avec ceinture et capuchon. La plupart sont végétariens.
DUNCKLEY (Henry), publiciste anglais, né àWarwick en 1823. Après avoir été ministre de l'Eglise baptiste à Salford, il prit, en 1855, la direction du journal » Examiner and Times u, de Manchester, dont il devint propriétaire. En 1877, il publia des articles qui firent sensation dans le " Manchester Weekly Times », sous le pseudonyme do ViiRAX. Sans compter sa collaboration à d'autres journaux, il a fait paraître : the Charter of t/ie nations (1853) ; the Glonj and the Shame of Rritain (1850) ; the Croion and the Cabiupt (1877); Letters (1878). En 1883, l'université do Glasgow conféra à Dunckley le diplôme de docteur en droit.
DUNDALK, ville d'Irlande (prov. de Leinster [ch.-l. du comté do Louth]), sur la baie de son nom ; 12.450 hab. Petit port de mer; corroiries, fabriques do savons et de chanrleUes. Exportation de grains. Edouard Bruce fut vaincu ot tué sous les murs de Duudalk, eu 131S, dans une bataille livrée par lui aux Anglais.
iDuNDAS, comté du Dominion canadien (prov, d'Ontario) au S.-S.-E. et non loin de la capitale fédérale Ottawa, sur la rive nord du Saint-Laurent, qui la sépare des Etats- Unis; 989 kil.carr.; 20.200 h. Ch.-l. Wi/iirtiwsôur»;. — Province du Nouveau-Brunswick (comté de Kent); 3.300 h. — Comté d'Australie (Victoria), peuplé do 8.250 hab. Ch.-l. Coleraine.
DuNDAS, ville du Dominion canadien (prov. d'Ontario [comté do Wentworth]) ; 3.550 hab. — Ville do l'Australie insulaire (Tasmanie) ; 1.080 hab.
DUNDAS (sir David), général anglais, né à Edimbourg en 1735, mort à Londres en 1820. En 1781, Dundas était major général et passait pour un des meilleurs officiers do l'armée britannique. Envoyé, en 1793, à Toulon, alors au pouvoir des Anglais, il no réussit pas à faire lever le siège. Il s'empara do la Corso, et rejoignit le duc d'York en Ilollando, où il se signala (1794). t,)uartier-maîtro général on 1797, il fit, on 1799, une nouvelle campagne on Hollande ot, on 1809, il remplaça lo duc d'York comme commandant on chef. En laii, il démissionna, à cause do son .'igo. Il a laissé un ouvrage sur l'infantorio ot un autre sur la cavalerie.
Dundas (Henry), vicomte Melville, homme d'Etat britannique, né à Edimbourg en 1742, mort en 1811. D'abord avocat, solicitor gênerai en 1773, élu aux Communes en 1774, il devint lord-avocat d'Ecosse en 1775. Au Parlement, il fut le champion de Pitt contre l'opposition de Fox et de lord North, En 1791, Dundas prit le ministère de l'intérieur, et, en 1794, celui de la guerre. Il préconisa toutes les mesures proposées par Pilt, l'expédition do Hollande (1800) et celles du Forrol et de Cadix. A l'intérieur, il contribua à réconcilier les Ecossais avec l'Angleterre. Dundas quitta le ministère avec Pitt, en 1801, et fut créé « lord Melville u en 1802. En 1804, Pitt étant revenu au pouvoir, lord Melville fut ministre de la marine. Soupçonné de malversation, il fut acquitté à une grande majorité. Il se désintéressa dès lors des affaires du Parlement et de la vie politique.
Dundas (Henry), second vicomte de Melville, né en 1771, murt en 1851, fils du précédent. Nommé président du Board ofcontrol, premier lord de l'Amirauté, il favorisa les explorations arctiques, et un détroit de l'océan Glacial reçut son nom.
Dundas D'ArnisTON, grande famille de robe d'Ecosse. Le premier lord d'Arniston, James, était fils de sir James Dundas d'Arniston, gouverneur de Berwick sous Jacques 1". — Son fils, sir James Dundas, fut nommé juge de la cour de session en 1662, sous le titre do « lord Amiston » ; mais il fut destitué, peu après, comme covenanter. Il mourut en 1679. — Robert Dundas, petit-fils du précédent, né en 1685, mort on 1753, d'abord avocat, devint, en 1717, solicitor gênerai d'Ecosse, et s'acquitta de son office avec une rare habileté, à une époque très troublée. En 1720, il fut fait lord advocate et, en 1722, élu à la Chambre des communes. Il fut ensuite nommé juge à la cour du banc du roi, et prit, comme son père et son grandpère, le titre de " lord Amiston u. En 1748, il succéda comme lord-président à Forbes de Culloden. — Son fils aîné, Robert Dundas, né en 1713, mort en 1787, fit ses études à Edimbourg et à Utrecht, fut admis au barreau d'Ecosse en 1738, devint lord advocate en 1754 et président de la cour de session en 1760.
Dundee, ville d'Ecosse (comté de Forfar), sur la rive droite et à l'embouchure du Tay ; 158.720 hab. Importantes manufactures de toiles de toutes qualités, toilos à voiles, fil, cuir, cordages; ateliers pour la fabrication des machines à vapeur ; fonderies, chantiers de construction, etc. Le port de Dundee est parfaitement sûr, et les plus gros navires peuvent y entrer facilement; aussi le mouvement de la navigation ne cesse pas d'y croître en importance. Les rues sont étroites et irrégulières, excepté dans les quartiers modernes.
DunDONALD, paroisse d'Ecosse (comté d'Ayr), en face 1 ile d Arran ; 8.100 hab. Houillères et carrières de-grès. Aux environs, ruines du Dundonald Castlc, où mourut, en 1390, Kobert II d'Ecosse.
Dundonald (comtes de). V. Cqchrane.
DUNDUBIA n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptères, fannlle des cicadidés, comprenant de grandes cigales vertes, à ailes uniformément transparentes, propres à l'archipel malais. (Les quelques espèces de dundubia mesurent 3 à 4 centimètres de long ; leurs mœurs sont celles des cigales.)
DUNE (du néerlandais dtine, même sens; dériv. du celtique dun, hauteur [v. dun]) n- f. Monticule de sable, édifié par le veut sur les bords de la mer : Les dunes de Calais, de Dunkerque. \\ Dune blanche. Dans la Gironde, Dune nue.
— Enctcl. Foî-mation des du7ies. On désigne sous le nom do dunes les collines minces et mouvantes que le vent édifie sur les plages basses et sablonneuses, ou à la surface dos régions désertiques de relief uniforme. Elles se présentent, dans la topographie, sous l'aspect de monticules dont la crête, irrégulièrement découpée, domine en général, du côté où le vent la frappe, un talus à pente très douce où s'étagont, comme des vagues figées, des crêtes moins élevées; du côté opposé, un talus, au contraire plus raide, à 25 ou 30 degrés d'inclinaison. Leur hauteur varie entre 6 et 8 mètres (Languedoc), 75 ou 80 mètres (Gascogne), 150 mètres (côtes de l'Afrique occid.), 200 mètres même (dunes sahariennes).
Les dunes maritimes les plus remarquables se développent sur le littoral océanique de l'Europe et de l'Afrique (Flandre, Gascogne, Maroc), et sur les côtes allemandes de la Baltique. Là sont réunies, en effet, les deux conditions nécessaires à leur formation : d'abord l'existence de plages à très faible inclinaison, sur lesquelles le flot de marée peut déposer chaque fois la masse de sables quartzeux qu'il tient en suspension, et dont la chaleur solaire, l'instant d'après, desséchera et rendra parfaitement mobiles les couches supérieures; ensuite, l'existence de vents réguliers et dominants venus du large. Sur la pente douce de la plage, ces vents pousseront les particules sableuses jusqu'à la crête de la dune,
Formation des dunes : A. dirertion du vent ; B, la mer , C, dunes successives.
les disposant selon un plan insensiblement relevé, tandis qu'au delà de la crête, abandonné à la pesanteur, le sable formera de lui-même un talus normal d'équilibre.
Cette action continue des vents, qui fait franchir successivement la crête de la dune à chaque grain de sable de la plage, amène naturellement le déplacement de la crête et de toute la masse de la dune vers l'intérieur : la duno marche, envahissant l'arrière-pays. Dans certaines régions particulièrement menacées par cette invasion, telles que les plaines de la Gascogne, il est devenu nécessaire, pour fixer les dunes, do reconstituer à leur surface l'ancien manteau forestier qui les recouvrait avant les déboisements du moyen âge. L'ingénieur Brémontior, à la tin du xvni* siècle, par ses plantations de pins, a rendu la stabilité et la richesse au pays landais. La même fixation dos sables a été obtenue dans lo Nord, par un gazon spécial dont les nombreuses racines mordent ot maintiennent lo sable, le carex arenaria.
Los (lunos désertiques, constituées au moyon ilo sables détritiques provonant <lo ia déf^radatioii supfiliru'll»' dos roches i*ous les variations brusques do lu lemiiéraiure, s'éditient et se meuvent comme les dunes maritimes. Kilos forment, dans lo Sahara, la grande région de rErt:^. et se rotrouvout, moins hautes, mais aussi mobiles, dans lo Turkostau. Elles tendraient à rendre inhospitalières les contrées qu'elles recouvrent, si l'oau qu'elles absorbent lors des pluies d'orage no venait pas reparaître à leur base sous l'orme do mares, do sources, de cours d'eau temporaires, dont la présence attire les caravanes.
Plantation dans les dunes. Lo système do Brémontier, d'ailleurs perfectionné par une longue pratique, consiste à user de toutes les précautions inuispousables pour que dos semonces d'arbres ou d'arbustes, conv<'nabli»mcMit choisies, puissent germer et se développer dans lo sul sableux dos dunes. Dans les Landes, on emploie le pin maritime, mélangé do gonôt ot d'ajonc. Lo semis est immédiatement recouvert de branchages, qui lo protègent contre l'action du vent. Eu uno seule fois, on n'opère, d'ailleurs, quo sur une surfaco do longueur très variable, mais dont la largeur ne dépasse guère 300 mètres. Pour éviter que les sables des parties non encore fixées no viennent recouvrir les plantations nouvelles : i" ou opère toujours les plantations successives, en progressant du littoral vers Vmtérieur des terres, de telle sorto qu'un semis qu'on vient d'exécuter ne soit jamais placé sous le vent d'une partie sableuse non encore fixée ; 2" toute plantation nouvelle est protégée aux bornes de son territoire contre l'envahissement par les sables. (A cet effet, du côté du littoral, c'est-à-dire à l'O. en général, on établit un cordon de défense, formé do pieux entrelacés avec des branchages, tandis qu'au N., au S. et à l'E., on dispose
Dune de défense : A, pieux servant tt arrêter les sables; B, rivage; C, plaotationa deslinées h retenir les sables; D, ancienne dune naturelle.
des palissades. La palissade do l'E. est dite volante, parce qu'on la déplace à mesure des plantations successives. Les ensemencements s'opèrent d'octobre à mai.)
Entin, on détermine sur la plage même la formation d'une dime de défense ou dune littorale. Dans ce but, on établit une barrière de planches non jointives, do pieux ou do claies. Le sable s'accumule tout à la fois en avant et en arrière de ces barrières, car il filtre par leurs intervalles. Avant qu'elles soient complètement ensevelies, on les exhausse, et les sables continuent de la sorte à s'amonceler, formant d'eux-mêmes une ligne de protection contre le vent.
— Législ. Brémontier ayant démontré, en 1787, qu'il était possible de fixer les dunes au mo^en do certains travaux et de plantations de pins maritimes, lo gouvernement favorisa cette opération par une série de mesures Gue l'administration forestière est aujourd'hui chargée do prendre ou de surveiller. Elle fait dresser le plan des dunes à fixer. Après l'accomplissement des formalités prescrites par la loi do 18 i l sur l'expropriation pour cause d'utilité publique en ce qui concerne les dunes appartenant à des particuliers, l'administration pourvoit ellemême à l'amenagenient et à ronsemencoment des dunes dont les propriétaires se trouveraient hors d'état de faire face à la dépense, sauf à en conserver la jouissance et à en recueillir les fruits jusqu'à parfait remboursement du capital et des intérêts. Les semis et plantations sont exempts d'impôt pendant trente ans. Les délits et contraventions sont punis conformément aux dispositions du Code forestier, sur l'initiative do l'administration forestière.
Dunes (bataille navale des). Cette bataille eut lieu le 21 octobre 1639, en avant do la côte, couverte de dunes, du comté de Kent (Angleterre), entre la flotte de l'amiral espagnol don Antonio d'Oqueudo, la plus puissante qu'eût vue l'Océan depuis la fameuse Invincible Armada do Philippe II, et les vaisseaux hollandais, quo commandait l'amiral Tromp. La flotte espagnole fut vaincue. Dix-sept de ses vaisseaux, parmi lesquels lo vaisseau-amiral, coulèrent ou furent incendiés; les autres allèrent s'échouer sur les dunes anglaises, ou se briser contre les falaises du Boulonnais. D'Oquendo n'en sauva qu'un très petit nombre, qu'il ramena à grand'peine jusqu'à Douvres.
Dunes (bataille des), gagnée lo 14 juin 1658, par Turenne, sur l'armée espagnole, sous los ordres do don Juan d'Autriche et du grand Condé. Turonne était venu mettre lo siège devant Dunkorque. Les Espagnols, auxquels Condé avait apporté l'appui de sa redoutable épéo et d'un grand nombre do partisans, arrivèrent au secours de la place. Ils prirent position sur los dunes qui bordent la côte, entre Niouport et Dunkorque. Turenno prit l'offensive, dès le lendoniain, au point du jour. Il s'avança, do dune en dune, l'infanterie sous ses ordres directs, la cavalerie aux deux ailes sous lo commandement du mar(^uis de Castclnau et du maréclial de Créqui. Ses auxiliaires anglais, 4.000 hommes sous lord Locldiart, neveu do Cromwcll, chargèrent les premiers. Ils culbuteront l'aile droite des Espagnols, dont les escadrons do Castelnau achevèrent la déroute. L'ailo droite française fut enfoncée et sur lo point d'être écrasée par Condé. Mais Turenno, accourant avec toute sa cavalerie, arrêta Condé. Lo vainqueur do Kocroi dut s'avouer vaincu ot prendre la fuite, laissant un millier de morts, quatre mille prisonniers, toutes les munitions et tous los bagages perdus. L'Espagne uo se relova j;iui;iis do cotte défaite.
DuNEANE, paroi.sse d'Irlando (prov. d'Ulstor [comté d'AntrirnI), surlo lac Noagh et la rivière Bann ; 3.340 liab.
DUNEDIN, ville do l'archipel do la Nouvelle-Zélande, dans rsio méridionale, sur lo petit fleuve Taiéri, capitale do la riche province aurifère d Otsago ot lo point do départ do nombreux mineurs. Aussi sa population est-elle très variable. Officiellement évaluée A 22.900 hab., elle peut atteindre, à certains momonis, jusqu'à 40.)00 âmes. I,a villo est encore, en grando partie, une agglomération do maisons cm bois.
DuNBS, comm. du Tarn-ot-Oaronne, arr. et à 33 kilom.
do Mutusac, non loin du Métau, ufHuoat do l'Aurouo;
Diingiryah.
1.003 hab. Eglise des xii« ot xv» siècles; tour féodale. Dunes est une bastide fondée au milieu du xiii' siècle.
DUNETTE [net — dimin. do dune) n. f. Mar. Etage élevé à larrièro du naviro, au moyen d'un plauchoroupont qui recouvre complètomont la partie postérieure du gaillard d'arrière.
(Cette construction contient le carré ou cham- Dunette,
bre du conseil
et les chambres des officiers) : Entrer dans la dunette. H Le pont môme de la dunette : Se promener sur la dunette.
DUNFERMLINE, villo d'Ecosse (comté de Fifo), non loin du goll'o do Forth ; 17.000 hab Les environs contiennent de riches mines do houille et do fer. Les principales industries sont celles des tanneries, des corderies, des toiles. Ancienne résidence des rois d'Ecosse. Ruines do leur palais ot d'une riche abbaye
DUNG {doungh' — mot persan) n. m. Poids anciennemont en usage en Perso, pour les matières précieuses, équivalant à 815 milligrammes.
DuNGANNON, ville d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Tyrone]) ; 3.S00 hab. Fabriques de toiles et de mousselines, tanneries, poteries. Aux environs, vastes et riches houillères do Drumglass. Ruines d'un château très ancien, détruit parles parlementaires en 1641.
DUNGARVAN, ville d'Irlande (comté de Waterford), près de la petite baie du même nom; 7.391 hab. La principale industrie est la pêche. Le port reçoit des navires de 250 tonnes.
Ruines d'un château.
DUNGIRYAH
n. m. Navire à arrière très relevé , grossier et marchant mal, propre aux côtes méridionales de l'Asie, Mascate, Bombay.
DUNGIVEN.
paroisse d'Irlande (prov.
d'Ulster [^comté de Londonderry]), sur le Roe, affluent du lough Foylo; 3.300 hab. Restes d'une ancienne abbaye.
DUNHAM MasSEY, bourg d'Angleterre (comté do Chester), sur une branche du Mersey et sur le canal de Bridgewater ; 2.0S0 hab.
DUNI (Egidio Romualdo), compositeur napolitain, né à Matera en 1709, mort à Paris en 1775. Elève de Durante à Naples, Duni, qui fut un instant maître de chapelle à Bari, parcourut 1 Italie en faisant représenter plusieurs opéras, et en écrivit aussi quelques-uns en Angleterre. Il se rendit ensuite à Paris, et il fut, avec Monsigny et Philidor, l'un des fondateurs de i'opéra-comique. Il écrivit pour l'Opéra-Comique d'abord, pour la Comédie-Italienne ensuite, toute une série de a comédies à ariettes ", et qui lui firent uno réputation méritée. II donna ainsi successivement : le Peintre amoureux de son modèle, le Docteur Sangrado (avec Laruette), la Veuve indécise, la Fille mal gardée, Nina et Lindor, l'Ile des Fous, la Plaideuse ou le Procès, Mazet, le Milicien, les Deux chasseurs et la Laitière, le Rendez-vous, l'Fcolc de la jeunesse, la Fée Uryèle, la Clocht'ttc, les Moissonneurs, les Sabots, Thémire.
DUNIÈRES, comm. do la Haute-Loire, arrond. ot à 24 kilom. d'Yssingeaux, sur la Dnnièrcs. affluent du Lignon-Vcllavo; 3.135 hab- Ch. de f. P.-L.-M. Fabriques de rubans, do voleurs; nombreux moulins à soie; scieries ot tanneries mécaniques. Eglise du xi» siècle, avec portail remarquable; restes du château do Dunières-Joy euso.
DUNIN BORKOWSKI. Biogr. "V. BoUKOWSKl.
DUNITE n. f. Roche éruptive, appartenant à la famille des péridotites. (La dunite, formée d'olivino ou péridot et de 1er chromé, a été signalée pour la première fois, en Nouvelle-Zélande, par de Hochstettor.)
DUNKCLBERG (Frédéric - Guillaume), agronome allemand, né en 1K19 à Schaumburg, sur la Lahn, est l'un des clicfs de la science agricole moderne. II a fondé do nombreux cours agronomiques en Allemagne, ot a publié quelques ouvrages remarquables : La culture des prairies (I877j; Encyclopédie de l'agriculture (1883); etc.
DUNKELD, ville d'Ecosso (comté do Perth), sur la Tay ; 2,0110 liub. Ancien siègo du métropolitain d'Ecosso, transféré ultéfieuremont à Saint-Androws.
DUNKER (Balthazar-Antoino), peintre ot graveur suédois, né près do Stralsund on 1746, mort on 1807. Elèvo do Hackort et de Wille pour la gravure ot do Vien pour la pointure, Dunkor fut chargé do faire graver lo cabinet do Choisoul, mais la disgrâce du ministre l'ompécha de terminer son œuvre. Rét'ugié à Berne, il grava .os illustrations do V Heptaméron, do la roino de Navarro; puis il piibha, en 1791, VAlbum des Parisietis avanC HôS. L'œuvre ib'' DunUer n'est pas considérable; mais la valeur comp<Miso son exiguïté.
DUNKERQUE U. m. Mobil. V. PETIT-DONKERQUE.
DUNKERQUE, ch.-l. d'arrond. ot nort do commerce du départ, du Nurd, à 65 kilom. t]o lÀUo, à la jonction des canaux de lîergues, do Bonrbourg.do Kurnes, do Mardyck et des Moércs. sur la mer du Nord; 39.718 hab. {Dunkernuois, oises.) Ch. do f. du Nord et do Dunkerquo à Furnes. Rado profontlo ot vaste, dans laquelle los naviros peuvent stationner par los plus mauvais temps.
Lo port so compose do deux parties. La promiôro com-
Erend lo chenal d'accès, l'avant-port ot lo port d'échouage. la seconde partie so compose de bassins a flot au nombre
DUNEANE — DUNKERQUE
do sept (non compris doux bassins dits d'évolution qui ont accès au chenal par do grandes écluses). La longueur des quais affectés au commerce est de 8.341 mètres. Les communications des bassins à flot avec les voies navigables de Franco sont assurées par les canaux do lîuurbourg et de Borguos, ot avec la Belgique par le canal de Furnes.
Lo service du remorquage s'effectue par neuf remorqueurs.
— Trafic et industrie. Le port do Dunkbrque est lo point lo plus favorable pour l'importation des matières premières consommées par l'industrie du Nord et pour l'exportation des produits do cette industrio. De plus, il est plus voisin do l'Angleterre qu'Anvers ot plus rapprocTiô que ce port de la région française de l'Est et du Nord-Est. Ces conditions géographiques favorisent son trafic. II entretient des relations actives avec l'Angleterre, ' la république Argentine, l'Australie, les Etats-Unis, la Russie, les Indes anglaises, l'Espagne, la Belgique, la Suède, l'Algérie, le Chili, etc., et arme chaque année un certain nombre do bâtiments pour la pôcho de la morue en Islande. L'industrie est surtout concentréo dans la
Armes de Dunkerque.
Plan de Dunkerque ; 1. Sons-préfecture. — 2. Hôtel de Ville. —
3. Palais de justice. — i. Arsenal. — 5. Eglise Saint-Eloi. —