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Beffroi

ville basse et les faubourgs. Principaux établissements : ateliers de constructions mécaniques, fabriques de toiles à voiles, tonnelleries, vanneries, malteries, huileries, filets de pèche, brasseries, carrosseries, corderies, corroiries, filatures do coton, distilleries de genièvre et grains, fonderies, imprimeries. Parcs tl'huîtros.

Les principaux monuments de Dunkerquo sont : l'église Saint-Eloi et sa boUo tour {beffroi)^ le cloitro et l'église de Saint -Jean - Baptiste , la chapello vén é r ée do N.-D.-des- Dunos, l'hôtel do ville ot lo musée.

— Histoire.

Dunkerque doit son nom 0 1 son origine [Dune AerAe"égIis6 des Dunes u) à uno église que, vers lo vu' siècle, saint Kloi aurait fait bâtir dans uno bourgade Uo pécheurs située au milieu dos dunes Saint- GiUos. Cotte bourgade passa succossivemoni suus la domination dos comtes de Flandre, des ducs de Bourgogne, des maisons d'.\utrioho ot d'Kspapno, on prenant do l'importance, ot devint do bonne heure uno place forto. Dunkerquo fut prise pour la première fois par les Fran- (.■ais en 1046, puis renduo aux Kspagnols on 1653, ropriso par Turonne en 1658, livrée à l'Anglolorro, rachetée ou 1662 par Louis XIV qui chargou Vuuban do la fortiller. L'iiéroïsmo du célèbre corsaire Jean Bart lui valut, nu xviii' siècle, la ruino de son i>ort et do ses furtiticatious,

Monument commémorntif do la lovt^o du slègo do Dunkerquo (I7SJ).

DUiNKERQUE — DUN-SUR-MEUSE

qu'elle releva à deux reprises ditférentes, la seconde fois avec succès, ce qui lui permit do résister victorieusement aux Anglais, lors du siège de 1793. C'est surtout à la troisième République quelle doit les grands travaux qui en font aujourd'hui une des villes les plus prospères de France. Patrie du peintre J.-B. Descamps, des amiraux Jacobsen, Jean Bart, do l'économiste Coquelin, etc. — L'arrondissement de Dunkerque a 7 cant., 65 comm. et 143.771 bab. Le canton Est a 10 comm. et 39.035 bab. ; le canton Ouest, 7 comm. et 36.4S0 bab.

Dunkerque (vue de), tableau d'Eugène Tsabey {Salon de 1S31). Ce tableau est un de ceux auxquels l'auteur doit sa réputation. L. Garneray a peint plusieurs Vues de Dunkerque; une, entre autres, qui a figuré au Salon de 1831, en même temps que celle d'Isabey. Un paysagiste d'un grand talent, C. Fiers, a exposé au Salon *de 1S35 une Vue prise des envirojîs de Dunkerque, remarquable par la finesse de l'exécution et l'originalité du sentiment.

Dunkerque (sièges de). Cette ville subit, à différentes époques, des sièges mémorables. Les plus célèbres sont ceux de 1646, 1652, 1G5S et 1793.

I. Siège de i646. La France et la Hollande étaient en guerre avec l'Espagne. Le prince de Condé, commandant en chef de l'armée de Flandre, projeta de mettre la main pur Dunkerque. La garnison, composée de 3.000 soldats et de 6.000 matelots ou bourgeois, était sous les ordres du niarquis de Leyde. Condé ouvrit la tranchée, pendant que lamiral hollandais Tromp bloquait la ville du côté de la mer; puis le prince réussit à intimider le gouverneur espagnol qui reconnut l'inutilité d'une plus longue résistance La^capitulation eut lieu le il octobre 1646.

II. Siège de i653. Six ans plus tard, à la faveur des troubles de la Fronde, les Espagnols reprirent Dunkerque. La ville fut bloquée étroitement par l'archiduc des Pays- Bas. Le comte d'Estrades, gouverneur de la ville, résista énergiquement. Mais la flotte que commandait le duc de Vendôme ayant été détruite, Dunkerque, privée de secours du côté de.la mer, se rendit après trente-neuf jours de tranchée (16 sept. 1652).

Itl. Siège de i65S. Les Espagnols ne jouirent pas longtemps de leur conquête. Turenue la reprit, après sa victoire des Dunes. V. Ddnes (bataille des).

IV. Siège de t793 (par les Anglais). Il se rattache étroitement aux opérations de la bataille de Hondschoote. V. ce mot.

Dunkerque à Furnes (canal de), canal de navigation creusé, partie dans le département du Nord, partie en Belgique. Sa longueur est de 20 kilomètres environ, dont un peu plus de 13 en partie française. Ce canal se prolonge en Belgique, par le canal de Furnes à Nieuport.

DuNRIRK, ville des Etats-Unis (New-York [comté de Chamstauque]), sur le lac Erié; 9.500 bab. De nombreuses voies ferrées y aboutissent.

DuNKLER (François), musicien hollandais, né à Namur en 1816. Chef d'orchestre de premier ordre, Dunkler s'est fait remarquer aussi, comme compositeur, par son habileté dans l'art d'écrire pour les masses, de disposer les parties, de varier avec le plus grand effet les timbres et les sonorités. Ses arrangements des chefs-d'œuvre symphoniques de Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Liszt, Schumann, etc., sont des modèles du genre.

DuN-LE-PALLETEAU, ch.-l. de cant. de la Creuse, arr. et à 21 kil. de Guéret, non loin de la Brézentine, sousaffluent de la Creuse par la Sédelle; 1.679 h. {Dunois,oises.) Ch. de f. Orléans. Comm. de bestiaux, de grains. Remparts ruinés. Dolmen. — Le canton a 13 comm. et 16.293 hao.

DuN-LE-POËLIER, comm. de l'Indre, arrond. et à 37 kil. d'Issoudun, sur le Fouzon ; 1.302 hab. {Dunois, oises.) Eaux ferrugineuses. Château de Fins.

DuNLOP(Alexander Colquhoun StirlingMuEBAV), littérateur, jurisconsulte et homme politique écossais, né à Greenock (comté de Renfrew) en 1798, mort à Edimbourg en 1870. Il devint, en 1852, membre de la Chambre des communes, où il vota avec le parti libéral. Dunlop a publié, entre autres ouvrages : Histoire de la littérature romaine Jusqu'au siècle d'Auguste ; De la législation des pauvres en Ecosse; De la législation des paroisses.

DuNLUCE, paroisse d'Irlande (prov. d'Ulster [comté d'Antrim]): 8.250 hab. Aux environs, la célèbre Chaussée des Géants.

DUNMANWAY, ville d'Irlande (prov. de Munster [comté de Cork]), sur le fleuve côtier Bandon; 2.000 hab. Ville fondée sous le règne de Guillaume III.

DuNHORE, paroisse d'Irlande {prov. de Connau^ht [comté de Galway]), sur le Ciare, tributaire du lac Corrib ; 8.000 hab. Ancien château.

DuNMORE, bourg des Etats-Unis (Etat de Pensylvanie); 8.500 hab. Centre houiller.

DUNMOW. Géogr. V. Great-Ddnmow.

DuNN l'Samuel), mathématicien anglais, né à Crediton, dans le comté de Devon, mort à Londres en 1794. Il professa les mathématiques et l'astronomie, et devint, par la suite, examinateur des aspirants de marine au service de la compagnie des Indes. Dunn a publié, outre divers mémoires dans les " Philosophical Transactions n : Introduction nouvelle et générale à l'astronomie pratique {'1775); le Guide du navigateur dans tes mers orientales ou indiennes (1776); Nouveau manuel de navigation pratique (1778); etc.

DuNNOTTAR, ville et port d'Ecosse (comté de Kincardinej, sur la mer du Nord; 2.750 hab. Aux environs, ruines imposantes d'un château fort du vu* siècle.

DÙNNWALD ou DuNEWALD (Jean-Henri, comte de), général allemand, né à Diinnwald (Prusse Rhénane) en 1620, mort à Essek en 1091. 11 s'engagea comme simple Holdat, et 80 fit connaître à la bataille de Saint-Gothard J1G64). Il 80 distingua à Ensisheim (107-i), à Mulhausen (1675), battit les Français à Sassbach, ce qui lui valut le titre de * comte de l'Empiro ». Diinnwald fil une sortie contre les Turcs qui assiégeaient Vienne, les battit en 1681 près de Backcn, devant Osen, leur reprit les provinces danubiennes, et fut nommé, en 1688, général maréchal. Il marcha do nouveau contre les Turcs, qu'il défit (16:>1). Traduit devant un conseil do guerre pour avoir livré la batalllo contre les ordres du duc de Bade, il partit pour Vrenoe, et se donna la mort pondant ce voyage.

DUNOD DE ChaRNAGE (François-Ignace), jurisconsulte et historien français, né à Saint-Claude en 1679, mort à Besançon en 1752. Dunod obtint au concours, en 1720, une chaire de droit canonique et civil à l'univorsité do Besançon. Il continua son cours jusqu'à sa mort. On a de lui : Commentaire sur le titre des successions de la coutume de Bourgogne (1725) ; Traité de la mainmorte et des 7'etraits (1733); Traité des prescriptions (1734); Traité de l'aliénation des biens de l'Eglise et des dîmes (1733] ; Histoire de la franche comté de Bourgogne im'D-llZl; llAO); Histoii-e de l'Église, ville et diocèse de Besançon (1750).

DUNOD DE Charnage (Sophie-Edouard, comte), administrateur et publiciste français, né à Besançon en 1783, mort à Paris en 182C. Il appartint à l'armée, fut auditeur au conseil d'Etat, et administra ensuite, en qualité d'intendant, la haute Carinthie, où il sut faire accepter la domination française. Après la retraite de Russie, il alla rejoindre Napoléon, en Champagne, reçut le titre d' n aide de camp civil », et se distingua par son audace et son intelligence. Pendant les Cent-Jours, Napoléon le nomma

gréfet de la Lozère. Lors du second retour des Bourbons, unod de Charnage faillit être massacré par une populace qu'avaient fanatisée les royalistes. Il a publié, sous le voile de l'anonyme : Situation de la France avec les sokverai7is de l'Europe {\SIS) ; De la monarchie en France {19,22} ; Hevue politique de l Europe (1825).

DUNOIS (lat. Dunensis pagus), ancien pays de France, diocèse de Chartres, partie de la Beauce incorporée avant 1789 à la province de l'Orléanais, actuellement arrondissement du département d'Eure-et-Loir. Ch.-l. Chdteaudun.

— Le comté de Dunois existait au x* siècle ; il devint, en 1439, l'apanage du vaillant Bâtard d'Orléans connu sous le nom do Dunois. Les comtes de Longueville, descendants de Dunois, firent ériger le fief en duché-pairie (1525).

Dunois (Jean), dit le Bâtard d'Orléans, comte de Dunois, de Longueville, etc., fils naturel de Louis d'Ork^ans et de Mariette d'Enghien, connue sous le nom de Il dame de Caony », né à Paris vers 1403, mort au château de L'Hay en 1408. Elevé dans la maison de son père, parmi ses enfants légitimes et par les soins de la duchesse Valentine de Milan, il montra, dès sa jeunesse, de hautes qualités. A quinze ans, il débutait dans la carrière des armes. Attaché, en 1421, à la personne du dauphin Charles, il demeura toujours fidèle à la cause royale. Depuis la brillante o rescousse » qui sauva (5 sept. 1427) Montargis des Anglais et où il eut, avec La Hiro, la principale part, le Bâtard d'Orléans combattit sans cesse les ennemis de la France. Il défendait Orléans quand Jeanne d'Arc vint la délivrer du siège qu'elle subissait depuis SI longtemps (8 mai 1429). Il fut un des chefs français qui demeurèrent sans réserve dévoués et soumis à la Pucelle, et il la seconda de tout son courage et de tous ses talents.

Après sa mort, il s'attacha à continuer son œuvre et fut l'un des plus ardents et des plus heureux agents de l'expulsion des Anglais.

L'enlèvement de Chartres (1432), la prise de Saint-Denis (1435), de Meulan (1435) contribuèrent à la reddition de Paris (1436). Grand chambellan de France, jouissant à la cour d'un crédit dont son horreur de l'intrigue l'empêchait d'abuser, le Bâtard était mêlé à la diplomatie, comme aux affaires militaires. Il prit ainsi part aux conférences de Gravelines (1439). Devenu o comte de Dunois » (1439), il se rallia un moment à la Praguerie ; ayant fait sa soumission, il recouvra vite son créait, contribua activement à la soumission de la Normandie, puis à l'expulsion des Anglais de Guyenne, reçut, en récompense, le comté de Longueville (14*50). Dépouillé par Louis XI à son avènement, il se jeta dans la ligue du Bien public, se réconcilia, à Confians, avec le roi, auprès de qui il jouit dès lors de la même faveur qu'auprès de Charles VIL II présida (1466) la commission des réformateurs, prit part aux états deTours (1468) et mourut la même année, laissant un fils, François, dont sortirent les ducs de Longueville.

DUNOON, ville et port d'Ecosse (comté d'Argyle), sur l'estuaire de la Clyde ; 5.250 hab. Fait partie de la paroisse Dunoon and Kilmiin ; 8-500 hab.

Du Noyer (Anne-Marguerite Petit, dame), femme de lettres française, né à Nimes vers 1663, morte àWoorburg (Hollande) en 1720. Elle dut quitter la France comme protestante, lors do la révocation de l'édit de Nantes. Après avoir habité la Suisse et l'Angleterre, elle revint dans sa patrie, fut détenue pendant plusieurs années dans divers couvents, et abjura le protestantisme pour épouser un gentilhomme nommé Du Noyer, capitaine du régiment de Toulouse. Plus tard, elle revint au protestantisme, se sépara de son mari et s'exila de nouveau en Hollande, où elle se mit à écrire pour vivre. Elle prit part à la rédaction du " Lardon » et de la " Quintessence » , sorte de libelle périodique, et écrivit des Lettres historiques et galantes d'une dame de Paris à itne dame de province (ll^l). Ce fut en Hollande que Voltaire connut, en 1713, M"* Du Noyer. Il devint amoureux d'une de ses filles, nommée Pimpette. que l'ambassadeur de France Châteauneuf l'empêcha d'épouser, ce qui fit de M"" Du Noyer une ennemie mortelle do l'illustre écrivain.

DUNOYER (Barthélemy-Charles-Pierre-Joseph), économiste, administrateur et membre de l'Institut, né à Caronnac (Lot) on 1786, mort à Paris en 1862. Après la révolution de 1830, il fut préfet, puis conseiller d'Etat, et resta en fonctions jusqu'en 1851. A cette époque, il quitta l'administration et se consacra à ses travaux d'économie politique. Dès 1832, il avait été nommé membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Son principal ouvrage est intitulé : De la liberté du travail ou Siiuple exposé des conditions dans lesquelles les forces /ntmaines s'exercent avec te plus de puissance {iS\ô, réédité en 1886). Il a également écrit Notices d'économie sociale (1870), et un volume impor-

Dunois. (Bibl. nat.)

Duns Scot (d'après une ancienne gravure).

tant : Esprit et méthoae comparés de l'Angleterre et de la France, dans les entreprises de travaux publics, eïc. (1840).

DUNROSSNESS, paroisse d'Ecosse (îles Shetland), comprenant l'île Fair et une partie de l'île Maiuland ; 4.200 hab.

DUNS, ville d'Ecosse (comté de Berwick), au pied du Dkus Lmo; 3.100 hab. Fabrique de toiles de lin. Source ferrugineuse.

DuNS ScOT (Jean), philosophe et théologien anglais, surnommé le Docteur subtil, né vers 1274, mort à Cologne en 1308. Il étudia la théologie et la philosophie à l'université d'Oxford, où il eut pour maître Guillaume Verra, auquel 11 succéda, puis alla â Paris et y prit ses grades, d'après les ordres du général des franciscains, auxquels il appartenait. Après avoir professé quelques mois à l'université de Paris, Duns Scot se rendit à Cologne, où il mourut à la fleur de l'âge. Ses œuvres philosophiques ont été recueillies par le franciscain AVadding, sous ce titre : /.

Duns Scoti opéra omnia, collecta, recognita, notis, scholiis et commentanis illustrata a PP. bibernis collegii romani S, Isidori professoribus (1639).

Duns Scot rendit de l'éclat â la doctrine du réalisme. Il admet à priori les universaux, c'est-à-dire les genres et les espèces, comme des réalités dans l'esprit. Il dit positivement, dans ses écrits, que l'universel est un être réel. Il ne recula devant aucune conséquence de son principe, et soutint que l'universel est le seul être et que les individus ne sont rien. Sa doctrine aboutirait au panthéisme, s'il ne marquait fortement l'indépendance de l'homme. îl définit l'âme une « force en acte et qui a conscience d'elle-même ". Il en déduit cette conséquence, que l'âme tire son individuation d'elle-même. "L'âme, dit-il, avant son hymen avec le corps, a déjà sa particularité. » La définition de l'âme par Duns Scot fut le point de départ d'une longue controverse, qui éclata, au XIII* siècle, entre les scotistes et les thomistes, et qui s'est prolongée jusqu'à notre temps. Aujourd'hui encore, la question de la liberté, de la grâce et de la prédestination partage les théologiens catholiques en deux camps. Les partisans de saint Thomas font la part si large à Dieu et à l'influence de sa grâce sur les actes humains qu'ils sacrifient trop, disent les scotistes, la volonté et la liberté de rhomme ; les partisans de Duns Scot, au contraire, considérant l'âme comme une force, font trop grande, au gré des thomistes, la part de la liberté dans la vie morale. Duns Scot cherche en Dieu le fondement de la liberté. Dieu veut parce qu'il veut et comme il veut. De cette absolue liberté résulte la contingence, non seulement du monde, mais de tout ce qui le constitue : Dieu aurait pu nous donner une autre loi morale, s'il l'avait voulu. Do là le caractère supraoaturaliste de ce système, qui lui permet de mettre en relief le rôle de la Révélation et l'autorité de l'Eglise.

DUNSINANE, colline d'Ecosse (comté de Perth), où fut vaincu et tué Macbeth, en 1056.

DUNSTABLE ville d'Angleterre (comté de BedfordJ; 4.500 h. Manufactures de chapeaux, de corbeilles en paille tressée. A Dunstable fut lue la sentence de divorce entre Catherine d'Aragon et Henri VIII et ont été jouées les premières pièces de théâtre connues dans la littérature anglaise.

Dunstable ou Dunstaple (John), musicien an-

flais, né vers la fin du xv siècle dans un bourg d'Ecosse ont il prit le nom, mort en 1453. Il est considéré, avec Egide Binchois et Guillaume Dufay, comme l'un des artistes qui ont contribué à épurer l'harmonie en en faisant disparaître les grossières suites de quintes et d'octaves, ainsi que les mauvais croisements des parties, en donnant plus de plénitude aux accords et en amenant la variété par l'emploi des retards et des prolongations. Diverses compositions de Dunstable, d'ailleurs peu nombreuses, existent en manuscrit, dans les bibliothèques de Rome, Vienne, Londres, Boulogne, Dijon et Lambeth.

DUNSTAN (saint), archevêque de Cantorbéry , né en 925 à Glastonbury, mort à Cantorbéry en 988. Neveïid'Athelme, archevêque de Cantorbéry et d'Elphège, évêque de Winchester, il reçut une forte et brillante éducation. Plus tard, il quitta la cour du roi Athelstan, pour embrasser la vie monastique, au couvent de Glastenbury. Nommé abbé par le roi Edmond I*"", il fit à Edwi, deuxième successeur de ce prince, des remontrances sévères sur les scandales de sa vie, et fut exilé. Edgar, qui monta sur le trône en 959, le rappela et le nomma évêque de AVorcester. En 961, à la mort de saint Odon, Dunstan fut élu archevêque de Cantorbéry ; il travailla avec énergie à réformer le clergé, tant régulier que séculier, et publia, dans cette pensée, un recueil de canons et une Concordance de toutes les règles monastiques. Il soumit à une pénitence publique le roi Edgar, coupable d'avoir abusé d'une vierge, fut le principal conseiller du roi saint Edouard (976-979), et mourut, âgé de soixante-dix ans, sous le règne de saint Ethelred, qu'il avait sacré. — Fête le 12 mai.

DUNSTON, bourg d'.\Dgleterre (comté de Durham); 2.7U0 liab.

DuN-suR-AURON (autref. Dun-le-Roi), ch.-l. de canton du Cher, arrond. et à 22 kilom. de Saint-Amand- Montrond, sur l'Auron, près du canal du Berry ; 4.244 hab. (Dunois, oises.) Centre des mines de fer exploitées par la compagnie des forges de Commentry et Châtillon. Dun, place très forte au moyen âge, conserve les ruines importantes d'un château et une remarquable église romane. — Le canton a 12 comm. et 9.137 hab.

DuN-SUR-MEUSE, cli.-l. de cant. do la Meuse, arrond. et à 25 kilom. de Montmédy, sur la Meuse; 909 hab. Ch. de f. Est. Dun {Castinim Duni), ancien oppidum que Gndnfroy IV, comte de Verdun, transforma en château fort (1053), devint successivement chef-lieu do baronnie, de

comtiS et do prt^vûtt^. En infi3, la fiUo ot nniqno hrfritiôro do Godffroy, Maihilde, fut misu an l)an de l'ompiro ot ses domaines turent conlismu^s au lu'ulit dû IV^v^quo do Verdun, Thierry. Ainsi incor^>orL^ au Verdunois, l)nn tit ensuite itartio du Barrois, puis du Clennontuis, et fut donné par Louis XIV au grand Condt^ dont les descendants en jouirent jusqu'en 1789. — Lo canton a is connu. G.sn hab.

DuNTON {.John), typograplio et écrivain anglais, né à Orafham en I6yj, mort on 1733. Libraire ù Boston, puis imprimeur, à Londres, il a publié plusieurs ouvrages au stylo bizarre, des pommes, dos pamphlets, etc., et doux recueils: Athe7ïian Mercury, qui forma 20 volumes, ot l'Atkénianisme ou les Projets de Jean DioUon (1719).

DUNTZENHEIM (Conrad dk), patricien et aramoistre do Strasbouri,'. Il vivait ù la lin du xv" siùcle et au commencement du xvi% ot continua la chronique do Kœniyshoven jusqu'en 1495. 11 mourut en 1532.

DUNTZER (Jean-Henri Joseph), littérateur et philologue allemand, né à Cologne en 1813. Agrégé de l'université do Bonn, il devint bibliothécaire à Cologne (1846). Le nombre do ses écrits est considérable ; outre des études de philologie comparée, il publia : (e Faust de Gœthe 1.1850); le lasse de G itthe (iSÔi) ; Gœtlie considéré comtne poète dramatique (1838); Co7Tespo7idance de Gœthe avec Schultz (1853); Lettres de J/"" Schiller à un «mj' (is56); Extraits des papiers de Herder (185G-I857) ; Corresoondauce de Knehel avec sa sœur Henriette (1858) ; Voyage de Herder en Italie (ISSg); Correspondance de Herder' {\%6\-\%G'i)\ Etudes sur la littératm'e et l'histoire de V Allemagne (1857- 1858). Comme poète original, Dûntzer a écrit: Adeline, chant d'amour sur les Oords du Ithin (1860); Gœthe et Charles-Auguste (1861-1865); Deux convertis, Zacharias Werner et Sophie de Schardl {IS12): Charlotte de Stein: Questions honvh-iqiies (1874); Charlotte de Stein et Corona Schrœter (1876) ; Commentaires sur les classiques allemands (1855-1882); Correspondance entre Fr. Jacoàs et Franz Gœller (1S62) ; etc.

DuNZ (Jean), peintre suisse, né à Berne en 1645, mort en 1736. On a de lui des portraits et des fleurs. Ses tableaux sont remarquables par un coloris brillant et vrai, une touche légère et arrêtée.

DUO (mot lat. qui signif. deux) n. m. Morceau de musique, fait pour être chanté par deux voix ou exécuté par deux instruments : Chanter un duo. Duo de violon et de flûte. Il PL Des duos.

— Paroles prononcées simultanément par deux personnes : Duo d'injures, de compliments.

— Encycl. Le duo vocal est toujours accompagné soit par le piano, soit par l'orchestre; le duo instrumental se suffit à lui-même et n'a point d'accompagnement.

La forme du duo vocal, soit dans l'opéra, où il occupe une place très importante, soit dans l'oratorio, est absolument arbitraire et indéfinie ; elle dépend de la situation dramatique, de la nature des voix, de diverses considérations, se produit tour à tour comme dialogue ou comme ensemble, et échappe à toute espèce de règle fixe. Dans la musique d'égUse (niesses, motets, etc.), la forme du duo devient un peu plus sévère, surtout quand il est fugué. Il y a aussi des duos de concert, et les Allemands, Mendelssohn entre autres, en ont écrit beaucoup.

Le duo instrumental, qui est un morceau de concert, est le plus généralement écrit pour deux instruments de même nature, comme deux violons, deux flûtes, deux cors, etc. H faut, cependant, excepter la sonate, qui, si elle est bien un duo, n'en prend pas le titre, et qui comprend toujours deux instruments diff'érents, dont l'un est presque toujours le piano. Le duo instrumental est toujours composé de trois morceaux au moins, de quatre au plus, savoir : un allégro brillant, un adagio ou larghetto, un thème avec variations, et un finale en forme de rondo. Ces divers morceaux sont presque toujours dialogues ou concertants, c'est-à-dire que chacune des deux parties y brille à son tour et que les traits se reproduisent volontiers de l'une à l'autre. Le répertoire en ce genre est très considérable.

DUOBUS {buss — mot lat. qui est l'ablatif de duo, deux) n. m. Pharm. : Sel de duobus, Sulfate de potasse.

— Alchini. Opus ex duobus, La pierre philosophalo. DUODÉCANE (du lat. duodccim, douze ; termin. ane des

carbures paraffiniques) n. m. Chim. Hydrocarbure paraffinique, contenant dans sa molécule douze atomes de carbone. Syn. DiHi-;xYLK.

— Encycl. Les duodécanes C'*H** forment un groupe nombreux d'isomères, dont quelques-uns seulement sont connus. L'un d'eux, bouillant vers 245*, a été retiré par Pelouze et Cahours dos pétroles d'Amérique. Un autre est l'hydruro de lauryle, oDtonu en décomposant par la pile l'œnanthylate de potasse. Un troisième a été obtenu par Scborlemmer, en traitant par lo sodium l'iodure d'hexylo de la mannitn.

DUODÉCENNAL, ALE, AUX {sèn'-naV — du lat. duodecim, douze, et annus. année) adj. Qui embrasse douze ans.

DUODÉCENNIE (sèn'-nî — du lat. duodecim, dou20, et annus. aiinéu) n, f. Intervalle do douze ans.

DUODÉCIMAL, ALE, AUX {si — du lat. duo, deux, et do décimal) adj. Qui se compte, qui se divise par douze; quia pour base le nombre douze : Système duodécimal de numération.

DUODÉCIMFIDE {sim' — du lat. duodecim, douze, et findcrc, diviser) adj. Bot. Qui est fondu on douze parties. (Pou ns.)

DUODÉCIMLOBÉ, ÉE [sim' — du lat. duodecim, douze, et do lobe) adj. liot. Qui est divisé en douze lobes. (Peu us.)

DUODECIMO tdé-si — mot lat.; do duodecim. douze) adv. Douzièmenu-nt. (S'emploie dans l'énumération d'une série d'objets classés jiar primo, secundo, etc.)

DUODECIM SCRIPTA ou BIS 3ENA PUNCTA (jeu des douze liqnes), jon romain, analogue au trictrac. (Sur une table, divisée par six lignes transversales et une ligne médiane on vingt-quatre compartiments, on jetait dos dés. Lo chilTro amené aéterminait d'abord le déplacement de jetons do doux couleurs placés sur les lignes. Puis on faisait mouvoir les pions, suivant des combinaisons plus ou moins habiles, ot l'on no devait pas dépasser la ligno médiane sans y être forcé. Los détails dos règles do co jeu sont inconnus.)

DUODÉCITERNAL, ALE, AUX {si-têr' - du lat. duodecim, douze, et irrnus, troisième) adj. Se dit d'un cristal qui a douze pans terminés par trois faces.

DUODÉCUPLE (du lat. duodecim, douze) adj. Qui contient douze fois.

DUODÉNAIRE {nèr' — du lat. duodenarius, qui contient le nombre douze) adj. Hist. nat. Qui est disposé par douzaines. (Peu usité.)

DUODÉNAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui appartient ou qui a rapport au duodénum : Veines puodknaucs. /Hqestion

t)tIiH)KNAI,K.

DUODÉNITE n. f. Pathol. Inflammation du <iuudénum.

— E.NCYCL. On peut adniettr<', à priori, que le duodénum puisse être le siège dune intlaniniation isolée. Mais, chaque fois qu'on a observé la duixlmite, elle était liée à des lésions d'organes voisins; aussi, on ne la considère généralement que comme une variété de siège de l'entérite. V. ce mot.

DUODÉNUM [nom' — du lat. duodenî, douze) n. m. Anat. Première portion de l'intestin grêle, ainsi nommée parce que sa longueur est ordinairement de douze travers de doigt.

— Encycl. Le duodénum s'étend de l'estomac au commencement du mésentère ; il présente deux courbures en forme d'arc do cercle, disposées de telle sorte qu'il semble revenir à son point de départ. Il embrasse dans son trajet le pancréas, co qui l'a fait désigner quelquefois par le nom d'intestitt pancréatique.

D'un calibre plus considérable que le reste de l'intestin grêle, le duodénum s'en difil'érencie encore en ce qu'il est maintenu dans une position invariable par le péritoine qui passe devant lui.

Dans le duodénum se jettent deux canaux fort importants : le canal cholédoque et le canal de W'irsung, qui aboutissent tous deux dans l'ampoule de Vater. Sa structure est la même que celle de l'intestin grêle.

Le duodénum peut être le siège d'inflammations (v. entérite) et d'ulcères, dont le diagnostic différentiel avec l'ulcère de l'estomac est parfois fort difficile.

DUODI (du lat. duo, deux, et dies, jour) n. m. Deuxième jour de la décade, dans le calendrier républicain.

DUODRAME (du lat. duo, deux, et do drame) n. m. Pièce dramatique à deux personnages seulement.

DUOTRIGÉSIMAL, ALE, AUX {je — du lat. duo, deux, et trii/esimus, trentième) adj. Se dit de certains cristaux qui offrent trente-deux facettes.

DupAIN (Edmond-Louis), peintre français, né à Bordeaux en 1847. Elève de Cabanel, il débuta au Salon de 1870 avec un tableau mythologique : (a Mort de la nymphe Mespérie. Le Bon Samaritain, destiné à l'église de Longwy, et Saint Gervais et saint Protais conduits au martyre., deux œuvres d'un dessin châtié, d'une composition harmonieuse, figurèrent au Salon de 1877. Le Droit de sortie à Bordeaux (XVI» s.), peint pour le tribunal de commerce de cette ville, et la Mort de Pétinn et de Buzot, tableau acquis par l'Etat pour le musée du Luxembourg, parurent aux Salons de 1878 et 1880. Ses tableaux de genre sont nombreux. Citons, entre autres : Le printemps chasse l'hiver; le ChetniJi difficile (1883), acheté par le grand-duc Alexis de Russie; Chasseur sous bois ; Première au rendez-vous. En 1884, il peignit, pour l'Observatoire de Paris, un plafond représentant le passage de Vénus devant le soleil, qui se fit remarquer au Salon de 1886 par ses colorations délicates, ainsi que par d'heureuses qualités d'ensemble. On lui doit aussi une remarquable composition : le Centenaire de l'Ecole polytechnique.

DUPAIN DE MONTESSON, savant français, né à Paris vers 1720, mort en 1790. Ingénieur géographe, il fut chargé d'apprendre le levé des plans au duc do Berry, qui devint plus tard le roi Louis XVI. Nous citerons, parmi ses ouvrages : les Aniuse77ients militaires (1757) ; t'Ai't de lever les plans de tout ce qui a rapport à la guerre et à l'architecture (1763); Vocabulaire de guerre (1783) ; etc.

DUPAIN-TRIEL (Jean-Louis), ingénieur géographe, frère du précédent, né à Paris en 1722, mort vers 1805. Il travailla au grand Atlas minéralogique i\o Guottard. Ses principaux ouvrages sont : Carte générale des cours des fleuves, des rivières et des pri7icipaux ruisseaux de F7'ance (1781); la Fra7ice connue sous ses plus utiles rapports ou Nouveau Dictionnaire de la France (1783); etc.

DUPANLOUP (Félix-Antoine-Philibert), évoque d'Or- * léans et membre do l'Académie française, né à Saint- Félix, près Chambéry, on 1802, mort au château do Lacombo (Savoie) on 1878. Il fut ordonné prôtro on 1825. Jusqu'en 1837, il remplit les fonctions do vicaire à la Madeleine, puis à Sainl-Roch.

Il était, en mémo temps, aumônier do la Dauphinc. confesseur du jeune duc de Bordeaux; il fut aussi chargé de l'éducation religieuse des fils du roi Louis-Philippe; enfin, il ouvrit les conférences de Notre-Dame, le 16 février 1834. Trois ans après, il était nommé supérieur du petit séminaire de Saint- Nicolas-du-Chardonnet. à Paris, qu'il dirigea avec éclat jusqu'en 1845. C'est lui qui réconcilia le prince de Talleyrand.

à ses derniers moments, avec l'Eglise. Devenu chanoine do Notre-Dame, il se livra à la prédication, et sa parole eut un vif succès. Orateur élotiuont, l'abbé Dupanloup était encore tin polémiste remart|uablo. Do 1844 à 1850, il prit une part active à la lutte entreprise en faveur d(> la liberté de l'enseignement par Laconlairo ot Montalenibert. Il dirigeait le journal » I Ami do la religion n, quand il fut nommé évéquo d'Orléans (1849). Membre do la commission instituée par de Falloux.'ministro do l'instruction publiiiue, il fut l'un des plus ardents promoteurs de la loi scolaire du 15 mars 1850. Après avoir défendu l'ensoignemeni des classinuos grecs ot latins contre les attaques do l'abbé Oaumo, il entra A l'Académie française (1854). Pondant le règne do Napoléon III, l'évêquo d'Orléans publia de

Mer Dupanloup.

DUNTON — DUPATY

nombreuses brochures pour la défense des intérêts catholiques. Il était à la tête des catholiques libéraux; ses démolés avec lo journal <» l'Univers» furent retentissants. Lors du concile du Vatican (1869-1870), il se prononça contre lopportunitô do la définition de l'infaillibilité pontificale, mais so soumit avec docilité à la décision du concile. La guerre franco-allemande lui fournit l'occasion de défendre vaillamment les intérêts de sa ville épiscopale contre les exigences dos vainqueurs. Député à l'Assemblée nationale de 1871, il monta huit fois à la tribune, en 1874 et en 1875, l»our soutenir la loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, qui fut votée le 12 juillet 1875. Il fut élu sénateur inamovible, on 187G. Il avaitdonné sa démission de l'Académie f rançaiso,lorsde!'électiondeLittréfl87l).

OutresesŒ'wiTes oratoires et un grand nombre de publications de ci rconstance, il a laissé plusieurs ouvrages remarquables sur diverses questions d'enseignement et d'éducation ; de l'éducation (1850-1862): de la haute éducation intellectuelle (1855- 1866); la Femme sïurfîe«se(i8G9); Conseils aux jeunes gens sur l'étude de l'histoire (1872); Lettres sur l'éducatio7i des filles (1879); etc.

Un monument funéraire, œuvre de Chapu, a été inauguré, en 1888, en mémoire de l'évèque d'Orléans, dans la cathédrale de cette ville. La

Tombeau de Mer Dupanloup.

(Cathédrale d'Oi-léaus.)

Statue du prélat, qui figura au Salon de 1887, le représente couché sur un sarcophage en forme de lit, et tenant un chapelet à la main.

DUPAPLATRA, comm. d'Austro-Hongrie (comitat d'Hunyad); 2.080 hab.

Du Parc (René Berthelot, sieur), dit Gros-René,

acteur de la troupe de Molière, né, croit-on, à Paris, mort en 1673. Il accompagna Molière en province, avec la troupe de l'Ulustre-Théâtre. Son nom est resté attaché au rôle de Gros-René, du Dépit a77wureux , qu'il jouait dans la perfection. Il avait épousé une fort jolie actrice de la troupe, Marguerite Du Parc, à qui Molière avait vainement essayé de plaire. Racine, qui l'avait remarquée, surtout après son succès dans Alexandre, l'enleva à la troupe de Molière et se brouilla avec celui-ci à cause de cet incident. La femme de Gros-René entra en même temps que son mari à l'hôtel de Bourgogne (1660), où elle joua notamment A7id}-oi/iaque (1666). Elle mourut eu 1068.

DuPARG (Jean-Louis-Léon-René), marin français, né à Leyde en 1798, mort à Paris en 1855. Il s'occupa d'une façon toute particulière de l'application de la vapeur à la navigation, et fut nommé, en 1840, capitaine de frégate. Duparc se fit connaître par des perfectionnements au sys-» tème des navires à aubes et au clinomèiro de Conninck. Outre divers mémoires, publiés dans les « Annales marilimes a, Duparc a publié : Clinomètre marin (1840); De la vis et autres propulseurs pour les bâtiments à vapeur (1842) ; Essai de tactique navale pour les bâtiments à vapeur (1846); etc.

DuPASQUIER (Gérard-Alphonse), chimisto français, né en 1793, mort à Lyon en 1848. Il so fit recevoir ù. Paris pharmacien, puis' docteur en médecine (1821). Fixé à Lyon, il devint successivement médecin à l'hôtel-Diou, professeur do chimio à l'école La Martinière et à l'école secondaire (1834). Dupasquier s'occupa aussi de littérature, d'art, de politique, fonda la société Linnéenne do Lyon ot un journal de médecine, puis tourna ses études vers la médecine légale et la chimie industrielle. Devenu inspecteur des eaux d'AlIevard, il inventa un instrument ingénieux, le sulfhydromètre, au moyen duquel on peut déterminer avec une grande précision la quantité do soufre contenue dans une eau quelconque. Nous citerons, parmi ses écrits : Sur l'e7nploi du p7-oto-iodure de fer dans la phtisie pulmonaire (Lyon, 1837) ; l'Art à Lyon (1837) ; Des eaux de sou7'ccs et des eaux de rn'iVcps (1840) ; Mémoire sur la construction et l'emploi du sulfhudi'omètre (1841); lîecherchcs sur l'action thé7'aveutique de l hyposidfite de soude (1843) ; Traité élétnentaire ae chimie i/idustiùelle (1844); etc.

DuPATY (Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mkrcier), littérateur et magistrat, né A La Rochelle en 1746, mort ;\ Paris en 17SS. Iléritier do la charge de trésorier de la marine qu'avait tenue son père, Dupaty fut nommé, en 1768, avocat général au parlement do Bordeaux. Ayant

tris parti dans la lutte engagée, à propos du iirocès do a Cnalotais, entre les paru'nicnts et lo chancelier Maupeou(1770), il fut incarcéré au château do Piorro-Enciso, près Lyon. En 1778, il revenait ù Bordeaux, en qualité do président ù mortier. Devant l'opposition systématique des vieux conseillers, il donna sa démission ot se rendît ù Paris. Esprit libéral, il publia, en 1785, un Mé/uoirc justificatif pour trois ho7)tmes conda7nnés à la l'oue; Lettres sur la procédure criminelle en France (1788); des Itéflexions ht.tloriques sur te droit crimi/wl. Lettré estimable, on peut rappeler ses vers, écrit;* dans le genre do Bernis, ayant un certain feu et quelque alluro, et surtout ses Lettres sur l'/tnlie en 1785. Ce sont des morceaux distingués par l'idée ot le sentiment, mais gfttés par la recherche d'une originalité bizarre ot par une atfectation de mauvais goût.

Dupaty (Louis-Marie-Charles-Ilenrl Mkhciku), statuaire français, fils du précédent, né îi Bordeaux en 1771, mort à Paris en 1825. Il remporta lo prix de Homo ou HlU',

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