DUPUIS - DUQUESNE
verselle de iS78; tme statue en plâtre : Berceuse (ISîg); des peintures : Chloé (^1881) et Etude de femme (1882), et un grand nombre de médailles et de médaillons en plâtre et en bronze, ainsi que de nombreux bustes. Dupuis soignait sa femme, atteinte d'une neurasthénie grave, lorsque celle-ci, hantée par la crainte de la mort et ne voulant cas que son mari lui survécût, le tua pendant son sommeil d un coup de revolver, puis se donna la mort elle-même.
DOPUIS-DELCOURT (Jules-François), aéronaute et littérateur français, né à Berru (Marne) en 1S02, mort en 1864. Il a beaucoup contribué à propager l'emploi du
faz hydrogène pour l'éclairage, et a fait, â partir de 1822, 6 nombreux essais pour arriver à résoudre le problème de la navigation aérostatique. Ou lui doit plusieurs écrits, parmi lesquels : Ballons dans les fêtes publiques (1856) ; De l'art aéroslatique et de son application aux transporcs par air (1847).
DUPUISIE {zî — de Dupuis. savant franc.) n. f. Genre d'arbres, de la famille des térébinthacées-anacardiées, qui croit en Sénégambie.
DUPUIT {Arsène-Jules-Emile-Juvénai;, ingénieur et économiste français, no à Fossano (Piémont) en 1804, mort à Paris en 1866. Sorti de l'Ecole polytechnique, il entra dans le service des ponts et chaussées, devint ingénieur en chef, directeur du service municipal de Paris, et fut nommé ensuite inspecteur général de deuxième classe pour le service hydraulique. Outre un grand nombre d'articles, il a fait paraître : Considérations sur les frais d'entretien des routes (1812) ; Mémoire sur le tirage des voilures (1842); Etudes théoriques sur le 7nouvement des eaux courantes (1848); Traité théorique et pratique de la conduite et de la distribution des eaux (1854) ; les Eaux de Paris (1856) ; Des inondations {IS^S) ; la Liberté commerciale (1860) ; Traité de l'équilibre des voûtes (ouvrage posthume, 1872).
Du POY (Raymond), deuxième grand maître des hospitaliers, né en Dauphiné vers 1080, mort en Palestine vers 1160. Issu d'une famille dauphinoise des environs de Romans, qui s'est perpétuée sous le nom de Dupuy- Montbrun. il fut mis, après la mort du fondateur Gérard Tenque ou Thom (entre 1119 et 1121), â la tète des hospitaliers de Saint -Jean de Jérusalem. C'est lui qui les transforma en ordre militaire et qui les divisa en trois classes : chevaliers, chapelains et servants. Il obtint pour l'ordre l'approbation et les privilèges de Calixte II, Innocent II et Anastase IV. Il se signala en plusieurs rencontres contre les musulmans, eut une grande part à la prise d'Ascalon, en 1154, battit Noureddin, sultan d'Alep, et son frère, sultan de Mossoul.
DUPUY (Bernard), poète et traducteur français, également connu sous les noms de Du Poey et Du Pot-Montlabd, né à Luc (Béarn) vers 1520, mort vers I5S0. Il écrivit en latin des poésies élégantes, qui furent publiées à Toulouse (1554). Dupuy a composé : Ode du Gave, fleuve du Béarn; Ode du fleuve de Garonne; etc.
Dupuy (Christophe), écrivain ae l'ordre des chartreux, né à Paris en 1579, mort à Rome en 1654. Il était fils du iurisconsulto Pierre Dupuy, conseiller au parlement de Paris. Il accompagna le cardinal de Joyeuse à Rome, où il s'efforça d'obtenir que le premier volume de l'histoire du président de Thou ne fût pas mis à l'index. Après un séjour dans la maison des chartreux de Bourg-Fontaine, il retourna à Rome et fut procureur général de son ordre. On a de lui les Perroniana (1669), anecdotes sur le cardinal Du Perron.
Dupuy (Pierre), historien français, frère du précédent, né à Agen en 1582, mort à Paris en 1651. II fut chargé par le roi de missions importantes. En 1615, il dressa un inventaire du trésor des chartes, qui sert encore. En 1645, il devint, avec son frère Jacques, garde de la bibliothèque du roi. Outre des notes à la 'Satire Ménippée jointes à l'édition de Ratisbonne (1664), et deux éditions de l'Histoire de son ami de Thou, on a de lui les ouvrages suivants : Acles du concile de Trente en i562 et 1563 (1607) ; Bemontrance de Pierre Dupuy sur le réveil de messire Guillaume (1614); Mémoires des f/uerres et choses mémorables advenues sous le rèqnc de Louis XIII (1622) ; Traité des droits et libériez de l'Église gallicane (1639) ; Pi-euves des libériez de l'Eglise gallicane (1639) : Commentairp sur le Traité des libériez de l'Eglise gallicane de P. Pithou (1652); Traités concernant l'histoire de France, savoir : l" la Condamnation des templiers: 2" Histoire du schisme; 3" Quelques procès criminels (i654) ; Traité de la majorité de nos rois et des régences (1655) ; Commentaire sur l'ordonnance de In majorité de nos rois (1655); Traités touchant les droits du roy (1655) ; Histoire du différend entre le pape Boniface VIII et Philippe le Bel, roy de France (1655) ; Histoire des pins illustres favoris (1659).
Dupuy (Jacques), historien français, né en 1586, mort à Paris en 1656, frère du précédent. II fut garde de la bibliothèque du roi et publia Index de tous les 7îoms latinisés contenus dans /'Histoire de de Thou (1664); Catalogus bibliothecx Thuame ordine alphabeiico digestus (1679). 11 légua à la Bibliothèque royale les deux cent soixante manuscrits qu'il avait rassemblés et qui ont formé un fonds spécial au département des manuscrits. Ses collections d imprimés furent léguées â la Bibliothèque royale par leur dernier possesseur, Joly de Fleury.
Dupuy (Henri) [en flam. Van de Putte, on lat. Ery- Cius Puteanus], écrivain flamand, né àVenloo(Gueldre) en 1574, mort en 1646. 11 fut historiographe du roi d'Espagne, et, en 1606, succéda à Juste Lipse comme professeur de langue latine et de belles-lettres à Louvain. Dupuy, d'une grande érudition, mais sans esprit critique, a laissé un nombre cousid^-rable de petits ouvrages.
Dupuy (Louis), mathématicien et helléniste français, né à Chassoy (Ain) en 1709. mort en 1795. Il rédigea le • Journal des savants <■ pendant trois ans, fut admis â l'Académie des inscriptions en 175G ot en fut secrétaire perpétuel, do 1773 A 1783. Il adopta avec empressement les principes do la Révolution. Outre un grand nombre do dissertations, on a de Dupuy : VAjax, les Trachiniennes, VŒdipea C<>/one et l'Anlmone, trad. de Sophocle(17C2); un supplément au Théâtre des fous do Brumoy; Fraqments d'un ouvrage grec d'Anthémiut sur des paradoxes de mécaniff'ie f 1777).
Dupuy ou Dupuy de Bordes (Henri-Sébastien),
mailiématicien fraiiçain, né à Gronoblo en 1746, mort en lâiù. 11 l'ut prol'ebhcur do mathématiques à 1 Ecole do
Valence, oii il avait eu pour élève Napoléon Bonaparte, puis à l'Ecole d'artillerie de Valence. On lui doit, entre autres écrits : Eléments de géométrie pratique (1774). Il a rédigé dans V Encyclopédie de Diderot tout ce qui a trait aux fortifications passagères et permanentes. Il perfectionna aussi le forte-piano (I79i).
Dupuy (André-Julien, comte), administrateur et pair do France, né à Brioude (Haute-Loire) en 1753, mort à Paris en 1832. Conseiller au Châtelot de Paris, il fut intendant général de l'Inde française en 1789. Sans secours de la métropole, il lutta contre les Anglais jusqu'en 1800, époque de son rappel en France. Secrétaire de légation en 1802 près le congrès d'Amiens, il porta au Premier Consul le traité de paix. Il devint conseiller d'Etat, sénateur (1805), comte (1807), pair de France lors de la rentrée des Bourbons, et gouverneur civil des établissements français dans l'Inde, en 1816.
Dupuy des Islets (lo chevalier), littérateur français, né vers 1770 à Saïut-Dumingue, mort en 1831. Il émigra à la Révolutiou, servit dans l'armée de Condé, séjourna en Angleterre, et rentra en France à la suite du 18-Bruraaire. La révolution de Saint-Domingue lui avait enlevé toute sa fortune. Il eut alors recours àsa plume pour vivre, collabora à T'i Aimanach des Muses », fut chargé du feuilleton dramatique dans » la Gazette de France u . L'impératrice Joséphine, dont il était parent, lui fit obtenir une pension. On a de lui un certain nombre d'épigrammes et de pièces légères écrites dans le ton erotique, lyrique ou satirique. Il a, en outre, publié des éditions des Œuvres poétiques de Boileau et des Œuvres complètes de J.-J. Bousseau.
Dupuy (Jean-Baptiste-Edouard-Lauis-Camille), musicien suisse, né à Corselles, près de Neuchâtel, en 1775, mort à Stockholm en 1822. Il étudia à Paris le violon avec Chabran, le piano avec Dussek, et, dès l'âge de seize ans, remplissait les fonctions de maître de concerts du prince Henri de Prusse, tout en étudiant l'harmonie â Berlin, sous la direction de Fasch. Il fit ensuite un voyage de concerts en Allemagne et en Pologne, et devint, à Stockholm d'abord, à Copenhague ensuite, chanteur à l'Opéra et maître des concerts de la cour. Lors de l'expédition des Anglais contre Copenliague en 1801, Dupuy se distingua comme officier (1807). Comme compositeur, Dupuy a fait représenter trois opéras : une Folie, Félicie et Hjorn Jarnsida (ce dernier, posthume). On connaît aussi de lui do belles musiques funèbres pour le service du roi Charles XIII et de la reine.
Dupuy de LÔME (Stanislas-Charles-Henri-Laurent), ingénieur de la marine française, né à Soye, près de Plœmeur (Morbihan), en 1816, mort à Paris en 1885. Elève de l'Ecole polytechnique, il entra dans le génie maritime, dont il parcourut rapidement tous les grades. Eu 1842, Dupuy de Lôme reçut mission d'aller étudier en Angleterre la construciion des bâtiments en fer; il rit sur la question un rapport remarquable et fut chargé de la construction des deux premiers bâtiments en fer de la flotte française :
Caton et ArieL Lorsque les Anglais entreprirent de transformer en vaisseaux à vapeur leurs vaisseaux à voiles, Dupuy de Lôme présenta au gouvernement français les plans du Napoléon, vaisseau à hélice, rapide et armé de quatre-vingt-dix canons. Non sans résistance, le Napoléon fut mis en cliantier en 1848, et lancé en 1S50. Pendant la guerre de Crimée, ce vaisseau montra une supériorité marquée sur tous les bâtiments de l'ancien système. Aussi Dupuy de Lôme fut-il nommé, en 1857, "directeur des constructions navales au ministère de la marine et directeur du matériel. Il se mit aussitôt à l'étude des cuirasses des vaisseaux et, d'après ses plans, furent construites les frégates cuirassées : Gloire, Invincible et Normandie, Toutes les grandes puissances mirent, dès lors, en chantier des bâtiments sur le modèle de ceux de Dupuy de Lôme. Membre du comité de défense de Paris en 1870, il s'occupa des aérostats, et fit sortir de Paris soixante-six ballons. En 1872, il réalisa des expériences qui prouvèrent que la direction des ballons n'était pas impossible. Député du Morbihan en 1869, Dupuy de Lôme fut nommé sénateur inamovible en 1877, et s'occupa de la marine marchande.
Dupuy (Antoine), professeur et historien français, né à Bussière (Loire) en 1835. A sa sortir- de l'Ecole normale supérieure, il fut nommé professeur d'iiisroire au lycée de Brest; il se fit recevoir docteur en 1879. On lui doit : Histoire de la réunion de la Bretagne à la Finance (1881) ; le Bégime pénitentiaire en Bretagne au xviii" siècle (1882) ; la Bretagne au xviii' siècle ; les Prisons (1883) ; les Tribulations de l'abbé Kerret de Kéravel (1884).
Dupuy (Paul), médecin philosophe, né â Lamonzie- Saint-Martin (Dordogne) en 1827. Après de brillantes études à Paris, il se Hxa à Bordeaux en 1859, et professa la pathologie interne; il fut nommé professeur titulaire de cette chaire, en 1878. Dupuy a consacré de nombreux travaux à la philosophie scientifique : Essai critique et théorique de philosophie médicale (1864); un examen critique de la Métaphysique et la Science de Vacherot (« Revue théologique " de Strasbourg, 1862); Etudes sur la méthode expérimentale de Claude Bernard sur le sommeil (« Journal do médecine '■ do Bordeaux); De la nécessité des études métaphysiques ; Du rôle de la métaphysique dans les connaissances humaines; Essai sur les catégories ; Cause, force et loi (« Actes de l'académie de Bordeaux »); Du libre arbitre (1870); le Vi-ai Péril social (1878); De la démocratie en France (1882).
Dupuy (Jean), nubliciste et homme politique français, né à Saint-Palais (Gironde) on 1S44. D'abord huissier, il se tourna vers le journali.smo, fut quol(|ue temps Ïtropriétairo du a Siècle n, prit la direction du « Petit *arisien », ot devint président du syndicat de la presse Îtarisionne. Elu, comme républicain, sénateur des Ilautes- *yréuécs en 1891, il a été, à plusieurs reprises, rapporteur
Dupuy de Lôme.
Charles Dupuy.
du budget de l'agriculture, et a été nommé, le 22 juin 1899, ministre de l'agriculture, dans le cabinet "Waldeck-Rousseau.
Dupuy (Charles-Ernest), professeur et écrivain français, né à Lectoure (Gers) en 1849. Elève de l'Ecole normale, il a professé la rhétorique en province et â Paris, a été chef du cabinet de Lockroy, ministre de l'instruction pultli(|ue, puis est devenu inspecteur d'académie et inspecteur général (1895). Il a collaboré à diverses revues et a publié, entre autres ouvrages : les Parques, poème (1883); les Grands Maîtres de la littérature misse au xix* siècle (1885) ; Victor Hugo (1886) ; Bernard Palissy (1898).
Dupuy (C/mr/es- Alexandre), professeur et homme politique français, né au Puy en 1851. Agrégé et professeur de philosophie en province, puis inspecteur d'académie (1884), il fut élu, en 1885, comme républicain opportuniste, député de la Haute-Loire, ou il fut constamment réélu depuis. A trois reprises, il fut rapporteur du budget de l'instruction publique, et devint ministre de ce département en 1892. Présidentdu conseil et ministre de l'intérieur (5 avr.-3 déc. 1893), il fut élu président de la Chambre (déc. 1893), et se signala par son sangfroid , lors de l'attentat de l'anarchiste Vaillant.
De nouveau président du conseil et ministre de l'intérieur (30 mai 1894), il se trouvait auprès du président Carnot lorsque celui-ci fut assassiné à Lyon (24 juin). Il posa sa candidature à la présidence de la République, fut chargé par le nouveau président, Casimir-Perier, de reconstituer le ministère, et resta au pouvoir jusqu'après l'élection de Félix Faure (26 janv. 1895). Il fut, pour la troisième fois, président du conseil et ministre de l'intérieur, du l*"" novembre 1898 au 22 juin 1899. Après la mort du président Félix Faure, il avait été maintenu au pouvoir par le président Loubet.
Dupuy de MontBRUN, nom d'une famille protestante qui a fourni plusieurs hommes de guerre célèbres. V. MoNTBRUN (Dupuy de).
DUPUYTREN (Guillaume), chirurgien français, né à Pierre-Buffière en 1777, mort à Paris en 1835. La pauvreté rendit pénibles ses débuts. La place de prosecteur qu'il obtint, en 1794, avec le premier rang, lui donna au moins l'espoir d'un brillant avenir. En 1801, il concourait avec Duraeril pour l'emploi de chef des travaux anatomiques, et était battu ; mais, l'année suivante, il était nommé sans concours, tellement sa réputation d'anatomiste était déjà solidement établie : il cociquit ensuite les titres les plus élevés. Chirurgien adjoint de l'Hôtel- Dieu en 1808, professeur de médecine opératoire en 1812, il devint, en 1815, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, et professeur do clinique chirurgicale. P^n 1823, il fut chirurgien de Louis XVIII, puis de Charles X , créé baron , nommé membre de l'Académie de médecine et de l'Institut. Dupuytren partage avec Laënnèc et Bayle la gloire d'avoir remis "en honneur l'anatomie pathologique ; il en fit la base de ses études chirurgicales, de même que Laëunec en avait fait le point de départ de ses recherches médicales : ses opérations de la fistule lacrymale, de la taille bilatérale qui porte son nom, de l'anus artificiel prouvent son habileté d'opérateur. On l'accuse d'avoir recherché avec trop d'ardeur les honneurs et les richesses; cependant, il fit souvent preuve de désintéressement. Il légua à la Faculté une somme de 200.000 francs, laquelle servit à créer le musée d'anatomie qui porte son nom. Il faut citer de lui : Mémoire sur la fracture de l'extrémité inférieure du péroné, etc. (1819) ; Sur les étranglements des hernies (1832) ; Mémoire sur une nouvelle inanif.re de pratiquer l'opération de la pierre (1836).
Dupuytren (pilules de), pilules antisyphilitiques, qui jouissent d'une réputation méritée dans le traitement des accidents secondaires de la syphilis. Pour 20 pilules, on emploie : extrait de gaïac, 06^80 ; extrait d'opium, 08^,40 ; sublimé corrosif, 06%20. Cliacune contient oe^Oi de sublimé. Dose : 1 à 3 par jour i^Codex).
DUQUEL prou. rel. V. lequel.
DUQUESNAY (Alfred), archevêque de Cambrai, né à Rouen en 1814, mort à Cambrai en 1884. Aumônier du lycée Henri-IV, chapelain etdoyen de Sainte-Geneviève, professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne et curé de la paroisse Saint-Laurent â Paris, il fut préconisé évêque de Limoges en 1871. En 1881, il fut transféré au siège archiépiscopal de Cambrai. Il a composé Seize instructions sur la charge pastorale (1855).
DuQUESNE, comm. d'Algérie (départ, de Constantine, ]arr. do Bougie]); 3.155 hab. Centre viticole.
DuQUESNE, ancien fort, construit dans l'Amérique du Nord parles Français en 1753, au lieu où l'Alléghany et le Monongabola forment l'Oliio en unissant leurs eaux; Pittsburg s'élève aujourd'hui à cet endroit.
DUQUBSNE (Abraham, marquis), marin français, né â Dicpi'O en inio, mort à Paris en 168R. Fils d'un capitaine di' navire marchand, il s'embarqua, dès ltU7, comme lieutenant de sou père, sur lo Petit-Saint-André. Dix ans plus
Dupuytren.
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Duquesne.
tard, on 1G27, il ouvrait In sôrio do sps exploits par la prise du navire hollandais Berger. En itîjr», il prit le comniaiidoniont du ^t'tptune et donna la mesure do sa valeur lmi reprenant aux Espat^nols les îles do Lérins. En Ki38, il sauva et ramona plusieurs bû-timeuts échoués devant Fonturahio et sur le point do toniher aux mains do l'ennemi. Quelques mois apri^s, il décida la victoire do Guottari en incendiant avec un hriMot le vaisseau-amiral espagnol, et contribua ;V celles do Laredo, en Hiscayo, et de ïSantona, où il eut la niûchoire liris<;(> par un coup de mitraille. De nouveau lilessi- en mu au sic;;e do Tarraf^one, Suis, en 1G13, au combat do la (iala, il l'ut promu capitaine e vaisseau. En Ifill, Duquesne obtint do passer comme vice-amiral au sorvico do la Snùde on i;:uorro avec le Danemark, et se distingua dans plusieurs rencontres navales. Revenu en Franco ù. la paix, il contribua à la reddition de Kosas (1645). Sa belle conduite à Telamono, pendant l'expédition maritime contre l'Italie où il fut blessé, lui valut le grade de cbel' d'escadre (1017). Pendant la Fronde, il fut appelé à seconder le duc de Vendôme dans la répression du soulèvement des Bordelais, partisans de Condê et des Espagnols, et arma à ses frais une flottille.
Chemin faisant, il dispersa à coups de canon une escadre anglaise qu'il rencontra dans l'Océan , puis une escadre espagnole qui lui barrait rentrée de la Gironde, et arriva devant Bordeaux dont, peu de temps après, /es habitants se soumirent (1653). La paix des Pyrénées suspendit les exploits de Duquesne. Nommé, en 1667 , lieutenant général des armées navales, il lit partie de l'escadre blanche de d'Estréos et, pendant la guerre de Hollande, prit une part glorieuse à la bataille de Southwood (1672) et à tous les autres combats livrés aux flottes de Bankert, Tromp et Ruyter. En 1674, il reçut l'ordre de soutenir l'insurrection de la Sicile contre la domination espagnole. Parti de Toulon avec le duc de Vivonno, il battit en vue des cotes siciliennes la flotte de Melchior de La Cueva. Ruyter étant alors accouru avec dix-huit vaisseaux hollandais au secours des Espagnols, Duquesne se porta aussitôt contre lui. Les deu.x flottes se renconirèrent, près des îles de Lipari, entre Saline et Stromboli. Une première et terrible bataille eut lieu, mais demeura indécise. Duquesne, rentré à Messine, remit à la voile et ne tarda pas à rencontrer, à Agosta, près de Syracuse, la flotte de Ruyter, renforcée de celle de Francisco de La Cerda. Le chef d'escadre d'Almeiras, qui commandait l'avant-garde française, fut tué; mais Ruyter fut mortellement blessé, et son lieutenant, l'amiral de Haan, s'eufuit en toute hàto du lieu de combat où Duquesne resta toute la nuit, ses fanaux allumés. Duquesne sortit de Messine pour livrer une troisième bataille à la floite hispanohollandaise. Le duel eut lieu devant Palorme (1676). Cette fois, la victoire de Duquesne fut aussi complète que rapide ; dès le premier engagement, douze vaisseaux hollandais et espagnols, incendiés par les brûlots français, sautèrent avec leur équipage. Après d'aussi glorieux services, Duquesne pouvait prétendre au bâton de maréchal. Louis XIV le lui refusa, parce que le grand marin était calviniste et ne voulait pas abjurer : il reçut pour toute récompense la terre du Bouchot, près d'Etampes, qui fut érigée en marquisat du Ouesne ( 1 681 ). 11 fut ensuite chargé d'une expédition contre les corsaires de Tripoli, puis, eu 1682, contre-les pirates barbaresquos : il bombardaà plusieurs reprises leur principal repaire, Alger, et délivra des milliers de captifs. La dernière expédition do Duquesne fut l'expédition contre Gênes, la lidèlo alliée des Espagnols depuis un siècle et demi, et qui fut bombardée pendant dix jours (1684). A la révocation de l'ôdit de Nantes, Duquesne, seul de tous les protestants, fut excepté de la proscription : il conserva ses grades ot ses honneurs et resta en Franco. Mais ses enfants durent s'expatrier, et, miné par le cliagrin de la séparation, le glorieux vainqueur de Ruyter s'éteignit bientôt.
~ BiBLioGB. : L. Dussieux, les Oi^attds Marins du rrgne de Louis A7K (Paris, 1888); P.-J. Férct, Vie de Duquesne (Dieppe, 18-li); René d'Isle, Vie de Duquesne {XÀnxQQGS, 18i>9); Jal, Duquesne et la Marine de son temps (Paris, 1891).
Duquesne (portraits de). Los portraits de Duquesne gravés et lithographies sont nombreux. Un des plus anciens, mais d'une exécution médiocre, est celui qui a été dessiné par Habert, d'après nature.
Le meilleur est celui qii'a gravé Edelinck ot qui fut reproduit par Roljert do Launay, par Ridé (en couleur, 1787), par Voyez l'aîné, par Ficquet, par Alph. Hoilly (1822), par F.-L. Couché, par Dosrochors, par Landon (au trait), etc. Il y a encore des portraits gravés par N. Ponce (d'après C.-P. Marillier),
{)ar Piorron, par Fr. Hubert, par 'ollet (d'après Uafret),olc.
iNous Citerons trois statues do Duquesne : Tune, par Roguior, décore la cour d'entriiie du palais do Versailles; la seconde, par Daninn aîné (1812), pour la villo do Dieppe,
Batrio do Duquesne (181-1); la troisième, sculptée par De ay père, décore la Bourse do Nantes.
Duquesne (Henri, marquis), baron o'Auiionnk, marin français cl tluologion protestant, né en I6r>2, mort ù (ienùve en 17;i2. Fils aîné du grand Duquesno, il entra dans la marine royale on 16U(i, ot devint capiiaiiio do vaisseau on I67r). Il se montra digne du nom paternel. Obligé ilo s'expatrier après la révocation de l'édit du Nantes, il se
Statue de Diiqucsno tk Voraailk-a.
réfugia on Suisse, mais so refusa toujours à porter les armes contre son pays. Sur la lin do sa vie, il se retira à Geiiôve et s'y occupa de théologie ; il publia, en 1718, dos Jit^/lexions sur l'Eucharistie. — Son frère, Ahraham Duquesne, fut, lui aussi, capitaine de vaisseau.
Duquesne (Joseph-Marlc-Lazaro, vicomte), contreamiral frain.'ais, né à La Havane en 1«04, mort en 1854. Sorti, en 1821, do l'Ecole de la marine d'Angouléme, il était lieutenant de vaisseau en 1831. Il prit une part glorieuse au siège de Saint-Jean d'Ulloa, ot fut promu capitaine do corvette on 1839. Sa brillante conduite <ians l'expédition contre le Maroc, en 1844, lui valut le grade de capitaine de vaisseau. Contre-amiral en 1853, il fut mis à la tête de la station navale des Antilles.
DuQUESNOY (François), sculpteur belge, né à Bruxelles vers 1594, mort à Livourne en 1642. Il est plus connu, eu Franco, sous le nom de François Flamand, et en Italie sous celui de Francesco Fiamingo. Il reçut de son pôro, sculpteur do mérite, les premières leçons de l'art, et fut envoyé par l'archiduc Albert à Rome pour y étudier les antiques (1619). Le pape Urbain VIII lui commanda un Saint André pour la basilique de Saint-Pierre. Cet artiste excella surtout dans la représentation des sujets gracieux. Ses principaux ouvrages sont : la Justice, statue pour la chancellerie de Bruxelles; lo Saint Jean du château de Tervuereu ; Deux anges, au portail de l'église des Jésuites ; l'Amour divin foulant aux pieds l'Amour profane ; Si/ène endormi et entouré de jeunes garçons, son chefd'œuvre ; Apollon et Mercure, groupe de bronze; l'Amour taillant son arc avec un couteau; la plupart des ornements du baldaqiûn à Saint-Pierre de Rome; la Sainte Suzanne, dans 1 église Notre-Dame de Lorette à Rome ; le buste du cardinal Maurice de Savoie; le tombeau de marbre de Gaspard de Wischer, dans l'église De Anima à Naples; le Concert des Anges, grand bas-relief dans la même église; etc.
DuQUESNOY (Jérôme), sculpteur belge, né en 1612, mort à Gand en 1654. Il était frère du précédent, qu'il accompagna en Italie, et fut également un artiste fort distingué. Philippe IV, roi d'Espagne, le nomma son sculpteur en 1645. Revenu dans sa patrie, il exécuta dans la cathédrale de Gand le magnifique mausolée de Triest, évêque de cette ville, et fut nommé architecte et ingénieur de la cour.
DuQUESNOY (Ernest -Dominique- François-Joseph), homme politique français, né à Bouvigny-Boyeffles (Pasde-Calais) en 1748, mort à Paris en 1795. Il fut d'abord moine, puis cultivateur dans son pays. L'ardeur de ses opinions révolutionnaires lui valut d'être nommé député à l'Assemblée législative. Réélu à la Convention, il remplit une première mission à l'armée du Nord (oct. 1792), revint à Paris voter la mort du roi et lutter contre la Gironde, et retourna dans le Nord, où il se fit remarquer par son énergie; à Wattignies, il marcha avec Carnot en tète des troupes républicaines. Rentré à la Convention après le 9-Thermidor, il s'opposa au mouvement de réaction. Son attitude le fit décréter d'arrestation et transférer au château du Taureau, sur un îlot do Bretagne. Ramené à Paris et jugé par une commission militaire qui le condamna sans avoir entendu sa défense, il se poignarda au sortir de l'audience, avec cinq de ses collègues poursuivis comme lui : Romme, Goujon, Bourbotte, Duroy etSoubrauy . — Son frère, le général Duquesnoy, se distinijua à l'armée de Sambre-et-Meuse et à la bataille de Wattignies. P'n Vendée, il battit Charette au Pont-James. Il commandait la colonne Infernale et s'intitulait n le Boucher de la Convention u. Il fut destitué après lo 9-Thermidor. Il mourut eu 1797.
DuQUESNOY (Adrien-Cyprien), homme politique et publicisto, né ;i Briey en 1759, mort à Rouen en 1808. Il fut d'abord avocat à Nancy et syndic de Lorraine et de Bar. Envoyé aux étals généraux par le bailliage de Bar-lc-Duc. il s'attacha au parti du duc d'Orléans, tout en étant l'ami et l'admirateur do Mirabeau. Il futuu des principaux promoteurs do la division du royaume on départements, proposa qu'il n'y eîit qu'une seule Chambre, quo lo roi sanctionnât la Constitution civile du clergé. Vers la fin do la session, il devint royaliste ardont. Maire de Nancy on 1792, il se trouva compromis après le 10-Août par les pièces découvertes dans l'armoire de fer. Emprisonné pendant la Terreur, il fut acquitté, après lo 9-Thermidor. Bonaparte, ayant confié ù son frère Lucien le ministère de l'intérieur, plaça Duquesnoy auprès de ce dernier on qualité de membre du conseil de commerce, chargé do rf'digor la Statistique de la France par départements. Destitué comme maire pour avoir désobéi au Premier Consul (1804), ayant perdu sa fortune on fondant des établissements philanthropiques, il alla se noyer dans la Seine, près de Rouen. Sos principaux ouvrages furent un lierueitde mémoires sur les hospices et établissements d'humanité, traduits de l'anglais et do l'allemand ; une Histoire des pauvres, traduite de Rugle ; un Mémoire sur ièdi^ation des bâtes à laine, etc., ot nombre de traductions d'ouvrages de statistique.
DuQUET (Alfred), historien français, né à Montlhôry (Seine-ot-Oise) en 1842. Avocat à Paris, il s'est fait connaître par dos ouvrages très estimés sur l'histoire militaire. Nous citerons do lui : Freschwitler. Chdlons, Sedan (1880); ta Guerre d'Italie (1881); Guerre de f870-i8H : Les grandes batailles de Metz. Les derniers Jours de l'armée du lihin (1887); la Guerre de iS70-l87i : Paris, œuvre considérable et remarauable dans laquelle l'auteur raconte le siège do Paris, depuis l'alTaire do Châtillon jusqu'à la capitulation ot l'entrée des Allemands (1890-1899). Citons encure de lui : la Dataille de Solférmo (1897).
Du DuiLIO (Antoine-Louis-Mario Le CoritTiAur-T).
marin frauçais, no on 1815, mort en 1877. Admis à. l'Ecole navato on 1831, il était capitaine do frégato en 1854. Aido de camp do Charnor, lors de l'expédition de Chine, il fut promu capitaine de vaisseau (18(î0) et commanda une colonno contro Mytlio, on Cochinchino. Capitaine do pavillon do l'amiral Jaurès, du Quilio so distingua A Siinonosaki. Contre-amiral on 1870. il commanda lo 5* secteur do l'enecMute j)nndant lo siège do Paris ; en 1872, il fut mis ù la tèto do la division navale do l'Atlantiqno du Sud, et, jus<|u'en mai 1877, il commanda la marine do l'Algérie.
DUQUOIN, ville des Eiais-Unis (Illinois [comté do Perry]), dans lo bassin du Mudy Crook ; 4.050 hab.
DUQUESNE — DURAMEAU
DUR, DURE (lat. durus, môme sens) adj. Ferme, solide, difficile à jjénétror, à entamer : Le porphyre est plus ddb que le marbre. Il tjui n'est pas tondre, qui n'est pas mou : Un lit DDR.
— Fijg. Rude, dépourvu de souplesse, do douceur : Avoir les traits durs, la voiœ dure. Des vers durs, il Qui n'est pas all'ectuoux ou sensible; qui a quelque chose d'otTensant : Faire ttne réponse duue. Beaucoup d'homrnes .îe croient forts parce qu'ils sont durs, ii Endurci, courageux, constant ; Ftre dur au travail, à la souffrance. \\ Fâcheux, affligeant, difficile à supporter : // est dur de se voir calomnier. Il Pénible, austère : Les chartreux mènent une vie nuuK. Il Difficile : Etre dur à émouvoir. \\ Qui nécessite do pénibles eiForts : Outil dur à manier. Escalier dur.
— Loc. div.: Œuf dur. Œuf soumis, dans sa coque, à l'ébullition, jusqu'à ce que le jaune et le blanc soient devenus solides. Il Dain dur, Pain rassis, très rassis, ii Temps dur, Temps extrêmement froid. — Epoque malheureuse, pénible à traverser : Les temps sont durs. 11 Vin rfwr, Vin qui a beaucoup d'âpreté. ii Eau dure, Eau impropre à cuir© les aliments et à dissoudre le savon, parce qu'elle est
* chargée de sels calcaires, ii Tête dure. Intelligence dure. Entendement dur, Esprit peu ouvert, qui ne comprend ([ue très difficilement. — Avoir la tête dure signifie aussi. Etre entêté, obstiné dans ses idées, dans ses goiits. il Avoir l'oreille dure, Etre dur d'oreille, N'entendre pas bien, être un peu sourd, li Etre dur à digérer. Etre de dure digestion. Se disent, au rig., de ce qui est difficile à endurer ou à croire. (On dit aussi : Dur à avaler.) il Itendre à quelqu'un la vie dure. Le rendre malheureux, il Etre dur à la détente. Se dit d'une arme à feu dont la détente ne part pas facilement. — Fig. Etre avare, avoir de la peine à donner do l'argent, à payer. (On dit aussi, en ce sens : Etre dur à la desseri-e.) il Eti'e dura la vente. Se dit d'uue marchandise dSnt le débit est difficile, ii Etre dur à cuire. Ne cuire quo lentement : Légume dur A cuire. — Fig. et fam. Etre aguerri, endurci par un long exercice ; avoir une volonté forte, un caractère déterminé. — Substantiv. : En dur à,