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COFFRE

— Archéol. Sorte de toile normande, en usage au xviii* siècle, ayant 2.800 fils à la chaîne, sur 70 portées de 40 fiis. (Les roffres devaient être faits de pur lin, chaîne et trame, sans mélange aucun de chanvre.)

— Art milit. V. partie encycl.

— Constr. Partie intérieure d'une cheminée , où la fumée se rend avant de pénétrer dans le conduit, ii Machine à coffres, Appareil employé pour la fabrication du béton.

— Hortic. Rectangle que l'on forme avec des planches placées de champ, pour poser dessus des châssis ou panneaux. Il On dit aussi caisse.

— Manég. Coffre à avuiite, Nom donné à dos chevaux do haute taille qui consomment une grande quantité davoino. (Un cheval qui a un grand coffre, un beau coffre, est celui qui a les âancs développés.)

— Mar. Espace intérieur d'un navire entre vaigrages. il Coffre d'amarrage. Caisson éianche cylindrique »

amarré fortement sur des chaînes allant au fond de l'eau et portant une boucle d'amarrage

graphe marin, il Coffre à vapeur, Partie rapportée à la tace supérieure d'une chaudière et destinée à contenir la vapeur.

— P. et chauss. Assemblage de pièces de bois et de madriers formant une caisse sans fond.

— Techn. Caisse de bois renfermant la bluterie dans un moulin, ii Sorte de tuyau que l'on emploie dans lo sondage d'un puits, dans les couches inférieures de sable : Les coffres sont destinés à résister à la poussée latérale dessables mouvants, il Corps d'un piano, d'une contrebasse.

Il Partie d'une voiture sur laquelle on place les coussins, et qui consiste en une espèce de caisse fermée d'un couvercle. Il Partie d'un autel située au-<lessous de la talile, et dans laquelle on met ordinairement des reliques, n En terme de potier. Sorte de grande caisse rectangulaire avec une seule ouverture à la partie supérieure pour lo passage des pilons opérant la trituration des matières premières, n Caisse en bois, doulilée en plâtre tenu constamment humide, et dans laquelle on déjiose les poteries ébaucliées dont la dessiccation menace d'être trop prumpte.

Il Cliâssis en chêne qui, dans l'ancienne presse en bois, servait à porter le marl)re sur lequel on plaçait la formo à imprimer, n Chambre d'écluse.

— Véner. Ce qui reste de l'animal quand, après la curée, on en a enlevé la nappe, les bois et les menus droits.

— Zool. Genre de poissons plectognatiies, sous-ordre des sclérodermes, famille dos osiraciuniilés. dont le nom scientifique est ostracion. >i Nom vulgaire de plusieurs coquilles.

— Loc. div. 7?/re comme un coffr**, Rire à gorge déployée, en ouvrant démesurément la bouche, une bouche large comme un coffre ouvert, u Raisonner comme un coffre. Déraisonner. (Jeu de mots sur résonner et raisonner.) \\ Piquer le coffre, Faire antichambre, parce qu'on trouvait autrefois dans les antichambres dos coffres servant de banquettes à ceux qui attendaient le moment d'être reçus.

Ij Mourir sur un coffre. Mourir misérablement, comme une personne qui, n ayant pas même un Ut. serait réduite à coucher sur un coffre, ii S'en/endre à une chose comme à faire un coffre. Ne pas s'y entendre du tout.

— Loç. pRov. : Cette fille est belle au coffre, Elle n'est pas belle, mais elle a une grosse dot.

— Encycl. Art milit. On donne quelquefois le nom de coffre à la masse de terre élevée puur couvrir les pièces d'une batterie de siège, et que l'on qualifie plutôt à-'épauleinent. ■

On appelle également « coffres » différentes sortes d'ouvrages établis soit dans les fossés d'une j'Iace. sort dans la contrescarpe même, derrière le mur de revêtement, et qui sont destinés à mieux assurer le flanquemont de certaines parties de la fortification, dont, par suite de leur position, il est difficile de liatire directement les abords.

— Coffre à munitions. Nom donné aux cais^.es fixées sur les caissons et renfermant les munitions, au transport desquelles ces voitures sont destinées. Depuis 1827 ces coffres ont une forme extérieure rectangulaire, avec couvercle plat ou très légèrement bombé, sur lequel les canonniers peuvent s'asseoir, ce qui permet de les transporter en même temps que les pièces qu'ils doivent servir. Les coffres ainsi disposés sont placés en travers sur les caissons, leurs grands côtés parallèles aux essieux de ces voitures qui, depuis lors, en portent deux, plus un troisième sur l'avanttrain. Dans le matériel de 90"-/'°, les deux coffres de l'arrièretrain ont été remplacés par un seul de dimension double et de forme à peu près carrée. Les coffres actuels sont à tiroir; ils s'ouvrent, non plus par le relèvement du couvercle, mais par le rabattement d'un des côtés, lequel forme ainsi une sorte do table très commode pour la distribution et la manipulation des munitions. On amène sur cette labie, par un mouvement de tiroir, les différents joor/e-c/tarf^es et por/eobus, sortes de caisses à claire-voie contenant: les uns, cinq gargousses. les autres, cinq projectiles; puis on les repousse à leur place après les avoir vidés. Dans le nouveau matériel des canons à tir rapide, les projectiles, réunis aux charges, sont placés dans des sortes de paniers qu'on peut enlever successivement et déposer à terre, à côté même de la pièce, pour y puiser directement les munitions.

Les coffres contiennent, outre les projectiles, différents accessoires, tels qu'étoupilles, hausses de rechange et autres objets nécessaires au service des pièces.

Les coffres servent encore à transporter, sur leurs couvercles, non seulement les servants assis, mais différents objets et notamment les havresacs des canonniers, arrimés aux poignées et dossiers dont ils sont munis.

Les munitions d'infanterie sont également transportées dans des coffres de même forme extérieure que ceux de l'artillerie, dont ils se distinguent, soit par la couleur, soit par des indications spéciales et par certains détails recounaissables même dans l'obscurité, pour éviter les

Coffres d'amarrage :

Circulaire; 2. Reclanfïulaire.

pour les chaînes dos vaisseaux, ii Coffres à air, Caissons étanches d'une embarcation do sauvetage, il Coffres à pavillons, Caisson en bois servant à ramasser le tolé-

Coffre (l'avaut-train (modèle 1880-1890).

erreurs. Les cartouches y sont arrimées par paquets^ réunis eux-mêmes en trousses pour en faciliter la distribution. Ces coffres sont transportés, soit sur des caissons du modèle de l'artillerie, soit sur des caissons légers d'infanterie, dont chacun n'a qu'un seul coffre, soit sur des voitures de compagnie, qui en comportent deux.

— Coffres à outils. Certaines voitures do l'artillerie, telle que la forge et le chariot do batterie, ont. sur leur avanttrain, un coffre extérieurement tout semblable aux coffres ù, munitions, mais destiné simplement ù. transporter des outils, des fors à cheval, etc.

— Archéol. Lo coffre est lo meuble par excellence du moyen âge : c'est le premier meuble que l'épousée apporte

Coffre (lit île ■• Siuntp-Colonibe > (époque luérovtugienne).

«jffre de voyage {xviiio s.).

; 1. Cyruu ; 2. Fortifli?,

cht>z ollo ; dtSnvô de l'archo antique, il sert do siège ol d'arinoiro. Suivant les èpo(iuos, ses dimensions varient, mais surtout ïies ornements s(!ul|it(5s. Do l'orme (juadranf^u lairo burlon^ue, monté surdes pieds, il a SOS ais renlorcôs de peiituros.d'eiicoi- ^'uuros, do pa t to s laites ordinairement de fer. Sou couvercle, toujours plat, à cliarniôros, se forme avec une serrure ou un cadenas. Souvent, habillé complôtoment de cuir, couvert do rosaces eu cuivre reperce ou en étain fondu, ou de clous san s nombre disposés on dessins réguliers, il devient, dés le xiii" siècle, un véritable objet d'art. On divisait les coffres en deux grandes catégories : ceux d'ameublement, qui servaient même d'autels, et ceux dits de bahut, destinés à babuter ou transporter les objets, et qui avaient leur couvercle bombé. (V. bahdt.) L'importance des coffres diminue vers le milieu du xvr siècle par l'usage plus fréquent des cabinets et armoires et des buffets, puis, au XVII*, des commodes, etc.

— Zool. Les coffres sont de taille petite ou moyenne, atteig nan t rarement 50 centimètres de long. Loup corps polygonal, à arêtes vives, suivant la forme de la cuirasse inflexible et formée de pla- Coffrt (lues polyédriques de nature osseuse, ne laisse que les nageoires et la queue mobiles. Les trente-cin(| espèces connues, de couleurs peu variées et peu brillantes, habitent les mers tropicales. Une des [dus connues est le coffre à quatre cornes {ostracion quadricomis), de l'océan Indien. Deux espèces apparaissent , mais très rarement, dans la Méditerranée : ostracîon 7iasus, aussi dans l'Atlantique sud, et Yostracion frii/onus.

COFFRE-FORT {for') n.

m. Sorte d'arnioire solide et solidement fermée, le plus souvent métalli({ue , dans laquelle on enferme l'argent, les bijoux et divers objets de prix, ii PI. Des

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