COFFRES-FORTS
— Parext. Biens, fortune, richesses : Le coffre-fort est tout-puissant en civilisation. (Fourier.)
— ram. Gentilhomme du coffre-fort ou même simplement Coffre- fort, Homme extrêmement riche et épris do ses ricliesses. il Son cœur est un coffre-fort. Se dit d'une personne cu^iide, ot qui n'a d'autre sentiment que l'amour des rii.-hessos.
— Encycl. Les coffres-forts modernes sont construits avec enveloppe extérieure en fer ou acier séparée d'une seconde enveloppe intérieure par un espace rempli de substances ignifuges. De plus, dos serrures spéciales à combinaisons, serrures dites de sûreté et à secret, s'opposent à ce que ion ouvre lo meuble si l'on no connaît pas la combinaison employée. La porte est construite d'après le même principe, c'est-à-dire à double enveloppe.
COFFRER (ko-fré — rad. co^re) v. a.
Fam. Kmprisoniior : Coffrer un ivrogne.
Coffré, ée part. pass. Mar. \avii-e bien co/fr/i, Navire qui a la muraille des gaillards élevée et bien fermée.
COFFRET UcO'frè — dimin. do coffre.
— Le t no se lie pas ; au plur., l's se lie ; dites : des Ico-frê-zornés) n. m. Petit coffre, polit meuble fermé à clef, et, le plus souvent, destiné à serrer des bijoux ou d"autr(!s objets pré<:ieux : Coffket d'or, d'ivoire, d'aoer, de bois de n/se.
— E.NCYci,. Arrhéol. L'antiquité no connut pas moins ipie nous la recherche dans cotte sorte de meut)les; elle avait lapi/ns, boîto rouile ou carrée on bois précieux, en ivoire, en bronzo. on or ou argent, destinée à serrer les parures ot bijoux. Au moyen ùgo, ces meubles, à. cause dos déplacements fréquents des soigneurs, prirent une grande importance, l^os églises en avaient, où elles renfermaient les vases sacrés ot les reliques. Ces dosCinatioiis diverses étaient lo prétexte à nno ornomontation variée; on y gravait des scènes profanes ou des scènes religieuses; on ômaillait les ferrures, on frappait arlistoment lo cuir. Los arrisios do la Renaissance ont laissé Ao^roffri-ts ijui sotit des merveilles do ciselure. On cite lo coffret du musée lio Naples, dont les plaques do cristal sont ehargées do di'ssins gravés d'après Poly dore de (Jaravago. Cotto trailition d'élégance se retrouve encore au xvir siècle, comme le prouve lo coffret offert par Mazarin ù Anned'Autrichiî {aiij.aii musée du Louvre;. Il nsl (^ouvert de délicui-s rinceaux d'or. Dans les derniers siècles, on im fabrique plus guère que des coffrots à bijoux, qui sont des pièces d'orlèvrerii'. De nos jours, loscoffrota ne sont plua.
Coffre -fort.
Coffret funéraire égyptien.
on général, que dos produits do tabletterie et, tout & fait oxce[)iionneilement, d'orfèvrerie.
— Coffrets funéraires. On trouve près des sarcophages égyptiens de la région tliébaine des coffrets en forme de pylônes, auxquels Tes archéologues ont donné le nom de coffrets funéraires, et qui contiennent dos Hgurines qui, probablement, sont la représentation d'esclaves qu'on enterrait autrefois avec le maii.ro et qui devaient le servir dans lo monde infernal.
~ Art milit. Coffret d'affût. L'ancien matériel de campagne Gribeauval comportait un petit coffret porté entre les flasques de l'affût et contenant quelques cartouches à boulet ; de 9 â 18,suivant les calibres. On a également placé des coffrets d'art'ùt sur l'essieudes canons de 4, modèle 1858; disposés do chaque côté dos flasques, ils contenaient chacun deux coups à mitraille. Les canons prussiens avaient des coffrets semblaldesiiui, do plus, étaient disposés de manière à pouvoir porter chacun un servant. On a imité ce dispositif dans les canons français de 5 et de 7. Ces mêmes pièces do 5 et 7 purtaient un coffret dit de flèche, parce qu il était ménagé dans la flèche même de 1 affût métallique. Les affûts de 80 "'/'» ot de go"/'» on ont également un, qui sert à transporter divers accessoires.
~ Coffret de (fiberne. V. giberne.
COFFRETERIE [ri) n. f. Métier, commerce du coffretier : Faire furiune dans la coffreterie.
COFFRETIER {ti-é. — L'r ne se lie pas ; au plur. \'s se lie) n. m. Autrefois, Fabricant ou marchand de coffrets, labletier. Il Coffretier-emballeur, Ouvrier qui faisait des caisses et qui emballait pour le commerce. (On dit aujourd'hui LAYETiiR.)!! Coffretier-malletier, 'litre que portaient autrefois les fabricants de coffres, malles et armoires.
(On les appelait aussi bahutiers.)
— Encycl. Les ouvriers de la corporation des coffretiers faisaient les coffres et bahuts de bois, et aussi toutes les malles, valises, en vannerie. Ils fabriquaient aussi les étuis pour armes à fou, et autres articles de voyage, pourvu qu'ils fussent faits do bois et d osier ; et ils tenaient aussi les courroies complétant ces objets.
COFICHE n. f. Nom vulgaire, sur le littoral, de roreille do mer ou abliotide. il On écrit aussi coffiche.
COFIDÉJUSSEUR (du préf. co, ot de fidèjusseur) n. m. Dr. rom. Nom donné à chacun dcceux qui ont cautionné un mémo débiteur pour une même dette, dans la forme de la tidéjnssion.
— Enctcl. Au cas de pluralité de fidéjusseurs. chacun était obligé pour le tout envers le créancier. Celui-ci pouvait faire choix de l'un d'eux et le poursuivre pour lo tout, sauf les tempéraments résultant de la loi Cicorcia et de la création du bénéfice de division. Le cofîdèjusseur qui avait pa^'é pouvait recourir non seulement contre lo débiteur principal, mais aussi contre les cofidcjussours, s'il prouvait qu'il y avait entre eux un lion do société. Lo cofldéjusseur pouvait aussi exiger du créancier la cession d'actions pour recourir contre les autres cofidéjusscurs dans la mesure de ce (jue chacun devait définitivement supporter. V. cautionnkmfnt, kidfjlssion.
COFONDATEUR, TRICE (du préf. co, ot do fondateur) a. Celui, celle qui fonde avec d'autres personnes.
COGALNICEANO (Michel ), historien, professeur et homme d'Eiat roumain, né à Jassy en 1817. mort à Paris on 1891. En IS43, il fonda lo journal le J*ro(jrês- En 1848, il était à la têto du soulèvement contre Michel Stourdza. En 185G, il fonda YEtoile du Danube. Elu député au divan ad hoc en 1857, il fut un dos propagateurs los plus zélés de l'union dos Principautés roumaines. L'union accomplie, il fut chargé par Cou7a do la formation du ministère (18'.9V ISn isfio. il c-êa l'université do Jassy. A l'arrivée du prince Charles do Ilohenzotlorn au trôno des Principautés, Cogalniceano fut ministre de l'intérieur
Armes de la corporation des coffretiers.
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CoPFRETS : 1. Mf^rovlnRlon ; 2. Do sftlnt Loiifg (1260 (Louvre]) ; 3, A bijoux (Kpnn[»aaiic«) ; 4. A bijoux (Liiui» X.VI).
do 1«68 à 1870, puis ministre dos affaires étrangères (1870-1878) Kn 1880, il fut envoyé comme ministre plénipotentiaire à Paris. Cogalniceano émancipa los Bohémiens, los paysans, les Arméniens, promulgua des lois communales, civiles ot criminelles, ot modifia renseignomont de fond en comble. On ado lui : //istotre de la Vnlachie et de fa .ï/o/f/ni'f(!(lîerlin, 1837); LesopisvUle Moldnrei si a Vnlachiei n Chroniques de ta Moldavie ol do la Valachio • (I87Ï) ; Docuuwntt istnrice ; une /'esquisse sur les tziganes; etc.
COOENT ijan), ENTE (du lat. cnqcre, forcer) adj. En
T. do pliilos!. yni contraint : yécc-isité cooi ntb.
COOER (labbé Krançois-Mario), recteur do l'univorsiié do Purib« où il était uà on 1723. mort en 1780. U a publié