‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 92 sur 870 · COGNATS · texte numérisé non relu

COGNATS

— Anton. Agnat.

— EncYCL. "V. AGNAT.

COGNATION [kogh, si-on — rad. cognât) n. f. Dr. rom. Lien de parenté entre tous les descendants d'une même souche; parenté des cognats.

— Encycl. La cognatton était la parenté naturelle, par opposition à Vagnatiun, parenté purement civile. Les cognais étaient les parents par lo sang, sans distinction de ligne ni considération de puissance; on comprenait parmi eux non seulement tous les agnats, mais aussi tous les parents par le sang qui n'étaient pas agnats, c'est-à-dire les descendants par les mâles ayant fait l'objet d'une capitis diminutio, et les descendants par les femmes. Les seuls effets civils de la cognation étaient, à l'origine, des empêchements au mariage. Le droit prétorien commença à faire produire des effets importants à la cognation, en matière de succession, en donnant la honorum possessio unde liberi aux enfants émancipés ou donnés en adoption, et aux mêmes personnes la bonorum possessio contra tabulas, si elles n avaient pas été instituées ou exhérédées; puis il déféra aux cognats, par la bonorum possessw unde cognait, la succession des personnes décédées sans laisser d'agnats. C'est aussi le lien de cognation qui a été pris en considération par les deux sénatus-consultes Tertulhen et Orphiiien, établissant un droit de succession réciproque entre la mère et l'enfant. Sous Justinien, Tagnation disparut, et le système nouveau de succession, créé par les Novelles, fut'basé sur la cognation.

COGNATIQUE [kogh — rad. cognât) adj. il Dr. Succession cognatique. Succession dévolue aux cognats.

— Anton. Agnatique.

COGNE {gn mil. — rad. cogner) n. m. Arg. Gendarme, policier, il On dit aussi cognard.

COGNÉE {gné [gn mil.] — du lat. pop. cuniata, hache en forme de coin, de cuneus, coin) n. f. Sorte de hache à fer étroit, à long manche, qui sert à abattre les arbres : Cognék de bûcheron.

— Loc. PBOV. : Jeter le manche après la cognée, Se rebuter, abandonner totalement une entre- ]irise, par dégoût ou par découragement, li Aller au bois sans cognée, Entreprendre qnel- <[\io i liose sans avoir ce qui est nécessaire au succès.

I Mettre la cognée à l'arbre, à la racine de l'arbre, Entreprendre vigoureusement une affaire, et, particulièrement, la destruction de quelque chose.

COGNE-FÉTU {gn mil.) n. m. Fam. Homme qui se donne beaucoup de peine pour ne rien faire, comme celui qui se fatiguerait à frapper de grands coups pour rompre des fétus. {Peu usité.) n PL Z>es cognk-fêtd ou cogne-fétus. — A signifié autrefois Cardeur de laine.

COGNER (//n mil. — du lat. cuneare, fendre en frappant sur un coin) v. a. Enfoncer en frappant dessus : Cogner 1/» clou, une cheville, il Fig. et fam. : Cogner une idée dans la tète de quelqu'un.

— Loc. fam. rogner un /"^/u. Mettre ses soins à des choses inutiles. (Peu usité.)

— Pop. Battre : Cogner ses enfants.

— Heurter par accident : Cogner un passant.

— v. n. Frapper, heurter : Cogner à une porte, w Pop. Donner des coups, battre : Bas les pattes, ou je cognk!

Se cogner, v. pr. Se heurter : Se cogner contre un «irAre.

II Heurter contre un obstacle quelque partie de son corps : Se cogner le pied contre une pierre. — Fig. et fim. Se cogner la tête contre le mur. Entreprendre une chose impossible, se heurter à dos difficultés insurmontables.

Il On dit aussi dans le sens de Etre au désespoir, En être réduit à se tuer de désespoir : s'en cogner la tête contre les murs.

— Mar. anc. Se cogner en mer. Prendre le large.

— Pop. Se battre ; Ils se sont rudement cognés.

COGNET {gnè [gn mil.]) n. m. Rôle de tabac disposé en cône.

COGNEUX ou COIGNEUX {gneîi. {gn mil.]) n. m. Sorte de batte, en bois ou en métal, munie d'une tête, avec laquelle lo fondeur frap].e, cogne le sable à moule, principalement dans les angles.

COGNIARD (Charles-Théodore et Jean-Hippolyto), autours dramatiques, nés et morts à Paris (1806-1872, pour le premier; 1807-1882. pour le second). Les deux frères débutèrent en 1831 par une pièce qui eut un vif succès : la Cocarde tricolore, et, depuis lors, ils écrivirent ensemble, et parfois avec la collahoration de Desnoyers, Paul de Kock, Dumanoir, Clairville, etc., près de deux cents pièces, drames, comédies, vaudevilles, farces, opérettes. Kn 18i0, ils prirent ensemble la direction delà Porte-Saint- Martin, que Théodore conserva seul quelque temps après (184S}, pendant qu'Hippolyte devenait directeur du Vaudeville, puis dos Variétés (1854-1869). Parmi leurs pièces, nous nous bornerons à citer: le Pays latin (1832); U

Royaume des femmes (1SZ2) ; tes Chauffeurs {iS3ô); Bobèche et Galimafré (1837); Bruno le fileur (1837); la Fi'le de i air {IS31)', Bothomago {l&AO); la Biche au bois (ISib); la Chatte b latic lie {lSb2); les Bibelots du diable [iSbS) ; le Pied de mouton (1860); etc.

COGNIET (Léon), peintre français, membre de l'Institut, né et mort à Paris (1794-1880). Elevé de Guérin, il obtint le prix de Rome en 1817. La première œuvre do Cogniet qui ait été remarquée est : Marius sur les ruines de Carthaqe. Il obtint un égal succès avec le Massacre des innocents. Il peignit ensuite saint Etienne portant des secours à une pauvre fa mille, pour l'église Saint- N icoIas-des-C h a m p s , pendant qu'il exécutait pour le musée de Versailles la Garde nationale partant pour l'armée en 1792. Le Tintorei peignant sa fille morte.

l'œuvre la plus populaire de Cogniet, date de i845.Un des plafonds du Louvre, Bonaparte dirigeant les travaux des savants en Egypte, est d'une venue moins heureuse, et ne se défend pas assez de la froideur officielle. Professeur de dessin au

Cogniet, d'après Bonnat.

collège Louis-le-Grand, Léon Cogniet entra plus tard, au même titre, à l'Ecole polytechnique, où il est resté fort longtemps. Son érudition peu commune, sa longue expérience lui firent remplir avec éclat ces fonctions de professeur. Ses conseils étaient non moins eotités à l'Ecole des beaux-arts. On a de Cogniet d'excellents portraits : ceux de Louis Phili/>pe dans sa jeuties.fe ; le Maréchal Maison ; Monsieur de Crillon ; etc. Léon Bonnat, son élève, a fait de lui un vigoureux portrait qui est au musée du Luxemitourg, et Chapu a sculpté le médaillon de Cogniet sur son tombeau au Père-Lachaise.

CoGNXN, comm. de la Savoie, arrond. et à 2 kilom. de Chambéry, sur l'Hière, affluent de la Leysse, au pied du mont de l'Epine ; 1.209 hab. Minoteries, ateliers de constructions mécaniques, fonderies de cuivre, fabriques de ciment.

COGNITIF, IVE [kogh — du lat. cognitvs, connu) adj. En T. de philos.. Qui est relatif à la connaissance, il yui est capable de connaître : Faculté cognitive.

COGNITIO {kogh, si-n) n. f. Dr. rom. Mot latin désignant tout examen de faits auquel se l'vrait un magistrat dans les affaires qui lui étaient soumises. (On disait alors que le magistrat statuait rognita causa.)

— Enctcl. Dans cet ordre d'idées, une restitutio in integrum n'était jamais prononcée qu'après une cognitio rausaf. Spécialement, on a donné le nom de cognitio extra ordinem ou extraordinaria au troisième système de procédure qui a été usité chez les Romains. Il était arrivé parfois, sous le système formulaire, que le magistrat statuât lui-même, au lieu de désigner un juge : il en était ainsi, par exemple, dans des cas où le droit civil et le droit prétorien étaient muets, comme en matière de fidéîcommis. D'autre part, quand un procès était porté devant l'empereur, il n'y avait pas lieu à nomination d'un juge, et le fonctionnaire délégué jugeait définitivement. Ce qui était l'exception devint la règle, et le svstème de la cognitio e.rtraoraiyiaria fut consacré par une constitution de Dioclétien (an 294).

COGNITION (A-nç/i, si-on — lat. cognitio; do cognoscere, supin coiinitum, connaître) n. f. En T. de philos., Acte intellectuel par lequel on acquiert une connaissance, il Connaissance.

COGNITOR(A-oj7/i) n.m. Dr. rom. Mot latin désignant une personne que le dominas litîs se substituait pour soutenir un procès.

— Encycl. Sous le système des actions de la loi, on ne pouvait pas plaider par l'intermédiaire d'un représentant. On l'admit sous le système formulaire, dans quelques cas d'abord, puis dune façon générale. Le mandataire ad litem était tantôt un cognitor, tantôt un procurator. La constitution d'uD cognitor exigeait l'emploi de formules solennelles et la présence m Jure du plaideur qui se faisait représenter, ainsi que de son adversaire. Pour être cognitor, il fallait être capable de plaider pour son propre compte. Le cognitor s'identifiait complètement avec le dominut litis; à tel point que la chose jugée vis-à-vis du cognitor l'était vis-à-vis do celui qu'il représentait.

COGNOIR {gno-ar' [gn mil.]) n. m. En T. de tvpogr.. Morceau de bois dur taillé en biseau ou sifflet, aont on so sert pour serrer et desserrer les formes, ti On dit plus ordinairement décognoir. (Cet outil so fait aussi eu fer.)

COGNOMENf/co(7A.7»îèn'— mot lat.; de CKTïî. avec, et ïiomen, nom) n. m. Surnom qui distinguait soit un individu à la suite de quelque action d'éclat ou en conséquence de quelque particularité, comme Africa-'us. Xumidicus, Coi^nnus, etc. ; soit les différentes branches d'une gens, comme Ctcero, Scipio, tandis que lo nomen désignait la gens entière, et le prs'nomen l'individu. Les surnoms se multiplièrent sous l'Empire, au point que le nom complet de tel consul du u* siècle ne comprenait pas moins de trente-huit mots.

COGNOMISME {kogh, ?nissm' — du lat. cognomen, surnom) n. m. Habitude, action ou manière de donner des surnoms.

COGNOSGIBILITÉ n. f. Qualité de co qui est cognoscible.

COGNOSCIBLE {kogh-nos-sibV — du lat- cognoscere, connaître) adj. En T. do philos., Qui est accessible à l'intelligenco humaine.

COGNOSCO [Icogh-no-sko) n. m. Sorte do mastic dont on se sert pour remplir les gélivuros des arbres, afin d'empôchor riiumidité de pénétrer au cœur et de le pourrir Il On écrit encore cogdhnosco.

COGOLETO, comra. d'Italie (Lif»urie [prov. do Gônosl), sur lo gulio do Gôiius ; 3.500 hab. Pôciio ; t'onderio. Copuleto prétend être 1l> liou do naissaiico do Cliristoplio Colorai).

GOGOLIN, comm. du Var. arrond. ot à 32 kilom. do Drajîuigtiaii; 2.051 hal). CU. do f. dllyùros à Saint-Haiihaël. Basaltes, laves. Faljrîtiuos do bouchons. Aux environs, sulfure do zinc ot do for, amiuoi on a donné le nom de cotjolinite. Restes d'un ancien château.

COGOLINITE (do Cofjûlin, n. do lieu) n. f. Sulfure naturel do zinc et do fer.

COGOLLO, comm. d'Italie (Vénôlie [prov. de Vicence]), surl'Astioo, affluent du Bacchi'jliuno; 2.-100 hab. Marbre.

GOGOLLUDO, villo d'Kspaiîno ( Nouvelle-Castille [prov. do Guadalajaraii, àquelcjue distanco du Hénarès ; 1.270 liai). Moulins ù iarino ot a huile. Lo j^énéral Hugo a porto lo titre do «■ comte do Cogolludu » . Le district a 18.295 hab.

GOGON, fleuve côtier d'Afrique. V. Compony.

GOGORNO, comm. d'Italie (Ligurio [prov. de Gênes]) ; 4.000 hab. Ardoisières.

GOGOSCH {(joch') n. m. Habitation des pages du sérail.

GOGRA.INS (qj'in) n. m. pi. Parctjlles de fer qui s'attachent à la tilii>re, dans les trélileries.

COGUENOSCO n. m. Arboric. V. cognosco.

GOGYLIE n. f. Bot. Syn. do lardizabal.

COHABITANT [tan'^, ANTE idu préf. co, et de habitant) adj. Se dit dune personne qui a une habitation commune avec d'autres personnes.

COHABITATION {si-on — rad. cohabitant) n. f. Dr. Etat de doux personnes qui habitent ensemble, n Se dit particulièrement de la vie commune des époux et des personnes non mariées qui vivent maritalement : Pendant longtemps, on a pensé que le mariage n'était complet que lorsqu'il avait été conso7nmé par la cohabitation des époux. (Teulet.)

— En'CYCL. Dr. civ. La cohabitation entre époux n'est pas nécessaire ; mais le mari qui a été dans l'impuissance physique de cohaliiter avec sa femme avant la naissance de l'enfant peut désavouer celui-ci. ^V. désavi:u.) La cohabitation entre personnes non mariées n'entraîne aucune conséquence légale (sauf dommages-intérêts, dans quelques cas).

— Dr. crim. La cohabitation de l'un des époux avec une autre personne d'un sexe différent du sien peut, en dehors du flagrant délit, être une présomption et même une preuve de l'adultère. Il en est de même pour établir que des mineurs ont été excités à la débauche. Le détournement de mineure ne suppose pas nécessairement la cohabitation ; mais, si la mineure enlevée devient enceinte et que la conception se rapporte à l'époque do l'enlèvement, le ravisseur peut être déclaré le père de l'enfant (C. crim,, art. 340).

COHABITER (du préf. CO, et de habiter — Se conjugue avec l'auxil-aire avoir) v. n. Habiter ensemble : Deux amis

qui COHABITENT.

— Activ. : Cohabiter une même maison.

— Fig- Se trouver habituellement ensemble : La nature parle la même lauqtie à ceux qui cohabitent avec elle sur la montagne ou sur la mer. (Lamart.)

GOHAHUILA ou COAHUILA, Etat du Mexique, limité au N. et au N -E. par le rio Grande del Norte ; à 10., au S. et à l'E-, par les Etats de Chihuahua, Durango, Zacatecas, San Luis Potosi, Nuevo Léon. Superf. 156.731 kilom. carr. Popul. 235.638 hab. Ch-Ï. Sallillo.

La partie occidentale est formée par un plateau accidenté, nu et sec^ où les rivières se perdent dans des lagunes. La partie orientale, constituant le rebord de ce plateau, coupée de vallées agréables et fertiles se prête aux cultures les plus variées : cuton, vigne. La recherche de l'or est abandonnée dans cet Etat. Ses gisements do houille ne sont pas exploités.

GOHASSET, ville des Etats-Unis { Etat de Massachusetts), près du promontoire situé à l'entrée do la baie du Massachusetts; 2.500 hab. Port do pêche.

COHEN [ko-in) n. m. Nom donné par les juifs modernes à certains ministres do leurs synagogues.

GOHEN ( Henri), musicien et numismate français, né à Amsterdam en uos, mort à Bry-sur-Marne on 1880. Il (it représenter à Naples un petit opéra intitulé l'/mpegnatrice, et publia à Paris quelques compositions; Il chanta dans quelques concerts et se livra à renseignement. Il lit exécuter à Paris (1817j Marguerite et /•'aust, poème lyrique on deux parties, et à Londres (1851) le Moine, scène lyririuo. Il fut quelque temps directeur du Conservatoire do Lille, puis ses connaissanco's on numismatique le firent attacher au Cabinet dos médailles. Cet emploi no l'empêcha pas do continuer à s'occiipcrde musiiiue. Il publia successivement un Traité pratique et facile d harmonie, un Traité élémentaire et facile de contrepomt et de fuque, un recueil do Solféqes proqre-'isift, les Principes de la musique ; oulin, un certain nombre do morceaux de chant.

GoHEN (Jules-Erailo-David), compositeur français, né à Marseille on 1830, mort à Paris en lyoo. (it se» étiUlcs au Consorvatoifo de Paris, où il obtint, de 1817 à 185V, les premiers prix do solfège, de piano, d'orgue et do fugue. Nommé, en I«70, professeur do la classe d'ensemble vocal au Conservatoire. Cet artiste, qui a écrit une nouvelle musique pour les cl iœursd"/i//;a//tf et d'AV/Aer.ù l'occasion do roiirises do ces deux chefs-d'œuvre qui furent faites ù. la Comédie-Française, a fait représenter les opéras ou opéras-comiques suivants: Vive ('empereur {ïHCO): Maître Claude (1861); José Maria (I8C0); les Bleuets (I8t>7); Déa (1870); L'Annexion (1860).

COHENDY (Michel), archiviste français, né àCIermont- Ferrand en (811. Outre dos mémoires publiés dans le recueil de l'Académio des .sciences et bolles-lottres do Clerinont-Ferrand, on lui doit : Monographie historique de la juridiction consulaire en Auvergne (I8.*»6i; Mémoire historique sur les modes successifs de l'administration dans la province d'Auvergne et le Puy-de-Dôme {l$T>0}; Note sur la papeterie d'Awwrgne (1863); Notice sur les entreprises de dessèchements des lacs et înaraia dans la généralité tt Auvergne (1870); Céramique arverne et faïence de Clermont (1874); otc.

GOHEN-SZABTAI, hébraïsant polonais, né à Wilna en I6iy, mort en 1060, fut un savant commentateur du Talmud. et ses ouvrages attestent une érudition remarouable. On a do lui .sous le titre do Syfta Cohen n Paroles (le Cohen " , deux ouvrages, dontlo premier (1646) traite des prescriptions religieuses, et le second (1663) du droit civil talmudique; Topko CoAe/i, recueil de dissertations sur des points ilo doctrine controversés; etc.

COHER {ko-é) n. m. Nom vulgaire que les pécheurs do Belle-Uo donnent à une variété de cormoran roux.

COHÉREMMENT [ra-man) adv. D'une façon cohérente.

COHÉRENCE [ranss — rad. cohérent) n. f. Phys. Adhérence réciproque, connexion d'une chose avec une autre : Dans le bois, la coiiérknck longitudinale est bien plus considérable que l'union transversale. (Bufi^.)

— ¥\'^. Liaison, rapport d'union entre deux idées, entre deux faits : Washington a voulu ce qu'il devait vouloir; de là ^acoHÉRKNcE et la perpétuité de son ouvrage. (Chateaubr.)

— Bot. Soudure d'organes semblables, par opposition i adhérence, (|ui signifie soudure d'organes diff'érenis.

— Syn. Cohérence, adhérence, inhérence. V. adhérence.

— Anton. Incohérence.

COHÉRENT [ran), ENTE [du lat. coh.rrens ; du préf. co^ et du lat. hxrere, être attaché] adj. Phys. Oui s'unit, qui s'applique, qui s'adapte À un autre : Les molécules du plomb sont 77îoî«s cohérentes que celles du fer.

— Fig. Qui se compose de parties unies et harmonisées entre elles.

— Bot. Se dit des organes semblables qui sont soudés ou simplement collés entre eux par une matière visqueuse ; Etamines cohêrkntes.

— Anton. Incohérent.

COHÉRITER (du préf. CO, et de hériter) v. n. Hériter ensemble.

COHÉRITIER {ti-é), ÈRE [rad. cohériter] n. Personne qui hérite conjointement avec une ou plusieurs autres ; Partager une succession entre des cohéritiers.

COHÉSIF, IVE (du lat. coha?rere, supin cohs'sum, être attachés ensemble)adj. Qui unit, quijoiut, qui resserre.

COHÉSION {rad. cohésif) n. f. Force particulière qui unit entre elles les molécules des corps : La coH^:sloN est Ins grande dans les corps solides, faible dans les liquides et nulle dans les corps gazeux. (Pelouze.)

— Fig. Sympathie, attraction morale.

— Encycl. Tous les corps, solides, liquides ou gazeux, se présentent à nous comme des agglomérations de molécules juxtaposées, mais néanmoins séparées les unes des autres par des espaces vides, qui varient avec la température et la pression. Tout se passe comme si ces molécules étaient maintenues les unes près des autres par une force dont la nature et le mode d'action sont inconnus, mais dont l'ctTet, facile à constater, est de les rapprocher et de s'opposer à leur séparation. C'est la force dite de cohésion. V. .molécule.

— Constr. Cohésioîï des mortiers. La cohésion des bons mortiers hydrauliques immergés en eau douce ou en eau de mer arrive généralement à son terme après trois ans. Les gangues à chaux grasses et à pouzzolanes atteignent, après deux mois d immersion, la moitié de leur cohésion finale. Celle-ci n'arrive que du douzième au seizième mois en eau douce, et aussi après lo même laps de temps, et dans les mêmes conditions, en eau de mer, comme le constatent les expériences de Noél au port de Toulon. D'après Rondelet, la force de cohésion des mortiers et ciments est environ le huitième de leur résistance à l'écrasement ; la force avec laquelle ils adhèrent aux pierres et aux briques surpasse celle de la cohésion.

Cohésion du plâtre. D'après Rondelet, la force do cohésion du plâtre est plus grande pour la pierre meulière que pour les pierres calcaires, et elle diminue beaucoup avec le temps. Le plâtro arrive à. sa cohésion finale après un mois d'exposition & l'air. Dans les lieux humides, il n'acquiert qu'une cohésion très faible.

Cohésion des terres. Les parties do terres déblayées sont regardées comme n'ayant aucune cohésion les unes avec les autres ; mais, lorsqu'elles n'ont subi aucune désagrégation, elles otfront une cohésion très grande. Dans cet état, on peut les couper verticalement sans causer d'éboulcment sur une certaine hauteur. La valeur de la cohésion se conclut do la liautcur sur laquelle la terre peut être coupée verticalement sans s'ébouler. Celto cohésion se détruit plus ou moins rapidement, sous l'influence do l'humidité atmosphéri(|UO ; aussi ne peut-on on tenir compte, dans l'exécution dos travaux, qu'à titre tout à. fait temporaire.

— Anton. Incobéston.

COHÉSIONNER {si-o-7té) V. a Rendre cohérent, opérer la cohésion do : Le refroidissement parait être la cause générale qui cohésionnk les molécules similaires.

— Fig. Mettre de l'unité dans : Coiiésionneh les éléments aun parti politique. (Peu usité.)

COHÉSIVEMENT a Iv. D'uno manière cohôsivo.

COHI ou COYANG n. m. Mesure de capacité usitée dans l'Inde et au Siaiu, principalement pour le blé, ot variant de 17 à 35 hectolitres environ.

COHIBANT (ban), ANTE [du lat. cohiberc, supin cohibitum, arrêter] adj. Qui isole : Le verre est pour l'élertricité le premier des corps couidants. il On dit mieux isolant, ANTK.

— S'emploie substantivcmont au roasc. : Un coiiibant.

GOHIBITION {si-on — du lat. cohihere, supiu cohibitum, arrêter, ompôchor) d. f. Empêchement d'agir.

GOHIER (co-t/é) n. m. Variété do chêne qui a les feuilles plus grandes et le gland plus court que lo chêne ordinairo. (Los forestiers rappellent aussi cnÈNiî fkmëllk.)

COHINE n. f. Bot. V. CIIHSCKNTIK.

GOHN ( Ferdinand-Jules), naturaliste allemand, né ot mort A HresluuilK2s-iH98). Il considérait rotudodelacelluleet do son développement comme la base do toute la science botanique. Ses travaux do biologie ot do physiologio végétale sont très oslimés. La plupart do ses recherches sont consignées dans les Contributions à la biologie des plantes, t\iii\ avait fondée» on 1875. Nous citerons surtout do lui : Recherches sur l'hittoire du développement des

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