‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 97 sur 870 · COL · texte numérisé non relu

COL

Coipel (xve 8.).

COINTISE {kouin — rad. coint) n. f. Gentillesse, agrément. Il Parure, ornement, ajustement, ii Robe de soie août se revêtaient les chevaliers par-dessus leur armure, au xiir et au siV siècle. (Vieux mot qu'on peut encore employerdanslestylemarotique.) il On disait aussi cointance,

et COINTERIE.

— Fig. Prudence, habileté.

COÏON {kou'ion — de Vital, coylione) u. m. Propreni. Testicule. (Inus.)

— Fig. et pop. Lâche, poltron ; sot : Faire le coïon. COÏONNADE()tou-iO-nad') n.f. Pop. Acte, propos de coiou ;

couardise, il Badinerie : S'amuser à dire des coïonnadeï^. GOÏONNER {kou-io-né) v. a. Pop. Traiter en coïon ; se moquer de ; tromper, attraper : Chacun cherche à coïonner son voisin.

— V. n. Dire des coïonneries, des badineries ; ne pas parler sérieusement : Vous voulez coïonneb, je pense ?

COÏONNERIE {kou-io-ne-7'i)n. f. Pop. Action de coiouner; poltronnerie, ii Badinerie : Seigneur Arioste, demaudatt Éippolyte d'Esté à l'auteur du Roland furieux, où donc avez-vous pris tant de coïonneries ?

COIPEL {ko-a-pèl') n. m. Mot qui désignait, au moyen âge, les plaoues métalliques fixées à une ceinture des deux côtés de la boucle, et aussi les chapes. viroles et passants, qui ornaient les fourreaux dans la partie voisine de la garde.

COIR {ko-ar') a. m. Enveloppe tilamenteuse des noix de coco, n On écrit aussi

KAÏR.

GOIRE liât. Cwria Rfixtorum; allem.

ChuTi, ville de Suisse [canton des Grisons] , dp.ns une vallée fertile, ceinte de hautes montagnes, au pied du Mittenberg et du Bazokelberg, près du confluent du Rhin et do la Plessur; 9.SS0 hab., dont 2.720 catholiques. Tabac, cloches, distilleries, laminoir à zinc. Commerce do blés, vins, cuirs. Négoce important, à cause do la situation do Coire au débouché des Alpes. On y distingue la ville haute ou " cour épiscopale », entourée de murailles, avec la porte « Am Burg «. Cité romaine (tours de Marsoil et Spinoil). Evêché dès 452. Patrie d'Angelica Kauffman. Ch.-l. du canton des Grisons.

— Histoire. Coire se rend peu à peu indépendante do ses évêques; en 1419, elle entre dans la ligue de la Maison-Dieu ; en 1-160, elle obtient de l'empereur une charte de franchise. La Réforme y fut introduite par Cornander. Occupation autrichienne de 1798 à 1800. Cathédrale datant en partie du viii* siècle, avec des souvenirs d'architecture byzantine, des peintures et sculptures des deux Holbein, dA. Durer, etc.

COIREAU {ko-a-ro) n. m. Gâteau à pâte jaunâtre, dans la confection duquel entre de la farine de maïs.

CoiRON (le), massif volcanique avancé des monts du Vivarais, qui donuait son nom à un petit pays de France, com pris dans l'arrondissement actuel de Privas (Ardèche). Long d'environ 30 kilom., il s'incline N.-O.-S.-E. sur la vallée du Rhône, qu'il atteint à Rochemaure. Ses mamelons basaltiques (1.061 m. au roc de Gourdon), peliés par des plateaux de même nature, se dressent sur un commun piédestal de granit. Ils sont revêtus de belles colonnades naturelles dont la Bahne de Montbrul est la plus remarquable. Raviné

Far l'Erieux, l'Ouvèze, l'Escoutay, le Coiron est bordé à E. par le petit bassin houiller de La Voulte. De son flanc sud jaillit la source de Vais. U marque, à peu près, la limite de l'olivier.

COIROS, comm. d'Espagne (Galice [prov. de la Corogne]) ; 2.680 hab.

COISE-SAINT-JEAN-PIED- GAUTHIER, COmm. de la Savoie, arrond. et à 17 kilom. de Chambéry, sur le Coistn ; 1.285 hab. Source minérale. Ruines d'un château féodal.

COISLIN (ducs de). Us appartiennent à une famille bretonne du nom de Cambodt, connue depuis le xiii' siècle. Les plus connus d'entre eux sont : au xvi« siècle, René DU Cambout, grand maître des eaux et forêts de Bretagne, marié àFrançoise Baye, dame de Coislin. — Pierre- Cesar du Cambout, marquis de Coislin, mort en l64i, lieutenant général, marié à Marie Séguier, fille du chancelier, qui laissa Pierre, cardinal, évéque d'Orléans, grand aumônier de France, né à Paris en 1636, mort en 1706. (Il se signala par sa bienfaisance, et parvint, après la révocation de fédit de Nantes, à préserver de la persécution les calvinistes de son diocèse) ; et Armand, lieutenant général, né en 1635, mort en 1702, en faveur de qui le marquisat fut érigé en duché-pairie (1663). Ce dernier laissa deux tils, qui moururent sans enfants : Pierre, colonel de cavalerie, et Henbi-Cbarles (1664-1732), évêque de Metz, pair de France, aumônier du roi, membre de l'Académie française et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Héritier de la bibhothèque du chancelier Séguier, il la légua à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Avec eux s'éteignit la branche aînée.

COISSER (ko-a-sé) v. a. Se dit, en Lorraine, pour désigner la seconde opération que l'on fait subir au chanvre et au lin rouis, pour les débarrasser de leur tige.

— Coisser tabour. Art milit. anc. Battre la caisse. COISSINE iko-a-sin') n. f. Sachet de senteur qu'on mettait

autrefois dans le linge.

COISTRES3E {ko-a-strèss) n. f. Nom guo, dans les exploitations houillères, on donne aux galeries dites b de direction », et qui servent à amener jusqu'aux descenderies lo charbon pris aux tailles, ii On dit encore costresse.

COÏT {ko-it' — du lat. coidts ; du préf. co, et du lat. ire, supin itum, aller) n. m. Union des sexes. (Longtemps, lo mot a été exclusivement réservé à l'espèce humaine; pour les animaux, on disait copulation, accouplement, saillie, monte, etc.)

— Encycl. Art vétér.Ou a appelé ma/arfi'erfu cott une maladie analogue à la syphilis, mais particulière au cheval, contagieuse comme elle et très grave. On la connaît plus spécialement maintenant sous le nom de dourine, nom que les Arabes lui ont donné, car elle est originaire d'Afrique, et, chaque fois qu'elle s'est montrée on Europe, et plus particulièrement en France et au Hanovre, elle a toujours été apportée par des étalons arabes.

Cette maladie se manifeste chez l'étalon par des érup-

tions sur la verge qui disparaissent facilement ; puis, assez î longtemps après, par des tuméfactions circonscrites de la peau, un état général grave, de l'amaigrissement, de la paraplégie, des paralysies locales variées, puis la mort au bout de quelques mois. Mêmes symptômes chez la femelle, précédés d'un écoulement muquèux à la suite d'un coït avec un étalon malade. Cette maladie étant contagieuse, les détenteurs d'animaux contaminés peuvent tomber sous l'application des articles 459 et suivants du Code pénal.

COÏTAL, ALE, AUX adj. Qui a rapport au coït.

COITE, COITTE {ko-at) n. f. Linguist. Syn. de couette. (A signifié Hâte, désir, et aussi Matelas, ht de plumes, couverture.) L^'^x.].

— Mar. V. BUR.

COÏTER V. n. S'accoupler, en parlant de l'homme et de la femme.

GoiTER (Volcher), médecin hollandais, né à Groningue en 1534, mort en 1590. 11 fut médecin dans l'armée française. On le regarde comme l'un des créateurs de Tanatomie pathologique, et on lui doit, entre autres découvertes, celle des deux muscles supérieurs du nez. Ses principaux ouvrages sont ; De ossibus infantis (1559) ; Taoulx externarum et inlernarum huynaiii corporis partium (1573).

COITIER ou COICTIER (Jacques), médecin français, né à Polignv (Franche-Comté), mort vers 1505. Nommé, vers U70, médecin de Louis XI, il exerça sur l'esprit de ce prince une influence extraordinaire et se lit donner des places lucratives, des terres et des sommes considérables. H devint vice-président, puis président de la chambre des comptes (1482), concierge et bailli du palais. .Jacques Coitier conserva sous Charles VIII et sous Louis XII ses dignités, à l'exception do la présidence de la chambre des comptes.

COÏTION {si-on — du lat. coire, supin coitum, se réunir) n. f. Union de plusieurs personnes dans un but commun.

COITIVER V. a. Linguist. V. coétiver.

CoiTY, bourg de la Grande-Bretagne (pays do Galles ^comté de GlamorganjJ; 3.800 hab.

COIUS (i-uss) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille despristipomalidés. appelé aussi rfa^na, et qui est très voisin des thérapons. (La synonymie du genre coius a été très embrouillée; on y a fait rentrer des poissons de diverses familles, comme des mésoprions.)

COÏX (co-ikss) n. m. Sorte de gramiuée, dont les caryopses contiennent une certaine quantité de fécule comestible. (C'est une plante originaire des Indes. On fait avec ses graines des colliers et des bracelets.) n Cette gramiuée est également connue sous les noms de larme de Job, et

LARMILLE DES IndES.

COIXTLAHUACA, ville du Mexique (Etat d'Oaxaca), dans le Mixteca; 14.645 hab.

GOJÉDE, ville du Venezuela (Etat de Zamora), sur le Cojéde, sous-affluent du rio Apure; 10.000 hab. Cette ville donuait autrefois son nom à un des Etats ou provinces de la république de Venezuela, aujourd'hui compris dans celui do Zamora. Son chef-lieu était San-Carlos.

COJOUISSANCE [i-sanss — du préf. co, et do jouissance) n. f. Dr. Jouissance commune à deux ou plusieurs personnes : Avoir la cojodissance d'un immeuble. (Peu usité.)

COJURATEUR ou COJUREUR (du préf. co, et de jurer) n. m. Anc. dr. franc. Nom donné à des personnes qui venaient afflrmor en justice, sous serment, un fait relatif à une autre personne, et dont le juge faisait dépendre sa décision.

— Enctcl. Les cojurateurs n'étaient pas des témoins; ils venaient corroborer les affirmations faites, aussi sous serment, par l'intéressé principal, et s'exposaient, comme lui, aux peines du parjure. Le serment prêté avait un caractère religieuxet solennel ; on laissait à l'accusé un délai pour trouver des personnes acceptant de s'engager ainsi avec lui. La coutume fixait le nombre des cojurateurs; il augmentait généralement avec la gravité du délit. A l'origine, ils étaient pris dans la famille de l'accusé, et de la môme condition sociale que lui. Ce moyen de preuve était un droit pour l'accusé, mais il était employé au-si par l'accusateur; il était usité, tant en matière civile qu'en matière criminelle. La partie dont le serment était soutenu par ceux prêtes par des cojurateurs [cojuratores] obtenait donc gain de cause.

COJHREUR n. m. Anc. dr. V. coJURATEtJR.

COJUSTICIER {si~é — du préf. co, et de justiciei^) n. m. Dr. feod. Celui qui avait droit de justice sur les mêmes terres qu'un autre justicier. (Il est à remarquer que le droit de justice ne pouvait se partager quant à rexercice. mais que les profits pouvaient être répartis entre les cojusticiers.)

COJUTEPEC ou COJUTEPEQUE, ville du Salvador, sur le versant septentrional du volcan de Cojutepec, près du lac du même nom; 7.950 hab. Ch.-l. du départ. deCuscatlan et ancienne capitale provisoire (en 1854) de la république du Salvador.

COKAIN ou COKAYNE (sir Aston), poète anglais, né dans le Derby en 160S, mort en ieS4. Catholique et royaliste, il prit parti pour Charles 1" pendant la guerre civile et eut à soutfrir beaucoup de persécutions. On lui doit des comédies : the Obstinale Ladif (1650) ; Trappolin supposed a prince (1658), et des pièces de vers publiées sous le titre de : Choice poems of several sort epiyrams (Londres, 166'.').

COKE n. m. Charbon provenant de la combustion incomplète ou de la distillation de la houille et qui ne contient plus les divers corps volatils qu'elle renfermait.

— EscYCL. Le coke s'emploie pour le chauffaçe des appartements, des chaudières, de certains fours industriels, et pour la fabrication du fer et de la fonte. Le bon coke est sonore, poreux; sa cassure est mate et d'un gris foncé ; il donne peu de cendres et absorbe facilement l'eau, mais il se détériore à l'humidité. La plus grande partie du coke servant au chauff"age domestique provient do la distillation do la houille en vases clos lors do la fabrication du gaz d'éclairage. Ce coke est très léger, friable, poreux, orftle sans flamme. Lo coke obtenu par la carbonisation do la houille :lans des appareils spéciaux oui sont des fours (four français, four anglais) est le coke métallurgique, beaucoup plus dur et plus compact que le précédent. Avant leur carbonisation, les houilles sont triées soigneusement et subissent un classement; elles sont eu-

suite lavées méthodiquement dans des appareils dont il existe différents types.

— Carbonisation en four. Les fours qui servent à opérer la carbonisation de la houille sont de diff'érents systèmes, suivant qu'ils ont des formes circulaires ou elliptiques.

Fourfrançais

Leur aire est couverte par une voûte surijaissée ou circulaire. Cette voûte est surmontée d'une cheminée carrée. Les ouvertures carrées, placées de chaque côté, servent au chargement. Sur la face antérieure, une porte en funto est ménagée dans la maçonnerie pour opérer le défournement. Le coke n'adhérant pas à la sole du fourneau, cette opération est très facile et très rapide. La chaleur perdue provenant des fours à coke a reçu diverses applications. C'est ainsi que l'on s'en sert pour le séchage des farines, la calcination du plâtre, le chauffage des fours â vitres, la carbonisation des bois, etc.

— CoA-e naturel. Dans les galeries des mines de houille, on rencontre quelquefois un minéral stratifié, que l'on appelle coks naturel, analogue au coke des usines, formé par la combustion sur place de couches carbonifères embrasées par une sorte de fermentation accidentelle ou naturelle.

Coke ou Cooke (Edouard), jurisconsulte et magistrat anglais, né à Mileham en 1552, mort en 1634. Il exerçait avec distinction la profession d'avocat et arriva promptoment à être soliciter général (1592), président de la Chambre des communes. La reine lOlisabeth le nomma ensuite attorney général, puis membre du conseil privé. C'est lui qui dirigea les procédures criminelles relatives aux procès d'Essex. de Raleigh, de Somerset et des auteurs de la conspiration des poudres. Kn 1606, sous Jacques I", il refusa de se prêter à des mesures arbitraires, tomba en disgrâce, et fut même enfermé à laTourde Londres. Rendu à la liberté sous Charles I*', il se montra l'un des plus ardents adversaires du favori Buckingham. Il a laissé des ouvrages très estimés, parmi lesquels on cite surtout les Jnstitutes, commentaires sur les lois d'Angleterre.

Coke (William), comte de Lkicester, agronome anglais, né en 1752, mort dans le comté de Derby en 1842. U fut membre du parlement, où il se signala par son libéralisme, et devint pair d'Angleterre (1807). Coke transforma son domaine de Holkham (Norfolk) en ferme modèle, et tit faire, par ses expériences, de notables progrès à l'agriculture. L'Angleterre lui doit l'introduction de la culture alternée, l'amélioration de la méthode d'assolement en quatre rotations, l'extension de la culture du maïs, etc.

COKETIER {ti-é) n. m. Celui qui fabrique ou qui vend du coke.

COKOS (ko-koss) n. m. Petit poids usité en Grèce, à peu près 4 milligrammes. Il PI. Des koki.

COL (modifie, du préf. corn). V. com.

COL (du lat. collum, cou) n. m. Partie du corps comprise entre rorie:ine des épaules et celle de la tête. (Dans ce sens, cou est plus usité, et col n'est plus guère employé que par euphonie et dans le langage poétique) : Chez tous les grands hommes dont les portraits ont frappé notre attention, le COL est court. (Balz.)

— Par ext. Goulot, partie étroite et allongée d'une bouteille ou de quelque autre vase : Le col d'une cornue.

— Partie d'un vêtement, et particulièrement d'une chemise, qui entoure le cou : Un col de chemise, d'habit.

Il Sorte de cravate, sans nœud par devant, qui s'agrafe ou se boutonne derrière le cou. il Morceau de grosse toile qu'on met dans une cravate pour lui donner de la fermeté : La crinoline, ou étoffe en crin, fut d'abord employée à faire des cols de cravate. \\ Parure de lingerie, etc., que les femmes portent autour du cou ou sur le corsage : Col de dentelle, de guipure.

— Faux col. Col mobile de chemise que l'on met à ce vêtement ou qu'on enlève à volonté, a Faire faux col. Dans l'argot militaire, laisser passer un peu de linge au-dessus de la cravate, u Fam. Se pousser du col, Faire des embarras, il Faux col. Mousse au-dessus du verre ; Un bock sans FAUX COL il Hausse-col. V. ce mot. n Cols Sanson, Nom que Ton avait donné, à cause de Sanson, bourreau de Paris, à des cols raides et droits, qui coupaient, guillotinaient les oreilles.

— Col de latte, Support de la tapière dans les galères des xvi" et xvii" siècles. (Ces supports, au nomure de cinquante-quatre, pièces de chêne vert qu'on cloue sur la couverte, en les laissant saillir de plus de deux bons pieds au dehors, sont connus de temps immémorial, dans la marine du Levant.)

— Anat. Partie rétrécie d'un os : Col de l'astragal en particulier. Qui précède la tête des os longs. Col du fémur, du péroné, de l'humérus, du radius, n Col de l'utérus. Partie inférieure de l'utérus qui est plus étroite que le corps et s'ouvre dans le vagin, u Col de sac herniaire, Partie du sac qui met celui-ci en communication avec la cavité abdominale, ii Col de la vessie, Partie de la vessie en forme de goulot où s'abouche le canal de l'urètre.

— Art milit. Effet d'habillement militaire qui a presque complètement disparu de l'armée française. Remplacé d'abord par la cravate, pour les hommes de troupe de toutes armes, à l'exception des cuirassiers, puis finalement aussi supprimé pour les officiers qui, après l'avoir d'abord porté garni de liséré blanc, ont remplacé celui-ci par une sorte de faux col de chemise, fixé directement à l'intérieur du collet de la tunique ou du dolman.

— Bot. Col de l'ovaire, Nom donné au prolongement supérieur de l'ovaire dos composées, qui devient très considérable à la maturité du fruit.

— Géogr, Passage étroit entre doux montagnes . Le col de Tende.

— Hydraul, Plaque de fonte formant le sommet du

coursier d'une usine et destiné à rapprocher le plus possible la variTio de la roue motrice.

— Mar. Col de cygne, Tigo en for terminée, près da point de fixation, par une sorte de domi-anncau destiné ù forcer sur les mailles do la chaîne à l'avant du chemin de fer et à l'arrôter quand ou mouille, ii Appelé vulgairement CASSB-BBAS.

— Min. Travailler à col ou à col tordu. V. cou.

— Navig. Tirer à col d'hoynmes. Se dit, dans l'industrie du hîïlage, quand des hommes tirent un train de bois ou un bateau à l'aide d'une corde munie do bretelles qu'ils se passent en écharpe.

— Ornith. Col d'or, Espèce de sylvie. il Col 7ut, Nom vulgaire du gymnodère. il Col roux, col vert, Noms de deux espèces de canards.

— Serrur. Tringle courbée en arc.

— Techn. Col de cygne. Tuyau ou tube recourbé servant à conduire do la fumée, des gaz ou des liquides.

— Syn. Col, défilé, détroit, gorge, pas, port. Col désigne certains passages étroits, situés dans les parties élevées des montagnes. Port s'emploie dans le même sens, mais ne s'applique guôre qu'aux passages entre les anneaux de la grande chaîne des Pyrénées : Le port d'Oo. Le PORT de Viella. — Pas reçoit des applications pour un plus grand nombre de montagnes. Défi.lé est le terme général pour désigner les passages étroits au point de vue des opérations militaires; c'est proprement un lieu où les hommes no peuvent passer qu'à la file, un à un. Gorge se prend quelquefois dans un sens analogue, mais il représente plutôt la ferme que prennent les montagnes, et il point moin'' vivement la diflicultô u passage. Entîn, dètroit s'applique plus souvent à la mer qu à. la terre; mais, lorsqu'il reçoit cette dernière application, il embrasse une plus grande étendue que le défilé et il en désigne aussi les approches.

— Encycl. Cost. Sous Henri II, il devint de bon goût de montrer qu'on portait du linge blanc. Le col de la chemise fut donc rabattu sur le haut du pourpoint; il était parfois chargé de broderies et même de perles.

Vers 1557, on en revint aux collerettes fraisées, déjà portées antérieurement. Henri III les aljandonna pour en revenir aux cols plats ; mais, vers 1578, la cour reprit la fraise qodronnée, qui devint d'une ampleur démesurée. Pendant lajeunesse de Louis XIII, on adopta la rotonde ou col monté sur carton, et la fraise à confusion, à plusieurs rangs de fronces inégales. De 1620 à 1643, régnèrent de larges cols rabattus jusqu'aux épau-

COLAMINEUR (du prof, co, et de lamineur) n. m. Machine à lamint-r.

CoLANI (Timothée), théologien et publiciste protestant français, né à Lomé (Aisne) on 1824, mort à Grindelwald (Suisse) en 1888. Colani débuta comme écrivain en collaborant à un journal de Genève : la <« Réforraation du XIX" siècle a . Il publia dans cette ville : un Essai sur Ikis^ toire de la théologie allemande; un travail sur Leibniz et le catholicisme (1847); un Essai sur L'idée de l'absolu (1847). En juillet 1850, il fonda la Revue de théologie et de philo- Sophie chrétienne, avec Ed. Scherer. Cette revue, qui prit on 1858 le nom de « Nouvelle revue de théologie ", et on 1863 celui de « Revue de théologie « , souleva en France de bruyantes discussions et contribua au réveil des études religieuses. Colani fut nommé, en 1864, professeur à la faculté de théologie de Strasbourg. En 1876, il fonda à Paris le Couz-^ner littéraij'e. En 1877, il fut nommé sousbibliothécaire à la Sorbonne, et devint un des principaux rédacteurs politiques de " la République française » . Outre les ouvrages cites plus haut, il a écrit : l Individualisme chrétien (1856); le Sacerdoce universel (1356); Jésus-Christ et les croyances messianiques de son temps (1864); Examen de la Vie de Jésus de M. Renan (1864); etc.

COLAO n. m. Ministre d'Etat en Chine.

COLAPHANITE n. f. Miner. Syn. de colophomte.

COLAPHE ou COLAPHUS [fnss) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des cnrysomélmés, comprenant quelques espèces de taille moyenne, propres à l'Europe orientale et à l'Asie : colaphns

Cols : 1. Henri III ; 2. De femme flo60); 3. Louis XllI: 4. Ecclésiastique {xvn« s.); 5. Médicis {1610);

$. Louia XIV ; 7. Directoire ; 8. Militaire Empire ; 9. 1830. Cols modernes : 10. Ecclésiastique ; II- Militaire ;

12. Marin; 13. Russe; 14. Rabattu; IS. Droit ouvert; 16. Droit croisé ; 17. Cassé.

Sophix (sud de l'Europe); colaphus Bôfti (Crimée), etc. On confond souvent, à tort, ce genre avec les colaspidèmes. COLAPRISER ifi-sé — du lat. colaphus, soufflet) v. a. Souffleter. (N'est usité qu'à propos de la cérémonie dans laauoUe le comte de Toulouse colaphisait un juif, c'ostà-aire le souffletait dans la cathédrale, le jour dfe Pâques, en représailles du soufflet que Jésus avait reçu durant sa Passion) : Adhémar de Chaoannais raconte que, l'an f002y Aimeri, vicomte de Rochechouart, colapuisa le Juif avec une telle violence qu'il lui fit sauter la cervelle et tes yeux et it tendit mort.

COLAPOUR, ville de l'Inde anglaise. V. Kolapocr.

COLAPTE ou COLAPTES {la-ptéss) n. m. Genre d'oiseaux

grimpeurs, type do ta tribu des colaptinés.

— Encycl. Les colaptes ou pics dorés, pics cuivrés, sont de grande taillo et de couleurs brillantes. Les six espèces connues habitent l'Amérique septentrionale et centrale. Citons le colapte doré [colaptes auratus), bariolé de jaune, do rouge, de gris, etc., qui atteint 0",30 de long (Etats-Unis); le colaptes Mexicanus, plus méridional. Los sous-genres, pituiiiicus [pituipicus Chilensis [ Cliili ] ) et kypoxanthus ( hypoxanthus Rivolii { Nouvollo- Grcnadol) sont de l'Amérique du Sud. Los mœurs du colaptes Mexicanus sont très singulières: il recueille des glands et les accumule dans des tiges creuses d'agave on les faisant passer par dos trous qu'il y porco avec son boc ; si la cavité centrale n'existe pas. it so Colapto. contente d'enchâsser les glands

dans les trous, où il tes retrouve pondant les longs mois d'hiver durant lesquels il no peut so procurer d'autre nourriture.

COLAPTINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux grimpeurs, famillo des picidés, compronant les ffonros eolapte, géoco^ lapie et meiglyptes. — Un colaptine.

GOLARDEAU OU GOLLARDEAU (Julien), magistrat et

poète français, né à Kontenay-Ie-Cointo (Poitou) en 1590, mort on 16<'.'.'. I-'rocureur du roi au présidial do sa villo natale, il se signala parmi les plus chauds panégyristes du cardinal de Richelieu. On tut doit une satire en latin contre les bals ot les mascarades : Lorvina, satyricon in chorcarum lascivias et nersonnata tripudia (lOÏD); Description du château de Richelieu, à la m/moirfi an cardinal-duc, poèmo; Tableaux des victoires do Louis XIII (16&0).

les, ornés de broderies et de dentelles; ils disparurent sous la cravate, qui prit tout son développement sous Louis XIV. Depuis la Révolution, le col reparut, mais toujours très simple, -malgré une certaine variété de forme. Il donna naissance au faux col, qui fut inventé en 18*o.

COLA n. m. Métrol. Poids usité à Alep et Alexandrette de Syrie, et valant un peu plus de 79 kilogrammes.

COLA n. m. Nom scientifique d'un genre de malvacécs, série des sierculiées, originaire de 1 Afrique tropicale. Il en existe plusieurs espèces, dont la plus connue [cola actiminata, ou sterculia acuminata) fournit une graino employée eu thérapeutique sous le nom de noix de kola,

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