‹ Nouveau manuel complet d'aérostation; ou, Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons (volume 2)Chapitre 18 sur 68 · iineicà.ift» mTCRSii r · texte numérisé non relu

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Mirigsablei. Si» an contraire » 1c pfcyshâciii ctiHiniMhit les l«isdela résistance de Tair eokitre l«s succès; dunge ht forme da balion et lai e* dûnne une propre à le fbire %«^ ger , à ein^lé^ d»às l'air, mais cpm ies itiaehhies qa'ii- y ëdap** tera soient insuffisantes on mal coaçiics» ii ne réaaim eutore point. Que de détails à ezaminerv qaé. efasenittle è saisir é«aiiè de parvenir à diriger une nâcUae aiérostatique ! lliailicott<> sidérer à là fois, et sons les rapporU possibles; ieS rame», ailes; on tous autres moyens eaiployés comme agents de vitesse f ooniiaître la quantité d'air qu'ils peuvent déplacer, et établir un rapport entre cette quantité et la ni»sse d'air ij[ue déplseé le ballon^ il faut lutter avee avantage contre -ia vitesse dtf vent, faire état des moments d'inertie, des frottements, etc$ il faut cbanger la forme du ballon et en adopter une conve^ aable ; il faut sfirtout diriger le ballon et non la Aacelle , Gomme presque toujours, et très-pkisamment, on 9 pnétendtf Ifl faire ; il 4ut organiser l'aérostat de manière à pouvMr sè fixer, à prendre, à une hauteur donnée, ce point dappnl sur lequel on s'entend si peu ; il faut, enfin, échapper à ces.'dilatatious et condensations si fréquentes qu'on éprouve dans le» airs, et qui empêcheront toujours ia réussite d^ moyens in* complets qu'on pourra essayer. Que l'on remplisse ces conditions, qui toutes sont possibles, et nous aurons un '^aérostat dirigeable.

L'art aérostatique exige beaucoup de méditation et de réflexion ; car c'est ici surtout , plus que dans tout antn» tàs^ que le moindre projet demande k\ être nûrt longtemps» et examiné soignensement; tant de causes concourent à la (bis, qu'on ne saurait trop y réfléchir; et encore Pexéèâtion prouvera«-t->elle qu'on n'avait pas tout prévu. La moiodie expérience offre des difâcultés Sans nombre; et l'aéronaute, qui vent être de quelque utilité à l'art , doltiaire des redherchés étendues qui lui fassent connaître ce qu'on a dit, fait on écrit sur les aérostats : c'est ia seule manière de fte poiftt s'éx^ïoser à trarailler inutilement sur des idées rebattues. Ce défont de connaissance du point où en est l'aérostation aujourd'hui « a rendu inutiles et même nuisibles à l'art, la plupîirt d«s eX* périences et des prétendus essais de direction qu^indi^drète* ment, pour ne pas dire plus, on a ofi«rts an pobtic.

NAVIRE AÉRIEN l'AiÛLE.

L'une des expérietices qui ont en le plits dé reteûtléeiiretit I

DB LA mcnnB intomntut. tif

Ptrli, eit tam contredit oelle tentée pnr M. d« Lemiot , an Champ -d^-Man^ le 17 août i834» Llnsneèès da catoa eKpé« rience a ëté nn mystère pour le public; mais let amii dé M. âe Lannoz ont pu s*expliqùer facilement le problème, en voyant qu'on a^ait éloigné de lui les hommes capables dont il avait eu le désir de s'entourer , et dont l'aide lui était ftl fiécesuire dans la carrière épineuse qu'il avait entreprise. Il y perdit aa santé, sa fortune et une gtande part de la consi*défation que lui méritaient cependant sa naissance et ses qna* lités personnelles.

M( de Lennoz était vn homme d'honneur. Son expérience^ fss projets étaient sérieux. Il avait rencontré, au début de sei travaux, vers i83o> un ▼éritable artiste, une âme élevée, sin^ aère, le docteur Leberîrier. Ils avaient fait ensemble, à Paris, les 17-26 août i83i , une ascension aérostatique des plus remarquables. Malhenreusement , M. de Lennox, qui était riche alors, et d un caractère généreux et facile, se laissa circonvenir; il eut le tort d'éloigner, ou plutôt de laisser s'éloigner dé lui le docteur Leberrier, pour s'entourer d'hommes inexpérimentés, de parasites incapables; et malgré tout l'argent em*' ployé, il a complètement échoué dans une expérience dont lé principe était bon. Les fautes commises alors sont incalculables.

Le navire aérien V Aigle avait, selon le programme officiel > cent cinquante pieds de longueur sur quarante-cinq de liantenr ; il était muni d'une vesûe natatoire, de rames tournantes, d'un gouvernail, etc. Sa description est formidable! Sa nacelle, de soixante-six pieds de longueur, devait enlevelr diz-sept personnes. « Le ballon est construit, dit toujours le programme, au moyen d'une toile préparée de manière à contenir le gaz pendant prè^ de tjuinze jours..,. » Bien loin de pouvoir enlever ses voyageurs , le ballon ne se soutenait pas lui-même; on eut delà peine à le faire péniblement flotter des ateliers de construction jusqu'au Chttmp-de-Mars, où il arriva haletant. On ne put parvenir à le faire monter ; la multitude le mit en pièces.

Vingt jours avant cette expérience malheurense, et qui m'occasiona une vive peine , à cause de la question d'art, et en raison des sentiments d'estime et d'affection que M.- de Lennoï m'avait inspirés, je fidsais une ascension publique en ballon, le 39 juillet, jour anniversaire des Journées de Juillet i83o. J'étais parti dii pont de la Concorde, et mon expérfencéi tdnte «impie d'aUleurà > eut W plu» grami suceès. Porté

lk4o APPLICATIORS DIVERSES

par le yent sar les Champs-Elysées» je fus hélé, aa moyen d'où porte-Toiz, par M. de Lennox, qoi m'attendait an passage. Je le saluai de mon drapeau.

La relation que j'adressai le leudemain même du jonr de la Hte, aux jouruauz, et qui contient le récit de mon voyage, reiiferme des paroles en quelque sorte prophétiques :

« J'ai quelque temps plané an-dessus du grand ballon de ' M. de Lennox ; je l'ai salué de mon drapeau , et j'ai cru entendre qu'on me répondait.... Salut, ai-je dit, vous dont les travaux tendent au même but que les nôtres; mais quel» succès couronne votre entreprise ! Un effort malheureux don* lierait plus de poids encore à cette opinion déjà trop répandue de l'impossibilité de se diriger dans l'air. »

Je cite jusqu'au bout la relation de mon expérience da 39 juillet 1834 ; die renferme quelques faits intéressants, et motive .les observations précédentes , sur les difficultés que présente , pratiquement parlant , cette question si importante de la Direction aérostatique :

« Elevé d'environ cinq cents toises au-dessus de l'horizon de Paris, j'ai vu se former au loin l'orage qui est venu icon» rouner la fête d'éclairs et de pluie; en précipitant ma descente, dans la crainte d'être surpris par cet orage, j'ai fait, je dois l'avouer , une erreur que je n'aurais pas faite à terre, et dont ma différence de position a été cause. En considérant le cercle de vapeurs épaisses qui m'entourait, j'ai cru l'orage très-prochain, alors qu'il était encore fort éloigné. Dans mon sentiment, vingt minutes ne devaient point se passer sans que les nuages ne se résolvassent en eau ou en grêle (je croyais à ce dernier résultat , à cause de l'élévation des nuages ) , et ce n'est que deux heures après, que l'éclair a déchiré le voile de vapeurs qui obscurcissait l'air.

n Ce n'est, pas d'ailleurs le seul ni le premier exemple des erreurs que l'aéf onaute peut commettre dans l'appréciation de ceruins faits. Sa position est si nouvelle, si bizarre, qu'il est victime quelquefois des illusions résultant, pour lui , du nonveau jour sous lequel il perçoit les objets. C'est ainsi que, trompé déjà dans une de mes ascensions précédentes, par une erreur d'optique, qui m'avait fait croire, lors d'une rëascension, que je revenais sur mes pas et me trouvais sur Paris, quand je continuais, au contraire, à m'avancer vers la Champagne ; je me trouvai encore un instant dupe de la même erreur, mardi dernier, an moment où je m'élevai du pont Louis XVI, et crus que je m'avançais vers les Invalides, quand

an eontHi^e je timirersab la Stiïit , et ètab f&M pati îé f eut' dans la direction de Potitoîse.

» C'est qû'att fnottient où la machine s'élève, Tangle sont lequel on voit les objets, change considérablement et dune façon inaccoutumée ; on monte, et les objets terrestres se ser-' rent et semblent se rapprocher à mesure qu'ils diminuent de grandeur, ce qui ferait croire tout d'abord, si le raisonnement n'était là pour réformer l'erreur de la vue, qu'on marche vers le point qu'on voit comme s'avancer lui-même et se ranger dans l'immense rayon que le voyageur aérien embrassé d'au coup-d'orfl.

» Quel merveilleux spectacle ! Non , cela est indescriptible. Vingt fbis peut-être^ j'ai essayé de rendre mes sensations, de peindre la situation d'nn homme ^i miraculeusement porté dans les nues , et Vingt fois j'ai quitté la plume et rejeté l'esquisse commencée.

» Ce que je puis dire, d'est ma fol , ma confiance haute eiif la possibilité d'une navigation aérienne. Chaque ascension nouvelle m'a confirmé dafos Hdéè d'établir, & l'aide du principe aérostatique, un transport régulier par air des hommes et des marchandises, comme déjà il existe parterre et par eau. J'ai eu l'honneur de le dire à monsieur le Ministre de l'Intérieur, qui m'a honoré, en cette circonstance, d'un témoignage de bienveillance et d'intérêt. La nautique aérienne n'est plutf une question d'art ni de séience, c'est parement une question d'argent, et la création du premier vaisseau aérien se dirigeant dans les airs, peut s^ traduire par ces mots : tJN million.

» C'est qu'il ne faut rien moins que cette somme, en effet,' pour construire et armer un aérostat dirigeable. Il s'agit d'vmë marine à créer, d'un Océan nouveau à conquérir , et l'on a l'injustice de vouloir qu'un homme seul , avec ses seules ressources^ y parvienne. — Dirigez- vous , dit-on à l'àéronaute, dirigez- vous , puisque cela est possible. -^ Et comment?

» Les préparatifs d'une ascension , il faut le dire , ne sont pas toujours flatteurs, ni de nature à inspirer de la confiance. On pourrait douter en effet de la possibilité d'une nautique aérienne en voyant le frêle édifice que l'aéronaute fait éclotij à grand'peine, à l'aide d'appareils compliqués. Le ballon; retenu par des cordes, battu par le v^nt, lui 0ffre une voilé

?ni se déchire souvent avant d*av'olr quitté le sol. — Mais oyez l'aérostat au sein de l'air, libre de ses mouvements , débarrassa de toute entrave : comme 9on allttre est franche;

i4l A.PPUCATIONS DITKRSSft

comme il porte a^ec hardiesse sa tête dans les unes. Les aérostiers militaires obligés de traîner comme à la remorque leurs ballons à la qneue des armées, éprouvant la force d'un Tent debout et contraire sur la voile immense qui les a souvent entraînés et terrassés dans les plaines de Maubeoge, ont pu douter de la possibilité de diriger les ballons. — L'aéronaute majestueusement porté dans sa nacelle jusqu'au plus haut de lair, et poussé par un vent qui lui a souvent fait faire lo lieues à l'heure, a dû comprendre, lui, la création d'une marine aérienne.

» Avec son ballon en soie, couvert d'un réseau de fil, avec ■a nacelle d'osier et son drapeau dans les mains, l'acronaute, livré à ses propres forces, part et témoigne de sa confiance en se laissant^ballotter par les vents des heures ou des journées entières ; en parcourant des espaces souvent considérables ; en s'élevant à de grandes hauteurs : mais là s'arrête sa puissance; c'est tout ce qu'il peut avec les fîUbles machines qui sont à sa disposition.

» C'est à cela que va se borner M. deLENNOx dans la non- Telle ascension qu'il médite, et qu'il est, dit-on, sur le point d'exécuter. Ce qu'on appelle le grand ballon des Champs* Elysées n'est encore qu'une bulle d'air, que les vents vont «n traîner et charier dans l'atmosphère pendant un temps pins ou moins Ipng.

• Le ballon de H. de Lenhox a ioo pieds; il le faudrait de loo toises.

» Il est en étoffe de soie ou de coton ; il le faudrait d'une constitution plus forte ; il le faudrait doublé et chevillé en cuivre.

» Ce n'est encore qu'un ballon de fête , avec sa nacelle en osier, ses voiles et ses drapeaux déployés. Ses moyens de traction sont insuffisants ; ils ne procurent à la machine qu'une vitesse insensible.

» J'ai bien, il est vrai, proposé moi-même, il y a 5 ans, k FAcadérate des Sciences et au gouvernement, la construction d'un aérostat d'environ 300 pieds de longueur, comme celui

Sue vient de faire établir M. de Lbnnox, mais alors il s'agissait 'un essai, et M. de Lemnox annonce gravement un voyage de

long cours

» Cinq on huit personnes vont s'élever dans l'air. — Que le génie des arts leur soit en aide ; qu'il les protège au sein dits airs et 1^ ramène è terre comme des enfants chéris qui se

i>t LÀ ittACtilit« À^AÔâTAtiQUli. '\i$

évouent à sa gloire , à celle de leur patrie ! Courage ; que la rudeDce, le saug- froid tienne lieu d'expérience ! — Espérons ue malgré l'enthousiasme dont onditles nouveaux aéronautes lisis, ils sauront éviter les périls d'un art encore à son enfance : qui devient dangereux dès qu'on s'écarte des sentiers attus.

Au nombre des projets de machines aérostatiques » propres la navigation aérienne , figure comme l'un des mieux raimnés, sinon raisonnables, celui de M. Charles Génet* dtt ew-Yorck.

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