GLOIRE ET MA£HEUR
De grands malheurs sont survenus en aérostatîon : ce« événements^ dus en grande partie à l'emploi des Montgolfières, ne sauraient porter la moindre atteinte à l'exercice régulier, sagement entendu, de l'art aéronautique. « La physique disait-on dès 1784» en parlant des ballons à feu , serait impardonnable, après avoir trouvé le moyen de préserver nos maisons des incendies causés par le feu du ciel , d'employer un instrument qui les expose au même malheur. » Des expériences nombreuses cependant ont été faites, sans qu'il en soit résulté le moindre inconvénient. Des imprudents, des brouil- Ions, des hommes trop ardents se sont présentés dans la carrière, et des inconvénients graves se sont révélés. Ils ont eu pour cause principale, l'incurie, le défaut de savoir ; — * quel- ' qnefois l'amour-propre et l'orgueil de leurs auteurs.
Dans un avenir peu éloigné peut-être, l'art aérostatique, 'puissamment appliqué enfin, recevra la sanction d'expérje|y:es utiles. La navigation atmosphérique, les transports par air, 'oeuvre finale des frères Montgolfier, s'établiront pour doter le tuonde entier de sublimes facultés ; pour ouvrir à l'humanité ^'des routes nouvelles et lui donner de nouveaux moyens d*é« tendre et de généraliser ses relations : alors disparaîtront les
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kiconTënients înliéRals aux machines impurfeitM, Ugères, que laéronaute a jus^'ici employées poar s'élever dans les airs.
La première et la pins illastne victime de cet art» Ait Pilas» TRB-DE-RoziER, mort le f 5 joio 1785» sor le bord de la mer, près Boalogne, d'où il avait le projet de passer, par U voie des airs, en Ao^^etenre. H périt dam eetle totrtpriMf «insî qu'un jeune faonime nommé Bomahi, son compa^^noa 4e voyage. — Blanchard venait de traveratr k mur de 0MAvrei i Calais eu hailoù, accompagné d'un moétkam,lê dooCanr Jeffriei. Enflammé d'un aèle trop ardeni poar rttéoatafcion al la gloire de sa patrie, Pikutre^db^Roskr ▼ovlnt nachéffûr em cette expérience dont le soccAs navaîi été qn'on co«p d» hasard et faire la traversée de France en AngleUnc, onî pré* sentait beaucoup plus de diCBcultés à cause du peu de largeur des côtes d'Angleterre, qu'il était facile de dépasser ; il amçnà la malheureuse idée de réunir les deux systèmes alors en usage dans les expériences aérosta tiques, et joignit i une Montgolfière, un ballon rempli de gax hydrogène. Des défauts de construction compliquèrent encore les dangers que présentait cette machine. Ballottés par des vente contraires, et voulant s'éloigner plus rapidement des côtes, les aéronautes, en manoeuvrant, donnèrent issae aip gax hydrog^; il f«sa par l'appendice, et la colonne de gas qui s'ét4>lttMi^ «v l««r pai^ sage venant à traverser le réchaud d# la Montgolfière, pri| feu. L'appareil tout entier se consuma dapf r«ir : 1er deoi aéronantes furent seuls précipités sur les rochers qui bordent la côte entre Boulogne ^t ^Calais. — Upf colonne nonamcn* taie fut élevée à leur mémoire, sur le lien de leur chute; elle est à peu de distance de celle bâtie sur la même plage pour attester la gloire de Blanchard.
Le comte de Zambeccabi, dont Kotzebne fut l'ami et l'admirateur ( voyex chapitre Vil ) , a aussi montré peut-être, dans ses expériences, plus de génie, que de savoir, et plus d'intrépidité que de vrai courage. Malgré qu'il connût bien les malheurs et les inconvénients graves survenus dans l'usage des Montgolfières, il voulut opiniâtrement ne faire usage que de cesjpojtes d'appareils, auxquels même « à l'instar de Pilastre^ de-Rotier, il réunit souvent un ballon à gaz hydrogène. Sortant constamment des bornes que prescrit la prudence, ses expériences se terminèrent presque toujours par des événements bien faits pour arrêter tout autre que cet homme extraordinaire. Deux tois, eprès avoir erré des jourDées oa dc9 nuiti