‹ Nouveau manuel complet d'aérostation; ou, Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons (volume 2)Chapitre 3 sur 68 · TENTATIVES FAITES · texte numérisé non relu

TENTATIVES FAITES

àe l'osier, devaient loi servir de point d'appui. » C'était , on te voit Tutte de ces expériences de plans inclinés^ que nous terrons se reproduire bien des fois par la suite. On na connaissait point à cette époque la pesanteur de l'air; on ne spéculait pas positivement sur elle ; et cependant instinctivement on sentait qu'il y avait là une puissance inerte, une résistance dont on pouvait tirer parti. Nous trouvons l'indication de ce fait dans une Histoire de Constantinopte f publiée dans le milieu du siècle dernier , par Cousin,

Moger Bacon vivait an xiu* siècle. Les sôences exactes eom* tnençaient à se faire jour. Dans Tun de Ses curieux ouvrages, celui oh il traite de V admirable puissance de Part et de U nature, il estime qu'on peut innover avec avantage et aller au»delà des choses connues de son temps. On peut construire, dit-il, des bateaux allant sur l'eau sans rameurs, de grands vaisseaux conduits par un s<iil homme et marchant avec plus de vitesse que ceux conduits par une foule demeteleU; en&o, contlnue-t-il, on peut faire des machines pour voler, dans lesquelles l'homme étant assis ou suspendu tu centre, tournerait quelque manivelle qui mettrait en mouvement des ailes faites pour battre l'air, à l'instar de celles dos oiseaux. Et an peu plus loin, pour corroborer cette idée, il dokine la description d'une machine volante qui a bien quelques rapports avec celle que, trois cents ans plus tard, nous verrons Blanchard s'efforcer de mettre à flot dans l'océan de l'air. -

Roger Bacon a construit des miroirs ardents; on lui attribue l'invention de la lanterne magique^ celle d'une tête de fer qui prononçait distinctement un grand nombre de paroles. N'oublions pas que le treizième siècle s'est géuéralemeat montré fort crédule : c'est le siècle cCAlbert-leGrand.'

Cent ans après, Dante (Jean-Baptiste), de Pérouse, a fait mieux que de déierire une machine volante , il en a exécuté une, fort bonne , si son histoire n'est point exagérée. Il essaya ces ailes plusieurs fois fort heureusement, et il était mém« parvenu à passer un des bras d« lac Trasimène; mais ayant voulu en donner encore une fois le spectacle à ses concitoyens pendant la solennité du mariage de Barthélémy d'Alviaee , et s'étant élevé très-haut au-dessus de la place, le fer avec lequel il dirigeait une de ses ailes se rompit et il tomba sur le toit de l'église Ste.-Marie , où il se cassa une cuisse. Cet aecident lui valut la chaire de mathématiques de Venise, et il mottrat dans cette ville à l'âge de quarante ans, dit le père

POUR S^éLKTER DAMS Ltf Alllf. Il

Aimé tiepri Pavlrsin, qui le cite avec une grande antorité dans son Dictionnaire de physique, dédié au roi; «eavième éditiooi Nimes, 1789.

A des ëpoqaei où Tignorance et la snperstidon retenaient l'Europe 4«oâ l'esclavage , et soumettaient la généralité des peuples aux idées les plus absurdes et les plus singulières, il n est point surprenant qne des croyances» tout au moins douteuses, de machines volantes, de vaisseaux volants, de saints et de sorcières» fussent très*commnnes. Les historiens religieux, aussi bien que les autres, et en général tous les chroniqueurs» en font mention. La fin du moyen-âge » ce temps qui reste dans la pénombre des âges, quand l'obscurité de la nuit intellectuelle cessait et que la clarté n'était point encore venue ; ce temps, disons^nous, a été malheureusementmarqué par bien des catastrophes où l'esprit humain semblait privé complètement de l'esprit de Dieu. Bien des bûchers se sont allumés pour de

Î)rétendus enchanteurs, pour des diableresses qui s'élevaient par es airs, de l'enfer au ciel, Ququi,pti|s simplement se rendaient au sabbat à cheval sur nn manche à balai, dans le grotesque équipage oii nons les a montrés CalloL

L'imprimerie est née» et la lumière s'est £iite ! an grand jour de la publicité» quand la presse a diffusé et répandu de toutes parts les connaissances, de pareilles erreurs» de pareils crimes n'étaient plus possibles. A cet immortel creuset de la presse, tout s'est épuré, tout s'est contrôlé ; de la découverte et de la propagation de l'imprimerie, date pour le monde une ère vraiment nouvelle.

La tradition rapporte qne sous Louis XIV, nn nommé Allard, danseur de corde , personnage historique d'ailleurs , annonça qu'il ferait, un certain jour, devant le roi à Saint>Germain , une expérience de vol. Il devait partir de la terrasse, au bord de la forêt, et se rendre par la vole de l'air jusque dana les bois du Vésinet, au lieu à peu près où se trouve aujourd'hui le débarcadère du chemin de fer. On ne possède aucune description de ses ailes, mais tout porte à croire qu'il s'agissait hier moins de voler, c'est* à -dire de se translater, de voyager dans l'air par le moyen d'un agent mécanique, que d'une simple expérience sur la résistance de l'air ; d'une sorte de pales ou plans inclinés, à l'aide desquels l'opérateur comptait s'abaisser sans danger du haut de la terrasse et traverser la rivière, il partit; mais les conditions d'équilibre n'étant pas remplies» il tomba au pied même de la terrasse et se blessa dangereuse** ment.

t) tÈiïtATÎVfiS FAîfis

Lëonard-de-Vinci, le célèbre peintre, aurait coDnti Taride Voler dans les airs, et l'aurait pratiqué. Cuper, dans son Traité de C excellence de V homme ^ l'affirme. Quelques historiens l'ont écrit, d'autres l'ont répété ; mais nous n'avons aucune gfarantie, aucune certitude de la sincérité de leur affirmation. Nous manquons d^ailleurs entièrement de détails sur la manière dont ce fait se serait produit.

En 1670, le jésuite Pierre François Lana, de Brescia, fait publier en langue italienne sou livre qui a pour titre : Prodrome delCarle maestra, Brescia, 1670; nella stamperia dei Rizzardi; in-folio, avec des gravures. L'une des planches représente une barque soutenue dans l'air par quatre boules en cuivre, dans lesquelles l'auteur indique le moyen de faire le \ide, au moyen de l'eau. A l'époque de l'invention desballons, cette figure, reproduite notamment par^Fanjas de Saint-Fond dans son livre sur les expériences de la machine aérostatique, a donné beaucoup à penser et à dire. On a bien injustement prétendu alors que les frères Montgolfier avaient eu connaissance de ce livre, et qu'ils n'étaient que les copistes du projet de Lana. 1

Il suffit de lire l'ouvrage du révérend père, ouvrage trèsrare d'ailleurs en 1783 comme aujourd'hui, et que MM. de Montgolfier ont déclaré n'avoir pas connu, pour comprendre imiuêdiatement l'injustice de cette prétention. L'expérience de Lana, fort curieuse, exacte même jusqu'à un certain point sous le rapport théorique, était en définitive impraticable, inexécutable, ainsi qu'il l'avait conçue et qu'il la proposait. Il était absolument impossible de se procurer le cuivre à l'état de minceur auquel il le supposait dan^ le calcul pour la construction de ses globes, et Je vide absolu qu'il supposait établi dans ses sphères de métal, moyen très-rationnel de se procurer <le la légèreté dans l'atmosphère, n'était pas réalisable, même partiellement, par leanoyen qu'il indiquait, et qui consistait à les rem[)lir d'eau d'abord et de la laisser écouler en ayant soin de fermer bien hermétiquement ensuite les robinets.

La barque de Lana. est en complète disproportion avec ses moyens d'ascension. Il a placé au centre de son appareil un mât et une voile, et cette double circonstance nous révèle qu'il avait bien plutôt émis une idée, que coordonné une expérience, à la possibilité de laquelle, sans l'avouer toutefois, il ne croyait sans doute pas lui-même. PL WW^fig, 44.

Pans le siècle suivant, un autre religieux, le père Galie^

POim S^ÉLETtB DàNS LES àlIS.' l3

J'AvignoUt ^ bien mien% compris et bien mieux établi qsm Laqa, le$ conditions de la navigation atmosphérique. $00 livre

3u'ii fit paraître à Ayigqon, en 1755, est unin-i6 fort mo« este , d un très-petit nombre de pages » mais qui contient de bien jurandes idéi^ ^t an bieii vaste projet. Il intitule son œuvre, l*Jr( dç naviguer dans les airs ; puis l'auteur» respectable dominicain engagé dans le$ ordres, et qui sentait le$ bûchers de l'inquisition brûler de l'aufre côté des Pyrénées, s^ hâte d a* jouter, comofie u^ correctif nécessaire : J,musevMnipkysique et géométrique. Il ^ait précéder le tout d'un mémoire suc La nature et la formation de la gréle^ travail qui reufern>e d'ingénieuses pepsées, mais qu'on trouve; avec surprise empreint des erreurs de la $iDgu)ière physique du temps. Son idée de na* vigation aérienne ^&t une création ; c'est Vosuvre du génie : dans son explication de la grêle, Oalien rentre dans son emploi ordinaire. Il n'est plus que l'ancien professeur de philosophie et de théologie de l'université d'Avignon.

Cetouyrs^e a eu, deux ans après, chez le même libraire, une seconde édition, sans aucun changement dans le texte; il serait fort di^cile aujourd'hui de se procurer ce petit livre; et mte lecteurs me sauront gré, j'en suis convaincu, de leur «n 4oan^r ici quelques pages.

n Nous yoici doqc arrivés, dit |e pèreGalien, au moment de la construction de notre vaisseau pour naviguer dans les airç et transporter» si nous le voulons , une nombreuse armée avec tous ses attirails de guerre et ses provisions de bouche, jusqu'au milieu d.e l'Afrique, oi;^ dans d'autre^ pays non moins inconnus. Pour cela, il faut )ui donner une vaste capacité. . . .

» Plus il sera grapd, plus sa pesanteur en sera absolument plus grande, mais aussi elle en sera moindre respectivement à ^on énorme grandeur, comme peuvent le comprendre ceuxqui ont q^uelqae teinture de géopiétrie, et qui savent que plus un corpf eçt grand, moins il a 4 proportion de superficie, quoi» qu U en ait absolument davantage.

» Nous construirons ce vaisseau de bonne et forte toile doublée^ bien cirée ou goudronnée, couverte de peau, et fortifiéç de distance en c|istauce de bonnes cordes, ou niéme de cables dans les endroits qui en auront besoin* soit en dedans, $oit'eq dehors, en telle sorte qu'à évaluer la pesanteur de tout le corps de ce vaisseau, indèpeudamuieut de sa charge, ce soit environ deux quintaux par toise carrée.

4érQ$taiioti^ 9

l4 MNIATIVBS PàrtEt

m Quant à la forme qu'il faudra donner à ce vaisseau, on aura assez le loisir d'y penser, avant que de mettre la main à l'œuvre; couteuCons-uous pour le présent d'examiner si un vai^eau de figure cubique, ayant, par exemple, looo toises de diamètre, dont le seul corps, indépendamment de sa charge, pèserait 300 livres ou 2 quiniaux par toise carrée, pourrait se soutenir dans l'air à la regiou de la grêle, supposé que la pesanteur de l'air de cette région soit à celle de l'eau comme i est à looo, et que la pesanteur de l'air de la région immédiatement au-dessus, ne soit à celle de l'eau que comme i est à 2000.

n Le vaisseau serait^plus long et plus large que la ville d'Avignon, et sa hauteur ressemblerait a celle d une montagne bien considérable . Un seul de ses côtés contiendrait un million de toises carrées; car 1000 est la racine carrée d'un million. 11 aurait six côtés égaux, puisque nous lui donnons une figure cubique. Nous supposons aussi qu'il fût couvert ; car, s'il ne l'était pas, il ne faudrait avoir égard qu'à cinq de ces côtés, pour mesurer combien pèserait le corps de tout le vaisseau, indépendamment de sa cargaison, en lui donnant a quintaux de pesanteur par toise carrée. Ayant donc six côtés égaux, et chaque côté étant d'un 1 000000 de toises carrées, dont chacune pesant 2 quintaux, il s'ensuit que le seul corps de ce vaisseau pèserait 1 aoooooo de quintaux, pesanteur énorme, au-delà de dix tois plus grande que n'était celle de l'arche de Noéavec tous les animaux, et toutes les provisions qu'elle renfermait. . . .

I» Nous voilà donc embarqués dans l'air avec un vaisseau d'une horrible pesanteur. Comment pourra-t-il s'y soutenir et transporter avec cela une nombreuse armée, tout ^on attirail de guerre et ses provisions de bouche , jusqu'au pays le plus éloigné ? C'est ce que nous allons examiner.

» La pesanteur de l'air de la région sur laquelle nous établissons notre navigation , étant supposée à celle de l'eau, comme i à 1000, et la toise cube d'eau pesant i5f 20 livres , il s'ensuit qu'une toise cube de cet air pèsera environ i5 livres et 2 onces ; et celui de la région supérieure étant la moitié plus léger, la toise cube ne pèsera qu'environ 7 livres 9 onces. Ce sera cet air qui remplira la capacité du vais* •eau; c'est pourquoi nous l'appellerons l'air intérieur, qui réellement pèsera sur le fond du vaisseau, à raison de 7 livres j onc es par toise cobe \ mais i'air de la régioa ioférieiire lui

POUR s'iLBTI^R DANS LBf lIRi. l5

r^sUtéra avec une force dooble , de sorte que celnl-cS ne consumera que la moitié de sa force pour le contrebalancer, et il lui en restera encore la moitié , pour contrebalancer [et soutenir le vaisseau avec toute sa cargaison.

» Le vaisseau que nous avons lancé en idée sur la région de la grêle, est de figure cubique , mille millions de toises cubes pesant chacune 7 livres 9 onces, font 7562500000 livres, ou 75625000 quintaux. Notre vaisseau se soutiendra donc dans la région où nous Tavons placé, pourvu qu'avec sa car- ' gaisoq il ne pèse pas au-delà de 756a5ooo quintaux. Mats parce que, pour naviguer sans danger évident, il faot que le vatseean élève ses bords jusqu'à certaine hauteur an-dessus de son fluide, autrement, à la moindre secousse, le fluide y entrerait, et le ferait couler à fond; allégeons notre vais- ~seau de 5625ooo quintaux, et ne lut laissons pour tout son poids avec sa cargaison, que 70000000 de quintaux. Par 1« moyen de cet allégement, qui serait un peu plus que la douzième partie de tout le poids, ce vaisseau s'élèverait an-delà de 83 toises au-dessus du niveau de la région de la grélesur laquelle il naviguerait.

V Qui de 70000000 quintaux, 6te 1 2000000 quintaux, qus pèserait le cor|^s du vaisseau , reste encore pour sa cargaison 58000000 quintaux; ce qui irait 54 l^ois au-delà de ce que pouvait peser l'arche de Noé avec tout ce qu'elle contenait d'animaux et de provisions pour un an que dura le déluge. . . . Quand bien même il entrerait dans notre vaisseau quatre millions de personnes, pesant chacune trois quintaux, ce qui est un poids au-dessus de ce que pèse le commun des hommes, et que nous permettrions à chacune de ces personnes d'avoir avec lui 9 quintaux en provision ou en marchandises, tout cela ne ferait qu'une charge de quarante-huit millions de quintaux. Il s'en manquerait donc encore dix millions ds quintaux pour son entière cargaison.

» Je comprends donc qu'il ne serait pas nécessaire de construire , pour notre navigation aérienne, des vaisseaux d'une si prodigieuse grandeur.

» Quant à la forme qu'il faudrait donner à cfs vaisseaux, elle serait sans doute bien différente de celle dont nous venons de parler. Il y aurait beaucoup de choses à ajouter ou à réFor^ mer pour les rendre commodes, et bien des précautions à prendre pour obvier aux inconvénients', mais ce sont des ch'^-

l6 TUITinVBS FAITES

ieè que nous laissons aux sages ^éHcxiohs de nos habiles xnaefainiates

M Cette navigation ^ au reste , ne serait pas si dangereuse ^uc ton •pourrait se [imaginer : peut-être le semit'elU moins que ceUe de mer?

« Le ▼aisseau, eu descendant ici bas, irait avec upe leat«ar à ne rien faire craindre de funeste pour les gens de dediit)»« la vaste étendue de la colonne d'air de dessous s'opposant à la vitesse de sa chute, P'aiUeurs ce vaisseau, après même s'être submergé et rempli d'air grossier, ne pèserait jamais un tiar« de plus qu'un pareil volume de cet air. Il viendrait donc Ik terre beaucoup plus lentement que ne peut faire la plume l^« gère, puisque cette plume, malgré sa légèreté, pèse grand nombre de fois plus que l'^ir ea pareil volume, et par cou*» quent beaucoup plua, à proportion des masses, que ne tmrmit notre vaisseau submergé. •

Ainsi, on le voit, Galien, en ^76$, avait deviné, pr«a* senti et merveilleusement établi > dès cette époque, les cond|« lions de l'art aérostatique, tel que Montgolfier est venu nooft le révéler en 1783; Seulement, Galien, réduit à suppute» pour h suspension de son vaisseau dans l'air 5 la légèreté dm cet air lui-même à la hauteur de la région de la grêle, pe voyait et ne pouvait indiquer aucun moyen de ce procurçic cet air léger, pour en pouvoir faire usage; c'était donc seulement une idée émise, un vœu qu'il exprimait.

Le géoie desMontgolfier a tout réalisé ; nous devons dire toiil créé^ car rien n'indique qu'Us aient connu plutôt le livre 4^ Galien que le projet des sphères métalliques creuses dé L^na; mais quand cela serait, on doit convenir qu'il n'y a rien de coo)muti entre hs pensées grandes, magnifiques, mais toutes s|>^culatiyes de Galien, et les moyens nouveaux, tout pratiques, â Tàide desquels ceux-là ont obtenu l'ascenSiou et fa suspe^éion dans l'air aes corps graves. On doit même faire observer que bien que les gaz, et notamment le gaz hydrogène et sa légèreté spécifique fussent connus déjà depuis quelque temps, MM. de M ontgolfier ont trouvé et appliqué les premiers, 'en 1763, un procédé nouveau, qui leur appartient ea entier, la dilatation de l'air par le feu.

Âvaat de quitter Galien , on me permettra de oher encore on paragraphe de son petit livre, lequel témoigne hautement, selon moi , de la sagesse et de la profbndear de vues de cet homme, vraiment savant^ véritablement inspiré. L« révé^

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