A MV. CHARLES ET ROBERT
^Dl M'OMT JIT1& LCUIIS CBAPIAITX KN MONTANT DANS LA 1i4CIU4 (1* DBCBIUU 1733 » AUX TUIUSIBS) :
Je garde vos chapeaux , et j'en aurai bien soin ; Mm amis , je rends grâce au sort qui me les donne :
D'un chapeau qu'avez-vous besoin
Loisqoe la ivoire yons couronne ?
DXLATOIPIIBBI.
LA NAyiGAT«>lf AÉRIENNE.
TBADUCnOR UBRB D*UNX ODB ITALIBNNl DB M. l'aBB^ MONTI^
Lorsque du Pélion , sur la plaine liquide, Jasoneût €tit rouler les antiques sapins.
Et que la rame, sons ses mains.
Frappait, à coups pressés, le sein des Néréides;
On vit un essaim de héros Venir briguer l'honneur d'une illustre emiquéte : Orphée, un Inth en main , sur la poupe, à leur tête.
S'élança loin des murs d'Argos.
Le Souverain des mers, surpris de leur audace. Déchaîne Taquilon, agite son trident : Mais k peine entend»U le chantre de la Thrace, Qu'à son con^nx succède un long ravissement
L'aquilon fait, Neptune admire; Le calme renaît sur la mer ; Et vers la toison qu'il désire Le vaiiseau part comme un éclair.
Toi, qui plus que jamais vivras dans la mémoire,
Montgolfier , écoute mes chanU ; Et pnissai-je , avec toi , pour prix de mes accents.
Voler au temple de la gloire!
Que sont, auprès des tiens, ces prodiges d'Ârgos, Ou orna de ses récits la Grèce mensongère.
Ils osèrent braver les abîmes des flots ; Et ta viens d'envahir l'empire du tonnerre.
Mais le destu, j^ropice est loin d'assoder
Le chantre dé la Tlirace à Vépônàe jKMé» ;
J«e&iBk:ohanlé.pac.Ottfyb^,^. .
EtH(iniiwn ■MmqBg.à.MwHCQMitBt
Applandiwfiji,fl|^\4^Tqp q.vU;mi|ôleai;ai^t^ De spi» b^V^Me apd^ce fflez çç.a^^ Son triompjjiç. 4eviçjj^t \^ vôtrf, i D^ la reeomiaiss^(^ç,i^ ^ÇjÇ^df z-^ le prî^.
Soiks les monttctremenz, non loin du sombre empire. Repose an air impur que les feux de Tolcans Embrasent, et sdlkkâk* jtM^iifmW |iyii(epents. l^ t^rre. re^tptit, s'ébranle, se déchire.
Anjonrd'hai Montgolfier a dompté sa forrar :
Voyez-le s'éc]|if#«p 4i| «MA qi^ i%rÇiMie Et prêter nu. ^ppui fidèk Au char ailé ^ !•» %ftiP4M0>^.
O prodige inoni ! secondant nos conquêtes,
La matière n'a plu» de poi«b s Sous nos pî^ds éncMbée, efrfcnkéa uattÈÊuà^, La voilà qui s'étire et plaM^su» voa téâss.
Immobile d'étonnement, La terre garde le silence »
On dirait une nne immense Qui porte dans soa s^ nn foudre — ffîf^^at
Bientôt la terreur cessQ, et dans ^n ^Qiif 4^1ire, On célèbre à l'envi le triom()(e des arts / On voudrait deses pSeds p.r^$er¥heqTê£iX tiarlre Qu'atteignent encore nos regards/ '^
p.ieu des tepnpê^s, ob Borée !
Respecté ce héros, qui, volant sans effrpt A travers les écueit^ dfe la mer éthérée ,
Ose s élever juf ç^u'à toi.
Qi»c le fiflmrirçj^;! dçi yeç^ (apjj^e »
Que les vçipejjir? soieï^t s^qs yçwift!
D'un air p^v , e^ d'mj ç^l sf|pin ^ PourRoberl, m ^'^Nm^Um&imi^ &X»^ U
Loin des r^rq$ fFRf^t «'enfisnce dans retnacê; La terre, ses çité^, ^çs fleyves, se^ forets ^ ' *
Tout s'abaisse â'ses' ]piec^\ ^'obsçurcif et s'effiiçe.
A cetaspçet miiiYÇ^Q > ^°b c^s Tastes déserts.
Quel ccear ne deviendrait timide?
Robert foochç au dépôt des grêles, des éclairs : Tous Biaêooûiûl paitr l«i , lui soûl nf. v^gi^t
Cen est t^l UdflKeiKl, Y^m^ ^ Ç?n#| Téther; Et mille aérostats, pour la même conquête, ' Partent en invoquant Mon^lQcv fç^ ^^\^ ; Eux*mêmes volent 4 ^fl^. f^j^*
Mortel andadenz, qne ne tentei-tn pa^,
Goidé par la sage Uraniel La terre est tout entière empreîfite éé tes nas;
Les cienz le sont de ton 'g^n^e.' "^
Ces globes qn'nn senl astre ç^tratne autour de ]i|i , Ta sus les asservir à des rou (èi prescrites ;' Tu connais leur pouvoir, leurs masses, leurs orbites; Tes regards out percé jiisqu^ dans l'ii|l^i^«
A tes yenz se cachaient de timide» étoiies| Elles semblaient bravâr tes désirs trof> baadis : De lear front virgiqul ta fiam tomber les voilai i
Et d'un nouvel éclat Tunivers est surpris.
Que d'une aile de feu >a foudre éthicelante Fende l'air, snrjcbargé de nuages épais :
Ton bras l'atteint, la frappe, et tes rapides traits La forcent de tomber à tes pieds expirante.
Tes tubes ont de l'air d^tarminé le poids; Ton prisme a divisé les ra ypns de lumière; Le feu, la terre et l'eau sonf soumis à tes tçSs : Tu domptes la nature entière.
Aujourd'hui les plaines de Fair Flattent ton superbe courage :
Jusqu'au trône de Jupiter Soudain l'air étonné t'ouvre unhbre
a il FoisiBft mvKftstt
On a TU dans cette assemblée ^ Même nne fête couronnée.
Désirant beaacoup voir,
Eh bien?
Nos voyageurs ea l'air, ^ Voos m'entendez bien.
On fni qnatrc heures à regarder Si ce Globe va s'enlever ; Mais quelle chose étrange ,
Eh bien?
En fumée il se change»
Vous m'entendez bien.
Cet abbé qui fit tant de bruit.
En ce jour perd son crédit.
En sortant de sa sphèn,
Ehbien?
Il maudit sur la terre, Yoiis m'entendez bien.
Oui dk, mon très- cher Miolan»
Ce coup est très-deshonorant ; Pour nn homme de cœur»
Eh bien?
Cest le plus grand malheur.
Vous m'entendez bien.
Hélas! mon pauvre Janinet, Gomme associé de ce projet.
Que ta fa sans malice.
Eh bien?
Tn suivras ton complice.
Vous m'entendez bien.
Faites le tour de l'Univers, Plutôt à pied que dans les airs.
Avec votre cassette^
Eh bien?
Qui contient la recette. Vous m'entendez bien.
Monsieur d'Arlandes, assarément, En vain s'est dooAé du tQoimeqt»
Hm I.*AèuMTAttO<ri 9lS
On l'a yn tous les jonrs.
Eh bien?
Leur prêter ses secours.
Vous m'entendez bien*
Si donc, messieurs les physiciens Veulent faire des voyages aériens.
Qu'ils imitent les Robert,
Eh bien?
Qui sont les Rois des airs, Vous m'entendez bien.
Par BouGAVLT