PROCÈS-VERBAUX
BXPiaiiBCB no T «ormaas 18S4* Nons sootsfgnët cerUffont aroir été témoins oe joar do départ d« I|i flotUI« aérostatique montée par MM. Dapois-Deluourt et J. M. Richard. Les cinq ballons « apris mi* ascension rapide, ont été perdus de vue dans les nuages da odté de Paris.
Mon^ean , cfi 1 BOveabr« MM;
Albert-Marie Chertemps de Seiiil, norqnis d'Aumont, le baron de Murgueriueit No('>mi Armit. AnioiDulto A' Aumont , le baron Amt'dée de Margueritte» fils, L. LuinrcIie'^Menoret, Ch rlt;sde Châtillon, Petit. Delabome, Yatiot, Buntênf iavardan, D, U- P- Bollé Kls, Hickcrd \a\tne y Minet,
Kona «oasslgnés Iiabliaot» d« Uboit;f-Ie-Roi , et ta l'aliMM* d«M. 1* awiftA» «tH*
«56 HSCttERCHS DES COURANTS ABRISNS.
Ou Mvait f>a lire dans le MonUeur du i4 juin i8a4» partie officielle » cette courte 'mention : « M. Dupuis Delcourt a eu rhonnei^r de présenter au roi son mémoire sur Tart aérosta- <iqae^ »
Dans les premiers jours de novembre on y lisait, à rocca* «ion de Texpérience du parc de Montjean : MM. Dupuis-Delcourt et Richard, qui montaient la flotille aérostatique, partie de Montjean dimanche dernier , sont descendus une heure après leur départ entre Choby-le-Roi etThiais. Les aéronaates n'ont trouvé dans la régioa de looo à i3oo toises, dans laquelle ils se sont tenus 1.6 plus longtemps, que des vents in« ' certains et contraires c^ui les ont longtemps ballotés. L'atmosphère n'y était agit^^e que par des balancements et des tourbillons qui les rariienaient sur eux-mêmes au bout d'un certain temps, ce dont ils s'apercevaient au mouvement de rotation de l'aignillp^ aimantée. Leur route fut une espèce d'ellipse qu'ils défnrivirent dans la vaste plaine qui est entre la Marne et la Sciine, qu'ils traversèrent deux fois après avoir snccessi- ¥em<*nt plané sur Oligny, Ghoisy, Charenton, le Port-à-l'Ânglais, etc. ; le mouvement de l'air les ramena à trois lieues da point de leur départ. Accueillis avec intérêt par les habitants de Ghoisy, MM. Dupuis-Delcourt et Richard ont particulièrement à se louer de M. H. Lnbbers, savant estimable qui cultive les sciences avec succès, et dont la modestie seule égale l'obligeance et l'honnêteté.
La relation de cette expérience a été pins tard, imprimée et iNibliée (i).
La disposition de l'appareil et sa destination étaient cellesci (Voyez P/. 13, /î^. 44):
Un ballon principal, de grande dimension, portait à sa base
«ommone, eertilSou arotr été l^noini. ce jonr à quatre heure» cinq atinatei, de b fietcente de la flotlUe aërotUtiqae partie de Montjean, mon^ par HH. Dupaia-Drtooart et Richard. Le chien ptaci dam la naeeUe paraiuait parfaitement eatme. Ea ibî de quoi aoas avons dëllTrtf le présent.
Fait k GhoIty-le-Roi, en la demeare de H. Lnbbert , habitant de Choisy-le-Roi.
Beinsfeld, bneadier de la gendarmerie; GuiHomet, institatear; Chah», eue; Foumier, H. Lupbert,
Vu à to mairie de Choicy, pour la légalisation des signatures d-dcHW. 91 novembre 18U.
GUTT, Maire,
(t) Compta-Renda de l'expiirienee de la flotille aërosutiqoe, partie de Mootjeu ie T novembre ISSi . monlëe par MM. Dupuis-Delcourt «t J.-U. RidlAn) ; ifl*to , «v« tm UUiogni|>hia repr4«eai«at l'apparaiL I8S5.
RECHBICHB DBS COURANTS ^éRIKIfS. 'BS^
un cercle très-résistant, d'où partaient quatre grandes vergues^ s écartant à angles droits les unes des autres, et munies à leurs extrémités de poulies renfermées dans leurs chappes en cui- -vre. Quatre bailoas, de biiin moindres dimensions que le ballon amiral (ils avaient chacun quatre mètres de diamètre seulement dans rexpérieoce da 7 novembre i8a4)> étaient placés à l'extrémité des vergues» retenus par d«s cordes pas» sant sur la poulie correspondanMi et qui venaient s'enrouler sur les treuils oi) moulinets placés k cb^uii des 9BgUs de U nacelle.
Les quatre ballons acœssoires étaient destinés à prendre à volonté position à diverses hauteurs au-dessus du bellon priacipal. Ils pouvaient monter^ mille mètres environ, ou demeurer stationnaires à des hauteurs intermédiaires. Je les av«is destinés à me servir d'indicateurs p onr étudier et ehercher les divers courants d'air à l'aide desquels j'aurais été eu plus près de la route que je me proposais de suivre. A beaucoup près je n'ai point obtenu ce résultat.
L'appareil étant équilibré à terre, l'ascension s'effectua trèsbien, ainsi que le constate le procès-verbal dressé sur les lieux, à l'instant même du départ. La pondération lut parfaite pendant les premiers moments ; mais dans iair, qwind, parvenu à une certaine hauteur, je vonlus pénétrer d^uM ies couches supérieures et monter plus rapidement au oàoyen du lest, les petits aérostats se couchèrent horizontalement à l'extrémité des vergues et offrirent une résistance dés^pérée à lascension. Le ballon principal semhlait les traîner comme à la remorque. Un autre inconvénient, résultant d^ temps hu"mide et mauvais qu'il faisait le jour de l'expérience (et cela se conçoit, au mois de novembre), s'était d'ailleurs révélé au moment du départ. Le châssis en bois et les vergues jq«i maintenaient l'écartement des ballons entre eu^ s'étaient gonflés, (tt ne gardaient plus le parallélisme nécessaire av jctt dps poulies.
L'expérience eut donc on succès négatif, 45«s le rapport ,de la recherche et de l'étude des oouranle atmoiphériqnes. Tout reste à faire encore k ce sujet.