‹ Nouveau manuel complet d'aérostation; ou, Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons (volume 2)Chapitre 9 sur 68 · RAPPORT FAIT · texte numérisé non relu

RAPPORT FAIT

vantage. La science des airs est encore trop nouvelle , pour pouvoir rien affirmer sur ces différents objets. Tout ce ^ae nous pouvons dire , c*est que la simplicité du moyen de MM. de Montgolfier, sa facilité;, et la promptitude avec laqueUe on peut l'employer, paraissent! lui donner de grands avantages dans beaucoup d*asages de la vie civile; mais celui de l'air in* flammable ayant l'avantage de diminuer considérablement le volume des aérostats portant le même poids, et ne demandant aucun soin ni aucun approvisionnement ' de la part da ceux qui sont portés par cette machine, semble par là beaucoup plus propre à un grand nombre d'usages physiques. En effet, sans parler de beaucoup d'autres, M. Charles a montré comment, avec un aérostat , on peut s'élever jusque dans les nuages pour y faire des observations; et tout annonce que, parce moyen, on pourra en faire un grand nombre qoi nous mettront sur la voie pour expli.^er beaucoup de phénomènes de météorologie, qui jvisquici ont été aatant de mystères pour nous.

Attendons ainsi, du te^iips et des recherches postévîeures, la décision de cette question , sur la préférence que Ton doit donner au moyen ùe MM. de' Montgolfier, ou à celui de J'air inflammable pour enlever les aérostats.

Il faut ea venir maintenant aux applications et aux usages de la machine aérostatique ; mais ici nous sommes arrêtés par la multitude de ceux qui se présentent; car il faudrait un vo* lume poor exposer en détail tous ceux où on peut les employer. Nous nous contenterons de dire qu'on pourra s'en servir pour élever des poids à une certaine hauteur, pour passer des montagnes, pour monter sur celles où jusqu'ici personne n'a pu arriver, poor descendre dans les vallées ou des lieux inaccessibles, pour élever des fanaux pendant la nuit à une trèsgrande hauteur, pour donner des signaux de toute espèce, soit à terre, soit à mer. Or, tons ces usages, ou au moins une grande partie, avaient déjà été imaginés par MM. de Montgolfier. L'aérostat pourra être employé encore dans beaocoup d'usages pour la physique, comme pour mieux connaître le^ vitesses et les directions des différents vents qui soufflent dans l'atmosphère ; pour avoir des électroscopes porté à une hauteur beaucoup plus grande que celle où on peut élever des cerfs-volants ; enfin, comme nous l'avons déjà dit, pour s'élever jusque dans la région des nuages, et y aller observer les météores.

D'ailleurs^ on sent que tons ces nsages se multipliecont en*

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core, lorsque cetîc macbine aura été perfectionnée; et même qu'ils deviendront d'une autre conséquence, si on parvient jamais à la diriger, comme tout semble en annoncer la possibilité.

tatiqne de MM. de Montgolfier ; de la cause par laquelle elle se soutient en Tair, enfin de ses différents eUFets. Koos pensons en conséquence qU''elle ne peut «pprouver d'une manière trop distinguée cette machine^ dont elle a déjà vu d^ expériences si propres à donner les plus grandes espérancçs sur les applications qu'on pourra en élire dans la suite. Et poi|r doD^ ner à MM. de Montgolfier un témoignage encore plus marquil de l'estime que mérite une déconveite si beuretisè, nous Ptp*

})osons que l'Académie leur décerne le prix annuel de 600 ivres fondé pour les découvertes nouvelles dans les arts (par une personne inconnue), comme à des savants anzqueb on doit un art nouveau, qui fera époque dans rhistoiré déé inventiotis humaines. V

Après ce que nous venons de dire, il est presque inutiFe d'ajouter que le mémoire de M. de Montgolfier, où il exposé la suite des pensées et des essais de son frère et de Ipî sur les machines aérostatiques, et les différentes expériences qi|î en ont été faites, avec les raisons qui les dût dé^ermiéés dans le choix des moyens qu'ils ont einployés, mérite (|'étr^ imprimé dans le Recueil des Savants étrangers.

Fait à l'Académie des Sciences, le s 3 décembre 178.^. Signé y h Roy^ TéUet, Brisson, Ctideà, LgviQisi^r , Bossut^ le marquis de Condorcef et Desmara^t

£^trai^ des reqùtifes de (Actufçmi^ ffes Sci^ttcef^ Ita 93 lUwadnrp lit».

^' Académie ayant entendu |a lecture 4e ce fappprt, )'| approuvé, et ^ en même temps ^rfété i^nanimeraent, lO qi|e le rapport serait imprimé et publié; a<* q*fd9 f>r|x 4pnu^i de 600 livres, fondé par up citoyen anonyme pofir VlÇl^cqu. ragenient des sciences et des arts, serjiit acçofdé |),^r {'Vfm'ee 1783 à MM. de Montgolfier. ' ' ' ^

Je certifie le présent extrait ^opforme ^ rpc{{;|p^l fit aux registres de l'Académie.

A Paris, ce 9$ décembre 1783.

^O SUITE DE t. BI8T0IRB DES BALLONS, é.

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