‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 18 sur 77 · EMPLOI DES MACHINES AÉROSTATIQUES AUX RECOH- NA1SSAWCES MILITAIRES · texte numérisé non relu

EMPLOI DES MACHINES AÉROSTATIQUES AUX RECOH- NA1SSAWCES MILITAIRES

Récit du colonel Coutelle sur l'aérostation militaire aux armées de Sambre-et-Meuse et du Bnin :

. Le comité de salut public ...U réuni auprès de lu. un. commission de savants, parmi lesquels on comptait Monge, Bertbollei, Ouyton de Mor.eau, Fourcroy, Carnot, etc. Guy- ,o" proposa de faire servir l'aérostat au. armées, conam. moven d'observation. Cette proposit.on fut acceptée par e gouvernement,. ou. 1. condition de ne ta. employé, 1 acide .alfurique, le soufre étant nécessaire a la fabricatien delà poudre ; la commission arrêta alors d'employé, la decomposi-

*' 0D ^«"expérience, faite par le célèbre Lavoisier, et répétée dan. no. cabinets, n'avait pu donne, que de faites résultats, un. ..périence en grand était n.c«„t,. ,» fallait pouvoir extraire dou.e à quio.e mille pied, cnbe.de gai dan. I'e.pace de temps le plus court

. L'expérience réussit ; le relirai cinq à six cent. pied, cubes de pa, Les membre.de la commission, qui avaient ete témoins dé l'opération, furent si satisfaits, que dès le lendemain je reçus l'ordre d'aller en poste i M.ubeuge propoetj ■u généraljourdan l'empbi d'un aèrosUt à son anaee.

HI MCOSNAISSANCES MUT4UH. 87 » J'arrivai à Iteauraont , couvert de boue , car j'avais été obligé de faire les six lieues de route à franc étrier, par des chemins si mauvais, que les équipages d'artillerie avaient de la boue par dessus les moyeux desroues. Le représentant auquel je devais présenter mon ordre me comprit d'abord ni ma mission ni l'ordre du comité de salut public, encore moins un aérostat au milieu d'un camp : il me menaça de me taira fusiller, avant de m'entendre, comme suspect; il finit pourtant par se radoucir, et me fit des compliments sur mon dévoûment.

■ L'armée était a Reaumont, six lieues au-delà de Mauteuge; l'ennemi , à moins d'une lieue de distance, pouvait attaquer à chaque instant. Le général me fkcette observation , qu'il m'engagea à porter au comité. J'arrivai à Paris après avoir passé deux, jours et demi et deux nuits à cette ex-

> La commission sentit alors la nécessité de faire l'expérience entière avec un aérostat propre à élever deux personnes, et le minisire mit à ma disposition le jardin et le petit cb^teau de Meudon.

> Il fallait inventer un fourneau, dans lequel je crus nécessaire de placer sept tuyaux; imaginer des appareils, des caves tran s portables aux années, et une foule de choses nécessaires , que l'expérience, autant que la théorie, devait indiquer.

- Je proposai aux membres de la commission de m'associer Conté, que je leur avais fait connaître lors de ina première expérience. Conté consentit à venir s'établir avec moi à Meudon , pourvu que j'eusse seul toute la responsabilité, la correspondance avec la commission, et la comptabilité.

» Après quelques mois de travaux , le fourneau construit (en partie par nos mains), les tuyaux mis en place et tous les appareils disposés, l'aérostat fut rempli. J'en donuaï avis à la commission ; plusieurs de ses membres vinrent présider à la première expérience d'une ascensiou au moyeu d'un ballon tenu par deux cordes.

» Les commissaires m'engagèrent à me placer dans la nacelle et me donnèrent une suite de signaux à répéter et d'observations à faire. Je tue fis élever successivement de toute la longueur des cordes, deux cent soiiante-dix toises: j'étais alors à trois cent cinquante toises environ au-dessus du niveau de la Seine ; je distinguais parfaitement , avec une lunette, les sept

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