‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 2 sur 77 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

TENTATIVES FAITES POUR s'ÉLEVER DAXi LES AIRS AVANT MoNTGOLFIER,

L'histoire nous a transrais des faits qui démontrent que dè» la plus haute antiquité on a essaye de s'élever dans les ain L'homme né inquiet, entreprenant, jaloux de sa supériorité sur les autres êtres, ne watt pas sans convoitise les oiseaux P<*s.|,ler seuls I «tnpire d« airs; nww, les sien.es physiques, et plus encore celles chimiques, étaient alors inconnues; aussi voyons-nous rjuc tous crsr^iiis se faisaient par des voies s ces mécaniciens.

t autour du c

M. Quelques-uns de ces essa.s, comme nous le verrons plus luiront même roussi a demi ; c est-à-dire que plusieurs île ces hommes auez téméraires pour se confier au caprice dut. ressort nu d un roua,;e que mille causes impossihles à prévoir nouval-nr ou arrêter ou casser, se sont efi^tiu-i.ient, et i diverses *n S ues, élevés dans les airs. ' "P*

La faliie et l'histoire auci lies. Mercure et un grand étaient ailés; Homère, qui u tïon, fait descendre du cicL !

ment l'histoire de Dédale et anciens se plaïsaii Mrottalion,

a TENTATIVES FAITES

idée nouvelle; ils aimaient à donner a tout , un corps, une âme, une figure. Combien leur imagination n'a-t-elle pas prêté

Dédale fuyant la colère de H bloc, roi de Crète, fabriqua des ailes qui lui servirent à se sauver de l'île où il était retenu prisonnier, de même que son fils Icare. Dédale ftt un trajet heureux et arriva en Sicile ; Icare s'élêvn trop haut, malgré les conseils de son père; la cire qui liait ses ailes se fondit aux rayons du soleil , et il tomba dans la mer auprès d'une petite île voisine de Sainn;, qui n'avait point de nom alors, et qui reçut celui d'Icarie. Le poète qui s'est emparé de cette histoirea voulu peindre ici, on le voit, lus dangers et les écarts de la présomption, de la témérité et de l'amhi-

Bailly et Court de Gebelin ont tous deux, dans leurs ouvrages, fait disparaître pour aimsi dire la nuit qui couvrait les monuments historiques et religieux des anciens. Ils ont levé l'enveloppe grossière dont l'ignorance ou les passions les avaient environnés; ils nous ont appris avec quel discernement il fallait séparer l'erreur d'avec la vérité, 11 n'y a point de fable ancienne qui n'ait eu pour hase nn fait vrai pris dans la nature ou duns l'histoire , puis, habillé, raconté avec le génie particulier de l'époque.

Historiquement parlant, tout intéresse dans Dédale. Son art, sa fuite, ses malheurs même lui ont attiré une juste et grande célébrité. C'était, ou le sait, un célèbre artiste sculpteur, né à Athènes de race royale et delà famille des Métionides.Son caractère violent l'emporta à un tel excès, que dans lia moment de colère il tua Cal us, son neveu , fils de sa sn-ur et son disciple, dont le tombeau subsistait encore en Grèce du temps de Pausannias. Pour éviter la punition des lois, il prit la fuite, et se retira dans l'île de Crête. Il est vraisemblable qn'il passa d'abord eu Kgypte, où il aurait dirigé, sur l'ordre da roi Mœris, la construction du grand portique du temple de Vulcaio. Au rapport de Platon et d'Aristole, il y fit aussi des statues mouvantes, qui marchaient à volonté. De retour dans l'ile de Crête, il y travailla à faire construire le célèbre labyrinthe, par ordre de Minos. Il imita, dit-on, celui qui existait déjà en Kgypte, auprès d'Héracléopolis, mais en le réduisant avec beaucoup d'art. Il reprit ensuite ses travaux da KVlpteur et fit pour Minos et ses filles des statues et des bas-

reliefs ; peu de temps après , il favorisa les amours de Tau roi • général d'armée, et de Pasiphaé, et facilita en outre Ja fuite de Thésée; il encourut, pour cette double cause, la diserâce et la colère du roi.

Minus ayant mis la tète de Dédale à prix, celui-ci réussit à quitter l'île, en Rembarquant de nuit avec son fils Icare chacun sur un esquif ou bâtiment très-léger. Ils n'eurtot pas pas plutôt pris le large, que Miuos envoya plusieurs bâtiments à leur poursuite ; niais à la pointedu jour, ceuï-ci, doat le veut et la nier contrariaient le jeu des rames, virent avec surprise fuir au loin devant eu*, et voler en quelque sortesur l'eau, les embarcations de IK;rhle et lc;ire inuiiitj de voites. Cette nouvelle invention, fruit de son géuie et de son audace, le sauva. Dédale manœuvra trèa-babilenieul et aborda en Sicile; Icare, moins expérimenté ou moins heureux, péril auprès de la petite île voisine de Samos Hercule, qui s'y trouvait par hasard, recueillit, dit-on, son corps et lui donna la sépulture; et plus tard, par reconnais sauce, Dédale consacra une statue à Hercule. Pausannias l'a vue, ainsi que plusieurs outres œuvres de Dédale qui subsistaient encore de son temps. Elles étaient sans doute bieu éloignées de la perfection de telle des grandi inaities qui lui out succédé; cependant elles déniaient 1* talent de leur auteur et elles exprimaient, dit l'historien ancien, la majesté des Dieux.

Le vol de Dédale et Icare est donc entièrement fabuleux. Ce n'est qu'une métaphore en action, un emblème présenté d'une manière ingénieuse ; mais il reste de tout ceci ub fait certain, t'est qu'il faut attribuer à Dédale et à son fils l'invention des voiles : les premiers , ils Ont appliqué, l'un» des grandes forces de la nature, et substitué dans la marina la voile aux efforts pénibles et souvent impuissants de U ranie. Dans l'intéressante colleciion que je possède de gravures relatives à l'histoire des ballons et du vol aérien, il en est une fort curieuse de N. Clerc, ne portant point de date, mais qui doit élre du commencement du xyiu* siècle, et qui consacre pleinement le double fait historique et fabuleux: relatif à. Dédale. La pariie principale de la gravure représente une marine hollandaise forte et puissante; de beau* trois-mâls, des navires à plusieurs ponts avec leurs voiles carguées ou développées, sont dans un Havre d'une riche apparence ; au loin quelques petits navires, toutes voiles dehors» sortent du port ou se préparent à y enjrer. Dus le baut de

4 TENTiTlYÏS ÏÀITKS

la Çravnre t en plein ciel, on voit les deux personnages emblématiques. Dédale et Icare. Le premier vole dans la moyenne région; le second, conformément au texte de la fable, s'est élevé au plus haut de l'air : atteint par un rayon du soleil, la cira qui réunissait les plumes dont sont formées ses ailes vient à fondre; il est précipité.

Quand les personnages mis en scène par les anciens n'avaient point d'ailes, ils étaient tout au moins portes sur des nuages. Jupiter lance la foudre; il descend eu pluie d'or sur Danaé; comme il était en bonne fortune, il avait dédaigné «e jour-là de se servir de l'aigle, sa monture ordinaire. On connaît le char- volant de Juiionet de tant d'autres déesses ; on accordait à l'une des paons, à l'autre des colombes. L'homme se sentait impuissant pour voler, et l'empire des airs était essentiellement réservé aux Dieux.

Sans vouloir mêler le profane aux choses saintes, on peut faire remarquer cependant que la religion de Moïse, qui est devenue la nôtre eu. passant parle divin Jésus, a donné des ailes aux anges îj ans 50n Piu-uiiis perdu, Milton lait descendre et remouter Criel au ciel au moyen d'un rayou de soleil, qui lui offre, un plan incliné le matin vers la terre, et le soir, au soleil couchant, de la terre au ciel ; idée ingénieuse, ou le voit, mais toute poétique encore.

Dans le courant des seizième et dix-septième siècles, quatre auteurs dont le nom et les ouvrages nous sont restés, Schott, Cardan , J. Scatiger, Borelli, ont trailé la question de l'art de "Voler dans les airs , et l'ont envisagée tour-à-tour sous le rapport mécanique et physique. Les deux premiers n'ont consacré à leur sujet que quelques lignes, mais le dernier en a fait un livre.

Voltaire, d.ins Micromègas , du de ses plus charmant» coules, veut taire voyager son héros dans l'espace. 11 le met à cheval sur une ruiuëte , et il visite de celle manière toules les planètes. Un sait les raerveiîleuies cho»e. qu'il y voit. Médée, la magicienne, Ariuide, l en'haule'esse, renlreDt dans les vols d'imagination. Au uioyeii-ài;e, les lorcière; et les magiciens se rendaient au sablât a cbeval sur le nuoilie d'un balai. Les anciens avaieul imaginé l'cgxe ; 1 Ariosle invente rilvpo^hplie. autre cheval ailé. La humaine, l'un des bons et aimables génies des temps modernes, pour traosp 01 'ter l'épouse de l'amour dans son nouveau palais, la (ait enlever par le ïéphir personnifié. Et ces traditions, on le voit ,

fotjr s'élever dans les airs. 5 selon qu'elles étaient simplement populaires, ou bien qu'elles avaient pour origine quelque récit ou fiction de poète, se présentaient et sont arrivées jusqu'à nous avec des forme» grossières, communes; ou au contraire, avec l'élégance et U finesse qui caractérisent certaines d'entre elles.

Bon nombre d'auteurs se sont doue servis tour-à-tour de la fiction du vol à travers les airs pour faire voir et parcourir aux héros de leur livre plus d'étendue, pour les faire assister à des aventures plus extraordinaires. Au nombre des roman* de ce genre, se place eu première ligne Cyrano de Bergerac. On trouve dans ce livre l'indication de trois moyens différents pour voyager dans les airs ; Cyrano entoure sa voiture ou nacelle d'un cercle auquel il suspend un grand nombre d* fiqUi reatpiw de rosée, que le soleil aspirait et faisait monter; il construit ensuite un grand oiseaude bois qui agitait ses ailes, et était de force àle supporter dans les airs ; enfin il dispose au, tour de son char des fusées d'artifice, de telle manière qu'au» fois parti , l'inflammation successive des fusées le maintenait et le faisait avancer dans le ciel. Ici commencent à se ren* contrer.on le voit, des idées presque rationnelles, mais encore obscures, mal exposées, mal énoncées.

Claude Kuggieri, artificier de beaucoup de mérite!, mort k Paris il y a quelques années , m'a souvent entretenu d'une expérience sérieuse de ce geure qu'il aurait fait a Marseille; vers 1806, et dans laquelle il avait fait élever, par le moyen de fusées volantes, un mouton. Il estimait à aoo mètres en* viron, la hauteur à laquelle serait parvenu l'animal, qui serait descendu ensuite légèrement à terre au moyen d'un paraehutej fermé alors que l'appareil montait, et qui se serait développé dans l'air au moment où la force de propulsion de la poudra aurait cessé. Quelques années plus tard, un individu dont la nom &e nous est pas connu, sollicitait à Paris l'autorisation de reproduire publiquement an Champ -de-Mars l'expérience sur lui-même ; la permission ne lui Sut point accordée.

Gulliver, dans ses voyages, est frappé d'un admirable spectacle : il lève les yeux, et voit dans les airs l'ile de Laputa, qui se soutient elle-même dans l'espace et y Hutte en toute liberté. Il explique que cet effet a lieu par le moyen d'un, diamant et d'un gros aimant qui tour-à-tour se repoussent «|

Dans un autre roman, également d'origine anglaise, Pierre Wilkins ou les hommes volants, le voyageur trouve aux extrt*

toités du monde connu uu pays dont les habitants sont naturellement pourvus de sortes d'ailes ou nageoires membraneuses dans le genre de celles des chauves-souris. Dans son livre intitula la Découverte australe par un homme volant, Béiif de la bretonne, cet auteur, si original, si fécond, raconte que son héros trouve aussi quelque part des ho tu m es- oiseaux. Le principal personnage de cette histoire parcourt lui-même le monde par la voie des airs, au moyen d'ailes mécaniques de son invention, qu'il s'est adaptées autour du corps. L'auteur lie donne pas une idée bien claire, et ceJa se conçoit, du ■mécanisme de ces ailes ; la description en est des plus obscures, comme toujours dans les œuvres d'imagination ; mais à yoir la figure gravée eu tète du premier volume de l'ouvrage, et représentant fkiorius prenant son vol. Pl. XIV.jîj. 47, on «dirait réellement que cet homme va voler, tant il y a d'harmonie et de justesse apparente dans les diverses parties de l'appareil. Pour la première fois, ou voit figurer au-dessus de la tête de l'expérimentateur, un parachute; mais il est à observer que la publication de ce livre est contemporaine des premiers essais de la machine à voler de Blanchard, et que Ce dernier uous parait être bien réellement le premier qui ait songé, avec connaissance de cause, à régulariser et à tirer parti pour l'appliquer à une machine volante, de la résistance de l'air contre de grandes surfaces, laquelle résistance est une

de fois depuis, à amortir, à diminuer, à rendre insensible même, dans l'atmosphère, la chute des corps pesants.

Un ouvrage extrêmement curieux , le Philosophe sans prétention, ou (homme rare, fut publié à Paris en 1775, sous le Toile de l'anonyme. Ou a su toutefois, depuis, le nom de l'auteur qui était M. De la Folie, de Rouen. M. De la Folie sup-

re dans son livre qu'un habitant de Mercure, s'est éloigné cette planète, par le moyen d'une machine à voler dont il donne la description à Xadir, le héros de cette espèce de roman philosophique. Retenu sur notre globe par suite de la rupture d'une des pièces de sa machine, l'étranger ultra- «ublunaire a tout le temps d'instruire Kadir de l'état avancé des scieuces et des arts dans le monde nouveau dont il arrive ; le» mœurs y sont bien différentes des nôtres, et les passions bien dirigées y servent toutes au bien de l'humanité. '11 y a là une critique aimable , galante, polie des couoaisfances, des coutumes, des habitudes du siècle.

pour s'élever dans les airs. 7 Une planche fort bien gravée , placée en lête de l'ouvrage, présente la machine à voler au moment ou elle s'élève. La nouvelle puissance fjtie l'auteur pr<''t<:ii<{ mettre enjeu, est, comme on va pouvoir eu juger, l'électricité. Au milieu d'un châssis en bois léger, fort etrcsistant, se trouve 1111 siège sur lequel est astis l'operateur. Il se tient de la main droite à l'un des montants, et de la main gauche, au moyen d'une manivelle et d'une roue a crémaillère engrenant sur un double pignon, il paraît donner un mouvement très-vif de rotation à deux glubes en verre , tournant sur un aie vertical, et paraissant se frotter d'eui-mëmes surune sorte de coussin placé verticalement entre eut, et qui, lui-méine, est tournis à un mouvement de rotation sur son nie horizontal. Une auréole lumineuse, une atsTiDijilière électrique, bien évidemment, environne tout l'appareil, qui parait monter avec

rapidité.

Voici maintenant comment l'auteur s'exprime sur l'expérience elle-même:

• Arrivé sur la plate- forme (point du départ), je vis deux globes de verre de (rois pieds de diamètre, moulés au-dessus d'un petit siège assez commode. Quatre montants de bois, couverts de lames de verre, soutenaient ces deux globes. Dana l'intervalle de ces montants paraissaient quelques ressorts

était un plateau enduit de camphre et couvert de feuilles d'or. Le tout était entouré de fils de métal.

■ Scintilla (c'est le nom de l'expérimentateur), dont le corps était aussi alerte que l'iut.-i^iiuiion , monte lestement sur sa mécanique, et poussant promptemeut une détente, nous vimes les deux globes tourner avec une rapidité prodigieuse. Messieurs, dit-il, vous voyez que pour m 'élever en l'air, mon principal moyen est d'annuler au-dessus de ma lête la pression de l'atmosphère. Observez que la percussion de la lumière agit actuellement au-dessous de ma mécanique. C'est elle qui va ni'enlever sans beaucoup d'efforts; et maître du mouvement de mes globe», je descendrai ou monterai en telles

proportions qu'il me plaira. Vous voyez encore mais nous ne

l'entendions plus, sa nuchine, entouré* lout-à-Coupd'uu cercle lumineux, s'était enlevée avec la plus grande vitesse. Jamais spectacle si nouveau et si beau ne s'offrit à nos yeur. Nom le vîmes quelque temps rester immobile, puiï redescendre, ï-uis 1 élever de nouveau,

TENTATIVES PUTES

- Après une taenre d'attente, nous vîmes reparaître Scintilla, ses mouvements de direction bien conduits nous assurèrent qu'il jouissait de sa léte et de ses forces. Lorsqu'il fut près de nous, il descendit avec plus de lenteur, et se pos* environ à la même place d'où il était parti. »

A l'époque de la publication du livre, de M. De la Folie, les connaissances en électricité étaient beaucoup moins grandes qu'elles ne le sont aujourd'hui; on est frappé, en lisant la description de la machine de Scintilla, de ce, fils de métal qui entourent l'appareil; était-ce un condensateur étendu, dont Scintilla garnissait sa machine, on bien l'auteur pressentaitil la venue de l'électro- magnétisme?

Quoi qu'il en soit , la machine complètement imaginaire de l'auteur du Philosophesuns prétention, ou Vkomme rare, donna è penser. Les moyens mécaniques sont ici purement accessoires, ils sont subordonnés à une puissance physique, et cette puissance, celle de l'électricité , n'était pas trop mal choisie. On sait aujourd'hui que la suspension des nuages dans l'air est due en grande partie au fluide électrique dont ils sont imprégnés. ...

Nous al Ions entrer main tenant dans un autre ordre de chose», et passer du domaine de la pure imagination et de la poésie , dans celui de la réalité et des faits. Nous examinerons, en passant , quelques projets conçus avec sagesse et appuyés de raisonnements exacts, basés sur la connaissance delà mécanique et de la saine physique.

Les aventures de Simon, le mécanicien, appelé par les disciples de Jésus-Christ, Simon le mayicien, sont contemporaines de la fondation de la foi chrétienne. Les expériences qu'il fit à Rome au temps de Néron, vers l'an 66 de notre ère, sont bien connues. Elles ont été rapportées diversement pat les auteurs; mais il est bien certain que Simon, ayant d'abord sollicité et reçu le baptême, renia et trahit bientôt après St.-l'ierre, qui l'avait converti. 11 fut anémathisé par celui-ci, un jour qu'il faisait à Home detan t l'empereur une expérience de vol, et les malédictions de l'apôtre frappèrent si justement, que l une des ailes de Simon s'étant détraquéa quand il était à une grande élévation dans l'air, il retomba sur la place publique et fut tué dans sa chute.

Le célèbre et vertueux abbé Sicard, instituteur dés sourdsntuets, dans sou Dictionnaire ijinttaloijiquv , historique elcritiijue de l'Histoire sainte, s'eipriiae ainsi à ce sujet :

ÏOL'H s'LLEVF.il flANS LU AIR». 9

■ Simon voulant uu jour persuader sa divinité à l'empereur, promit de s'élever an ciel à la vue de lout le monde. Tout le peuple s'assembla pour être témoin d'un spectacle si extraordinaire, et Simon s'éleva, ou plutôt fut enlevé par let démons; mais SL -Pierre s'étant mis en prière , fit cesser l'action des esprits malins, et le magicien s'étant brisé le corps dans sa chute, mourut dans l'instant. (Au de J.-C. 66.) Cela arriva la treizième année de Néron, m

Dans l'article Petrus (Pierre), du même Dictionnaire, l'abbé Sicard nous apprend, en rapportant ce même fait du ici de Simon devant l'empereur Néron et de la prédication de St.-Pierre, que ce fut à cette occasion que le prince des apôtres fut mis en prison, d'où il ne sortit ensuite que pour marcher à la mort.

Bien précédemment, dans le iv 8 siècle avant l'ère chrétienne, Architas de Tarente, ami et contemporain Je#laton, et qui passe pour avoir été l'inventeur du cerf-volant, ima-

Quelle était cette machine, cet instrument , ou l'ignore. Otl

faites à son sujet /ou peut-être même a cause du grand nombre de ces dissertations, si cette colombe était mue par une puissance mécanique ou purement chimique

Il parait seulement certain qu'il n'y a et que le célèbre géomètre ai le cerf-volant et la colombe.

Favottn, que nous ne connaissons que par citation , et qui est l'un des plus habiles traducteurs des auteurs grecs, dit positivement: * Architas, philosophe et mécanicien de Tarente, fit une colombe de bois qui volait , mais si elle venait à tomber, elle ne se relevait pins, « 11 ajoute : - Elle volait par le moyen d'un artifice mécanique, et se soutenait, ainsi suspendue, par des vibrations. »

Au temps de l'empereur iïinnriniie! Cnmnène , un sarrasin devait faire a Conslantinople une expérience de vol. Il s'élança du hant de la tour de l'Hippodrome, mais il tomba rudement à terre et se tua. » Sa robe, fort longue et fort large, dit l'historien, dont les pans étaient retroussés avec

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