‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 20 sur 77 · MACHINES AÉROSTATIQUE · texte numérisé non relu

MACHINES AÉROSTATIQUE

été cassées on que le file

que le filet n'eût été

place, en élevant des ml généraux, que j'en prévi

qu'ils se furent rencontrés, le général, qui commande la place dit au général franrais : « Monsieur le général, je vous demande en grâce de taire descendre ce brave officier; le vent va le faire périr; il ne faut pas qu'il soit victime d'un accident étranger à la guerre : c'est moi qui ai fait tirer sur . lui à Maubeuge. »

« Le vent se calma un peu ; alors je pus comptera -la vue simpleles pièces de canon sur les remparts ainsi que toutes les personnes qui marchaient dans les rues et sur les places.

• Généralement, les soldats ennemis, qui tous voyaient un observateur plonger sur eux et prendre des notes, étaient persuadés qu'ils ne pouvaient pas faire un mouvement sans être remarqués. Nos soldats étaient de la même opinion, et trouvaient dans les observateurs un genre de bravoure nouveau qui excitait leur admiration et leur confiance. Dans nos marches, toujours pénibles, la surveillance continuelle ne permettant pas à aucun aérostier de quitter la corde qui retenait le ballon, il nous est arrivé de trouver sur notre passage des rafraîchissements préparés pour nous ; souvent aussi des soldais des troupes légères nous apportaient du vin.

» Nous étions campés sur les bords du Rhin devant Manheim, lorsque le général qni nous commandait m'envoya en parlementaire sur l'outre rive. Aussitôt que les officiers autrichiens eurent appris que je l'OiTjTiiniidiiis r.nirnstat, je fus accablé de questions et de compliments; un officier, qui avait passé le neuve avec moi, observa que si mes cordes cassaient, je pourrais être exposé eu tombant dans le camp ennemi. • Monsieur l'ingénieur aérien, répondit un officier supérieur, les Autrichiens saveut honorer les talents et la bravoure; vous seriez traité avec distinction. C'est moi qui vous ai aperçu cl signalé le premier, pendant la bataille da Fleurus, au princi: Cnlmiu-g, Joui je suis l uide-de-camp.

• Je loi observai qu'on ne devait pas, suivant l'usage, m'interdire l'entrée de la place, puisque, enm'élevant sur l'autre rive, je pinii^iis sur la ville.

» Le général qui commandait envoya le lendemain l'auto*

Page 1