‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 23 sur 77 · EMPLOI DES MACHINES AEROSTATIQUE · texte numérisé non relu

EMPLOI DES MACHINES AEROSTATIQUE

les angles que formaient entre eux les rayon» visuels menés de l'œil d'un observateur aérien à divers points déterminés de

t la terre. La mobilité inévitable de 1'; .

permettant pas d'employer le graphomètre à cette o| on lui substitua d'abord un récipiangle suspendu comme mie boussole marine, à l'aide duquel on espérait saisir facilement la mesure des angles, et surtout les obtenir ira médiat eraeat rapportés à un plan horiiontai. Cette tentative n'ayant pas réussi, il fallut en venir à faire usage du sextant. ■• t^rfea* - Cet instrument ne laisse rien à désirer tant pour U célérité que pour la facilité et la précision de l'observation ; mais il a l'inconvénient , dans le cas dont il s'agit , de ne donner l'angle que sur un plan incliné à l'horizon, et il ne présente d'ailleurs, dans 9a construction ordinaire, aucun moyeu de tenir quelque compte de cette inclinaison.

• Cependant , pour les cartes relatives à la plupart des reconnaissances militaires, et dans tous les cas où U suffit dune esquisse figurée du terrain sans avoir égard à de légères altérations sur les distances, les observations simples, faites avec le sextant , peuvent suffire, et elles fournissent le moyen d'opérer facilement sur une vaste étendue de pays, hors des atteintes de l'ennemi. Mais il n'en es! pas de même des opérations qui exigent une exactitude rigoureuse , et dans lesquelles il est nécessaire de rapporter les angles au centre de station et au plan de l'horizon.

■ Voici comment j'ai cherché à remplir ces diverses condi-

• Les angles nécessaires ponr rapporter la position de deox objets au centre de station et au plan de l'horiion , sont: i e l'angle compris entre las rayons menés de l'œil de l'observateur a ces points; 5° les angles que fout chacun de ce» rayons avec la verticale. Nous avons vu qu'il était impossible à l'observateur aérostatique, de racoorder ces trois angles, en les prenant l'un après l'autre i mais si leur mesure était iosUii(.ii,i:o, l.i ,liiii< ulté serait résolue. Elle le serait donc, sil o» imaginait un instrument qui donnât ces trois angles à la bis par une seule observation; et puisque le sextant donne déjà 1 angle compris entre les rayons, il ne s'agic donc que d'ajouter à cet instrument les pièces nécessaires pour obtenir en même tïmps les deux antres.

' - Soit bac { Pi. 3 , fig, U), l'angle que forment les rayons T Jl n ™ AB > AG >,î«PPos*s menés du miroir A du sextant aux pbjetsB et C; si l'on meut l'alidade AD jusqu'à ce que l'image

AUX RECONNAISSANCES MILITAIRES, r) -,

de l'objet C réHéchïe par le miroir A, place sur l'aliJade, coïncida par double réflexion sur le miroir L, au point où l'on y aperçoit l'objet B , et que l'un et l'autre soient simultanément aperçus par 1 observateur mirant à travers la lunette P, ou sait (voyez la Théorie et l'image du sc.tinnl) i° que l'angle DAE compris entre l'alidade AD et la branche fixe, ou la ligne de iéro AE de l'instrument, est toujours égal à la moitié de l'angle BAC dont on cherche la mesure; 10 que la ligue RC, que l'on suppose passer par l'axe de la lunette et )e centre du mi roir L, se dirige toujours vers le point 11, et se prend usuellement pour le cèté Ali, l'erreur résultant de la petite distance AH étant comptée pour rien dans la pratique : de sorte que si l'on imaginait un rayon visuel allant du point R à l'objet C, les angles liUC et BAC seraient réputés égaux, «I se prendraient indifféremment l'un pour l'autre.

Cela posé, «l'on plaçait nue règle dans la direction HJÎ , elle serait censée être dans celle dn coté AB; et si l'ou parve-

de l'alidade In portât dans la direction BC au même iustant que les Images des deux objets S et C coïncident ait point L , il est évident que ces deuxré/jles formeraient entre elles l'angle BRC, et par conséquent l'angle BAC.

Pour y parvenir, imaginons uue sorte de fausse équerre rigide S R Q, située dans le plan de l'instrument, et mobile à son sommet, sur nn tourillon fixé au point R, à l'intersection des lignes A B et LU. Faisons l'angle SRQ compris entre ses branches, égal à l'angle ERL, et le cùlé RS égal à la distance AR. Si nous supposons maintenant que l'extrémité S du coté R S soit retenue par un bouton dans une rainure M N , pratiquée sur l'alidade, le mouvement de celle-ci se communiquera à la fausse équerre , de manière qu'on aura toujours l'angle LBQ égal à 1 angle BAC, et conséq ne rament lecotéllQ se placera dans la direction demandée.

En effet, le triangle ARS étant isocèle par construction, l'angle extérieur SRE= R AS + ASR = 1 "RAS =E AC; mais SRQ égalant ERL, si l'on retranche l'angle commun S FIL, on aura l'angle SRE = LRQ = BÀC.

Attachons à présent sous chacune des deux règles RL et Qlt, un petit «|oart de cercle gradué et suspendu de telle manière qu'il puisse se placer de lui-même dans le plan vertical du coté correspondant de l'angle observé; fiions n chacun de ces quarts de cercle nn fil à plomb composé d'une branche Aéroslathn. g

g 8 EMPLOI DES MACfetKEl A ÉROSTÀT1QBÎS

rigide mobile sur tourillon, garnie d'un index à fflanattj et d'un Poids qui le sollicite incessamment de prendre la position verticale, quelle que soit h situation du texte*; disposons le (ont enfin de manière que I on puisse a volonté nier I index de chaque fil à plomb , à la division qu'il indique sur le limbâ par l'effet de la suspension, et cela au moyen d'une détenta de pression que l'on met en jeu au moment précis de ' a de l'angle principal , dans les pinnules de re- U évident que les deux règles et l'index des fils à ont simultanément les trois angles demandés, et a plus qu'à projeter, par le calcul, l'angle BAC

tt instrument, disposé comme nous venons de le décrire, a produit dans nos expériences tout l'effet qu'on pouvait en attendre. Cette invention, aussi simple qu'elle est heureuse, peut devenir très-im portante par les applications utiles dont elle est susceptible , et l'on a déjà quelque raison de penser que c'est de son perfectionnement ou de la composition do quelque instrument analogue, que dépendra désormais la possibilité d'exécuter des opérations trigonom Étriqués trèsexactes, par le secours des machines aérosutiques , et malgré leur continuelle mobilité.

Ce n'était pas assez d'avoir trouve le moyen de rapporter les angles au plan 1>°' ''^l : d restait encore a trouver celui de rapporter à un centre commun d observations tous les an- Hes observés pendant les ascensions en un même lieu. Pour v parvenir, il fallait, en quelque sorte, ten.r registre delà » tuation de l'aérostat au moment précis de la mesure de chacun de ces angles. On y a réussi en laissant tomber de l'aérostat, en cet instant, un petit jalon plombe, garni d un fichet de fer. Ce jalon descendaitrapidementàterre.s'yimplaotait.etymar- .inait un point correspondant au sommet de 1 angle mesuré II était ensuite facile de comparer la position de ce point à celle d'un point pris pour centre commun d'observation, et d'en déduire les corrections à faire. On doit observer cependant «ue ce jalon, abandonné à lui-même, reçoit, au moment de sa chute un mouvement composé qui participe de ceux de l'aérostat, et qu'il se dévie en conséquence de la verticale ; mais il n'en récite qu'une erreur peu sensible 4ans la pratiqua.

Le calcul et les procédés ordinaires de la geometr.e deserip. tive fournissent , au surplus, tons les moyens de tirer paru de ces diverses observations, et d'en exprimer les resuftatssur le papier, tant pour les appliquer ? 'a construction d« cartes,

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