‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 27 sur 77 · AÉROSTAT IQUBS RE5IA11QI1AB1.E · texte numérisé non relu

AÉROSTAT IQUBS RE5IA11QI1AB1.E

dn chemin qn'allait faire ce ballon, de la roule qu'il prendrait, et de la sensation que produirait celle expérience!

Cependant le ballon cheminait par les airs. Le lendemain matin, à la pointu du jour, les habilitas de Home virent poindra à. l'horizon un globe radieux qui s'avançait et semblait venir descendre sur la ville. L'émotion fui grande. Il plana bientôt au-dessus de la coupole de Saint-Pierre et du Vatican, veufs l'un et l'autre du descendant de saint Pierre; puis il s'abaissa , toucha le sol pour se relever, baissa encore, marqua, par des débris ton passage dans la campagne de Rome, et vint s'abîmer enfin dans les eaux du lac IJ raccia.no.

Alors on put savoir ce qu'annonçait ce messager céleste. On le tira de l'eau, et l'inscription suivante, tracée en lettres d'or atir sa vaste circonférence, fut imprimée, publiée, lue par tonte l'Italie : • Paris, a S frimaire nr\ 1111, eouronnemenl rte Vempercur Nap'rtcon par S. S. Pie Vil. «

Si le veut souffla ce jour-la dans la direction de l'Italie, le hasard seul eu fut cause, et reïp'eriettce n'eut au fond de remarquable que la longueur du trajet parcouru par le ballon, et la célérité avec laquelle il s'était accompli.

Il y avait néanmoins quelque chose de providentiel dans ce ballon porté miraculeusement de Paris à Borne, et visitant en un jour les deux capitales dit monde, alors que le pape était à Paris, alors que l'empereur s'occupait déjà de poser sur sa léte la couronne d'Italie.

Une circonstance fort indifférente en elle-même, d'ailleurs, vin! cependant donner, nui yeux de Napoléon, une haute importance, une tournure politique, le croirait-on? au voyage de ce ballon perdu.

Le ballon, en rasant la terre, avait rencontré dans les enviions de Houle le tombeau de Néron. Il s'y était accroché, et pendant quelques mïnu£ ou put croire qu'il avait terminé sa course ; mais bientôt, poussé par le vent, il avait continué

ment une partie de la couronne. Les journaux italiens, qui n'étaient pas soumis à une censure aussi rigoureuse que les feuilles françaises, raconlèreni innocemment la chose; certains y ajoutèrent, néanmoins, des réflexion) malicieuses, désobligeantes pour I'Ehpsrkuh, Enfin, cela vint aux oreilles

de ses levers. Napoléon témoigna hautement sou njccunteu. Airostation, II

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