‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 36 sur 77 · UU GALLONS · texte numérisé non relu

UU GALLONS

La théorie de cette opération donne les quantités de matières à employer pour opérer avec sécurité. Elle eiif;e la connaissance des nombres proportionnels, l'une des plus utiles découvertes de la science.

La chimie approfondissant de plus en plus nos connaissances de la nature intime des corps, a Formulé des rèyles qui établissent, ou plutôt font connaître, les relations et les rapports des corps les uns avec les autres dans leurs diverses combinaisons, La théorie des nombres proportionnels indi-i quant les eaparfdfe très-ditfcreutes des corps pour 1 oïvp; ne a servi à déterminer le choix de la matière qui offrait les meilleures conditions pour opérer la décomposition de l'eau.

Le nomon: proportionnel d'un corps est la quantité de ce corps qui s'unit à 100 d'oxygène pour former le protoxyde de ce même corps.

Par exemple ;

Or. . i486

Mercure s 3 80

ï'iorab iig4

Zinc 4o3

Fer 34o

sont les nombres proportionnels de chacun de ces corps, c'està-dire la quantité de ce métal nécessaire pour l'absorption de 100 d'oxygène.

Evidemment , c'est le fer, dont l'abondance et le bon marché rendent la manipulation facile, qui méritait la préférence. Le fer incandescent absorbe, on le voit, environ un quart de sou propre poids d'oxygène. Le protoxyde de fer renferme doue :

Oxygène 100 -|- fer 33g = protoxyde de fer.

Mille litres ou mille kilogrammes d'eau fourniront parleur

environ de gai liydro K ène pur. Le résidu de cet tempérai qui exijjera l'emploi de .Hooo kilogrammes de fer environ, con-

Cette opération délicate de la production en grand de l'hydrogène par la décomposition de l'eau, n'a été faite qu'à l'Eciili; tin Mi.'ii.ion, ut nui arméci d.:. .-vunlire-ii !-.'■■ icisse et tin lihin, par les compagnies d'aérostiers militaires chargés de la ma^

168 CONSTHUCT10S HT REMPLISSAGE

no: Livre et du service des ballons affectés aux reconnaissances

Nous donnons dans les planches 9 et 10 la vue, en plan, coupe et élévation, de l'an Je ces fourneaux construits il la hûle avec de la brique fabriquée et cuite sur place. On installait dans ces fourneaux volants, les cornues on cylindres en funte, remplisde tournure de fer, transportés par les équipages militaires. On chauffait au bois ou au charbon» selon

plissait le ballon placé sous une tente à quelque distance du fourneau. Nous possédons un dessin original, reproduisant naïvement et textuellement la vue de l'une de ces installations rapides, faites en pleine campagne, en avant ou au milieu des lignes de l'armée, que ces opération; chimiques, ces mauceuvres si nouvelles pour la plupart des soldats, intéressaient vivement; ce dessin, pris au moment même de l'opération, est de M. Veron-Eellecourt, mort tout récemment a Paris, peintre habile et qui , bien jeune encore , avait fait partie de la pre-

C'étaitici de la Chimie appti-iiiéi, s'il eu fut jamais. Le laboratoire était un camp, l'amphithéâtre une ville assiégée ou un champ de bataille; quatre-vingt mille spectateurs ont

souveut assisté à ces leçons tu plein air; — et r ; f cela

s'est vu devin! t.harlrruv, par eieinple, le | ton ■ ■ •> de pbj- ; ■ 1. • ■ i point supplier . c était (iujlon-Morvean,

i i, i le rumiiiandanl des aerntt.ers da»l 1 • nacelle

du ballon, et payant de sa personne comme savant illustre el rumine représentant du f.cuple

l'lar.rb(9 Les figuirs 2i, 23, 31, 33, S6 rrpretrnunt:

A , le plan gênerai du fourneau. Ou voit ru FF les cendrier* des quatre bouche à fea destinées au cli.iutljge de* neuf cornues. D D indiquent le passage de la fumée, après son passage dans les carneaux. G et II marquent l'extrémité saillante des cinq cornues du premier rang.

B , élévation du fourneau , vus par le fond.

C, vue en élévation Je l'un des côtés du fourneau.

coupée enjeux', laisse voir la tournure de fer dout elle^s'lTcuV plie.

Planche 10, fij. 37. Me représente la vue d'en enible de l'opération.

li sont les cornues des deux rangs,

Digilizodbu Googl

I), les tubes en 1er qui conduisent le gaz à la sortie des cor-

C, le réservoir qui , au moyen d'un double svpliou , introduit l'eau feu* les cornues.

E, la cuye a eau faisant le* fonctions de réfrigérant.

F, le robinet servant à régulariser l'introduction du gor dans le ballon.

^G, le tuyau flexible ou appendice conduisant le gaz ait

Procédé mathématique propre à délermiuir In coupe des

fuseaux if un globe aérostatique.

Un auteur anglais, Tibérius Çavalh ., qui écrivait dûs 1785 sur l'an aérostatique, a iudiquè une formule logarithmique pour tailler le patron des fuseaux d'un ballon. Ce même procédé a été, depuis, donné de nouveau par un professeur au collège du Vigan, M. Argeliies, qui a écrit à l'usage des jeunes gens un petit traité en quelques pages sur l'art Je. construire et faire élever des ballons, dans les divei tis^ements et jeu* du collège. Malheureusement, M. Argeliies appliquait son travail et ses instructions aux seules Mi»it<inlfir. i-es . ou billions tt feu. Il n'avait pas réfléchi que les jeunet gens à qui il s'adressait, pouvaient, en lançant leurs ballons, lancer autant de brûlots sur es campagnes environnantes. Il igurf-

p résente ce divertissement daoyereux. Nous donnerons plus loin une instruction toute spéciale pour l'établissement et l'expérimentation de ces petites machines, en ayant soin de nous renfermer dans le conditions les plus simples et les plus sûres, tout à la fois.

Cette méthode a pour base la définition des diverses parties de la circonférence des cercles de la sphère, la dixième, vingtième, trentième, etc. , aux endroits où ces bases correspondent, quand le ballon est parfaitement développé.

Ces bases théoriques étant définies, il suffit de les multiplier par le nombre de mètres formant le diamètre du ballon k construire, pour avoir le modèle du fuseau , modiie propre à la construction du ballon projeté.

Nous donnons ci-aprôs 1rs cbiiïr^s i[\ii<= formule propre à

sont indiquées. Comme ïl s'ajit d'un demi-fuseau, ainsi que Aéroslation, l'a

tJO CONSTJltTCTION ET REJÏP USSAGE »ÊS BALIONÎ.

dans U méthode plus géoéralwwmt suivie que nous indiquons ci-aprés, la périphérie du fuseau tuuet est réellement indique.- par N,n G t-q U alre pumts. Supposons un lullutt de huit mètre* d<- Juir.etre , [■ <r . f'"y-lr : b loueur du bM sera de douze mètres. U (race de ce fuseau sera donc iudiq-c de e> «d., eû o,5û «ut., et i cette distance ta ligne courhe sera su fli™ nouent pure pour donner à 1 <vd l'aspect d'une forme sphénnue absolue.

Formule.

Premier point 0.022702 Septième point 0,107311 Deuxième - 0,010377 Huitième - 0,1);.!»»-.!

.,■„,; :;.,„ e û ï9 Neuvième — 0,1210i3 Ouatrième- 0 0726M Dixième - 0.12C2S0 Cinquième— 0,0&33fîl Ou/.iéine - 0,1^^11 Sixième — 0,09674'2 Douzième — 0,131700 Evidemment, la valeur des bases ou chiffres, dans la formule cl-dei sus, est celle-ci :

P.emier point, o mètre, o dècmi., a millimètres, 76* mtl-

£££ mètre, o decim.. 4 -O. 3„ millionième, de mètre, et ainsi de suite.

Prodii! généralement employé pour couper les fioeaàx tfuii ballon.

,o Soit décrit le demi-cercle A B C du diamètre dit ballon,

P TÊlèfer" da centre' D une perpendiculaire D B ;

^» Diviser chacun des arcs A IS et B C en six parties égales, ♦tnarcès points de dirions, tirer de M iarall.:les ,m diamètre; etP 4 fco„s P trnire nue figure • ,0 '. d °"' ' a '"J-

gueur est égale au développement des six parties comprises

da 5= A chacune des six divisions de cette même figure arwiliaire tracer des parrilàle. 1, >, 3. 4, 5, 6, sur lesque le le. l j? lre ' ■ „ ;., f„,, , u t i-y-.-Mirî^'S.k l.i manière suivante: f»"n'n > 'rt i.-c l'arc A 3. en deux parties égales, et

, - . de „arii ■" <>" !<' '"'Virn 1 U ; ensuite tous les rayons des parallèle* O 5- » 4. ■ 3 - » L '•, seront du point D comme centre, pour décrire tous les arcs de reduc-

""^Qa'pnôdni la mesure de chacun de ces arcs de réduc-

tîon que l'on apportera par ordre sur la figure auxiliaire; c'est-à-dire, que l'arc Siéra porté sur la parallèle 6 pour avoir les deux points du fuseau sur celle parallèle ; l'arc 4 porté sur la parallèle 4> et ainsi de suite; ce qui détermina les six points de chaque côté de Ja ligue qui servent à tracer ie Faijau.

Ou pourra prendre un patron eu papier ou en carton sur cette dimension v et il servira de modèle pour couper V étoffa destinéeàla confection du ballon.

Pour former l'appétit ce du globo, et donner en méma temps plus de grâce au bsifpn, on a l'habitude de le terminer en poire ou eu côoe élégamment échancré. Ici le caprice ou le goût du constructeur peut seul servir de règle. On obtient l'effet désiré en laissaut au bas du fuseau , au lieu de la terminer en pointe, une largeur qui varie eu raison du nombre même de ces fuseaux.

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