‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 38 sur 77 · LOIRE ET MALHEUR · texte numérisé non relu

LOIRE ET MALHEUR

1? recherche dune raince économie dans les frais de l'expé- " lnœ - aura « été cependant la cause première d ' nn é "£ meut qu. aurait prubablemeu. retardé pour lon.tem™ .n.

— ™ U1 jcaïus, p 0llr longtemps enre, ,ie progrès et la solution île la question. — Heureusement ne devait pas en être ainsi.

« Tant que la physique , comme Ta dit Vicrr-d'Azir se-

ZTv T* 1 Jc , ' a " tie " ue Acadëmie ' e " P~f"» dL

^^^,T 1 elque S a UI1 eesaprès['i, 1 ven.io.,desb a llo 11 s;iélog e * «P?»"' • «m* physic.en et minéralogiste suédois- tant qne la phys.quc oisive et querelleuse n'a consisté que» disputes trnoles sur les qualités et les éléments inuRmaites des corps ou I elud.aU «.» danger comnie sans fruit; !, ai , depu que , dégagée de ces liens, e |] e est devenue expérimentale ■ uepuis que la vie du chimiste a été menacée par des explosions qui =ontlettet inattendu de ses mélanges ; depuis qu'en att, quant, qu'en ébranlant la foudre, l'homme a pu l'attirer sur lui-même; depuis qu inquiet, curieux, il a bravé la fureur des flots les glaces du nord et les chaleurs du midi pour dë

I lens e de maux ; enfin , depuis qu'en élevant dans le, aJrs il a réalise I audace et les malheurs que depuis tant de siècles - ■ ^P 1 . 3 " P a . rmi 5 « mensonges, il a bien fallu que s immolées à sou culte ■ il a

fallu qu'elle eût des martyrs auxquels de l'admiration et touj J - '

- . uu^u çl luujuun ue la reconnaissance ■ S'il est noble et beau à l'ingénieur de s'exposêr en descendant dans les profondeurs des mines; si l'on doit honorer le dévouement du d„m ls te dans son. laboratoire , de laéronaute s élevant dans les hauteurs de l'atmosphère , il est cependant de justes bornes à imposera ces sentiments généreux- et l'autonte, protectrice de la société comme de la vie des citoyens a du. intervenir, a d^erses époques, pour cause de sûreté publique dans ces ascensions annoncées par des hommes inexpérimentés, .gnorant pour la plupart les principes, la théorie d un art qm devient dangereux dans la pratique dès qu'on s écarte des sentiers battus. 1

Butorfj, Oliuari, ont péri victimes de leur imprudence mais ce ne sont pas les seuls qui aient offert l'effrayant Spectacle de ces expérience dans des ballons à feu.

Un jo Uraa | de Pans, Le Con S ti, u tionnrl , du ,8 septembre 1B4H, annonçait tout a la (ois, dans ;es fuit s divers un in ceudie assez considérable oucasioué à Mouthier-les'-Maux-

'l 86 GLOIRE ET MAMIEtJR.

Faits (Vendée) par un ballon à feu, et la chute d'un jeune aèronaute, M. Godard, dans la mer à Uoulogne, après s être : imprudemment élevé du bord de la plage dans mie Montgolfière, lors des fêtes données à cette époque dans celte ville. Celait sa quatrième ascension. L'année précédente il avait tente eue première expérience à Lille. Son ballon en simple papier chauffe par de h ,«iUc enflammée, était lourdement retombé sur un toit après s'être élevé à quarante mètres environ, mais s'élant heureusement accroche au* tuiles, il fut sauvé par une lucarne.

Au mots de juillet de cette même année i84B,M. Godard avait fait successivement deux ascensions au Clmkl, à Pans, avec une Mout"<illi«[-e r-mislntiti! celte fuis en toile de coton. La premier jour après setie élevé à une médiocre hauteur, il ■ quitte pour une descente rapide dans un champ

a plei

nie suivante à sa seconde son départ des Cliaiaps-Kl vâée; , il tomba eu pleine Mina, un peu au-dessous du Pont-de- Grenelle. Entièrement submergé et embarrasse dans les cordages de sa nacelle, l'aéronaute n'a du sou salut qu a la présence des pécheurs stationnant habituellement eu ce lieu, etqui ont nu se porter rapidement à son secours : il se noyait. C'est avec ce même appareil à feu, sans doute repaté depuis, que M. Godard avait teuté à Boulogne sa quatrième asceu-

' L'art aérostatique a rendu déjà de grands services à U science 11 a été appliqué utilement à la guerre; il est destine à devenir bientôt peut-être le point de dépari, la base assurée de transports réguliers par air. L'aéronautique dans sa grande et pure acception . ne saurait accepter la sol.danté de ces expériences dangereuses, qui n'ont, en quelque sorte, r.eu de commun avec l'aérostalion que le nom.

La machine dont se sert M. Godard, est une Montgolfcrt, et l'usage de ces instruments a déjà été prosent a une époque t ès-ÏÏprochée de celle de l'invention de la raachme aerostLtique , à cause des graves inconvénients que présente leur

"^Ort aérnnaute, il est vrai , ne s'élève pas avec du fen. Il est de l'école d'un nommé Kirsch, un Bavarois, que nous avons " il y a quelques années à Paris, et qui, pour éluder les orJrts du gouvernement , qui proscrivent d'une manière absolue, eu

GLOIRE ET MALFEOH. I 87

France, l'usage des Montgolfières (i], avait trouve l'i ogè nieux moyen de rendre encore plus dangereux, s'il est possible, l'emploi de ces sortes de machines.

Kirsch , comme M. Godard, se servait d'une Montgolfière, c'esl-à-dire d'une gronde enveloppe de toile ou de papier, sous laquelle on raréfie l'air au moyen du feu. Cela fait, c'est-à-dire après avoir combustionné au-dessous de sa machine une certaine quantité do paille et d'autres matières ; notre aéronaute allemand , comme le fait aujourd'hui M. Godard , retirait brusquement son appareil de dessus le feu , suspendait rapidement sa gondole au ballon; et si celui-ci était rempli li'air suffisamment échauffé, il s'élevait, sans emporter de feu. Il restait , de cette manière, quelques minutes à peine dans l'atmosphère, puis redescendait plus rapidement encore qu'il n'était monté , car l'air du ballon ne Lardait pas à se refroidir, à se condenser au contact de l'air froid; le ballon diminuait de volume, changeait de forme ; on voyait la vaste enveloppe s'allonger ili-nietiimiient , flotter incertaine, puis se précipiter inévitablement , fatalement, quel que soit le lieu nu-dessus duquel le veut l'avait portée.

Comme les trais de l'élévation d'une Montgolfière à la façon de Kirsch sont de au à 3o francs à peine, quand ceux d'une

physiciens ambulants monter avec leur ballon dans nos villes, du milieu d'un carrefour ou de la place publique, sans rétribution, autre que celle toute bénévole que le public accordait, en mettant quelques menues pièces de monnaie dans l'escarcelle de la femme du pauvre ai-run„i:ii- , faisant le tour de la société , quand son mari était parvenu à se mettre en l'air,

croché quelque toit des édifices environnants?

Non, ce u est pas là de l' annulation ; c'est bien plutôt un exercice , et BU dangereux exercice d'acrobate ; et il est hon,

ment appelée un jour à remplir de grandes destinées , que le public qui voit toujours dans tout cela un ballon et un aéronaute, ne confonde pas le initier avec l'art.

»S8 hôte sua ira uontcoltiir.

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