‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 5 sur 77 · TENTATIVES FAITE · texte numérisé non relu

TENTATIVES FAITE

lègue et son ai ni, que nous avons eu ]e Lnnhenr de connaître à Paris, dans un âge fort a vanté, il y a plus de vingt ans.

Marbeuf, en 1801, une cxpérience J de vol reuse; ni Je M. Dcghen, cet honnête vieni en 1 S 1 s, donner le spettad* de d.-ux ou trois ai hallon, avec addition d'ailes fort bien travaillées, niais qui devaient être et furent en effet d'une complète inutilité pour la réalisation du vol ù lirc-iCailes qu'il avait pompeusement

ridicule et nialheu-

A la dernière eipérience qu'il tenta au Champ-de-Mars, il fut battu par la populace, qui aurait du respecter un vieillard, un étranger ; il tut bafïuué,chansonné, ce qui était beaucoup plus français et rentrait dans le droit commun. Quelles jolies choses n'a pas écrit alors M. Malte-Brun, dans sou feuilleton du Journal de (Empire; et combien était amusant Brunei, au thi'àtrc des Varisti-s. l'.nis, jouant le personnage de fol-uu-rent, dans le Pâtissier etjsnièn,?

Bien avant de venir à l'uris érhoucr d'une manière si fâcheuse, en cherchant à unir ses ailes à un ballon, M. Déghen, aiseï habile h»rlo|;ei', à Vienne, ,'t i-xpert m mécanique, avait, comme Blanchard, cherché à s'élever à l'aide deses seules ailes;

tait avec asse?. de facilité à l'aide d'un contre-poids, qu'il était parvenu à réduire, sur la fui de l'année 1 8o5, dans ses expériences au P rater, à Vienne, à quelques kilogr. seulement.

ta figure ci-après indique sa manière de procéder, qui avait été dirjà, quant au contre-poids et à la double poulie, celle de Blanchard dans ses essais de vol.

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Forn s'Élever dans les airs. M A B sont les deux poulies sur lesquelles glisse la corde S. D est le contre-poids destiné , dans les essais de Deglien au Prater de Vienne, comme dans l'expérience rie Llanchard à Paris, à suppléer par sa pesanteur au défaut Je puissance des moyens d'actïOD.

Le vol par les voies mécaniques est possible, cela est certain. Plusieurs opérateurs se sont élevés dans l'air avec Jet ailes artificielles; d'autres ont plané seulement, comme Dante, comme liesuier, comme voulait lefaireàpeu près M.llenson, l'auteur de cette machine volante anglaise dont ou a beaucoup parlé eu iBiî , et Etnx combinaisons de laquelle on n'a pas rendu toute lajustice qui lut était due.

J'ai eu , ilatis ces derniers temps, une connaissance intime, particulière, de divers plans de machines à voler, dont quelques-unes arriveraient très- certainement au Lut. J'ai même vu au mois de niai i dans l'intérieur de la principale salle de l'ancien cloître Saint. Ienn-dt>l .atran , à Paris, le méeaui- (ien Duchesnay essayer son grand oiseau, dout les ailes recouvertes de plumes, avaient plus de dil mètres d'envergure. L'homme placé au centre de ce vaste appareil, en contre-bas de ses ailes, et dnus do bonnes ciniJi'.iuns d'équilibre, opérait ses mouvements i™ de puissance pour obtenir des dé-

placements d'air ciiuiiiliji.iliiijs ; je omis qu'en plein atmosphère , M. Duchesnay , drmt m av.iit déjà parlé lots Ua mou cours d'uérostaùm, à l'Atbénee , en 1843, M. le comte d'Our-

t~ u [ i .-.I i le dctiti: miiiiu! iinpi.-ssililu i y réHéehir, le vol artificiel trou pfO-ciiU'rjiit que de bien faibles j

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pressées, et qui serait propre à être employé par le aenient, ou à rendre des services prives à une grande compagnie financière; ce serait encore , si ou le veut, un homme

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dévoué, on hardi voyageur allant explorer les déserti de l'Afrique , aux risques d'y élre dévoré , ou d'y demeurer, sans défense et sans retraite possible , à la merci d'hommes inconnu», si le moindre rouage, si le moindre fil vient à détraquer ses ailes, sa voiture ou sonbateau volant.

La machine aérostatique, au contraire , peut atteindre gui dimensions du vaisseau aux flancs les plus vastes, aux proportions les plus gigantesques. L'homme ne s'y ttourera plus ilolé ni porté dans l'air contrairement aux lois de la pesanteur, et obligé de s'y soutenir par des efforts incessants : c'est en vertu des lois immuables de la nature elle-même qu'il s'élève et plane dans l'espace. Son seul soin sera de s'y diriger; toute inquiétude disparaît. Une navigation nouvelle est née, du jour où Montgolfier a glorieusement vu son pavillon s'élever dans l'atmosphère, par les moyens rationnels et simples que songéuie lui a fait découvrir.

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