‹ Nouveau manuel complet d'industrie laitière pour la province de Québec [microforme]Chapitre 13 sur 79 · OO CT · texte numérisé non relu

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Les meilleurs praticiens recommandent 14} minots de semence à l'arpent, aussi bien pour récolter de la fibre que pour récolter de la graine, si le terrain est bon. D'autres recommandent pour la graine de 4 à un minot à l’arpent, et pour de la fibre très fine, de trois à quatre minots à l'arpent. Il faut semer aussitôt que le sol s'est rassis et qu'il s’est suffisamment réchauffé. Si on sème trop tôt, la récolte sera rabougrie, si on sème trop tard, on s'expose aux gelées d'automne. Le meilleur moment pour semer est après une pluic d'orage, alors que toute la surface du sol est devenue bien friable.

Lorsqu'on veut semer de la graine de lin sans la préparer, elle glisse dans les mains et on ne peut la répartir uniformément sur le sol. Pour éviter cet inconvénient, jl faut la faire tremper pendant deux ou trois heures dans de l'eau chaude, puis on la roule ensuite dans du plâtre ; après cette opération on pourra la semer bien plus régulièrement. Le lin est la semence la plus difficile à semer. Les semoirs, soit à rayons, soit à la volée ne conviennent pas pour cette semence.

La graine de lin ne demande qu'à être très légèrement recouverte. On emploie pour cette opération, non une herse à dents, mais une herse spéciale en forme de balai ou tout au moins une herse

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d’épines, qu'il faudra tirer à la main. Les chevaux, en piétinant le sol, enterreraient la semence trop profondément sur leur passage et la récolte croîtrait et mürirait irrégulièrement.

Lorsqu'on laisse la récolte mûrir complètement, la graine est de meilleure qualité, mais la fibre est moins bonne. Lorsqu'on veut profiter de la fibre, il faut faire la récolte lorsque les capsules ont pris une couleur brune et lorsque les feuilles sont mortes à la base de la tige, sur un quart de sa longueur et que les tiges elles-mêmes ont passé du vert foncé à une légère couleur jaune.

Comme on peut facilement tirer un parti avantageux de la fibre de lin, les cultivateurs devraient toujours cultiver cette plante en vue de la fibre, car ils en récolteraient en même temps suffisamment de graine pour leurs animaux. Ils obtiendraient ainsi leur graine de lin à un prix de revient assez bas. On peut considérer comme une bonne récolte 300 Ibs de fibres préparées, 100 Ibs de grosse étoupe, 30 Ibs de fine étoupe et 10 minots de graine à l’arpent.

On trouvera tous les renseignements relatifs à la culture du lin dans une petite brochure intitulée « Munual of flax culture, by practical fax growers ”

Orange Judd Company, — 751, Broadway, New York, et dans le “Journal d Agriculture illustré, ” Nos de février à juillet 1895.

Fèves.—Les fèves, connues encore sous le nom de féveroles, gourganes, fèves à café, fèves à cheval, viennent bien duns certaines parties de la province et en particulier dans le district de Montréal. Leur'culture se fait d’une manière semblable à celle du blé-d’Inde, demande les mêmes soins, et comme lui, un bon terrain bien préparé. Les rangs doivent en être espacés de 20 à 30 pouces. Cette plante pousse à une hauteur de 3 à 4 pieds. Elle rend 30 minots de graines à l’arpent et une tonne de paille.

On peut aussi cultiver de la même manière des fèves naines qui ont un rendement de 40 minots à l’arpent.

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