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se faire sans qu’une fermentation active se produise dans la masse ainsi tassée, par le fait même de cette fermentation, il se produit dans les albuminoïdes et les hydrates de carbone des transformations qui modifient la composition des fourrages verts avec lesquels cet ensilage est fait.
Sans être devenue analogue à celle du foin, puisque l’eau n’est pas enlevée, la composition de l’ensilage n’est plus la même que celle des fourrages verts avec lesquels il est fabriqué. La différence cependant n’est pas bien considérable,
La qualité dépend encore de celle des fourrages qui le composent. Il y a une perte d’albuminoïdes et d’hydrates de carbone pendant la fermentation, et cette perte varie avec la manière dont l’ensilage est fait et la chaleur produite dans la masse pendant cette fermentation.
L’ensilage bien fait est, pour les vaches, un aliment succulent, agréable, et supérieur à un aliment sec d'égale qualité.
On emploie le plus généralement pour l’ensilage le blé-d’Inde et le trèfle. L’ensilage de blé-d’Inde contient par 100 Ibs, 834 Ibs d'eau, 0,9 Ibs de graisse, 8.9 Ibs d'hydrates de carbone, 5.3 Ibs de fibres et 1.2 1bs d'albuminoïdes. L’ensilage de trèfle
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contient pour 100 Ibs, 79.2 Ibs d’eau, 2.2 Ibs de graisses, 6.4 d'hydrates de carbone, 5.9 Ibs de fibres et 4.2 d’albuminoïdes.
L’ensilage de blé-d’Inde et de trèfle est plus riche en fibres que l’herbe des prairies, le blé-d’Inde et le trèfle servis en vert ; il est aussi nourrissant que les racines. L’ensilage est un aliment aqueux. L'importance de l'emploi de l'ensilage en industrie laitière provient de ce qu’il permet de conserver pour l'hiver de grandes quantités de fourrages verts, sous une forme très propre à la production du lait,
Racines.—La composition des racines se rapproche, dans une certaine mesure, de celle des fourrages verts et de l’ensilage ; mais elles contiennent beaucoup plus d’eau, moins de fibres, moins d’albuminoïdes et plutôt plus d'hydrates de carbone. Les racines donnent de fortes récoltes à l’arpent, sont favorables à la production du lait à cause de la grande quantité d’eau qu'elles contiennent, et permettent d'améliorer beaucoup lalimentation des vaches pendant l'hiver, lorsqu'on ne dispose pas d’ensilage. On ne saurait trop en recommander la culture.
Voici la composition par 100 Ibs, sans tenir compte des matières minérales, de quelques racines
usuelles :
| Hydrates Albumi- Eau Graisse ecarb. Fibres noides | Betteraves 88.0 — O1 — 91 — 0.9 — LI | Carottes 85.0 — 0.2 — 10.8 — 1.7 — 1.4 Panais 88.3 — 0.2 — 10.2 — 1.0 — 1.6
Comme ce tableau le montre, les racines ne peuvent pas, par suite de leur composition, servir seules à l'alimentation des vaches et elles ne doivent être destinées qu'à compléter une ration trop pauvre en eau ou en hydrates de carbone spécialement.
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Les principales racines qui conviennent à l’industrie laitière sont les betteraves fourragères; les choux de Siam, connus en Angleterre sous le nom de Swedes et en France sous celui de rutabagas ; les navets, les carottes, les panais et les choux moëlliers. Les racines très développées fournissent une alimentation moins riche que celles qui sont de grosseur moyenne. Les choux de Siam sont plus fibreux que les betteraves, surtout lorsqu'ils vieillissent ; les betteraves, au contraire, s'améliorent en vieillissant.