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Aux racines on peut ajouter les choux et les pommes de terre qui, comme elles, sont des aliments aqueux. Les pommes de terre sont très riches en a-
midon et se rapprochent plutôt des grains, les choux se rapprochent plutôt des fourrages verts.
Grains.—La composition des grains diffère beaucoup de celle des fourrages, de l’ensilage et des racines. La différence provient surtout de leur richesse en hydrates de carbone et en albuminoïdes et de leur pauvreté en fibres et en eau. Ils sont relativement riches en albuminoïdes, c’est pour cela qu'on les appelle quelquefois aliments concentrés ou semiconcentrés suivant leur richesse. Ils conviennent bien pour augmenter la richesse d’une ration en hydrates de carbone et en albuminoïdes. Ils ne contiennent que 10 à 15 °?, d’eau. Ce sont les fèves qui contiennent le plus d’albuminoïdes, viennent ensuite par ordre de richesse, les pois, l'orge, l’avoine, le blé, le blé-d’'Inde, le seigle. Le blé contient environ 12 ‘1 de matières azotées ; les pois à vaches en contiennent 20 à 21 ©7..
Pailles.—Les pailles des diverses céréales, des pois, des fèves, du blé-d’Inde sont caractérisées surtout par leur richesse en fibres et leur pauvreté en eau, en hydrates de carbone et en albuminoïdes, Ce sont des aliments fibreux et pauvres par excellence. Voici la composition de quelques pailles :
Albumi- Hydrates
Eau noides Fibres de carb. Grais.
Paille de blé 0.6 — 3.4 — 38.1 — 43.4 — 1.3 ‘ avoine 0.2 — 4.0 — 37.0 — 42.4 — 2.3
‘5 orge 142 — 35 — 35.0 — 39.0 — 1.5 seigle 71 — 3.0 — 38.9 — 46.6 — 1.2 #° blé-d'Inde 40.1 — 38 — 19.7 — 31.9 — 1.1 pois 136 — 9.0 — 35.5 — 33.7 — 1.6
La paille la plus riche serait donc d’après cela la paille de pois, viendrait ensuite celle d'avoine puis celle de blé-d’Inde.
Aliments divers.—Lorsqu'on dispose d'un surplus de fourrages sur la ferme, il est souvent avantageux de vendre ce surplus pour acheter, avec le produit de cette vente, certains produits industriels qui, donnés aux vaches, augmentent beaucoup l’efficacité des rations et leur rendement en lait. Parmi ces produits industriels, il faut citer en première ligne les tourteaux oléagineux, comme les tourteaux de lin et de coton, les moulées de coton, de lin, de pois, de blé, de blé-d’'Inde, d'avoine, le son de blé, les graines de malt, les drèches de brasserie, etc.
Les tourteaux oléagineux sont remarquables par leur richesse en albuminoïdes. Les tourteaux de coton se trouvent dans le commerce sous deux formes : décortiqués et non décortiqués. (Ce sont
riels l’ef- Par:-
les résidus de la fabrication de l'huile au moyen de la graine de cotou. Les tourteaux de coton communs, provenant de graines non décortiquées, contiennent une relativement grande quantité de fibres non digestibles, environ 23 ‘7, ; dans les tourteaux provenant de graines décortiquées, il n’y a qne 9497, environ de fibres non digestibles. Dans les preniers, il y à 54 9, d'huile et 174 °9, d’albuminoïdes digestibles, tandis que les seconds peuvent contenir 124 à 134 °), de matières grasses et Jusqu'à 30 *7, d'albuminoïdes.
Les tourteaux de lin proviennent ‘de la fabrication de l'huile au moyen de la graine de lin. Les matières carbonnées s’y rencontrent en plus grande, quantité que dans les tourteaux de coton, et la proportion d'albuminoïdes y est aussi plus considérable. ,
Certaines moulées proviennent aussi de la fabricatiou de l'huile par des procédés spéciaux. La moulée de coton contient 33 7, d’albuminoïdes, 174 °?, de carbo-hydrates et 16 ‘7, de graisse. La moulée de lin contient 27.8 °7, d'albuminoïdes, 34 °9, de carbo-hydrates, et 2.1 °7, de graisses.
Le son de blé contient 16 °% d’albuminoïdes, 534 °9, d'hydrates de carbone, et 4 °7, de gras,
84 ‘7, de fibres et seulement 12 ‘7, d'eau. ‘Les germes de malt contiennent 248 *7, de protéïne, 11 °7, de fibres, 47 °7, d'hydrates de carbone, 1.7 “1, de graisses, et 94 °7, d'eau. Tous ces aliments sont donc très riches en albuminoïdes et peuvent être employés avantageusement pour augmenter la richesse en albuminoïdes des rations. Quant aux drèches de brasseries, qui contiennent 76 °7, d'eau, 5.4 °9, d'albuminoïdes, 3.8 ©, de fibres, 124 °7, d’hydrates de carbone et 1.6 ©, de graisses, celles peuvent s'employer avantageusement pour remplacer les racines et l’ensilage dans les rations.
Voici un classement des differents aliments que
nous venons de passer en revue, qui pourra servir
lorsqu'on aura à combiner des rations et à substituer un aliment à un autre dans une ration :
1°— Aliments pauvres en albuminoïdes et riches en fibres : pailles diverses ;
2°— Aliments aqueux, normalement riches en albuminoïdes (sans tenir compte de l’eau) : herbes fourrages verts, drèches de brasserie ;
3°— Aliments aqueux, pauvres en protéine, riches en hydrates de carbone: racines diverses, choux, pommes de terre ;
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4° Aliments secs, normalement riches en albuminoïdes, hydrates de carbone et graisses: foin de trèfle, de prairie et autres foins divers pas trop grossiers,
5°— Aliments très riches en albuminoïdes, (aliments concentrés) et plutôt riches en graisses : tourteaux et moulées de coton et de lin.
6°— Aliments riches en albuminoïdes et en hydrates de carbone : pois, fèves,
7°— Aliments moyennement riches en albuminoïdes et en hydrates de carbone: graines de céréales, blé, orge, avoine, seigle, blé-d’Inde.
8°— Aliments riches en graisses et en albuminoïdes : graine de lin.
Lorsqu'on dessèche complétement à la chaleur un fourrage ou un aliment quelconque, on obtient ce qu'on appelle la matière sèche du fourrage ou de l'aliment en question.
Lorsqu'on brûle complétement un fourrage ou un aliment quelconque on obtient ce que l’on appelle vulgairement des cendres. Ces cendres contiennent toute la matière minérale du fourrage ou de l'aliment calciné.
Bien que la partie minérale de la ration joue un grand rôle dans l'alimentation des animaux, on ne s'en occupe généralement pas parce que les aliments sont presque toujours assez pourvus de ces éléments pour que les animaux n’en manquent pas et qu'il est du reste: assez difficile d'en ajouter à la ration qui soient directement assimilables par eux.
Les fourrages ne manquent des éléments minéraux nécessaire que quand ils poussent dans des terrains pauvres et dépourvus eux-mêmes d'éléments minéraux ; et il n’y a qu'une chose à faire dans ce cas, c’est d'enrichir le sol lui-même par des engrais chimiques. C’est la chaux qui fait le plus souvent défaut dans les fourrages de cette Province.
Pour la composition de tous les aliments employés en industrie laitière, nous ne pouvons faire mieux que de renvoyer le lecteur au tableau publié dans le Handbook for Farmers and Dairymen, de F. W. Wool, (John Wiley & Sons, New-York) pp. 83 à 9.
Principes d’alimentation des vaches laitières.— Digestibilité des aliments.—Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent, la composition des différents aliments varie beaucoup et, nécessairement, pour produire tout leur effet ils
ont, en général, besoin d’être combinés les uns avec les autres et de manière à se compléter mutuellement.
Tout ce qui est absorbé par les animaux n’est pas complètement assimilé et une partie de leur nourriture se retrouve, non digérée, dans leurs déjections.
La proportion pour cent qui en est digérée s’ap- | 8
pelle le coefficient de digestibilité ou simplement
la digestibilité de ces aliments. Il n’y a que la