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C’est dans l'adaptation d’une ration type aux besoins du moment que se reconnaît le bon cultivateur, car il lui faut pour cela beaucoup de coup-d’æil, une connaissance sérieuse de la qualité des aliments et fourrages diers qu’il emploie, ainsi que des besoins de ses animaux.
Bien qu'elles ne soient pas très digestibles, les fibres jouent dans les rations un certain rôle qu'on ne peut méconnaître et ces dernières doivent toujours en contenir une certaine quantité. D'après certains expérimentateurs, leur objet serait de diviser dans l'intestin les matières nutritives, et d’en faciliter ainsi l'attaque par les sucs digestifs. Elles auraient aussi pour but de produire une certaine distension des intestins favorable à la digestion.
Quanv à l’eau contenue dans les fourrages, et en particulier dans les aliments aqueux, elle joue un rôle important dans la production du lait, et cette ear, qui excite fortement la sécrétion du lait etf “ilite la digestion des aliments, ne peut pas être comparée, quant à ses effets, avec l’eau que les animaux boivent. Il y a là un fait que n’a pas encore sufisamment expliqué la science, mais auquel les praticiens ne se laissent cependant pas méprerdre.
Pour le calcul de la relation n'itritive, il y a plusieurs manières, plu: ou moins équivalentes au point de vue pratique, de le faire. Ce calcul ne se comprend pas de la même manière dans les différents pays, ni par les différents savants ; c’est une question pour ainsi-dire encore à l'étude, aussi n'ai-je pas insisté dans ce livre sur ce sujet, me contentant de conseiller aux cultivateurs de partir de résultats déjà acquis en pratique. Que ceux-ci ne se troublent donc pas s'ils rencontrent dans divers ouvrages, diverses manières d'interpréter la chose. Toutefois, on peut dire que la solution de ce problème est maintenant proche, car plusieurs bons pas ont déjà été faits dans cette voie importante.
Soins à donner aux vaches laitières. —Alimentution d'été —Pendant l'été, les vaches doivent être nourries au pâturage. Mais, dans la province de Québec, à cause des gels et des dégels de l'hiver qui nuisent fortement aux prairies lorsqu'elles ne sont pas suffisamment protéwées par une bonne couche de neige, et aussi à sause des sécheresses fréquentes dans le courant de l'été, le rendement moyen de ces prairies est relativement faible et il arrive fréquemment que les vaches en souffrent. Il serait fort à désirer que les cultivateurs aient plus largment recours aux fourrages verts et d’une
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