‹ Nouveau manuel complet d'industrie laitière pour la province de Québec [microforme]Chapitre 27 sur 79 · RS AO TRS AA · texte numérisé non relu

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manière systématique. Nous avons déjà parlé suffisamment de ces fourrages dans le premier chapitre pour qu'il soit inutile d'y revenir ici.

Les fourrages verts et les herbes de prairies ne sont pas toujours suffisamment riches en albumiminoïdes, surtout à la fin de la saison d'été, il est donc fort à recommander de relever leur relation nutritive en les complétant par une certaine quantite de grains, ou de tourteaux, ou de moulée. Trois livres de gru par vache et par jour, par exemple, peuvent suffire pour les vaches en pâture.

Les fourrages verts doivent toujours être coupés plusieurs heures avant d’être servis aux animaux. On les laisse se faner un peu avant de les leur donner. On évite ainsi la météorisation, maladie qui, si on n'y prend garde, cause souvent la mort des vaches et diminue toujours leur rendement en lait. On les donne soit dans des racks portatifs au pâturage, soit étendus sur le sol. Dans ce dernier cas, par le piétinement des animaux, le gaspillage est plus grand.

Il faut compter par vache pesant 1000 1bs, environ 110 1bs d'herbes ou de fourrages verts par jour. Trois arpents de fourrages verts pour cinq vaches pour la soison d'été est un estimé très modéré. Des

essais très sérieux faits aux Etats-Unis, ont prouvé qu’en nourrissant les vaches à l’étable exclusivement de fourrages verts, on pouvait tirer d’un acre de terre, de deux à cinq fois plus de lait que de la même terre en pâture. Dans cette Province, les fourrages verts donnent les meilleurs résultats à ceux qui les emploient.

Le pâturage bien entendu a un effet salutaire sur la santé des vaches, parce que celles-ci y sont exposées au grand air et qu’elles peuvent y prendre de l'exercice, puis parce que l'herbe dont elles sy nourrissent est la nourriture la plus naturelle et la plus saine qu'on puisse leur donner. Le pâturage diminue beaucoup leurs dispositions à la tuberculose. On sait, en effet, que les vaches en stabulation permanente, et en même temps fortement nourries, échappent difficilement à cette terrible maladie qui épargne celles qui jouissent de pâturages durant la saison d'été.

Au pâturage, les vaches doivent avoir à leur disposition de la bonne eau : l’eau contaminée nuit à la qualité et à la conservation du lait aussi bien que de celles du beurre ou du fromage fabriqué avec ce lait, Des défauts graves dans l’arome et la saveur du beurre et du fromage n’ont souvent pas d'autre

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