‹ Nouveau manuel complet d'industrie laitière pour la province de Québec [microforme]Chapitre 29 sur 79 · SATA IE UE © LE · texte numérisé non relu

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Avec des pâturages ainsi entretenus, on peut compter qu'il en faut de 14 à 3 arpents pour la nour-

riture d'une vache pendant l'été, suivant leur richesse.

Passage de la nourriture d'hiver à celle de l'été et réciproquement.—Lorsque les vaches passent de la nourriture d'hiver à celle de l'été, il faut prendre bien des précautions. On donne une ration de foin aux vaches à l’étable avant de les envoyer au pâturage où ne les laisse d’abord qu'un temps relativement court. Puis, de jour en jour, on augmente progressivement le nombre d'heures de pâture en diminuant la quantité de foin jusqu’au moment où on les laisse complètement à l'herbe.

Lorsqu'on change trop subitement le régime alimentaire d’une vache, elle en souffre et la quantité ainsi que la qualité du lait s’en ressentent. Cette règle s'applique non seulement aux passages de l’alimentation d'hiver à celle d'été, et de celle d'été à celle d'hiver, mais encore chaque fois que l’on modifie les rations ; dans tous ces cas, ils faut toujours opérer ces changements petit à petit comme il vient d’être dit.

Alimentation d'hiver.— L'alimentation d'hiver est fondée sur les rations combinées que l’on calcule

comme cela a été expliqué précédemment. La ration type à choisir dépend des fourrages dont on. dispose ; une fois cette ration adoptée, on la modifie, comme nous l’avons dit, suivant la richesse en fibres, en hydrates de carbore, en albuminoïdes et en graisses des différents autres aliments qui entrent dans sa composition et de façon à augmenter le plus possible le rendement en lait des vaches.

La base de ces rations est presque toujours le bon foin que l’on complète par un mélange d'aliments aqueux, (racines, ensilage,) d'aliments plus ou moins concentrés, (grains, moulée, tourteaux,) et d'aliments fibreux, (pailles.)

On fait consommer à chaque vache le plus grand poids possible de cette ration afin de tirer de chacune d'elles la plus grande quantité possible de lait. Les vaches étant des machines à transformer les fourrages en lait, plus elles en transformeront dans le courant de l’année, mieux cela vaudra.

Il ne faut cependant pas croire que la même ration peut convenir en tout temps également à toutes les vaches d’un troupeau. Il faut la modifier autant que possible, suivant le tempérament de chacun des animaux, suivant leur état de santé, la quantité de lait qu'ils donnent, et surtout à l’épo-

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