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qui peuvent se dégager des urines et du fumier. Lorsqu'on se sert de paille, comme litière, il est préférable de la hacher.
L'air pur est une chose aussi nécessaire dans les étables que dans les pâturages et nous traiterons
spécialement cette question au paragraphe des éta.bles.
La qualité de l’eau joue aussi un rôle très important au point de vue de la qualité du lait et des produits qui en dérivent. Les cultivateurs ne devraient donner à leurs vaches que de l’eau de première classe.
Mettre une pierre de sel à la disposition des vacher, afin qu'elles puissent en prendre à volonté. Le sel est un stimulant pour la digestion ; on peut dire qu'il est nécessaire à la santé de ces animaux. Il vaut mieux le leur offrir sous forme de pierre de sel, qu’elles peuvent lécher à leur gré, que de l’ajouter aux aliments.
Il est, en général, préférable de couper en tranches assez fines les racines, comme les bettcraves, les choux de Siam, les carottes, les navets. (Certains praticiens recommandent de donner le foin sans le hacher. La paille doit de préférence être hachée uis donnée mélangée aux racines hachées
et aux moulées, grains et tourteaux. Lorsqu'on emploie des tourteaux non broyés, une bonne chose est de les faire dissoudre dans de l’eau puis d’arroser avec cette eau le mélange de paille hachée, de racines coupées et d'une partie du foin que l’on hachera. Ce mélange pourra être fermenté pendant douze heures avant d’être servi ; il acquérera, par la fermentation, un petit goût alcoolique qui le rendra plus appétissant aux vaches.
De bons praticiens recommandent de servir d’abord une partie du foin à l'état naturel et non haché, pour empêcher les vaches d’absorber trop avidement le mélange de paille hachée, de racines coupées et de foin haché dont on leur sert la moitié aussitôt qu’elles ont consoinmé leur foin. Lorsque cette première partie du mélange est mangée, si les vaches n'ont pas d’eau continuellement à leur disposition dans l’étable même, il faut les faire boire puis leur donner la seconde partie du mélange dont il vient d'être parlé et, pour terminer le repas, leur jeter dans la crèche de la bonne paille non hachée dont le surplus non consommé pourra servir à la litière. Pour les autres genres de rations, il faudra toujours s'arranger pour que les vaches n’en absorbent pas trop avidement les parties les plus succulentes, en commençant le repas par du
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bon foin, en généra!, et en mélangeant les grains. moulées ou tourteaux soit avec de la paille, soit avec un aliment grossier.
Tous les bons praticiens ne recommandent pas la cuisson des aliments, en particulier celle du foin, de la paille et des racines, à cause de la maind'œuvre et des frais que nécessite cette opération qui ne sont pas toujours suffisamment compensés par les avantages obtenus dans l'alimentation. La fermentation est plus recommandée pour l'amélioration des aliments.
Le foin ou la paille hachés, humectés d’eau. fermentent difficilement s'ils ne sont pas accompagnés d’autres aliments comme les racines, les moulées, parce que les hydrates de carbone, et en particulier le sucre, sont nécessaires pour que la fermentation se produise. Un mélange bien fait de foin et de paille hachés et humectés d’eau, sucrée ou non, et de betteraves coupées, fermente très facilement en douze heures ; par la fermentation, le foin et la paille subissent dans leur composition des modifications qui les rendent plus digestibles.
En hiver, par les temps froids, les bouettes chaudes ont un très bon effet.
La propreté des crèches et de tous les instruments nécessaires à la préparation des aliments est une
chose importante ; car tous les aliments gâtés qui peuvent rester, par exemple dans le fond des crèches, sont absolument nuisibles à la santé des vaches.
Ne jamais donner aux vaches de foin moisi, d'ensilage trop sûr, de racines plus ou moins gâtées, de moulées ou de tourteaux fermertés ou de grains avariés ; tous ces aliments sont nuisibles à la santé des vaches ainsi qu’à la qualité du lait. Pour les vaches pleines, ils peuvent amener l'avortement et quelquefois plusieurs abortements de suite dans la même étable.
L'hiver, on co 1mencera par les choux, les navets, l’ensilage, les choux de Siam, qui perdent de leur qualité en vieillissant ; on réservera les betteraves pour la fin de la saison, car ces dernières, au contraire, s’améliorent à la cave,
Les repas doivent se donner à des heures régulières, deux fois par jour, matin et soir. Certains praticiens recommandent de donner le repas avant la traite, pour que les vaches soient plus tranquilles pendant cette opération et donnent mieux leur lait ; c’est la méthode généralement suivie ; d’autres préconisent la méthode de donner le repas immédiatement après la traite pour qu'elles ne soient pas dérangées dans leur digestion. Mais un fait admis
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généralement, c’est que lorsqu'on emploie de l'ensilage, il faut traire les vaches avant de le leur servir. L’ensilage, en effet, répand souvent dans l’étable une odeur qui pénètre facilement dans le lait. Nous reviendrons sur ce sujet à propos de la traite.
Effets d'une bonn: alimentation sur les qualités laitièrés des vaches. —Lorsqu'on s’est procuré un bon troupeau de vaches laitières, il ne faut pas croire qu’il suffise, pour améliorer encore ce troupeau, d’avoir un bon taureau et de pratiquer la sélection. Un troupeau nourri et soigné d’une façon quelconque, ne peut pas s'améliorer, quelles que soient les qualités des reproducteurs et l’habileté avec laquelle la sélection est faite. Il faut que les animaux élevés reçoivent continuellement une nourriture substantielle, aient suffisamment d'exercice, respire nt un air pur, pour que tous leurs organes, ainsi que les qualités dont ils ont hérité de leurs parents, puissent se développer convenablement, Il y a là une gymnastique nécessaire et ce fait est admis des meilleurs praticiens. C’est une des choses les plus inportantes pour l'amélioration des troupeaux.
Dangers d'une nourriture forcée.—$Si on recommande généralement pour les vaches laitières une alimentation forcée, on doit cependant prévenir en
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même temps les cultivateurs de ne pas pousser les ehoses trop loin, parce que, à la longue, une alimentation trop substantielle, dont la qualité s’éloigne trop de la qualité moyenne du foin, surtout si les vaches sont renfermées dans une étable peu aérée et si elles prennent peu d'exercice, finit par les prédisposer à certaines maladies et, en particulier, à la tuberculose. C’est pour cela que je conseillais tout à l’heure de toujours faire entrer’dans la ration une certaine quantité de bon foin et?de paille à l’état naturel. Avec cette précaution, avec une étable bien aérée, bien éclairée et tenue‘ bien proprement, et des aliments sains, si la race de vache choisie est rustique, on évitera cette terrible maladie qui décime bon nombre de troupeaux excellents, pour lesquels cette règle a été méconnue.
Ce sont le foin et la païile ébouillantés ou cuits, eu excès et aussi un excès d'aliments fermentés, de drèches de brasseries qui, d’après certains praticiens, favorisent le plus la tuberculose. On voit souvent cette maladie se répandre dans les étables des laitiers des villes, qui pratiquent la stabulation permanente et l’alimantation forcée à outrance.
On doit donc ici recommander la prudence aux cultivateurs des campagnes, qui ne peuvent pas, comme les laitiers des villes, renouveler leurs ani-
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