NEUTRE
TE
à la vache malade, chaque jour, une dose d’une once dhyposulphite de soude qu'on mélangera aux autres aliments. On pourra, par mesure de précaution, en donner la même dose aux autres vaches du troupeau, et si cette médecine ne les préserve pas de la maladie, elle la rendra au moins plus légère. Cette maladie dure de 20 à 30 jours et, si la vache atteint ce terme au chaud et à l'abri de la pluie, aucune complication ne sera généralement à craindre. La maladie doit suivre son cours. L'important pendant cette maladie est de traire à fond deux fois par jour les vaches qui en sont atteintes, car sans cela elles pourraient perdre un ou plusieurs trayons. Le lait des vaches atteintes de la variole ne doit pas être mélangé à celui des autres vaches, ni vendu en ville ou dans les beurreries ou fromageries, car il peut être infecté de germes qui peuvent communiquer la maladie à l’homme. Le mieux est de le donner aux porcs.
Indigestion.—Lorsque la nourriture n’est pis digérée, elle reste généralement dans le troisième estomac dont elle provoque l'inflammation de la muqueuse. La nourriture, par suite de la chaleur de cette inflammation, se durcit dans les replis de cet estomac, causant de sérieux désordres au système nerveux.
La rümination cesse d’abord, la vache paruit beaucoup souffrir, puis elle s’assoupit ou devient furieuse par suite d'une congestion de poumons résultant de l’indigestion.
Une alimentation excessive d'herbe humide, d’herbes très fibreuses, de tiges de blé-d’Inde malpropres où d’autres aliments indigestes est la cause lle cette maladie.
I faut, dans ce cas, donner nne forte purgation et des bouettes lévères avec des stimulants. Deux livres. de sel d'Epson où de (lauber dissoutes dans deux bonnes pintes d’eau chaude est un bon purgatif. Une bonne dose de mélasse aide beaucoup. Après cela on donnera de fortes injections d’eau de savon. Après avoir donné la purgation, on fera prendre à l'animal deux onces de curbonate d'ammoniaque toutes les trois heures, puis en abondance des bouettes légères Ce farine de grainé de lin.
Si l’animal devient furieux, il faudra l’attacher solidement pour qu'il ne puisse arriver aucun accident.
Après la guérison, on lui fait reprendre progressivement son alimentation ordinaire et, pendant la convalescence, des bouettes de son, de farine de
graine de lin avec de la gentiane et du gingembre sont avantageuses.
Météorisation.—Cette maladie se produit lorsque les vaches mangent un excès d’herbes très succulentes, comme le trèfle. Une fermentation se prodans l'estomac ; il s'y dévage du gaz acide carbonique qui gonfle fortement l'animal et peut finir par l’étouffer rapidement.
Le remède est de perforer la panse de l’aniral avec un instrument connu sous le nom de “ trocar ” et si on n'en a pas à sa disposition, avez un couteau à longue et étroite lame. On permet ainsi aux gaz de s'échapper et on empêche la suffocation. On enfonce l'instrument en un point également distant de la pointe de la hanche, de la dernière côte et des reins ; c’est le centre du triangle formé par ces trois points. On tiendra le trocar verticalement en l’enfonçant, pour éviter d'atteindre certains organes vitaux essentiels, comme les rognons et les muscles des lombes. Lorsqu'on se sert d’un trocar, il reste dans l'ouverture un tube par lequel les gaz s’échappent facilement. On peut injecter dans la panse, au moyen de ce tube, une pinte d’une solution de carbonate d’ammoniaque ou d’une solution de deux onces d’hyposulphite de soude dans une chopine d’eau. Ces solutions arrêtent immédiate-
ment la fermentation. On peut aussi administrer charbon de bois pulvérisé, 3 onces ; huile de lin crue, 3 demiards. Pendant la convalescence il faudra donner une alimentation très légère.
Suffocution. — Cet accident a lieu lorsqu'une pomme de terre, un navet ou un corps quelconque reste dans le gosier ou l’œsophage d'une vache. Pour l'éviter, il ne faut donner à ces antinaux que des racines coupées.
Dans le cas où il se produit, il faut essayer d’enfoncer dans l'estomac, au moyen d’un bâton bien uni, d’un manche de fouet, par exemple, le corps qui produit la suffocation. La chose n’est pas toujours facile et il faut éviter, pendant cette opération, de blesser le gosier de l'animal. Si le corps étranger n'est pas arrêté trop profondément, on peut essayer de le retirer avec la main. Il est toujours préférable, lorsque la chose est possible, d’avoir recours à un vétérinaire.
Tubereulose.—Cette maladie est une des plus dangereuses et «les plus communes parmi les vaches. Lorsqu'un animal en est atteint, il faut l’abattre de suite et ne pas mettre la viande en vente, car la maladie est excessivement contagieuse pour l’homme. Elle se transmet d'une vache à l’autre.