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‘Cette maladie, qui est incurable consiste dans la désorganisation de certains organes et en particulier des poumons, du foie, des rognons, sous l'influence de germes très virulents.
Les symptômes de cette maladie sont très variables suivant les parties atteintes, mais il y a en général de la fièvre et perte d'activité: la peau devient rude, la respiration est nauséabonde, les pattes de derrière deviennent raides et faibles, l'animal a une toux sèche, donne du lait elair et bleu, il désire constamment le taureau, les glandes de la gorge se gonflent, les yeux sont enfoncés dans leur orbite et deviennent brillants de fièvre. L'animal s'amaigrit progressivement et son appétit est irrégulier.
Si ce sont les intestins qui sont attaqués la diarrhée est forte et continuelle. Souvent un animal atteint de cette maladie, ne présente presqu'aucun symptômes dans le début. Le développement de cette maladie est favorisé par tout ce qui tend à diminuer la santé de l’animal, comme la réunion d’un trop grand nombre d'animaux dans une étable trop petite, mal ventilée, mal éclairée, humide, les prédispositions héréditaires, le manque d'exercice, une alimentation mal comprise.
Pour empêcher cette maladie d'entrer dans une étable, cette étable doit être spacieuse, bien aérée
bien éclairée, sèche et n'y conserver que des animaux vigoureux et en parfait état de santé : l'alimentation doit être saine et pas trop forcée ; aucune personne atteinte de consomption ne doit s’approcher des animaux.
Les animaux suspects doivent être isolés et examinés par un médecin, puis abattus immédiatement s'ils sont atteints de la maladie ; leur corps doit être brûlé ou enterré profondément après avoir été recouvert de chaux.
Lorsque, dans un troupeau, un animal en est atteint, il faut faire venir un vétérinaire pour faire subir l'épreuve de la tuberculine à tout le troupeau. L’étable doit être ensuite sérieasement désinfectée.
La tuberculose des vaches est exactement la même maladie que la consomption des hommes, auxquels elle peut se communiquer, soit par contact avec les aniinaux malades, soit par la respiration de l’air de l'étable où se trouvent ces animanx, soit par la consommation de leur lait, spécialement par les enfants, soit par la consommation de leur viande. La question est donc excessivement sérieuse, car cette maladie est très répandue et on ne saurait trop prendre de précautions contre la contamination.
En particulier, le lait d’une vache ou d’un troupeau atteint de tuberculose ne doit jamais être ni consommé par les habitants de la ferme, ni porté dans une fabrique, ni vendu dans les villes, car c’est un poison très dangereux puisqu'il contient toujours de nombreux germes de la maladie.
Pour les maladies des vaches, nous recommandons la lecture du “ Précis de inédlecine vetérinaire” du Dr Couture, 4, rue Des Jardins, à Québec, puis celle du “ Dairyman’s manual ; practical treatise onthe Dairy” par Henry Stewart, New-York, Orange Judd Company, auquel nous avons emprunté quelques renseignements.
Epoque des vélages.—C'est encore une coutume générale dans la province de faire vêler toutes les vaches au printemps. Beaucoup s’objectent à prendre des mesures pour répartir les vêlages dans tout le cours de l’année, et principalement l'automne, parce que, disent-ils, il est impossible de faire du bon beurre avec du lait d'hiver. C'est là une erreur :
S'il y a continuellement dans le troupeau des vaches fraîches vêlées ;
Si les étables sont bien aérées et bien propres pour que les vaches n’y respirent que de l'air pur et sans mauvaise odeur ;
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Si les vaches reçoivent une nourriture saine et abondante et ont à leur disposition de la bonne eau pure ;
Si on leur donne, ainsi qu’au lait, tous les soins voulus, le lait d'hiver donnera certainement d’excellent beurre ; les nouveaux procédés de fabrication le permettent maintenant et il n'y a pas de doute que ce beurre puisse trouver un aussi bon débouché que le beurre d'été sur les marchés étran-
ers gers.
Il y a avautage à faire vèler les vaches, surtout en automne, parce que :
1° Siles vaches sont soiwnées convenablement, elles peuvent produire pendant l'hiver en abondance un excellent lait ;
2° Parce que le lait se vendrait plus cher en hiver qu'en été, selon les probabilités, au moins dans les premières années ;
3° Parce que la conservation et le transport des produits périssables comme le beurre, le lait écrémé, est plus facile en hiver qu'en été. Le feu est moins coûteux que la glace.
4° Parce que le cultivateur a plus de temps à donner à ses vaches pendant l'hiver ;
5° Parce que les vaches qui ont vêlé l'automne donneront tout l'hiver une production soutenue de
lait, n'ayant pas à souffrir, comme en juillet et en août, de la chaleur et des mouches, et parce que, lorsque leur rendement tendra à diminuer au printemps, ce rendement se relèvera lorsqu'on les mettra à l'herbe ;
6° Parce que les veaux qui naissent l'automne font aussi facilement de beaux veaux que ceux du printemps. 1l est donc important que les cultivateurs prennent ces raisons de plus en plus en considération.
Production du lait et traite des vaches. — Le lait est produit par les mamelles qui ne sont que des glandes analogues aux glandes qui se trouvent sous la langue et produisent la salive. Le sang est amené du cœur aux mamelles par des artères situés à l'intérieur du corps de la vache et qu’on ne voit pas. Dans les mamelles, ces artères se subdivisert en une foule de petits vaisseaux très ténus, des vaisseaux capillaires, comme l’on dit. Ces vaisseaux capillaires se réunissent ensuite entre eux et une partie du sang retourne au cœur par deux grosses veines bien connues sous le nom de veines à lait, que l'on voit sur le ventre l’une à droite et l’autre à gauche de la vache. Elles rentrent dans l'abdomen par deux orifices connus sous le nom de fosses lactées. Immédiatement en rapport avec les
vaisseaux capillaires, du pis se trouve un autre réseau de canaux très ténus enchevêtrés avec les précédents, et terminés par de très petites poches. Ces canaux se réunissent les uns aux autres en augmentant progressivement de grosseur et viennent déboucher dans les trayons. Le tout est empaqueté dans un tissu adipeux spécial et forme le pis. C’est en filtrant pour ainsi dire des veines capillaires dans les petites poches terminales des canaux qui conduisent aux trayons. qu'une partie du sang se transforme en lait d'une manière qui n’est pas encore bien connue, Il y a quatre trayons qui correspoudent chacun à un paquet de canaux capillaires et ces paquets sont réunis deux par deux de chaque côté du pis. Tout ce système est très élastique et la capacité en lait d'un pis vide peut se monter à environ 104 à 114 chopines.
Pour traire une vache, on saisit le trayon à la base et contre le pis avec le pouce et l'index repliés : on tire vers le bas en serrant avec ces deux doigts d’abord, puis contre la paume de la main successivement avec le médium, l’annulaire et en dernier lieu avec le petit doigt, de manière à pousser le lait de la base du trayon vers son extrémité. Cette opération doit se faire avec le plus de douceur possible.