CHAPITRE I
Matières premières du lait.—Prix de revient : Maind'œuvre, travail des animaux, semences, engrais, intérêts des capitaux, frais d'entretien, amortissements, assurances et autres frais généraux.—/"portance du prix de revient des récoltes. — Travail personnel et bénéfices du cultivateur.—Rotations.— Etude d'un assolement.—EÆExemples d'assolements.— Prairies et pâturages : Trèfle, mil, dactyle pelotonné, prairies et pâturages permanents, foin.— ÆFourrages verts. — Ensilage. — Racines fourragères.— Grains et pailles.— Remarques générales.
Matières premières du lait —Définition. — Les matières premières du lit sont tous les fourrages secs et verts, les racines fourragères, les tuhercules, les grains, les moulées, les farines, les tourteaux et autres résidus industriels qui peuvent servir de nourriture aux vaches laitières.
On les appelle matières premières du lait parce qu'ils sont réellement la base de sa production économique, au point de vue de sa quantité et, dans une certaine mesure, au point de vue de sa qualité. Sans ces produits, pas de lait ; au contraire si la récolte annuelle en est abondante, leur qualité excellente, s'ils sont bien choisis, bien assortis, on
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pourra compter sur une grande quantité de bon lait.
C’est là une chose évidente. Combien de cultivateurs, cependant, agissent comme s'ils l’ignoraient et rattachent leurs bénéfices au nombre de leurs vaches, sans songer tout d'abord au rendement à l’arpent, à l’assortiment, à la bonne qualité et à la quantité des récoltes,sauf à laisser dépérir ces vaches pendant les sécheresses de l'été et les rigueurs de l'hiver, ou à acheter au dehors le surplus d'aliments qui leur manque, moyen en général peu rémunératif pour des cultivateurs ne disposant que de ressources fort limitées.
Auymentation des bénéfices. —1l est actuellement un fait certain, c'est qu'il serait fort difficile à un cultivateur de vendre, avec un bénéfice suffisant, aux fabriques de beurre et de fromage, du lait obtenuavec des fourrages, des grains, etc, payés aux prix des marchés ; tandis que, d'un autre côté, par une culture bien entendue, il peut obtenir sur sa terre des récoltes à un prix suffisamment bas pour lui permettre d'en tirer un bon bénéfice par l’industrie laitière, même au prix actuel du lait dans les fabriques.
C’est, je le répète, en diminuant le plus possible le prix auquel lui reviennent ses récoltes, en en
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augmentant le rendement à l'arpent, la quantité, en les choisissant, les assortissant convenablement et en n'ayant que juste le nombre de vaches voulu pour les consommer et les transformer économiquement en lait, puis en utilisant convenablement les sous-produits de la laiterïe, que le cultivateur peut espérer augmenter ses revenus ; aussi ne saurait-on trop lui recommander la prudence dans l'achat au dehors de fourrages ou d'autres aliments, ni attirer tout d’abord son attention sur le fait que je viens de signaler. Je ne parle pas ici de l'échange d’une partie des produits de la ferme contre d'autres produits industriels plus économiques pour l'alimentation des vaches; échange fort avantageux dans certaines circonstances et sur lequel nous reviendrons.
Qu'il me soit permis d’insister sur ces remarques. C'est à ce point de vue surtout que je me propose d'examiner la production économique du lait par les petits cultivateurs.
Récoltes.—Les récoltes sont le résultat de l’association de trois choses : (1) les forces gratuites de la nature qui font germer la graine, développent les plantes, transforment dans le sol les engrais non assimilables en engrais assimilables, etc. ; (2) le capital représenté par l’ensemble des milieux naturels ou
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artificiels où s'exercent ces forces, par les matières sur lesquelles elles agissent et par les animaux, les machines et instruments au moyen desquels on les contrôle ; (3) le travail plus ou moins efficace de l’homme.
Plus un cultivateur, pourvu des moyens nécessaires, saura, par un travail énergique et intelligent, utiliser les forces naturelles que la Providence met gratuitement à sa disposition, plus ses récoltes seront abondantes et économiques, plus, par suite, ses chances de bénéfices seront grandes.
Prix de revient des récoltes. —Les bénéfices à réaliser par la culture en vue de l'industrie laitière dépendent tout d'abord du “ prix de revient des récoltes.”
On entend par prix de revient des récoltes la somme des dépenses qu'elles occasionnent au cultivateur et qui se classent comme suit :
Main-d'œuvre. Frais d'entretien.
Travail des animaux. Amortissements.—-Déprécia- Semences. tion.— Usure.
Engrais. Assurances et autres frais
Intérêts des capitaux. généraux secondaires.
Moins la somme de ces dépenses sera élevée, plus il restera de marge pour les bénéfices.
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Le prix de revient peut encore se définir le prix le plus bas auquel le cultivateur doit livrer ses récoltes à ses étables pour la production du lait. Si une tonne de foin lui coûte S5, il devra, pour ne rien perdre, céder estte tonne de foin à ses étables à un prix qui ne sait pas inférieur à $5.
Puisqu'un cultivateur doit toujours chercher à diminuer le prix de revient de s2s récoltes, il est important pour lui de bien connaître les éléments qui le constituent, afin de pouvoir détermin®r exactement les points faibles de son entreprise et y porter remèle. Ces éléments du prix de revient viennent précisément d'être énumérés plus haut et nous allons les passer en revue,
Main d'œuvre. —La main d'euvre est l'élément le plus important du prix de revient des récoltes. C'est l’un de ceux sur lequel le cultivateur a le plus de prise.
La main d'œuvre des réoltes est constituée pr l'ensemble de tous les travaux qu'il faut exécuter annuellement pour les obtenir : labonrs, hersages, transport et épandage des fumiers et des engrais, binages et sarclages, etc.
Le prix de cette main d'œuvre revient au cultivateur lui-même et aux salariés qu'il a engagés,
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suivant la part prise par chacun, dans Îles travaux. Une fois les autres salariés payés le cultivateur, au point de vue de la main d'œuvre, doit se considérer lui-même comme un salarié et exiger tout d’abord de sa terre, qui est son atelier, ur rémunération suffisante de sa part de travail effectif ; il doit établir en conséquence le prix de revient de ses récoltes.
Ilest souvent possible de diminuer dans une large mesure les frais de main d'œuvre par tonne de récolte, par une meilleure organisation gérérale de l’entreprise, (1) qui répartit mieux les divers travaux dans le cours de l’année, (2) qui leur donne plus d'efficacité.
La première et la plus importante des conditions nécessaires pour pouvoir augmenter l'efficacité de la main d'œuvre et la bien répartir dans le cours de l’année, est de cultiver une terre dont l'étendue soit proportionnée aux moyens pécuniaires et autres dont on dispose. Lorsqu'une terre est trop étendue, il est impossible d'exécuter convenablement les divers travaux au moment voulu, on est pressé, gêné et les circonstances atmosphériques ne le permettent presque jamais ; les récoltes en sont diminuées. En proportionnant l’étendue de la terre aux moyens dont on dispose, il est plus facile de s'arranger de
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manière à pouvoir choisir, pour leur exécution, les moments les plus favorables, La somme des récoltes se trouve généralement plus forte sur une terre petite, bien cultivé», que sur une terre plus grande mais mal cultivée.
Il est fort difficile de donner des règles au sujet de l'étendue des terres qu'il est possible de cultiver avantageusement, puisque cela dépend des moyens d'action de chacun, cependant on peut poser, en règle générale, que, dans la province de Québec, dans l'état actuel de l’agriculture, une terre de 50 à 100 arpents est tout ce qu'un cultivateur, disposant de moyens ordinaires, peut cultiver convenablement avec l’aide de sa famille. Ceux qui possèdent des terres plus grandes pourraient en profiter pour l’établissement de leurs enfants ; ou n’en cultiver que les parties les plus avantageuses, mettant, dans le cas où la chose serait possible, le reste en prairies permanentes en dehors de l’assolement ; ou reboiser dans le cas de terres rocheuses: ou en laisser provisoirement une partie en friche, sauf à y revenir plus tard, les ressources augmentant.
“Il y a, dit un économiste agricole distingué, M. Lecouteux, faisant contraste avec les splendeurs de la grande culture, des petits cultivateurs qui, ne pouvant plus rémunérer la main-d'œuvre à raison
de ses prétentions actuelles, réduisent leur faire valoir aux proportions de terres qu'ils peuvent manœuvrer par eux-mêmes sans ouvriers payés.
Ceux-là battent en retraite. [ls embrassent moins d'étendue. Ils ne comptent que sur eux. Ont-ils tort? Non certes. Ils marchaïient à la ruine. Ils ont chance de marcher désormais vers le mieux être, vers une grande indépendance.”
Une fois cette question de l'étendue des terres bien établie, voici quelques moyens généraux de diminuer les frais de main-d'œuvre.
Bien répartir la main-d'œuvre consiste à s’arranger de façon à n'être jamais pressé par les travaux. Pour cela on donnera, dans la mesure du possible, de l'extension aux cultures qui demandent le moins de main-d'œuvre, comme les pâturages, sans cependant pousser la chose de manière à nuire à l'entretien de la fertilité et de la propreté du sol, à la sécurité et à l'abondance des récoltes. Un autre bon moyen consiste à choisir des cultures qui ne demandent pas toutes à être travaillées en même temps. Il faut varier les récoltes.
Augmenter l'efficacité de la main-d'œuvre revient à obtenir des récoltes plus fortes et plus riches avec la même ou une moindre somme de travail.
Lorsque les travaux sont faits au temps voulu, leur efficacité est en général plus grande. Par exemple, il est très difficile de pulvériser certaines terres argileuses labourées par un temps pluvieux. Si on ne les pulvérise pas complétement, la récolte en ‘ouffre ; si on les pulvérise, les frais de culture deviennent considérables. En cultivant ces sols au temps favorable, on évite cette alternative et le travail se fait é’onomiquement.
Il y a une foule de moyens d'augmenter l'efficacité de la main-d'œuvre, parmi lesquels un grand nombre dépendent de conditions locales. Ils sont bien connus du bon cultivateur et c'est dans leur application raisonnée que se manifeste son habileté. On peut encore ajouter, d'une manière générale, que tout ce qui tend à améliorer le sol et à faciliter les travaux de culture, auzmente aussi l'efficacité de la main-d'œuvre.
Travail des animaux.—Il s'auit ici exclusivement des animaux employés aux transports, aux battages, à la traction des instruments aratoires, ete., c'est-à-dire des chevaux et bæufs de travail.
Tous les fourrages, graines, racines qui servent à la nourriture de ces animaux doivent être prélevés sur les récoltes de la ferme, diminuant d'autant la quantité disponible pour la production du lait. Les
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soins à ces animaux demandent par an l'équivalent d'un certain nombre de journées de travail; il y a encore d’autres frais comme le ferrage, les remèdes, etc.
L'entretien annuel de ces animaux représente donc une somme d'argent déterminée qui, partagée entre le nombre annuel de leurs iournées de travail effectif, donne le prix de la journée
On peut compter que l'entretien d'un cheval coûte annuellement ct suivant les circonstances, de $50 à $100 et plus, en tenant compte de tous les frais: nourriture, soins, abris, remèdes, intérêts, amortissements, risques et part dans les frais généraux. Supposant que le cheval travaille 200 jours par an, sa journée reviendrait à une somme variant entre 25cts. et 50 cts.
Pour diminuer le prix de la journée d'un cheval il ne faut pas, comme beaucoup le font, calculer sur la nourriture. Un cheval mal nourri ne donne pas autant de travail par jour qu’un cheval bien nourri ; il s’use plus vite ct les frais d’amortissements doivent en être ausgmentés. L’amortissement d’un cheval est la somme annuelle qu’il faut mettre de côté pour représenter sa dépréciation. Le meilleur moyen pour diminuer le prix de la journée d’un cheval est, tout en le nourrissant bien, d'augmenter le nombre de ses
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journées Je travail effectif par an, parce qu'alors la somme d'argent qui représente son entretien annuel sera répartie en un bien plus grand nombre d: journées. Pour cela, sur une ferme, il faut réduire le nombre des chevaux au strict nécessaire.
La question du coût de l'entretien des chevaux de travail n’est pas la seule qui influe sur le coût du travail de ces animaux, il faut encore tenir compte de la quantité de travail fournie, deux chevaux dont le prix de la journée est le même, peuvent ne pas donner la même somme de travail dans le même temps.
La règle générale est d’avoir de bons chevaux, actifs au pas, capables de fournir journellement une bonne somme de travail effectif ; de les bien nourrir et de les faire travailler chaque année le plus possible en ne conservant d'animaux de trait que ce qui est strictement nécessaire pour les besoins de la ferme.
On peut employer, soit des chevaux, soit des bœufs. L'entretien des bœufs est bien moins coûteux que celui des chevaux auxquels ils sont supérieurs pour tous les travaux qui exigent un fort tirage et un effort soutenu.
Frais de semences.—Les frais de semences ne sont relativement pas bien considérables. Cependant il est possible de les diminuer un peu, non pas en achetant de la mauvaise semence, bon marché, ou en en semant une faible quantité à l'arpent, ce qu'il ne faut jamais faire, mais en cultivant autant que possible des plantes qui occupent le sol pendant plusieurs années, et surtout par l'emploi de semoirs qui répartissent mieux les semences et les rendent plus efficaces.
Engrais.—1°. Nature de lu fertilité du sol.— Le sol naturel est un mélange de matériaux provenant de la décomposition des roches et de détritus végétaux. Il contient toujours une certaine quantité de substances pouvant servir d'aliments aux plantes. Une partie de ces substances sont directement assimilables par elles, c'est-à-dire peuvent être absorbées telles qu’elles par leurs racines ; d’autres ne sont pas encore assimilables et ne le deviennent que petit à petit sous l'influence des agents atmosphériques qui déterminent dans le sol luimême des réactions chimiques et des transformations qui les rendent propres à l'alimentation directe des plantes. La somme de ces éléments naturels assimilables et non assimilables constitue la ‘“ richesse naturelle ” du sol qui varie d’un sol à l’autre. La richesse naturelle des sols est en général très grande
et pour ainsi dire inépuisable. La proportion des éléments assimilables que le sol contient à un moment déterminé est la base de sa “ fertilité naturelle. ”
Les plantes demandent pour se développer les éléments principaux suivants :
Acide phosphorique. Chaux.
Azote. Magnésie.
Potasse. Oxyde de fer et silice.
Si l’un d'eux seulement vient à faire défaut, quelleque grande que soit dans le sol la quantité des autres, le terrain ne portera que des récoltes chétives,. La “ fertilité naturelle” du sol dépend donc aussi des proportions relatives de ces divers éléments. Elle dépend encore de son état physique, c’est-à-dire de sa texture, de la facilité avec laquelle il se laisse pénétrer par l'air, l'humidité et, d’une façon générale, par les agents atmosphériques, puis de la manière dont il retient l'humidité. Enfin, les éléments assimilables du sol ou des engrais qu'on y introduit sont, en général, solubles dans l’eau, et les sols ne sont pas tous capables au même degré de les retenir et de les empêcher d'être entrainés dans le sous-sol par les eaux de pluie dans lesquelles ils se dissolvent au fur et à mesure qu’ils deviennent solubles ; les sols n'ont pas tous le même “ pouvoir
absorbant” ni le même “ pouvoir rétentif”. Leur fertilité naturelle dépend donc encore de ces deux propriétés.
20. Variation de la fertilité du sol.—Cette fertilité peut diminuer ou s'épuiser momentanément : si on retire du sol, par des récoltes successives faites sans restitution, plus d'éléments assimilables, qu'il ne s'en forme par les transformations intérieures dont nous venons de parler; ou seulement si on épuise un seul des éléments; si enfin, par manque de trav: Î du sol ou pour toute autre raison, ses propriétés physiques et chimiques ou ses pouvoirs absorbant et retentif sont diminués, de manière à ce que les transformations intérieures soient moins actives et à ce qu'une plus grande partie des éléments assimilables soient entrainés dans le sous-sol.
Si la fertilité naturelle de certains sols est grande, dans d’autres, au contraire, bien que la richesse naturelle soit pour ainsi dire inépuisable, la fertililé naturelle reste faible, parce que les transformations intérieures sont lentes ; ou parce qu’une partie des éléments assimilables sont entrainés au fur et à mesure de leur formation ; ou parce que l’un ou l’autre des éléments nécessaires à la vie des plantes fait défaut ; ou enfin parce que les propriétés physiques et chimiques du sol sont mauvaises.
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Il y a de nombreux moyens artificiels de corriger les défauts naturels de ces sols. L'augmentation de fertilité qui en résulte s'appelle “ fertilité acquise”.
Le moyen le plus usité consiste à améliorer la qualité du sol et à l’enrichir au moyen d'engrais et d’'amendements.
30. Engrais proprement dits.—Par les engrais on fournit au sol les éléments nutritifs qui y manquent ou qui y deviennent trop lentement assimilables pour pouvoir satisfaire à la demande des récoltes.
Si un engrais contient tous les éléments nutritifs des plantes, dans leurs proportions moyennes, on dit que c'est un engrais complet. Toutes les plantes ne demandent pas au sol les éléments nutritifs dans les mêmes proportions. Certaines d’entre elles exigent surtout de la potasse, d’autres de l'azote, d’autres de l’acide phosphorique ; de même, certains sols ne contiennent pas toujours les éléments nutritifs dans des proportions convenables pour certaines récoltes. Quand on compose un engrais spécialement pour un sol ou pour une récolte déterminée, cet engrais est appelé “engrais spécial,” ou “engrais à dominantes.”
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Lo. Amendements.—Les amendements sont de deux sortes. Les uns ont pour but de déterminer ou de faciliter dans le sol les réactions par lesquelles les éléments non assimilables sont transformés en éléments assimilables, et de modifier avantageusement les propriétés physiques, mécariques et chimiques du sol, tout en enrichissant celui-ci, plus ou moins, d'éléments nutritifs nécessaires aux plantes. La chaux et le fumier peuvent être considérés comme les types principaux de ce genre d'amendements. Les autres ont pour but simplement de modifier la texture du sol pour le rendre plus perméable aux agents atmosphériques et plus facile à travailler s’il est trop lourd, ou plus compact, s’il est trop léger. L’addition d'argile ou de sable rentre dans cette catégorie d’amendements.
L'un des caractères de ce dernier genre d’amendements est d’avoir un effet durable. Lorsqu'on les emploie, les frais qu'il nécessitent doivent être, tout comme les frais de drainage ou de bâtisses, ajoutés à la valeur de la terre, ne grévant les récoltes que
par les intérêts de la somme d'argent qui les représente. |
Le premier genre d'amendements, au contraire, ainsi que les engrais, n'ont qu'un effet temporaire, ne durant au plus qu'un petit nombre d’années.
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aire, aire, nées.