‹ Nouveau manuel complet d'industrie laitière pour la province de Québec [microforme]Chapitre 71 sur 79 · E 4 LU · texte numérisé non relu

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Des expériences faites sur l'alimentation des porcs à la Ferme Expérimentale d'Ottawa ont démontré, qu’en général, après le deuxième mois de la période d'alimentation et quand le poids de l’animal à dépassé cent livres, il faut, pour produire chaque livre de gain dans le poids vif, une quantité graduellement croissante d nourriture. Ainsi, pour porter le poids vif de cinq pores de 430 Ibs à 580 Ibs il a fallu 3,81 livres d'aliments consommés par livre de grain; pour porter le poids des mêmes porcs de 741 à 865 livres, il a fallu 4,64 livres d'aliments consommés par livre de gain.

Pour le bacon, il faut une viande maigre et, dans ce but, les porcs doivent recevoir une nourriture variée. C’est le secret de la réussite dans ce genre d'élevage et d’engraissement. Ce genre d’alimentation permet du reste d'utiliser les déchets de cuisine, des herbages, des racines fourragères qui sont des aliments peu dispendieux.

La nourriture des porcs au Danemark consiste surtout en lait, orge, légumes. On donne parfois de la farine de blé-d’Inde, mais l’emploi de cet aliment n’est pas recommandable pour la production du bacon. En tout cas, il ne faut jamais en employer pendant le mois qui précède l'abattage. L'emploi du blé-d’Inde donne une viande molle qui,aux abattoirs est côtée de quatrième classe.

Les pois raffermissent la viande, ils conviennent, en petite quantité, pendant la dernière période de l'engraissement, pour raffermir la viande. Il ne faut pas les employer en grande quantité.

L'orge, le seigle, les betteraves fourragères ou les pommes de terre, données avec le lait, produisent une viande de première classe. Les pommes de terre se donnent généralement cuites.

Une livre de grain équivaut, comme aliment, à quatre livres de patates, ou à 6 livres de lait écrémé, ou à 12 livres de petit lait, ou 10 livres de betteraves fourragères ou carottes. Les tourteaux donnés seuls forment une viande molle. Le lait écrémé et le petit lait, s'ils ne sont pas donnés avec de l'orge et du seigle, forment une viande de quatrième classe.

Monsieur Holm, un éléveur Danois très expérimenté, donne pendant l'été aux truies et aux jeunes cochons, outre le lait et le grain, du trèfle, de la lentille et de l'avoine verts. Il remplaces cela, en hiver par des betteraves. Aux cochons à l’engrais, il donne des betteraves hachées, de la farine d'orge ou de blé, mais jamais d'avoine.

Les truies sont logées de manière à pouvoir prendre tout l'exercice désirable ; c’est là une condition essentielle dans l'élevage des cochons. Autrement les bêtes restent faibles et meurent en grand

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