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d'Inde et de légumes. Ce système a, il est vrai, l’avantage d'avoir à peu près 678 de la terre en prairies et pâturages ; c’est-à-dire qu'il économise une grande quantité de main-d'œuvre, puisque les 278 de la terre seulement sônt labourés et semés chaq ue année ; l’avoine vient bien sur un relevé de prairies : le trèfle, qui est une plante qui puise son azote dans l'air atmosphérique, est un fourrage riche qui donnera un bon fumier et préparera bien le sol pour la prairie qui le suivra ; mais cet assolement, surtout comme il est pratiqué, présente les plus graves inconvénients. Sa vogue ne s'explique que parce qu'il diminue la quantité totale de main-d'œuvre annuelle par arpent et permet au cultivateur d'entre. prendre une plus grande étendue de terre: 150, 200, 250 arpents, et de vendre du foin. Dans la circonstance, comme nous allons le démontrer, c’est 1à un bien triste avantage et un système de culture demandant plus de main-d'œuvre, mais payant mieux cette main-d'œuvre, s'impose et doit être recherché.
On vend le plus possible de foin et les vaches sont maigrement nourries pendant l'hiver. Elles sont envoyées en pâture aussitôt que l'herbe se montre. Elles broutent les jeunes pousses qui n’ont pas le temps de se développer et de prendre de la force ; dès le mois de juillet, il n’y a plus d'herbe
Rasée près de terre, elle souffre beaucoup des ardeurs 4 du soleil, d'autant plus que ces pâturages se font sur 7 des prairies datant déjà de 4 ans. Les marguerites | eb autres mauvaises herbes, que les vaches délais- | sent et qui ont tout le temps de $e développer, de fleurir et dese ressemer, prennent sa place. Les + pâturages en sont bien vite envahis, et il faut les retourner. Ces mauvaises herbes se développent de nouveau dans les grains qui suivent en diminuant beaucoup leur rendement. Dans cette rotation il n’y a rien de prévu pour leur destruction. Du foin et de la paille, les mauvaises graines passent, par les animaux, dans les fumiers, puis reviennent avec lui sur la terre. Les fumiers étant souvent mal soignés, une bonne partie de leur azote se perd dans les égouts de la ferme, les mauvaises graines s'y conservent, et ils n'ont pour aiusi dire plus d'autre effet que celui d’infester de mauvaises herbes les terres sur lesquelles on les emploie.