‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 11 sur 171 · Il existe une autre forme d’appareil, où une membrane · texte numérisé non relu

Il existe une autre forme d’appareil, où une membrane

que le mélange du sulfate rie zinc avec le sulfate de cuivre, nuit souvent à la qualité du métal réduit. On ne saurait donc prendre trop de précautions pour empêcher que ce mélange, auquel on a donné le nom d 'endosmose, ne puisse avoir lieu. C’est surtout dans l’emploi des appareils à tubes poreux, à tubes capillaires, ou à membranes de vessie, que cet inconvénient est ',à craindre. Il faudra donc éviter que l’excès de porosité de ces divers appareils ne permette la tianssudation trop facile dti liquida acidulé dans lequel jplooge le zinc, et par suite le mélange du sulfate de zinc avec la solution cuivreuse.

Galvanoplastie. 5

5 O fclVRE 11. CHAPITRE i.!

de vessie tient lieu de tube en terre poreuse et où la position du moule est horizontale (fig. 2, PL II). Ici, le récipient extérieur est carré, et est construit en bois revêtu intérieurement d’un lût : sur l’un de ses bords on fixe une tige de laiton percée de deux trous, dont l’un sert à établir sa communication entre le filet l’original, tandis que l’autre fait communiquer le fil avec le zinc de la pile. Dans l’intérieur de cette caisse, on place une planchette d’acajou qui supporte un cylindre de verre où se trouve une plaque de zinc, ainsi que les cristaux de sulfate de cuivre qu'on veut dissoudre. Sur les bords du verre on fixe une membrane de vessie, cette membrane remplit l'office du récipient extérieur ou du tube poreux des appareils précédents , elle contient l’acide et le zinc. Ce dernier communique avec le fil métallique à l’aide d’un étrier à vis, de manière à pouvoir être facilement enlevé. Cet appareil est supérieur, à bien des égards, à ceux précédemment décrits, parce que le sulfate de zinc ne peut pas filtrer facilement à travers la membrane pour se mélanger avec le sel de cuivre, et, en outre, on a plus de facilité pour retirer le zinc et les acides (1). Quand on se sert de cet appareil, il faut avoir soin que l’orifice du verre soit assez grand pour qu’il y ait irradiation du zinc à toutes les parties du moule; car l’omission de cette précaution serait sujette à de graves inconvénients. Il faut aussi avoir soin de mettre le zinc à une distance telle, que chaque point desa surface soit également distinct du métal sur lequel le dépôt doit avoir lieu , afin que ce dernier puisse préaenter partout la même épaisseur.

110. Le liquide excitant, dans tout appareil à une seule cellule, doit être acide, et celui qui contient le sel métallique doit être maintenu dans un degré convenable de saturation, en laissant quelques cristaux dans la dissolution; si on laisse ces derniers descendre au fond du vase, ils ne rempliront pas le but qu’on se propose, celui de maintenir la dissolution dans un état convenable de saturation (2). Car, les parties du li-

(1) 103 et 109. Les appareils décrits dans les Nos 103 et 109 seront très-suffisants pour les personnes qui ne s’occupent de ia galvanoplastie que comme récréation. Ces appareils sont très-propres à obtenir des copies de médailles, sceaux, cachets, carnées, et en général de tous les objets d’une petite dimension. L’extrême simplicité de ces p’ies et leur manipulation facile las recommandent aux commençants et à toutes les personnes peu familiarisées avec les opérations chimiques. Il existe encore une autre forme d’appareil très-simple, inventée par M. Sorel. Nous en donnerons la description dans l’Appendice.

(2) 1 10. La saturation du liquide qui tient en dissolution la sel métallique, est d’une grande importance, surtout pour la réduction du cuivre. Cependant cette importance a été exagérée, et l’on verra plus tard, qu’en thèse générale, le plus ca moins de satura-

APPAREILS POUR LA REDUCTION DES METAUX. 5l

quide qui ont été dépouillées de leur sel métallique s’élèvent à la surface, tandis que les parties saturées restent au fond, en contact avec les cristaux, et empêchent ainsi ces derniers de se dissoudre. On peut vaincre cependant cette difficulté, en plaçant les cristaux qui doivent être dissous dans un nouet qu’on dispose sur une planchette à la partie supérieure du liquide; par ce moyen, la saturation sera maintenue.

lit. On peut construire de la manière suivante une autre variété d’appareil : ou prend une boîte qu’on divise en deux compartiments par une cloison en terre poreuse , semblable à celle qui sert à préparer les tubes poreux delà pile de DanielL On met la dissolution de cuivre et le métal négatif dans unt des compartiments , et dans l’autre on introduit de l’acide sulfurique étendu et le zinc. L’avantage que présente cet appareil consiste à rendre les opérations plus faciles, et son emploi permet de placer le zinc et le cuivre à une égale distance l’un de l’autre, circonstance importante dans la fabrication des grandes plaques, qu’on peut ainsi obtenir facilement. Le diaphragme poreux pourrait être remplacé par un diaphragme plus facile à préparer, mais moins durable, en plâtre de Paris* en papier, ou en membrane de vessie.

1 1 2 . D’autres variétés d’appareils peuvent être imaginées au gré de l’opérateur, car, quel que soit le mode de construction de la batterie de Daniell, elle répondra également aux besoins de l’électro-métallurgiste.

n 3. J’emploie quelquefois avec avantage l’appareil suivant pour obtenir de faibles courants. Sa construction est fort simple. On met la dissolution qu’on veut réduire dans un verre à boire ; on effile ensuite un tube de verre dont l’orifice doit être capillaire à une de ses extrémités; ce tube remplit l’office d’un tube poreux et contient le zinc (on peut employer à cet effet un fil de zinc amalgamé) et une dissolution acide trèsétendue. La quantité d’électricité qu’engendre cet appareil est nécessairement peu considérable, car sa construction n’est pas> propre à en produire une grande abondance; d’abord plus la dissolution acide est étendue, plus la quantité d’électricité diminue; en outre, l’orifice capillaire du tube à travers lequel le courant doit passer est si petit, qu’il est nécessaire d’employer une grande force pour y faire pénétrer un liquide même goutte à goutte, et c’est là un grand obstacle au passage

tiou du liquide doit être proportionné à l’intensité du courant. On pourra remédier au défaut de saturation du liquide, soit en le remuant souvent avec une baguette de verre* «oit ca recourant au procédé indiqué par M. Smee, No HO.

du courant; on emploie d’ailleurs un fil de platine très*fin pour établir la communication ; et enfin la substance qu’on soumet à l’expérience n’est pas placée vis-à-vis de l’orifice capillaire. La manière dont le tube capillaire agit pour diminuer la forcedu courant, paraît être d’interrompre ou de briser la continuité du fluide., en sorte qu’il ne passe qu’un trèsfaible courant. On peut régler la quantité d’électricité en réglant le diamètre de l’orifice du tube (1).

1 14. Quelquefois, quand on n’a besoin que d’un faible courant, on prend un cylindre de verre dont on ferme l’ouverture avec une couche épaisse de plâtre qui remplit l’office d’un tube poreux. (Cet appareil a été employé pour la première fois par M. Golding Bird.) Quand on ne veut que diminuer légèrement la quantité d’électricité, on se contente d’augmenter la distance qui sépare les métaux électro-négatif et positif. Dans d’autres cas, j’emploie une membrane de vessie épaisse , ou des fils conducteurs fins, et je réunis tout ou partie de ces modifications pour diminuer la force du courant.

1 1 5 . Dans tous ces cas , les métaux se précipitent sur le métal négatif d’une simple batterie. De même , quelle que soit la méthode qu’on emploie pour rendre une plaque négative , le métal s’y précipite également; par exemple, si une batterie suffisante pour décomposer de l’eau acidulée est construite avec deux pôles de platine, l’oxygène se rendra à un pôle, l’hydrogène à l’autre, et le métal sera précipité sur ce dernier. J’ai déjà dit qu’une cellule de la batterie de Grove, deux ou trois de celle de Daniell, ou bien la batterie qui m’est propre, peuvent toutes décomposer l’eau acidulée, entre des pôles de platine ; mais à ce degré d’intensité seulement, il ne se dégage qu’une petite quantité de gaz. Quand on veut employer de faibles courants, les séries ci-dessus mentionnées peuvent être employées avec avantage.

11 6. Si on veut obtenir une grande intensité, mais une faible quantité de fluide, on peut faire usage d’un certain nombre de cellules, en amorçant la pile soit avec de l’eau simple ou acidulée à l’aide d’une seule goutte d’acide dans chaque cellule; l’oxygène, quand on emploie ce mode de réduction des métaux, se rend toujours au pôle positif ( . 7). Dans la plupart des cas, cependant, comme on a pour but de précipiter une grande quantité de métal, il est important,

(1) 113. Les divers appareils à tube capillaire ont été parfaitement décrits dans la savante notice de SI. Becquerel, que nous donnons dans l'Appendice, et surtout dans les Eléments d’électro-chimie»

! pour parvenir à ce résultat, d’employer les plus petites séries [Voyez N° et note 22 , et Nos 1 5 4 à 1 G3 ) . j 117. Dans la plupart des cas, les appareils précédents ne sont point employés; mais lorsque l’argent ou tout autre métal ayant nue grande affinité pour l’oxygène, doit être précipité de sa dissolution, on tire parti de cette affinité, et au lieu de faire usage d’une plaque de platine au pôle oxygène de ïa pile , il faut employer un fragment de métal de même nature que celui qu’on veut précipiter et qui remplit les mêmes fonctions que celles de la plaque positive ou zincode de l’auge (1). Comme la dissolution du sel métallique laisse déposer incessamment le métal qui entre dans sa composition , le fragment de métal qui forme le pôle positif est dissous par l’acide et l’oxygène qui tenaient en dissolution le métal déposé, et de cette manière le liquide esttoujoursmaintenn dans un état de saturation : une seule batterie est alors bien suffisante, car il n’y a que peu de résistance à vaincre (Jig. 3, 4> 6, Pl. 11). TJne série d auges à précipités, disposée comme une batterie composée, peut aussi être employée quelquefois avec une seule batterie.

1 18. Pour comprendre ceci, prenons un exemple: je suppose qu’on veuille prendre une empreinte en cuivre; une dissolution d’un sel de ce métal doit être placée dans un vase convenable, et l’objet sur lequel le dépôt métallique doit s’effectuer, doit être mis en communication avec le zinc de la batterie, tandis qu’un fragment d’une feuille de cuivre est mis en communication avec l’argent; aussitôt que l’action commence, l’eau est décomposée, l’oxygène passe au pôle cuivre, qui s’oxyde, tandis que l’hydrogène passe au pôle négatif. Pendant que la décomposition a lieu, l’oxyde de cuivre passe au pôle négatif, et l’acide au pôle positif; l’hydrogène réduit l’oxyde du cuivre au pôle négatif, tandis que l’acide se combine avec l’oxyde de cuivre au pôle positif, et la saturation se continue. ( Voyez 1S° 99.)

119. L’appareil employé comme auge à précipités doit varier de forme, selon le volume et la forme de l’objet qu’on veut copier, et la dissolution doit être différente, suivant la nature du métal qu’on veut précipiter; tout cela nécessitera des détails particuliers ; mais nous devons dire ici quelques mots de la matière la plus propre à la confection de l’auge à précipités. Le verre serait certainement préférable, n’étaient sa fragilité

(1) 117. Voir, à l’Ajpendice, page 189. les avantages qui re'sultent dans tous les cas de l’emploi d’un anode soluble de même métal que celui qui sert do base à la dissolution.

et l’élévation de son prix, inconvénients sans lesquels Userait généralement adopté. Certaines porcelaines sont aussi bonnes que le verre, en ce sens qu’elles ne s’altèrent pas; cependant ces substances étant dispendieuses, j’ai généralement recours à la poterie commune. On sera sans doute étonné d’apprendre que la plupart des substances métalliques pénètrent à travers le vernis des vases en poterie, et vont suinter à leur surface extérieure (i) ; c’est cependant ce qui arrive; mais on peut empêcher cet accident eu enduisant la surface intérieure de ces vases d’une couche de résine. On emploie plus souvent les vases en bois que les précédents, parce que leur forme peut être variée , et qu’ils peuvent être rendus imperméables en les enduisant d’une couche du mélange suivant : cire, 5oo grammes ( i livre), colophane i kilog. 172 (5 livres), ocre rouge, 5oo grammes (1 livre), et deux cuillerées à bouche de plâtre de Paris. Une auge en plomb ou en étain remplira également le but, mais l’intérieur doit être tapissé du mélange précédent ou d’une certaine quantité de résine. L’avantage que présente cette dernière substance, c’est que le sel en dissolution n’a que peu de tendance à cristalliser à sa surface, propriété qui, dans d’autres circonstances, serait fort désavantageuse; car quelquefois la totalité du sel d’une dissolution passe à l’extérieur du vase qui se trouve alors tout recouvert de cristaux.

120. Une autre forme d’appareil peut quelquefois être employée d’une manière avantageuse , quand on veut obtenir une grande intensité, mais qu’on ne veut pas subvenir aux frais d’une grande série. C’est l’adjonction de l’appareil simple à la batterie. On met dans la cellule à décomposition un tube poreux contenant l’acide et le zinc, et dans le vase extérieur on verse la dissolution qu’on veut décomposer; le zinc doit être mis en communication avec l’argent de la batterie, et avec le métal négatif dans la cellule à décomposition, le circuit se trouve ainsi complété. Il est évident que cet appareil augmente l’intensité du courant, car en employant le zinc comme pôle positif de la cellule à décomposition, il y a peu d’obstacle offert au passage du courant.

Page 1