Pour que le fixage réussisse , il est important d’ob
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i° Que la plaque soit placée bien horizontalement et re- 1 couverte de chlorure d’or dans toute son étendue; car, si le1 ^ liquide venait à manquer, il serait aussitôt remplacé par une tache brune, qu’on essaierait néanmoins de faire disparaître 1 en remettant du chlorure et en chauffant de nouveau. Le dé- ( faut de propreté du dessous de la plaque produirait les mêmes i inconvénients.
20 Qu’au moment du mélange de l’hyposulfite avec le chlo- ^ rure d’or, le liquide doit rester parfaitement limpide; s’il sef
(1) Les figures 17, 18 et 19 de la PI. I représentent un autre support à chlorurer dain M. Charles Chevalier. Nous en donnons la description , page 487.
DU FIXAGE AU CHLORURE d’or. 4^3
roublait, on devrait le rejeter, ou au moins le filtrer et ne employer ensuite qu’avec défiance.
3° Que le chlorure d’or ne doit jamais servir qu’une fois.
95. MM. Fordos et Gélis ont trouvé le moyen de composer in sel qui a pour base les éléments de la liqueur d’or de d. Fizeau. La solution de ce sel est beaucoup plus facile à iréparer, et, comme cette préparation peut se faire en petite [uantité et à mesure des besoins, on a la facilité d’emporter :n voyage une grande quantité de chlorure d’or sous un très- >etit volume. Voici l’article publié à ce sujet dans le Techno ogiste.
Sur la Liqueur cl’ or employée en Photographie.
Par MM. Fordos et A. Gélis.
Pour préparer la liqueur de M. Fizeau , on dissout d’une )art 1 gramme (i 8 grains) de chlorure d’or dans un demi-litre ji’eau pure , et d’autre part 3 grammes (56 grains) d’hyposulfite le soude dans la même quantité d’eau. On verse alors la disolution d’or dans celle d’hyposulfite, peu à peu et en agitant; a liqueur, d’abord légèrement jaunâtre, ne tarde pas à deveîir incolore.
En examinant la réaction qui s’opère dans ce mélange, 4M. Fordos et Gélis ont reconnu que cette liqueur se compoiait de chlorure de sodium, d’hyposulfate bisulfuré de soude :t d’un sel d’or, qu’ils ont isolé et étudié. L’hyposulfate biulfuré de soude ne joue aucun rôle utile dans la fixation des mages daguerriennes. On peut dire même que, par la facilité tvec laquelle il abandonne du soufre sous l’influence de la :haleur, il peut contribuer à la formation de ces points noirs -ui forcent si souvent à rejeter les épreuves les mieux réussies; 'est probablement aussi à sa présence qu’on doit attribuer altération que la liqueur de M. Fizeau éprouve à la longue, ’ous ceux qui en ont fait usage savent qu’on ne peut guère la onserver plus d’un mois. Cet inconvénient met chaque amaeur dans la nécessité de la préparer lui-même, ce qui ne laisse as que de présenter de grandes difficultés ; car si la préparaion de cette liqueur est simple et facile pour les personnes abituées aux expériences chimiques, il n’en est pas de même our les gens du monde ; il faut , pour réussir, se conformer xactement aux instructions de M. Fizeau (i), et surtout emloyer des produits purs; or, il n’est pas toujours facile de
{ r) Voir le numéro 92.
trouver ces produits tels dans le commerce, surtout depuis ; que les consommateurs se sont avisés , on ne sait trop pourquoi, d’exigerdes fabricants un chlorure d’or d’un beau jaune, 1 prenant pour un caractère de pureté un coloris qui indique ' seulement que le sel contient un trop grand excès d’acide dont la présence ne peut se concilier avec le succès de l’opération.
MM. Fordos et Gélis pensent donc qu’il serait utile de substituer à l’emploi de la liqueur de M. Fizeau , celui du sel qu’ils ont étudié, et il suffirait alors, pour obtenir une liqueur convenable, de dissoudre, au moment du besoin , i gramme (18 grains) de ce sel dans un litre d’eau. Ajoutons , pour terminer, que cette substitution permettra dorénavant de transporter sous un petit volume des quantités de sel qui représenteront des masses énormes de liquide, et ce dernier avantage sera surtout apprécié par les photographes voyageurs.
Pour préparer ce sel, on prend une liqueur d’or titrée qu’on ajoute à un poids connu d’hyposulfite de soude, en ayant soin d’agiter après chaque addition. La coloration de la liqueur produite par l’addition du perchlorure d’or ne tarde pas à i disparaître, mais il arrive un moment où elle devient persistante. C’est à ce moment qu’on s’arrête et où l’on doit, pour chaque équivalent d’or à l’état de perchlorure, avoir employé sensiblement huit équivalents d’hyposulfite de soude.
Ces résultats cependant sont loin d’être bien tranchés; les colorations et les décolorations sont lentes et difficiles à saisir. Quoi qu’il en soit, la proportion indiquée correspond presque exactement aux quantités proposées par M. Fizeau dans la première formule (i gramme (i3 grains) de chlorure d’or(i) et 3 grammes (56 grains) d’hyposulfite de soude). Ên suivant la seconde (i gramme (18 grains) de chlorure d’or et 4 grammes (75 grains) d’hyposulfite de soude) , il reste dans les liqueurs un excès d’hyposulfite de soude qui paraît être sans inconvénient pour l’usage auquel on le destine.
La liqueur ainsi préparée et incolore est soumise à l’évaporation, et lorsqu’elle est concentrée , l’alcool en sépare un précipité blanc cristallin excessivement soluble dans Peau et dont la dissolution aqueuse possède toutes les propriétés de la liqueur de M. Fizeau.
Les images photographiques fixées par la dissolution de ce sel, gui paraît être un hyposulfite hydraté de protoxyde d’or et de
( s) Le ebiorare d’or du commerce contient de 0,5 à. 0,0 d’or métallique par gramme,