‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 149 sur 171 · DESCRIPTION DU PHOTOGRAPHE A VERRES COMBINES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU PHOTOGRAPHE A VERRES COMBINES

inventé par M. Charles Chevalier (i).

L’appareil entier est renfermé dans une boîte de 5o centimètres (i pied 6 pouces 6 lignes) de longueur, 28 cen-

( 1} Le photographe de M. Chevalier étant l’appareil le plus parfait qu'on ail con- ; etruit, nous en donnons ici la description.

5aB JLIVRE iv. CHAPITRE II.

tiraètres (10 pouces 4 lignes) de largeur, et 21 centimètres (7 pouces 10 lignes) de hauteur, munie de deux poignées à ses extrémités.

On a logé dans le couvercle :

i° Deux bassines qui entrent l’une dam l’autre {fig. 10, PI. I, Daguerréotype).

20 La boîte à plaques construite en cuivre et vernie à l’extérieur: on peut y loger dix plaques, quoiqu’elle soit de moitié moins épaisse que les boîtes ordinaires ; elle se place dans les bassines.

3° La boîte à ioder. Quel que soit le système que l’on adopte , cette boîte doit toujours être garnie complètement en verre ou en porcelaine à l’intérieur, pour que les vapeurs d’iode ne s’attachent pas à ses parois {fig. 7 ).

4° La planchette à polir les plaques.

Dans le fond de la boîte on a placé :

i° La chambre obscure à développement [fig. 1 et 1 bis). | Fermée, elle a 42 centimètres (1 pied 3 pouces) de long, 2 3 centimètres (8 pouces 6 lignes) de large, et 9 centimètres (3 pouces 4 lignes) de haut, et lorsqu’elle est ouverte, elle reçoit des plaques de la dimension ordinaire. Des quatre côtés de l’instrument, deux sont plus élevés et brisés dans le milieu, suivant leur longueur. Garnis de charnières, ils se replient à l’intérieur de la boîte quand on la ferme, et lorsqu’on veut la maintenir ouverte, il suffit de rabattre la face antérieure que l’on fixe au moyen de deux petits tourillons. L’appareil est alors aussi, solide que s’il était composé d’une seule pièce

La mise au point s’obtient au moyen d’un engrenage qui fait marcher un châssis intérieur dans lequel viennent s’adaptei la glace dépolie et le cadre à plaques. Lorsqu on a obtenu toute la netteté désirable, il suffit de tourner une clef d’arrêt pour maintenir l’appareil dans une position invariable. Tous le;j châssis et cadres se placent à coulisse, et, pour éviter l’introduc I tion du jour, on a ménagé, à la partie supérieure de l’appareil, une trappe à ressort qui se referme spontanément aussitôt qu’on enlève la planchette obturatrice. Deux écrous noyé: ! dans deux des parois de la chambre obscure permettent de h! fixer solidement sur la tablette du pied , soit dans la position verticale, soit dans la position horizontale.

20 La boîte à mercure {fig. 6), construite d’après le mêimj principe que la chambre obscure. Elle n’a pas plus de 35 mil S limètres (1 pouce 3 lignes) d’épaisseur; cependant, lorsqu'elle

DESCRIPTION D'UN PHOTOGRAPHE A VERRES COMBINES. 52g ses est développée, elle prend les dimensions nécessaires pour recevoir la plaque. On la maintient ouverte au moyen du fond qui se fixe à coulisse et porte la capsule à mercure. Le thero [momètre à tige droite est fixé dans une rainure pratiquée sur la face antérieure de la boîte. Les thermomètres coudés de s. l’ancien appareil étaient très-fragiles et fort difficiles à remj, iplacer, tandis que tout le monde peut construire un thermoce mètre droit.

3° L’objectif ( fg . 2, 3,4)- Lorsque la chambre obscure est , [repliée, elle présente à sa partie postérieure une cavité où se J| place la boîte qui contient l’objectif et ses accessoires. La pre- Jjinière pièce de l’objectif est conique et porte à sa base une lenf tille achromatique de 8 centimètres (3 pouces) de diamètre. Au I sommet du cône, se trouve une seconde lentille de 65 millimètres (2 pouces 5 lignes) de diamètre seulement, au-devant j de laquelle est placé le diaphragme. C’est la première combijjl naison de notre objectif [fig. 2 ).

j Pour redresser les images , on adapte au-devant de la lentille J antérieure, un prisme rectangle dont l’hypothénuse est étajj m êe[fig. 3). Il est très-important que la face antérieure de ce réflecteur soit toujours bien verticale.

> Quand on veut faire un portrait, il faut dévisser le verre t antérieur du cône et visser à sa place le tube droit qui porte 8 la lentille de rechange ; le diaphragme peut être alors complète- I ment supprimé [fig. 4). Deux pas de vis sont tracés sur le cône, l’un sert à visser l’objectif à l’extérieur de la chambre obscure, j l’autre à le fixer à l’intérieur. Cette disposition était nécessaire ,

, car avec les foyers très-courts , on ne peut approcher suffisam- | ment la glace dépolie de l’objectif, et alors, en le vissant à l’in- ’ teneur, on gagne 5 à 6 centimètres (1 pouce 10 lignes à 2 pouces 3 lignes).

Si l’on voulait redresser les portraits, il suffirait de fixer le prisme au-devant de la lentille antérieure.

Dans le cas où l’on ne craindrait pas d’avoir de l’aberration de sphéricité sur les bords de la plaque, on retournerait l’objectif de manière à placer le grand verre en avant. Cette inversion augmente l’intensité de la lumière, et l’on peut ainsi obtenir des portraits avec la plus grande rapidité; mais, j il faut le dire , avec beaucoup moins de netteté. Nous ajoutons par fois au photographe, le diaphragme variable excentrique de nos microscopes, construit sur de plus grandes dimensions. Les amateurs, jaloux de posséder un appareil parfait, pourront

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employer avec avantage le diaphragme mécanique que nous avons présenté à la Société d’encouragement avec notre nouveau photographe. Pour dilater ou rétrécir l’ouverture, il suffit de tourner un bouton placé sur la face antérieure de l’instrument.

La boîte contient encore : la glace dépolie, la lampe à l’alcool, la fourchette de deBrébisson (fig. 8), et tous les produits chimiques parfaitement isolés des différentes pièces de l’appareil.

Lorsqu’on veut faire une excursion et n’emporter que la chambre obscure, des plaques polies et la boîte à iode, tous ces objets se renferment dans un sac en cuir qu’on laisse sur la chambre obscure pendant l’opération et qui ferme tout accès à la lumière. Un rideau noir fixé à la partie postérieure de l’appareil, est destiné à produire une obscurité complète pendant qu’on met au point.

Le trépied n’est pas plus embarrassant à transporter qu’un bâton de voyage. Il se compose: i° d’une planchette, 20 de trois pieds à double tige.

i° La planchette a 4° centimètres (1 pied 2 pouces 10 lignes) de longueur et 26 centimètres (9 pouces 8 lignes) de large, sa forme est ovale ; à ses deux extrémités se trouvent deux trous qui reçoivent les écrous destinés à fixer la chambre obscure. Cette planchette se meut circulairement sur un axe fixé au centre d’un triangle en cuivre évidé; sur les trois côtés de ce triangle sont logés trois cylindres en bois, garnis, à leurs deux extrémités, de dés en cuivre percés sur leur circonférence d’une ouverture qui reçoit l’extrémité des pieds. Ces cylindres pivotent librement sur des vis de pression destinées à fixer les pieds dans les ouvertures pratiquées sur les parois des garnitures en forme de dé.

20 Les trois pieds sont formés chacun de deux tiges en bois, minces et articulées à charnière par leurs extrémités inférieures, qui sont en outre garnies de pointes en acier. Les six extrémités supérieures, armées d’un embout en cuivre, se fixent deux à deux dans les trois cylindres de la tablette et sont maintenues en place par les vis de pression. Chaque pied peut donc être écarté à volonté, puisque le cylindre pivote librement sur les vis de pression , et , pourvu que les pointes d’acier soient solidement fixées dans le sol, on peut écarter les pieds autant qu’on voudra, sans qu’il soit besoin de les assujettir autrement. Quand on veut dresser ce support, il

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