‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 22 sur 171 · LIVRE · texte numérisé non relu

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cable aux substances non conductrices, car je ne suis pas parvenu jusqu’à présenta les dorer quand leur surface présentait une certaine étendue ; quoique cependant j’aie réussi à déposer une très-petite couche d’or sur de la cire à cacheter enduite de plombagine; peut-être obtiendrait-on plus de succès en faisant usage d’une très-forte dissolution d’or.

199. Le platinage des métaux par le courant galvanique est un fait nouvellement acquis à la science. Ce procédé est semblable sous tous les rapports à la galvano-dorure , mais l’exécution en est plus difficile. La dissolution de chlorure de platine doit être très-faible, et la pile chargée d’un acide étendu. L’objet qu’on veut platiner doit présenter une surface trèsunie , qu’on nettoie avec soin à l’aide de la potasse avant de commencer l’opération. Ces préparatifs étant faits , et la dissolution de platine prête , on doit y plonger peu profondément l’extrémité d’un fil très-délié de platine qu’on mettra en communication avec l’argent de la batterie. L’objet à platiner est alors mis en rapport avec le zinc de la pile et plongé ensub dans la dissolution [jig. g,Pl. II) ; dès que l’immersion a lieu, oui voit de l’oxygène se dégager du fil de platine qui communique avec l’argent de la pile, et en peu d’instants l’objet sera revêtu de platine. Aucun gaz ne se dégagera du cuivre , ou de tout autre métal qu’on voudra platiner, pourvu que le courant électrique ne soit pas trop fort. Quelques minutes suffisent pour platiner. Pendant l’opération , il faut retirer l’objet de temps en temps et le frotter avec un peu de blanc d’Espagne.

Ce procédé ne doit pas être confondu avec celui par lequel les métaux négatifs sont platinisés pour l’usage de ma batterie, car, dans le premier cas, le platine est précipité avec sa couleur et son apparence naturelles ; tandis que dans l’autre il se précipite sous forme d’une poudre noire. On nomrni le premier procédé platinage brillant , en opposition avec h deuxième qu’on pourrait appeler plalinisage pulvérulent. Or emploie un fort courant pour précipiter le métal sous forme de poudre noire; quant au platinage brillant, on l’obtient er •mployant des dissolutions de toute force, mais le couran doit être modéré.

Les échantillons que j’ai obtenus à l’aide de ma batterie n< résistent point à l’action de l’acide nitrique, parce qu’ils pré sentent presque tous quelques légères fissures, par lesquelle pénètre l’acide qui enlève le platine par petites écailles; 1(

DE LA DORURE, DE l’aRGENTURE, ETC. ,0lJ

platinage brillant n’est pas applicable aux surfaces rugueuses, parce qu’il est nécessaire que la surface qui doit recevoir la couche de platine soit parfaitement polie, si on veut éviter un dépôt de poudre noire. La couleur du métal ainsi réduit ressemble tellementà de l’acier poli, qu’il est difficile de les distinguer; il est inutile d’ajouter que le platinage brillant, ainsi obtenu, est magnifique, et qu’il serait d’une grande utilité pour revêtir les télescopes, les microscopes, les quarts-de-cercles , et une infinité d’autres objets qui, parleur nature, peuvent être exposés à l’intempérie de l’air (t).

200. Pour palladier ou recouvrir les objets avec du palladium, on doit suivre les mêmes procédés que pour les plutiner [fig. 7, Pl. II). J’emploie dans ce but le chlorure de palladium étendu, et je frotte l’objet avec du blanc d’Espagne, comme dans les cas précédents. Ce métal est plus blanc que le platine et moins brillant que l’argent; on pourrait l’employer dans les mêmes cas, et avec les mêmes avantages que le platine, il présente de plus que ce dernier un volume double pour un poids donné.

201. L’argenture ou le plaqué obtenu à l’aide du courant galvanique est chose difficile (2); quant aux moyens à employer pour y réussir, ils sont semblables à ceux déjà indiqués (Nos 172 à 177). La surface de l’objet qu’on^veut argenter doit être nettoyée à l’aide d’une dissolution de potasse, et frottée ensuite avec du blanc d’Espagne ; cela fait, on plonge cet objet dans la dissolution. La manière de disposer la pile est aussi la même que pour les métaux précédents, si ce n’est qu’au lieu d’un fil de platine on doit employer un fil d’argent qu’on mettra en communication avec le pôle positif ou l’argent de la pile. L’objet qu’on veut plaquer ne doit pas être mis dans la dissolution avant que le circuit 11e soit complet. Toutes les autres dispositions sont semblables à celles qu’on fait pour la dorure et n’exigent pas de plus amples développements. La dissolution doit être préparée avec un sulfate, lin acétate, ou unhyposulfite d’argent très-étendu qu’011 mêle avec une petite

(1) 199. Parmi les usages auxquels peut servir la réduction du platine, nous signalerons en première ligne le doublage des appareils de toute nature, employés dans les fabriques de produits chimiques et quittaient jusqu’alorsd'un prix excessif. Malheureusement on n'est pas encore parvenu à donner au platine assez de cohésion et de ténacité ; les cristaux du métal réduit présentent des interstices qui permelteut aux agents chimiques de corroder la surface recouverte.

(2) 201. L’argenture galvanique n'offre plus aujourd’hui la moindre difficulté en recourant aux procédés de Ruolz.

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