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quantité d’acide sulfurique également étendu. Après avoir plongé le métal dans la dissolution pendant deux ou trois minutes, on le voit prendre une couleur foncée, on le retire alors pour le frotter avec du blanc d’Espagne; cette opération est répétéejusqu’à ce qu’on aitobtenu une couche d’une suffisante épaisseur. Il faut avoir soin de modérer lecourant électrique, ce qu’on fait en employant comme pôle positif un fil d’argent extrêmement délié.
202. J’ai conseillé l’emploi d’une faible dissolution comme moins propre à favoriser l’action locale, lorsque j’ai traité des moyens de revêtir les métaux d’une légère couche de métal précieux; mais si l’on veutrevétir d’une semblable couche un métal où l’affinité élective ne saurait avoir lieu , on pourra donner plus de force à la dissolution.
203. Les métaux peuvent être recouverts de nickel , en procédant comme dans les cas précédents. La dissolution qu’on doit employer est le nitrate de nickel ; mais je dois ajouter que ce métal est difficile à réduire , et son usage trèsrestreint.
204. Un grand nombre de substances métalliques, ou non métalliques, peuvent être cuivrées à l’aide du galvanisme. La dissolution et l’appareil qu’on doit employer ont déjà été précédemment décrits Nos 178 à 186. L’avantage qu’on peut retirer de l’emploi du cuivre dans ces cas, est particulièrement relatif aux substances non métalliques, qui peuvent, de cette manière, recevoir une couche de cuivre pur. Rien ne serait plus facile que de cuivrer les métaux; mais comme il n’est pas probable qu’on y ait recours, il est inutile de nous occuper de ce sujet.
205. Les objets formés de substances non conductrices, qu’on veut cuivrer, peuvent être rangés en deux catégories: dans la première , se trouvent ceux sur lesquels le métal déposé doit offrir une copie fidèle de l’original ; la deuxième catégorie comprend les cas où l’on veut obtenir le dépôt sous la forme cristalline.
La préparation doit être différente dans chacune de ces circonstances: dans le premier cas, la batterie et la dissolution doivent être disposées de telle sorte que l’hydrogène soit seulement sur le point de se dégager ; dans le second cas, la dissolution peut être beaucoup plus forte, et l’on peut augmenter la quantité d’électricité, en augmentant le volume de la
DE LA DORURE, DE L’ARGENTURE, ETC. Io3
pile et l’étendue de la surface du pôle positif de cuivre, dans l’appareil où la décomposition doit s’opérer.
206. Dans la première catégorie, se trouvent rangés les objets délicats, comme les médailles, etc.
Les substances dont on se sert pour obtenir une empreinte , doivent être rendues non absorbantes par les procédés déjà décrits. L’objet doit alors être frotté avec de la plombagine, ensuite on fixe sur son pourtour un fil de cuivre très-délié , afin qu’il y ait un contact parfait entre la pile et la mine de plomb ; puis on met cet objet dans une solution de sulfate de cuivre acidulée, après avoir fait communiquer l’extrémité du fil avec le zinc de la pile ; cela fait, on place un fragment de cuivre d’à peu près le même volume que le moule , dans la dissolution, et l’on met ce fragment en communication avec l’argent de la pile au moyen d’un fil métallique [fig. 3 et 4, P/. II). L’action chimique commencera immédiatement, le cuivre sera dissous et se déposera sur la mine de plomb qui enduit le modèle, de manière à le recouvrir entièrement. Il est également avantageux d’employer deux batteries disposées en série, le dépôt du cuivre sur la médaille en sera plus uniforme. Cette médaille ne doit pas séjourner longtemps dans la dissolution après qu’elle a reçu la couche métallique , car cette circonstance nuirait à son exactitude et à sa beauté. Après avoir retiré la médaille de la dissolution, on la frottera avec du papier rude pour enlever les moindres aspérités qui pourraient s’y trouver. Ce procédé pourra paraître barbare aux numismates, qui le considéreront peut-être comme propre à altérer la beauté des médailles; mais il n’est cependant pas si nuisible qu’on pourrait le croire , attendu que la couche de cuivre étant répandue avec une épaisseur à peu près uniforme sur toute la surface, l’effet qui en résulte est simplement d’augmenter le volume de l’original ; ce procédé pourrait être utile aux sculpteurs et aux architectes, qui l’appliqueraient avec succès aux statues et autres ornements (r). i 207. Une belle application de l’art de cuivrer, est celle qui peut être faite par les horticulteurs, aux fruits , aux légumes, aux feuilles , aux graines et à d’autres produits, soit pour en faire des objets d’ornement, tout en conservant exactement le
(1) 206. Pour bien comprendre ce paragraphe et les suivants, il faut se rappeler qu’on a ici pour objet de revêtir une médaille en plâtre d’une couche de cuivre qu'on I laissera en définitive sur l’original : c’est donc un véritable cuivrage, et non pas que reproduction de l’objet , qu’il s'agit d’opérer.