‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 36 sur 171 · DE LA REPRODUCTION DES PLANCHES EN ACIER · texte numérisé non relu

DE LA REPRODUCTION DES PLANCHES EN ACIER

Procédé pour obtenir une planche en cuivre à l’aide d’une planche en acier, 2G7. — Procédé de Perkins, 268. — Parallèle des deux méthodes , 269.

267 . Les plaques en acier ne peuvent être copiées que par un procédé particulier, car on ne doit pas les placer dans du sulfate, du nitrate, ni de l’hydrochlorate de cuivre, attendu quelles seraient infailliblement détruites. J’insiste sur ce point, car, à ma connaissance, des plaques d’acier ont été anéanties par les dissolutions de ces sels. L’acétate de cuivre cristallisé 11’est pas décomposé par l’acier ; cependant, lorsque le courant galvanique a duré quelque temps, il y a une certaine quantité d’acide mise en liberté, et qui peut attaquer l’acier; mais les plaques d’acier n’éprouvent aucune altération dans une dissolution alcaline d’ammoniure de cuivre , de sulfate ammoniacal ou de nitrate ammoniacal de la même base.

On peut donc, à l’aide de ces sels, faire déposer le cuivre sur l’acier; mais je crains qu’on n’y trouve aucun avantage, ' attendu que le cuivre déposé sur l’acier est sujet à s’enlever par écailles : on doit donc recourir à une autre méthode pour obtenir une copie en relief d’une plaque en acier; on y parvient par l’emploi du plomb , de la cire, du plâtre ou de toute autre substance propre à donner une empreinte parfaite, et on se sert de cette dernière pour obtenir une plaque en cuivre.

268. Avant de terminer ce qui a rapport à la méthode par j laquelle on parvient à obtenir une copie en cuivre , d’une plan- j che de cuivre ou d’acier, il est bon de rappeler que les pla- l ques métalliques peuvent être obtenues non-seulement par le fluide galvanique , mais encore par des moyens mécaniques. Cette dernière méthode est employée depuis quelques années, et a été imaginée par M. Perkins, qui a pris un brevet pour cette invention. Voici en peu de mots la description de sou 1 procédé : il commence par tracer une gravure sur une plaque d’acier doux qu’il trempe ensuite. A l’aide de la gravure en creux de l’original, il obtient une copie en relief sur un rouleau d’acier doux, en exerçant une pression considérable sur le rouleau à mesure qu’il tourne. Ce rouleau qui porte le dessin en relief est ensuite trempé, et peut alors servir à reporter le dessin, en très-peu de temps, sur un nombre plus ou moins considérable de planches; il suffit, dans ce cas, de placer la planche sous le rouleau, et de faire mouvoir ce dernier sous une pression énergique.

269. Les copies obtenues par le procédé de M. Perkins ne sont jamais aussi parfaites que l’original , en sorte qu’il est facile à un artiste de distinguer les unes des autres ; ceci dépend ! des imperfections de la planche, qui exigent que cette dernière subisse des retouches. Ces imperfections sont telles que l’original et la copie ne sauraient être confondus. Il n’en est point ainsi des planches obtenues par le fluide galvanique , car telle est la ressemblance de la copie à l’original, qu’un artiste exercé ne saurait les distinguer l’une de l’autre; et même, chose singulière, la planche copiée donne une impression plus belle que celle obtenue à l’aide de la planche originale. Cette particularité ne tiept point à une différence de teintes, elle dépend de l’artiste, et non pas de la planche. Eu effet , l’artiste peut donner à son travail plus ou moins d’ombre, suivant la quantité d’encre qu’il emploie. La supériorité de la copie

REPRODUCTION DES PLANCHES GRAVEES SUR BOIS. l3y

sur l’original doit, sans doute, être attribuée à la qualité supérieure du cuivre , qui donne une plus belle teinte à l’impression. Il est certain, en effet, que les planches électrotypiques l’emportent sur les autres.

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