‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 37 sur 171 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DE LA REPRODUCTION DES PLANCHES GRAVEES SUR BOIS. Dessins exécutés sur les planches en bois, 270. — Procédé , 271. — Conclusion, 272.

270. Les peuples civilisés devraient être reconnaissants envers la gravure sur bois, car c’est elle qui a suggéré la première idée de l’imprimerie. Cet art mérite aujourd’hui une attention toute particulière , à cause de la perfection à laquelle il est parvenu. L’art du graveur sur bois est arrivé, en effet, à un si haut degré, que j’ai vu des échantillons qui , pour la délicatesse et le fini du dessin, pourraient rivaliser avec des gravures sur acier. On n’est pas obligé de renouveler souvent la planche dont la durée est presqu’indéfinie ; car, si je suis bien informé , on a pu tirer jusqu’à 100,000 exemplaires d’une seule planche (1). Cependant rien ne serait plus facile que de tirer une copie en cuivre d’une planche gravée sur bois. Cette dernière est l’inverse des planches èn cuivre : celles-ci fournissent l’impression au moyen de l’encre qu’on introduit dans les traits creux du dessin, tandis que, dans la gravure sur bois, c’est le trait qui se trouve en saillie.

271 . On peut obtenir une copie en creux d’une planche de bois gravée, en ayant soin de revêtir cette dernière d’une couche de mine de plomb , et de couvrir sa face postérieure et ses bords avec de la cire ou de la graisse, pour empêcher le bois d’absorber une partie de la dissolution (2). Le reste du procédé (c’est même celui qu’ou doit préférer pour reproduire les planches en bois) est semblable sous tous les rapports à celui qu’on suit pour faire les copies des planches en cuivre. Lorsque

( 1 ) 270. Nous pensons qu’on a beaucoup exagéré à M. Sraee le nombre d’exemplaires dont le tirage est possible au moyen de la même planche gravée sur bois. Mais od peut obtenir un nombre encore plus grand d’exemplaires en faisant faire plusieurs clichés de la planche en bois par les moyens usités en stéréotypie.

(2) 271. Le bois est tellement hygrométrique, qu’on ne devra jamais se hasarder à plonger dans un liquide une planche gravée de cette matière. II faut donc renoncer à la reproduction directe des gravures sur bois, reproduction qui serait du reste sans intérêt, puisqu’on obtiendrait ainsi une planche où les dessins seraient inverses de ce qu’ils doivent être.1 Mais on pourra très-utilement copier les planches sur bois, en les moulant d'abord avec du plâtre, de la cire, etc.

la première copie en cuivre est faite, on doit la copier à son j tour, on aura alors un fac-similé en cuivre de la planche de i; bois. |

On peut éviter l’embarras de préparer la première copie Ü avec du cuivre , en tirant d’abord une copie en cire , en plâtre i ou toute autre substance appropriée , de la planche de bois, et jj en procédant ensuite pour copier ces substances d’après les rè- J gles indiquées précédemment.

Au reste , il est probable qu’on n’aura guère recours à ce j procédé pour reproduire les planches en bois gravées , car il est bien plus aisé d’en obtenir une excellente copie stéréotypée, j

272. Jusqu’ici j’ai traité des différents cas dans lesquels l’électro-métallurgie peut être appelée à rendre des services aux différentes branches de l’art d’imprimer. A mon avis , le i terme Electrotypie doit être borné à ces applications ; en effet, quoique la valeur de ce mot ne puisse, dans ces cas, présenter rien d’équivoque, cependant, en l’employant pour désigner des opérations différentes, on courrait le risque de tomber : dans la confusion. L’électrotypie n’est qu’une branche de rélectro-métallurgie.; mais son importance s’accroît par les services qu’elle peut rendre à nos manufactures ; c’est même la première application qu’on ait faite en grand du fluide électrique pour les besoins des manufactures de la Grande- Bretagne.

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