‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 85 sur 171 · DE LA DORURE ET DE L’ARGENTURE · texte numérisé non relu

DE LA DORURE ET DE L’ARGENTURE

conduire le nouvel art à sa perfection , il a du moins le mérite incontestable de la priorité.

M. Boettger suivit à peu près la marche tracée par M. De la Rive. Seulement , ayant reconnu les inconvénients attachés à l’emploi d’un cylindre de baudruche, il y substitua, dans son appareil, un tube de verre de 3 à 4 centimètres (i pouce à i pouce 1/2) de diamètre, ouvert par les deux bouts, mais fermé à sa partie inférieure par une membrane de vessie. Au lieu de la dissolution de chlorure d’or simple de M. De la Rive, il employa une dissolution de chlorure double d’or et de sodium. Il remarqua que, pour obtenir une bonne dorure, il fallait attacher les objets avec des fils de platine, et jamais avec des fils de cuivre, qui donnent à la dorure une couleur Touge, parce qu’il se forme, dans ce cas, un alliage de cuivre jet d’or à la surface de l’objet. Il en est de même, si les objets en acier sont recouverts, avant la dorure, d’une pellicule de icuivre, ce dernier métal étant attaqué, comme dans le premier icas , par la solution de chlorure d’or.

A l’aide de ces précautions, M. Boettger parvint à dorer parfaitement des objets de fer et d’acier, qu’il avait eu soin de débarrasser de toute trace d’oxyde en les plongeant préalablement dans l’acide hydrochlorique étendu.

Vint ensuite M. Elsner, qui répéta toutes les expériences de M. Boettger avec un appareil différant très-peu du sien ; seulement il fit la remarque que le liquide excitant doit être Fort peu acidulé; une goutte d’acide sulfurique suffit pour 3o grammes (i once) d’eau. Les objets les mieux polis sont ceux : jui prennent la plus belle dorure, et cette dorure est d’aur ant plus belle que le courant est moins intense. Mais ce qui constitue le point le plus important du procédé de M. Elsner,

, ’est l’addition à la solution de chlorure d’or, d’une dissolution n, le carbonate de potasse. Cette modification faisait déjà entre- „ /oir l’utilité, pour la dorure galvanique, des solutions alcaines d’or qui ont été employées , depuis , avec tant de succès.

Jusque-là, tous les essais de dorure galvanique avaient été . aits à l’aide de la pile simple , lorsque M. Smee proposa le F Premier l’emploi des piles composées (voyez N' igà et suivants), idée neuve, adoptée depuis par M. de Ruolz.

Tel était l’état de la dorure galvanique, lorsque parurent imultanément les découvertes de MM.Elkington et de Ruolz, jui ont amené le nouveau procédé de dorure au haut point dç

APPENDICE

perfection où il est parvenu, aujourd’hui. Nous allons maintenant décrire cés deux dernières méthodes, sans nous occuper d’une question de priorité qui est devenue sans intérêt depuis fassociation formée par les deux inventeurs pour l’exploitation en commun de leurs brevets.

§ II. PROCÉDÉ NOUVEAU POUR LA DORURE SANS MERCURE DE L’ARpENT, DU CUIVRE, DU LAITON, DU BRONZE, DU MAIL- LECHORT, DU PLATINE, DE l’aCIER ET DE l’ÉtAIN, ET POUR l’argenture DE TOUS CES MÉTAUX ET DU FER, PAR M. H.

DE RüOLZ, CHIMISTE.

Depuis longtemps, dans l’intérêt du commerce et de la salubrité publique, les savants et les industriels ont cherché avec ardeur les moyens de substituer pour la dorure un autre procédé à celui du mercure, dont les effets déplorables sur la santé des ouvriers sont généralement connus. Ces effets consistent principalement dans une perturbation du système nerveux, la destruction quelquefois complète de l’intelligence, et la diminution possible de la durée de la vie. Chaque pas fait dans une voie nouvelle est donc à la fois un service rendu aux arts et à l’humanité.

Procédés essayés jusqu ici. Plusieurs procédés ont été tentés jusqu’à présent; le plus ancien, que nous ne ferons que mentionner, est connu dans le commerce sous le nom de dorureau pouce ou au bouchon, c’est-à-dire par le frottement avec de l’or très’-divisé obtenu par précipitation, ou par l’incinération de linges imbibés de chlorure d’or. Ce moyen n’offre aucune solidité, et ne s’applique qu’à l’argent et aux surfaces polies. Leur peu de solidité a fait également proscrire les dorures par les solutions éthérées de chlorure d’or, d’ailleurs ttop dispendieuses pour les objets volumineux.

i° Procédé anglo-allemand. Les deux* seuls procédés qui 1 méritent de l’intérêt sont :

Dn procédé décrit dans le rapport annuel de M. Berzélius I pour 1839, comme employé depuis longtemps en Angleterre \ et en Allemagne. M. Elkington, négociant anglais, a obtenu, pour ce procédé, un brevet d’importation exploité depuis quel- | ques années à Paris par M. E. Lambert. Il consiste à plonger le métal adorer dans une solution bouillante d’aurate de potasse obtenue par des voies empiriques. D’après les renseignements que nous avons pris dans le commerce, ce procédé donne des résultats avantageux comme apparence , mais offre

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