JARDIN DE PARAIS
C’est la plus riche et la plus magnifique des compositions, et Versailles en offre un modèle peut être unique dans le monde entier. Restreint à de certaines limites et accompagnant un palais enclavé dans une ville, ce jardin n affectera qu’un genre, qu’un caractère, celui de rhabilaliou avec lequel il doit rigoureusement se trouver en harmonie, et alors ce sera ce que nous appelons un jardin français. Mais sur un terrain assez vaste pour que l’artiste puisse s abandonner sans contrainte à l’essor de son génie, le jardin de palais sera un composé du jardin français, du parterre, de la ferme ornée et du parc, outre qu’il renfermera comme accessoires le potager et le verger.
Comme à leur article nous décrivons chacun de ces genres, qui ne figurent ici qu’en qualité de scènes partielles, nous nous bornerons à indiquer comment ils doivent être places pour entrer dans la composition d’un jardin de palais.
La façade d’un palais est toujours d’une architecture régulière, plus ou moins majestueuse, plus ou moins elegante. Cette façade ne peut être en harmonie qu’avec un jardin symétrique, auquel ou donnera le même caractère severe, majestueux, élégant ou gracieux, de la façade. Entre le palais et le jardin français, vous pourrez, si vous le voulez, placer un vaste parterre où seront cultivées les plantes les plus belles et les plus rares, mais où elles ne paraîtront que pendant leur floraison. Aussitôt que leur éclat sera flétri, on les enlèvera pour faire place à d’autres élevées sur couches ou en pots à cet effet, dans un fleuriste écarté de cette scene.
A droite ou à gauche du jardin français, vous placerez quelques bosquets habilement distribués pour ménager le passage d’uu genre de composition à un autre sans transition trop brusque. . ,
Si le point de vue du château se trouvait sans intérêt, ou même désagréable, comme de vieilles murailles enfumées, ou un misérable hameau, ou enfin des carrières, une mon-
lague nue et stérile, etc., vous pourriez entourer le iardin fianpis tout entier, et boiJnér le point de vue par un massif darbres eleves ; mais ces cas sont rares, et le^pl„rLuvent il faut conserver le coup-d’œil, et seulement le diri^^er le plus loin possible au moyen d’une longue et maiesUieuse
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- wusjiuuvez en montrer rentrée dès le nâliis mai. sur les cotes on le derrière, et jamais devant la Icade Les fabriques dont vous l’ornerez devront avoir le caractère elegance et de majesté du palais, et c'est là que vous pouvez faire figurer sans inconvenance un temple, un obélisq!ie ou niute autre chose formant monument. Si votre intenLn est d y placer quelques scenes chamjiéires ou rusliaues avez
surmm féloignée, sofitaire ,^ct surtout entièrement masquée, parce que les convenances ne veulent pas que des yeux éblouis par le luxe d’un apnartement des fenêtres duquel on regarde, puisse tombersu 'humble toit d’une chaumière, quand on sait qucïlie re' châteam appartient au maîtré du
La ferme ornée doit également être masquée et reietée sur les derrières de la coriiposlition. Les bâtimens seront aussféléfère dénaturer le carac-
naîL "°"l>-d’œil on puisse en recon-
naitre 1 usage. Avec du goût et de la finesse dans le tact on
dans ‘^««fiance la ferme ornée
dans la composition d un jardin de palais, et la planche 12 représentant le jardin anglais du Petit-Trianon, \n fournit un exemple, car on y trouve des vergers, des terres laboTées Srrf J’™',’’'®®- Q“ 0 'qwil «’ait pas la vaste étendue de la fc me ornee proprement dite, et qu’il manqueTe au t Kst^ïr''' “racérisent spécialement ce gXe,
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Le potager et le verger attachés au jardin de nahis .h.i
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grandeur, et même d’élégance, en harmonie avec la compo* sîlioa générale. Celle élégance s’imprimera aisément au jardin, au moyen des bassins pour arrosemens, des bâches, des serres, et autres cousiructions où l’architecte trouvera souvent l’occasion de prouver un véritable talent.