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centre , ou dans la partie qui correspond à l'organe sécréteur , beaucoup moins solide , moins consistante , car elle n'y a point encore été consolidée parle refoulement des portions successivement sécrétées , et par la. pression mutuelle des couches juxtaposées. C'est donc cette dernière couche qui montre le hile dilaté qu'on voit dans les figures 5 a, c % et ce sont les deux dernières dans la fig. 5. g y h, ou les cinq à six dernières 9 dans la figure 5 /, qui ont subi une perforation semblable, par suite de l'action de l'eau froide , qui dilate plus fortement le pourtour de chaque lame , ayant éprouvé par la torréfaction une sorte de retrait dans les parties encore molles.
Il peut bien arriver que deux lames primordiales très rapprochées , comme dans les figures 3 , et 5 , i, où deux commencemens de grains de fécule , se trouvent continués par une seule lame, dont le contour d abord sinueux devient peu à peu ovale ou circulaire pour les lames successivement formées , d'où résulte un seul grain de fécule présentant deux hiles , c'est de la même manière qu'il pourrait se former des grains dits à trois hiles , mais pour tous ces grains , on le conçoit , la lame inférieure ou la plus récente devrait toujours présenter un seul hile ou point d'attache réel , qui , après la torréfaction et l'immersion dans l'eau froide , serait considérablement dilaté. Quand les couches inférieures ou les plus récentes , n'ont pas encore eu le tems de se consolider , le graiu de fécule présente sur sa base , soit une fente longitudinale comme dans les figures 5 î et 5 e , soit une lame irrégulière 5 d , après la torréfaction et l'immersion dans l'eau froide, certaines fécules , comme celles des fèves et des haricots ( fig, 7 et 8 ) , montrent naturellement de pareilles déchirures eu forme de fente irrégulière ou en étoile , par le seul effet de la dessiccation.
Les grains de ces mêmes fécules sont formés de lames juxtaposées directement , et non obliquement comme pour la fécule de pomme de terre , et ces lames ayant des dimensions presque égales , il s'ensuit que les zones sont exactement parallèles suivant le contour, et non excentriques; et que , d'ailleurs , elles sont très rapprochées et difficiles à bien voir.
Le mode de formation centrifuge ou par expansion , des couches successives du grain de fécule , explique bien pourquoi les grains compactes et bien secs se rompent suivant des
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lignes partant du centre comme des rayons ( fig. 4, h ) , et comment ces grains fortement comprimés , sont fêlés en étoile ou étoiles.
Si les grains de fécule, au lieu d'être mis en contact avec l'eau froide qui ne les dissout pas , sont chauffés avec l'eau , ils se gonflent considérablement (fig. 3 c, 3 d ) , jusqu'à acquérir un diamètre quadruple ou quintuple , et en même tems ils deviennent mucilagineux et moins réfringens ; cet effet est singulièrement activé par une légère addition de potasse ou de soude; l'acide sulfurique ou quelque autre acide , déterminent aussi le gonflement des grains de fécule , à l'aide de la chaleur ; mais en même tems aussi la substance de ces grains se dissout et passe à l'état de dextrine , comme elle le fait par )e simple contact de l'eau chaude, après avoir préalablement été chauffée à sec jusqu'à 200° environ. Dans ces cas de dissolution, il reste dans le liquide des lamelles dilatées de plus en plus , qui résistant à l'action du liquide , ont été prises pour des débris d'une membrane environnante ou enveloppe du grain de fécule , lequel aurait été, pensait-on, uncutricule remplie de substance gommeuse soluble; mais, comme nous l'avons dit déjà , les grains brisés , fig. 4 et 6 , ne laissent rien dissoudre à l'eau froide , à moins que d'avoir subi d'abord l'action d'une chaleur assez forte.
Action de Viode. — Un des caractères les plus remarquables de la fécule , c'est la faculté qu'elle a de se colorer en bleu ou en violet par sa combinaison avec l'iode qui , en même tems , jaunit la membrane des cellules végétales et la fibre li • gneuse , etc., de sorte que , si l'on met une goutte de' dissolution d'iode sur une tranche mince de parenchyme ou sur des cellules isolées contenant de la fécule , celle-ci est colorée en bleu , même à travers la membrane de la cellule, qui acquiert bientôt une teinte jaune.
La couleur bleue donnée par l'iode à la fécule , est d'autant plus pure que les grains sont plus compacts; elle tourne, au violet et même au rougeâtre à mesure que l'état d'agrégation est diminué , et disparait tout-à-fait quand la fécule est changée en dextrine. On remarque d'ailleurs qu'une dissolution de fécule bleuie par l'iode est décolorée par une certaine élévation de température , et qu'elle reprend sa couleur quand le liquide se refroidit.
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Fécule dans la lumière polarisée. — C'est un phéomène 'bien curieux que celui de la fécule observée au microscope , dans la lumière polarisée , c'est-à-dire entre deux appareils polarisans ( tourmalines , ou prismes de Nicol ), dont l'un est placé sur le trajet de la lumière incidente , ou sous le porteobjet , et l'autre dans le trajet des rayons réfractés par le microscope , ou sur l'oculaire. Par exemple, si les plans de polarisation des deux appareils , ou si les axes des deux tourmalines sont à angle droit , le champ du microscope reste obscur , mais , dans ce champ , tous les grains de fécule paraissent clairs ou lumineux et sont traversés par une croix noire formée de quatre branches , qui partent du hile supérieur et vont en s'élargissant jusqu'au contour , suivant des directions plus ou moins obliques ou un peu courbes , qui se rattachent à la direction des plans de polarisation , autant que le permet le mode de juxtaposition des couches successives du grain de fécule. ( pl. XVIII x f a% b y d i ).
Si l'on fait tonrner le porte-objet , toutes les croix noires des grains de fécule conservent la même direction , quoique les grains tournent sur eux-mêmes ; mais si , les grains restant immobiles , on fait tourner l'appareil polarisant supérieur , alors la croix noire de chacun des grains parait tourner dans le même sens , en se déformant , jusqu'à ce qu'elles soient devenues des secteurs ombrés et plus ou moins distinctement colorés des nuances du spectre , occupant les espaces précédemment clairs , tandis que des bandes claires ou lumineuses sont venues occuper la place des branches de la croix noire primitive Cfiff\ *• c > )» c'est ce qui a lieu quand les plans de polarisation des deux appareils polarisans ou quand les axes des deux tourmalines sont à angle droit; alors aussi le champ du microscope primitivement obscur est devenu clair, et les grains qui se détachaient en clair sur un fond noir , se détachent au contraire alors , par un contour fortement ombré, sur un fond clair ; comme on le voit en comparant les figures i , b et c, qui représentent , ainsi que les figures i , d el e , un grain de fécule vu des deux manières.
Quand les grains de fécule sont très volumineux, et quand les tourmalines n'ont pas une teinte verte trop prononcée, on voit que, dans ces grains de fécule comme dans les plaques de verre Jfémpé ou comprimé, ce ne sont pas simplement des ombres
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noires , mais bien des nuances irisées que fait naître la lumière polarisée; on ie voit bien mieux encore avec des appareils polarisans incolores , comme les prismes de Nicol , ou les piles de glaces inclinées , ou les miroirs noirs.
L'étude de L'amidon est si importante et en même tems si complexe, que nous ne pouvons mieux faire, pour compléter ce qui précède, que de renvoyer le lecteur au beau travail publié récemment sur ce sujet par M. Payen ( Aunales des sciences naturelles, t. 10, p. 5, en indiquant aussi comme bien remarquable, le travail antérieur de M. Julius Fritzscbe, publié en allemand dans les Annales de Poggendorf peur i835, et les recherches faites depuis i"8a5, par M. Raspail , par M. Guerin, par M. Guibourt, etc.
CHAPITRK VI.