‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 99 sur 169 · I76 CONTENU DES CELLULES · texte numérisé non relu

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blépourraitêtreévaluéeào,oi2; car s'il y a quelques-uns de ces grains longs de o,o33 , il y en a un bien plus grand nombre dont le diamètre est entre 0,0 1 et 0,02 , et beaucoup de très petits grains ronds n'ont que 0,004 ou o,oo5. Les plus gros grains de la fécule des fèves et des haricots m'ont paru avoir seulement 0,04 de longueur , et avec eux on en trouvait un bien plus grand nombre ayant seulement 0,025.

Les grains de fécule ont ordinairement , entre le centre et le bord, un petit point enfoncé qui paraît noir par un effet de réfraction , et qui provient de la contraction de la partie la plus récente et conséquemment la moins consistante du grain. Ce point, nommé le hile, par comparaison avec le point d'attache des graines dans l'ovaire , correspond donc à la partie par laquelle le grain de fécule tenait à la paroi de rulricule, comme on le voit sur la fécule de pomme- de-terre. Quand cette partie adhérente à l'utricule est plus étendue, comme pour la fécule des fèves et des haricots , la dessiccation produit , au lieu d'un point enfoncé , une longue fente irrégulièrement déchirée, ou plusieurs fentes partant du centre de la figure comme les branches d'une étoile.

La fécule réfractant fortement la lumière, ses grains , si on les observe à sec sur le porte-objet, se montreront entouré d'un cercle noir très ombré, et leur centre paraîtra lumineux; il est donc préférable , pour corriger cet effet de réfringence, d'observer la fécule dans l'eau ou même dans l'huile : dans ce dernier liquide, le contour des grains paraît à peine , mais leur transparence, plus uniforme , est bien favorable à l'étude de ces grains dans la lumière polarisée. Dans tous les cas, c'est en variant convenablement la lumière, qu'on arrive k plus souvent à distinguer les zones concentriques et le hile des grains de fécule.

Si les grains de fécule sont chauffés à sec, sur une plaque et mieux encore dans un tube de verre , jusqu'à ce qu'ils aient pris une teinte jaune roussàtre, leur étude en devient beaucoup plus facile, quand ensuite ils sont observés dans l'eau froide ; en effet , alors le hile et les zones concentriques deviennent beaucoup plus visibles. Quelques grains , phis ^rtement chauffés, deviennent susceptibles de se briser faci »l lient, ou de s'exfolier et de se décomposer en couches distinctes, ou encore ils éprouvent de la part de l'eau froide df*

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nodifications variées qui , toutes , ont pour résultat de mieux "aire connaître la structure intime du grain de fécule. Ainsi , omme on le voit dans les figures 3 , et 5 , de la planche XVIÏI, un grain de fécule de pomme -de «terre , étant plus ou moins comprimé , on voit sur chaque face un hile distinct qui semble être le point de départ des couches successives dont s'est formé ce grain.

L'un des hiles , par l'action de l'eau , après la forte dessiccation , s'ouvre et se dilate heaucoup plus que l'autre, fig. 5 a Se. C'est probablement celui qui correspond au poiut l'attache ou au centre de la couche plus récemment produite. Ce hile est dilaté quelquefois en entonnoir profond, dans lequel on voit plusieurs cercles concentriques qui sont les ouvertures d'autant de couches concentriques formées en dernier lieu , ou bien qui correspondent aux hiles ou points d'attache des couches qui ont précédé la dernière ( pL X.VIII ftg. 5. /. ç h m ). Ce mode d'altération des grains de fécule, porté à l'excès, produit des plaques élargies {fig. 5. X*. ) présentant des zones nombreuses parallèles au contour extérieur , et qui sont visiblement le bord interne d'autant de couches successives , dont le hile primitif s'est élargi de plus en plus par i'ac ; tion de l'eau froide, après une demi- torréfaction.

On est donc conduit par ces observations , à concevoir le grain de fécule comme formé par l'empilement , plus ou moins oblique, découches ou lames ovales ou circulaires, successivement épanchées autour d'un point de la paroi interne de l'utricule; la première lame ou couche étant le petit disque circulaire souvent marqué de plis rayonnans comme dans les . figures , 5, c , 7 b , 9. c , mais non dilaté ; les lames qui sont ensuite juxtaposées sous eette première lame , deviennent successivement plus grandes et se débordent plus ou moins sur le contour , suivant l'abondance de la sécrétion , dont le produit s'étale ainsi sur la paroi ; on conçoit que les sécrétions, après avoir augmenté progressivement jusqu'à un certain point, venant à diminuer , de même les lames successives diminueront aussi , et le grain de fécule sera plus régulièrement ovoïde; mais souvent , la sécrétion s'arrêtant brusquement , la dernière lame est la plus grande , sans pourtant être plane , car elle s'est moulée sur la paroi «oncave de l'utricule. Dans tous les cas, cette dernière lame , grande ou petite, est surtout au

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