‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 102 sur 169 · COU TENU DES CELLULES · texte numérisé non relu

COU TENU DES CELLULES

remarquables si on les observe dans la lumière polarisée. Des cristaux d'oxalate de ebaux eu prismes quadrangulaires terminés par des pyramides à quatre faces , ont été vus dans les cellules des Cactus , des Jgavè^ des Maranta . etc. Peut être est-ce le même sel qu'on trouve en petits octaèdres très nets, dans; les utricules des Piper , des Peperoma , des Bégonia , des Rheum , etc.

Les cristaux en aiguilles sont beaucoup plus communs et surtout plus abondans ; on les avait d'abord regardés comme des organes distincts, et on leur avait donné le nom de Raphides , du mot grec signifiant aiguilles, pour exprimer leur, forme et leur ténuité. Généralement on ne peut que soupçonner la forme géométrique et les facettes régulières qu'ils doivent avoir , car ils sont tellement minces , qu'on éprouve une grande difficulté à les voir nettement et sans effets de diffraction sous le microscope; aussi doit-on les considérer

. comme un excellent test -objet , pour juger du degré de netteté de cet instrument.

On rencontre des faisceaux de rapbides extrêmement minces,

- dans quelques cellules éparses des Lemna, qu'elles font paraître opaques. On en rencontre de plus grandes dans les cellules des feuilles de Muscari etde Jacinthe, dans les feuilles d'Aroïdées, dans toutes les parties herbacées de Impatiens et dans une foule d'autres plantes. Les cellules remplies de rapbides sont ordinairement plus volumineuses que les autres, et alongées dans le sens du faisceau ; mais dans les Caladium y elles ont présenté à M. Turpin des particularités fort curieuses , qui ont déterminé ce micrographe à leur donner le nom de Biforines. Elles seraient, d'après sa description, formées d'une enveloppe externe cylindrique , terminée par deux portions de cône , dont le sommet tronqué est une ouverture avec un bord renflé ; à l'intérieur serait une seconde enveloppe membraneuse , extensible, contenant le faisceau de rapbides avec un liquide gommeux assez dense L'eau pénétrant par endosmose dans le sac intérieur , le dilate jusqu'à ce qu'il se rompe vis-à-vis des ouvertures terminales , en lançant successivement les raphides contenues. Ces caractères et ces phénomènes n'ont pas été constatés par les antres observateurs, et les utricules à raphides des caladium nous ont paru seulement plus volumineuses, irrégulièrement cylindriques et susceptibles de,

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se rompre aux extrémités , après s'être gonflées par ud effet d'endosmose,

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