DES STOMATES
ouverture au milieu des stomales , dit que «* la membrane parait manquer complètement dans ce poiut ». Nous même aussi , nous pouvons dire que , dans de nombreuses observations variées de diverses manières , et en faisant intervenir des reactions chimiques , les ouvertures des stomates nous ont quelquefois paru bien réelles, mais plus souvent encore , nous avons eu des motifs d'en douter; ainsi les stomates de la feuille de violette dont nous avons représenté un , bien intact , dans la planche XXVI , figure i5 , ceux du buis, ceux du Scdum album, ceux du Poa annua etc., dont la forme est plus ou moins différente, paraissent bien quelquefois offrir une fente dans leur milieu , c'est-à-dire y laissent passer la lumière ; mais si on les traite à froid ou à chaud par la potasse , par les acides , par l'acide sulfurique même , qui les colore un peu , cette fente apparente devient souvent une ligne saillante ondulée , indiquant que l'effet de lumière précédemment observé , était le résultat non d'une ouverture réelle mais de la réfraction. En tout cas , si les stomates n'étaient pas ouvertes ce ne serait pas une raison pour qu'ils n'eussent pas à remplir des fonctions respiratoires, car, ainsi que nous l'avons dit plus haut, l'air peut bien pénétrer dans des cellules évidemment sans ouvertures (i) comme celles de la moelle , et très certainement les stomates correspondent aux méats intercellulaires ou chambres aérifères du mésophylle, et ils sont si positivement en rapport avec l'atmosphère , que dans les plantes aquatiques, les feuilles submergées en manquent tout à fait, et les feuilles llottantes n'en ont qu'à la face supérieure.
On remarque en général , que la plupart des arbres , ceux surtout dont les feuilles sont luisantes en dessus , n'ont des stomates qu'à la face inférieure , qui e»t toujours moins luisante , plus rude ou plus velue ; quelques végétaux herbacés sont aussi dans le même cas , ou du moins ont beaucoup plus de stomates à leurs feuilles , en dessous qu'en dessus ; certaines saxifrages ( Saxifraga sarmentosa ) ont à leur face inférieure , des groupes de stomates que leur couleur rend bien visibles.
Les stomales sont éparses sans ordre, sur les feuilles à ner-
V On sait d'ailleurs que toutes tes plantes vertes submergées et qui sont totalement privées de stomates, que les conferves et les algues, etc., dégagent beaucoup d'oxigenc en bulles à travers leurs membranes extérieures , quaud elles svut exposées aux rayons du soleil.
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vures réticulées ; mais elles sont , au contraire, toutes dirigées dans le même sens , en rangées longitudinales , sur les feuilles à nervures parallèles , sur celles des conifères , et des monocotylédones.
Les stomates chez la plupart des végétaux , comme nous 1 avons dit , ont , de chaque coté de l'ouverture apparente , mais pourtant à une certaine distance de la fente ou ligne médiane , une cellule oblongue en forme de croissant , remplie de matière verte en très petits grains , différente de celle du mésophylle. Ces deux cellules latérales se rejoignant aux extrémités , forment autour de l'ouverture apparente une bordure renflée intérieurement, à laquelle on a faussement attribué le rôle de faire ouvrir ou fermer le stomate suivant Tétat de l'atmosphère : ces cellules , en effet , sont notablement écartées de l'ouverture supposée, el leur gonflement s'effectuant à l'intérieur, ne pourrait , dans aucun cas , produire l'effet indiqué. Qu'elles aient un rôle important à remplir dans la fonction respiratoire , c'est ce qu'on peut bien supposer , mais c'est ce que rien ne prouve jusqu'à présent.
Il est certain toutefois que l'intervalle entre ces cellules est souvent occupé par une bulle de gaz qui paraît y être emprisonnée comme dans une cellule close, car ni la pression ni la chaleur ne la font partir aisément.
C'est ce qu'on voit bien surtout dans les stomates des graminées , qui se distinguent par leur forme plus alongée et par l'espèce de cadre rectangulaire que forme au-dessus d'elles une petite cellule de l'épiderme , comme ou le voit dans les figures 8 et 9 de la planche XXVI.
La Marchantici polymorpha qui a été l'objet d'un admirable travail de M. Mirbel ( Mémoire de l'académie des sciences, tome t3) est pourvue d'oseules, qu'à tort je crois, on a voulu assimiler aux stomates ; ce sont des orifices ronds , béans , entourés par quatre cellules qui leur forment une large bordure assez régulière , et se prolongent en dessous , en se rapprochant vers l'intérieur, de sorte qu'on croirait voir au fond de l'oscule, quatre autre cellules plus rapprochées, et laissant entre elles un méat quadrangulaire ; on pourrait encore moins assimiler aux stomates, les singulières cavités garnies de poils situées en desspus de l'épiderme des Lauriers roses, *t communiquant avec l'extérieur.
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a30 POILS ET GLANDES.