DE I I FLEUR EH GÉNÉRAL ET DU CALICE
L'étude micrographique de la fleur et de toutes ses parties , devra se faire eu pratiquant des coupes longitudinales en di« verses directions et des coupes transverses du bouton à différentes hauteurs au-dessus du pédoncule et à toutes les époques depuis l'apparition du bouton jusqu'à l'épanouissement ; plus tard les coupes longitudinales et transverses sont pratiquées de même sur l'ovaire seulement , et conduisent à reconnaître le mode de développement des graines et l'origine des modifications qu'elles présentent plus tard. Les lames minces obtenues par les coupes transverses ou longitudinales , ainsi pratiquées avec un scalpel bien tranchant et humecté, sont étalées soigneusement dans une goutte d eau sur une plaque de verre. On écarte ou on rapproche avec les aiguilles emmanchées leurs diverses parties , et on les recouvre d'une lame de verre mince, en évitant de les comprimer ou de les froisser obliquement. Ces lames ayant toujours plusieurs millimètres de largeur , il suffit de les observer sous le microscope simple, avec un grossissement de ao à 60 diamètres; plus tard on passe à des grossissemens de 100 à i5o , pour les détails à suivre dans la structure des anthères et des ovules; on ne doit enfin recourir à l'emploi des plus forts grossissemens du microscope composé , que pour étudier les détails des cellules.
Dans les coupes transversales, on voit bien clairement les rapports des différentes çièces de chaque verticilîe floral entre elles, et les rapports des verlicilles entre eux, d'où résultent des caractères si importans pour les familles naturelles des plantes et pour les genres.
Des divers verticilles dont se compose la fleur complète , le premier , en commençant par dehors où le calice conserve en général tant de ressemblance avec les véritables feuilles, qu'il n'offrira rien de plus à l'observation microscopique; çe seront l'épiderme , les stomates , le parenchyme ou mésor