DE LA FLEUR ET DU GALICE
phylle, la matière verte , les poils etc.; quelquefois seulement , il aura des cellules superficielles remplies d'un liquide rouge ou jaune , avec des granules de cette couleur.
11 faut cependant mentionner une modification très importante du calice, dans certaines fleurs épigynes ayant le calice soudé à l'ovaire ; dans les valérianes et dans un grand nombre de composées , le calice ainsi soudé dépasse l'ovaire par un bord libre qui se prolonge en poils soyeux ou plumeux , formant ce qu'on nomme une aigrette , laquelle est sessile ou pédiculée quand le calice lui-même se prolonge en un long goulot aminci au-dessus du fruit. Cette aigrette, dans les valérianes, est roulée en dedans avant la maturation , et se développe seulement alors. L'aigrette de ces divers fruits a été considérée d'une manière trop absolue comme le limbe du calice dont les nervures seules auraient persisté , mais d'une part , les rayons de ces aigrettes ne sont nullement en rapport avec le nombre des nervures d'un calice supposé normal , et d'autre part ces rayons ont bien plus les caractères des poils que ceux des nervures , car ils sont simplement formés de cellules alongées contiguës , et ne contiennent pas de vaisseaux. Ainsi , par exemple, les poils de l'aigrette du laitron {Sonchus oleraceus) représentés dans la planche XXVI, figures la , x3, sont formés par une ou deux rangées de cellules alongées, cylindriques, et dont les quatre ou cinq dernières sont recourbées en hameçon. On s'explique facilement, d'après cela, pourquoi les aigrettes de cette sorte s'attachent fortement aux étoffes. Ces cellules d'ailleurs , quand elles sont sèches , ne contiennent que de l'air, et c'est là ce qui leur donne un éclat soyeux.
Il faut signaler aussi comme une particularité intéressante , offerte par les calices adhérens , ces bandelettes colorées et remplies d'huile essentielle qu'on voit sur les fruits des ombellifères, et les côtes intermédiaires et souvent prolongées en forme d'aile, sur ces mêmes fruits.
DE LA COROLLE