‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 146 sur 169 · DES DIATOMÉES OU BÀC1LL4RIE ES · texte numérisé non relu

DES DIATOMÉES OU BÀC1LL4RIE ES

La coque siliceuse transparente ou le têt des diatomées présente ordinairement des renflemens symétriquement disposés , et qu'un a pris pour des ouvertures, à cause de la manière dont îjsréfractent la lumière ; elle présente souvent aussi des stries on des côtes nombreuses , granuleuses et comme guillochées.

Cette coque , f>ar le fait même de sa structure symétrique et de ses renflemens longitudinaux , se brise facilement en deux moitiés symétriques , qui ont pu être prises pour les valves régulières d'un têt bivalve ; mais, encore une fois, il n'y a point là d'ouverture ou de feute préexistante , il n'y a que rupture accidentelle.

La substance colorée intérieure est quelquefois verte , mais }e plus souvent brune ou fauve , homogène , avec des granules disséminées et des globules assez gros qui réfractent fortement la lumière , comme si c'étaient des gouttelettes d'huile (pl. XXX , fig. a5, a6,- s'8 , 29 ) ; ce sont encore ces globules que M. Ehrenberg a nommé les estomacs de ces prétendus infusoires polygastriques.

Nous avons représenté dans la planche XXX de cet ouvrage , et aussi dans la planche XX de notre histoire des infusoires, quelques-unes des principales formes de Diatomées, mais seulement pour donner une idée de leur structure et de leur diversité , car le nombre des espèces déjà connues et de celles que l'observation fait chaque jour découvrir , est si considérable t qu'il faudrait un livre tout entier pour les décrire. M Ehrenberg , dans son histoire des infusoires en 1839 , et dans quelques mémoires publiés depuis , a décrit et figuré le plus grand nombre des espèces connues vivantes ou fossiles ; les publications de M, de Brébisson sur les algues de Normandie et sur les Diatomées , seront très utiles aussi aux personnes qui voudront s'occuper spécialement de ce sujet.

Parmi les Diatomées, qui toutes sont revêtues d'une coque siliceuse, les uues sont solitaires et libres , telles sont les Nayicules(/?/.XXX, fig. a5 , a6 et 3o)qui sont plus particulièrement mobiles, et les Surirellcs (fig. i3, 14, 16, 17), dont la motilité est beaucoup moius prononcée. D'autres , avec la même structure et la même forme que les Navicules , vjvent pendantla première période de leur développement , dans des masses mucilagineuses plus ou moins lobées , ou même ramifiées , ou dans des tubes membraneux qui paraissent pror

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